Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Ha Gilbus, rien de plus beau qu'un texte concis et une belle rhétorique !

Sinon tu parles du conte parlé qu'il ne faut pas prendre pour un conte littéraire...

Du reste que penses tu des auteurs littéraires qui ont un style parlé ?

Je pense à Céline, et aussi surtout à Alphonse Boudard par exemple.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 40
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Il est vrai que l'on trouve une surdose de passé simple dans les contes de fées. Tout comme certains abusent d'épithètes dans la poésie.

J'ai un peu plus de doute pour la réciproque. Le passé simple fait il "merveilleux"? Il a quelque chose de daté c'est sûr, mais ce qui est vieux n'est pas forcément merveilleux. Il est peu pratiqué donc peu accessible.

Il convoque certains souvenirs de contes de fées, c'est indéniable. Mais le conte de fée n'est pas un schéma d'histoire à part. Au contraire.

Prend un conte de fée, change le lieu, les personnages, et tu te retrouve dans Star Wars ou Avatar. Ça demande pas beaucoup plus.

Est ce que si je te raconte 2001 l'odyssée de l'espace au passé simple, ça devient Cendrillon? J'en doute (mais, à tester...).

"La plupart des textes écris ont du passé simple, et nous apprenons à déconstruire l’écris, afin de construire l’oralité."

C'est vrai que ça en jette. Mais est ce que l'oralité se doit de renier l'écrit?

Bien sur, je ne dis pas que la passé simple est un obligation, et qu'un texte au présent pour conter une histoire est plus fade.

Je dis que certaines voix, certaines histoires et certains tons peuvent oser un parlé plus littéraire.

C'est un raccourcis de par les idées véhiculées.

Le sens commun veut que dans le passé, tout le monde parlait parfaitement un langage soutenu. L'entendre c'est en quelque sorte voyager. C'est une mise en situation supplémentaire. Et un simple ajout de temps, peu remplacer un phase d'exposition.

C'est comme "Gangster".

Le sens commun veut que la poésie, le conte, soient forcément bien écrits et récités... etc...

Bref, l'utilisation de ce langage s'appuie sur certaines idées reçues du spectateur. L'utiliser, ou non, c'est jouer avec les attentes de l'auditoire.

Au même titre que les manches pour un magicien.

Est il obligatoire, certainement pas, comme tu le dis, parler comme un livre n'est pas le but du conteur.

Est-il à bannir? Je ne crois pas.

C'est un outil, rien de plus. Un aromate.

Par contre, il y a une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord:

"C’est aussi une chose importante, je crois :

La vedette, ce n’est pas l’interprète, c’est l’histoire (ou le tour de magie, vu qu’on blablate beaucoup sur le conte, et qu’on oublie de parler magie, la wink )"

Je ne partage pas cet avis. Tout comme nous avons besoin de personnages, plus que d'histoires, le prioritaire c'est le performeur, l'humain.

A texte égal, très peu de conteurs donneront une performance similaire. Et lorsque chez le magicien, la vedette c'est le tour, moi, je m' sec.

Bref, c'est un point de vue.

Je remarque j'ai oublié de te répondre sur la 4ème mur.

Le 4ème mur se brise lorsque la fiction s'invite dans le réel, ou le contraire.

Les exemples les plus courants sont dans la cinéma et les jeux vidéos. Lorsque dans Funny Games, l'un des sympathiques psychopathes se retourne vers la caméra pour "nous" faire un clin d'oeil, ou dans Metal Gear Solid, dont le second volet tourne presque entièrement autour de cette figure de style.

Il y a des façons plus subtiles de le faire. Hanneke au début d'Amour, donne la place du spectateur aux héros et place le spectateur sur une scène. C'est déroutant et c'est comme si le film prenait conscience de notre existence.

Le théâtre dit "total" utilise les mêmes mécanismes pour laisser planer le doute sur le rôle du spectateur.

Le quatrième mur est une convention. Pas besoin d'écran ou de séparation entre le public et le conteur. Il est possible de briser le 4ème mur avec un seul spectateur, en face à face.

Le premier exemple qui me vient, pas très subtile:

Le conteur:

"Il avançait lentement dans la pénombre, comptant ses pas. Au loin..."

Et là le spectateur éternue.

"Il s'arrêta ( ;) ) net, et tendit l'oreille. Peut être n'était il pas seul?

Il aurait juré entendre un éternuement. Son esprit lui jouait-il des tours? Inquiet, il reprit sa route..."

Bon, c'est un peu idiot et caricatural, mais ça m'amuse... :)

Publié le
Ha Gilbus, rien de plus beau qu'un texte concis et une belle rhétorique !

Sinon tu parles du conte parlé qu'il ne faut pas prendre pour un conte littéraire...

Du reste que penses tu des auteurs littéraires qui ont un style parlé ?

Je pense à Céline, et aussi surtout à Alphonse Boudard par exemple.

Bon, j’ai compris l’allusion, je vais essayer de faire plus court. ;)

Petit détail :

Historiquement, la plupart des contes « traditionnels » sont à l’origine des contes parlés.

Des collecteurs, à diverses époques, les ont mis en forme littéraires, et publié.

