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Publié le
Je suis d'accord, je ne prends pas le parti de Criss Angel que je connais trop peu. Je m’ennuie devant ses performances, j'ai un blème avec le personnage et sa mise en scène. Du coup, j'en ai pas vu beaucoup.

Néanmoins, lorsque Copperfield utilise un stooge (ou lorsque la seule explication qui me vient, c'est le stooge (parce qu'il y a aussi ça)), je ne peux toujours pas expliquer ce que je viens de voir.

Et c'est super bon.

Pourtant je sais, au fond de ma tête, que la plupart du temps, il ne fait qu'agiter les bras. Mais il le fait quand même super bien. :)

,

Bref. Magique. En fait.

Bon ok il fait super bien le one man show...en combien de prises...on ne voit que le résultat...il s'agite il gigote...et puis Copperfield c'est quand même un autre calibre non? Ça c'est une affirmation subjective...ok pardon mais quand même...en fait j'aime pas et du coup étant dépositaire de secrets..je ne suis pas sur d'être crédible...mais on a tous le même problème à présent non, néanmoins je doute que ce genre de prestation passe à la postérité... À l'évidence angel et Mozart ne se rencontrerons pas au valhalla du talent

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Publié le (modifié)

Hello,

Lorsque je me suis intéressé à la magie, je ne connaissais David Copperfield qu'à travers la presse "people". J'ai alors découvert un véritable magicien, bluffé par ses GI mais aussi par ses petites touches de close-up.

Bon, à ceci près que certaines de ses GI me paraissaient un peu "too much" comme c'est par exemple le cas dans la vidéo postée par l'ami Munky.

En effet, je me suis toujours dit que dans ces cas la, il y avait un risque tel, que l'artiste ne pouvait pas le prendre et devait recourir à d'autres moyens (montage, prise de vues en studio, etc.). Je me trompe évidemment peut-être, y compris concernant les illusions pour lesquelles j'ai le sentiment que l'artiste prend un véritable risque, ce qui n'est a priori pas le cas... Woody, il ne s'agit que d'illusion... Oui certes mais certaines sont plus crédibles que d'autres et agissent ainsi plus efficacement au plan émotionnel. Cela est subjectif (voir le ressenti de Munky vs le mien concernant la dernière vidéo) mais vous comprenez l'idée.

Concernant Criss Angel, je le trouve trop cool. Voilà de la vraie magie bien dépoussiérée, le petit côté hard rock en plus n'étant pas pour me déplaire. Sauf qu'après avoir visionné plusieurs de ses vidéos, le sentiment "je me fais escroquer" prend rapidemment le pas sur l'aspect "je me fais bluffer" et c'est dommage car tout s'écroule alors à ce moment là.

Encore une fois, je me trompe peut-être mais il y a des effets tellement "impossible" pour moi simple spectateur et aussi, après coup, pour ma pauvre culture magique, que le recours aux complices en masse ou aux montages vidéos s'imposent à moi et prennent le pas sur l'émotion magique que l'artiste est censé me faire ressentir.

Ainsi, pour moi, le problème de la méthode ne se pose pas en terme d'éthique mais d'efficacité, décrédibilisant totalement le propos.

En effet, nous savons tous qu'une routine s'appuie sur un trucage ou un procédé non magique mais cela ne nous empêche pas, parfois, d'être émerveillé comme peuvent l'être nos spectateurs, simples profanes. Or la difficulté concernant des artistes comme Dynamo ou Criss Angel est que, pour nous, ils doivent être forcément bons. Or au cours de leurs prestations, ils effectuent des prodiges tellement forts que, s'ils passent auprès des profanes, plus habitués que nous - hé oui - à l'impossible, ils nous déçoivent car nous sommes finalement moins dupes (ou plus exigeants ?).

De ce fait, à titre personnel, je préfère davantage un David Blaine qui présente du close-up dans la rue qu'un Criss Angel qui "lévite" à trente centimètres du sol entouré de quinze "spectateurs".

My2Cents

:cool:

Woody

Modifié par Woody
Publié le

J'ai aussi un peu de mal avec le "too much", sauf dans le cas de Copperfield. C'est surement dû au personnage et à son univers. Il est à sa place.

Ses performances sont ultra scénarisées et c'est limite s'il ne prendrait pas un stooge juste pour un gag. Il s'inspire énormément du cinéma et ça se ressent jusque dans ses bandes sons. Il utilise les mêmes gimmicks pour provoquer l'émotion. Ça doit être ça qui me touche plus que chez les autres.

Et Copperfield est vraiment l'acteur qui joue le rôle de magicien. Lorsqu'il doit danser, il danse et il sait danser (c'est con à dire, mais c'est rare). S'il doit jouer la comédie, il sait jouer. Il a intégré toutes les notions de rythmes, de mouvement et de gestion de l'espace.

Du coup, je n'ai rien qui me sort de la performance. Pas de faute qui remet tout en question et qui me pousse à me demander "attends... là il a pas vraiment fait ça... en fait il a du faire ça...".

En fait, je m'en fous. Je suis content d'être spectateur, comme devant un bon film, lorsque j'oublie l'acteur au profit du personnage.

Je sais pas si ça a du sens, c'est dur de mettre des mots sur des sensations.

En comparaison, et encore plus fort, ça me fait la même chose avec Yann Frisch. Pendant sa performance, la technique n'existe plus. Je vois juste un personnage confronté à la magie. J'ai pas d'autre choix que l'immersion et il faut que je me force pour prendre du recul et considérer la méthode.

Encore pareil lorsque je regarde Tamariz ou Wonder. Je n'ai pas à me forcer pour redevenir profane. Pas besoin de plisser les yeux pour garder la magie.

C'est pour ça que selon moi, la magie vient du personnage et du jeu d'acteur. Et cette question vient selon moi bien avant la question du stooge.

En fait, ça doit être ça la différence entre la magicien et le montreur de tour (combo!)...

Lorsque l'un des deux fait un mouvement magique, on y croit.

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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