C’est à ce moment que le passé simple fit son apparition généralisée dans le conte, le passage en mode littéraire donnant lieu à une altération et un épurement des « maladresses » qui passaient mal à l’écris.

Les collecteurs les plus récents, qui se teintaient d’anthropologie et de science, nous ont laissés des collectages au mot à mot, d’après enregistrement, ou le passé simple est pratiquement inexistant.

;)

Du fait de la presque totale disparition du conte populaire parlé, et des veillées, suite à l’apparition de la télévision entre autre, énormément de contes ont été sauvés uniquement par leur forme écrite, ne trouvant plus de conteurs pour les faire vivre de bouche à oreille.

Donc, je n’ai rien contre les contes écris, c’est une providence, qui permet de conserver un patrimoine.

Et de le faire revivre de nos jours, en lui redonnant sa forme passée.

Il ne faut pas que cela soit un carcan :

Nous devons libérer le texte du livre, si nous voulons lui redonner sa vigueur orale.

Pour répondre à la question sur le style parlé en litérature, ben, ça dépend.

Si le style parlé est maitrisé, et qu’il sert l’histoire, pourquoi pas ?

Mais on aborde une limite :

Tu me pose la question comme si j’y connaissais quelque chose en littérature…

Ce n’est pas le cas.

Je préfère laisser s’exprimer des gens plus instruit et habiles sur ce sujet, je ne suis qu’un lecteur, pas un analyste littéraire, ni même un vrai écrivain.

Ni un vrai magicien, alors…

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

bonjour,

Toujours sympa de voir des videos de Régis.

Je suis aussi entièrement d'accord avec Gibus sur l'emploi du présent...

Je constate que l'on a tous le un peu près le même texte pour la perte de As, en ce qui me concerne : le 1er se noie dans la foule, le 2eme rentre chez lui et ferme la porte a double tour, le 3 troisieme saute dans un taxi et change plusieures fois de direction (ce qui colle avec les mouvements de triple coupe) et le dernier prend l'avion et disparaît…

l'odre de mes sorties est differente et surtout je compte 7… pour le premier AS "chiffre porte bonheur de l'inspecteur"… pour le dernier as libre a son imagination, il y a tellement de sortie possible pour le démasquer ! En tout cas très clean dans ta version Régis.

Pierre-Yves

Publié le

Merci pour cette vidéo.

Enfin une vidéo avec:

- une histoire inspirante.

- de l'émotion pure.

il y a bien eu, un tout petit couac de texte a un moment mais ce n'est pas genant tellement on est pris dans l'histoire.

En plus du talent technique, tu sais créér une atmosphere de magie ... tu es un grand.

Je vais acheter ton DVD. Pas pour en faire un compte rendu cinglant ;-) mais pour mieux te decouvrir.

Tu devrais aller a "The Best".

Merci.

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • merci pour se sujet passionnant etqui concerne autant les créateurs que consommateurs
    • Le tout dernier numéro des Cahiers du Mentalisme est disponible ! Pour cette 12ᵉ édition, la rédaction frappe très fort avec un numéro d’une richesse incroyable : 🔮 Dossier Spécial : Richard WEBSTER  33 pages entières sont consacrées à ce géant néo-zélandais du mentalisme psychique, auteur du culte Psychometry from A to Z et référence absolue du Cold Reading. Découvrez son univers, sa philosophie et entre 10 et 15 routines totalement INÉDITES en français ! 📖 Et toutes vos rubriques magazines préférées : Shopping, Mentaleries, Association d’idées, Ça m’est arrivé un jour, Le côté obscur du mentalisme, Le passé au présent, Bonnes pratiques… 🎁 LE BON PLAN VM : Recevez un livre EN CADEAU ! Excellente nouvelle : ce numéro 12 intègre immédiatement nos offres privilèges ! Vous pouvez recevoir cet ouvrage gratuitement en cadeau grâce aux Bons Plans VM en cours sur la boutique. C’est le moment idéal pour faire le plein de pépites tout en complétant votre collection à moindre coût ! 😉 👉 Retrouvez la fiche produit complète et profitez du Bon Plan ici https://www.virtualmagie.com/boutique/livres-de-magie-papier/les-cahiers-du-mentalisme/ Bonne lecture à tous ! ☕️📚
    • Je vais tenter de faire court, mais il y aurait beaucoup de points à traiter au sujet de ce thème ! À une époque, Murphy's Magic faisait un tri au niveau des produits qu'il référençait. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout le cas. Par exemple, sur 100 € dépensés, Murphy's donnait 20 € à 5 créateurs. Aujourd'hui, ils donnent 0,20 € à 500 créateurs. Les chiffres ne sont pas exacts, mais c'est pour donner une idée. Leur but est simple : référencer un maximum de produits en petite quantité. S'ils se vendent bien, ils font du réassort. C'est là que ça complique les choses... Car de plus en plus de « créateurs/producteurs » (je mets de GROS guillemets, car aujourd'hui il est possible de sortir un tour et de le distribuer très facilement, ce que je ne considère pas comme de la vraie production...) acceptent de vendre une vingtaine d'unités à Murphy's, au détriment des producteurs qui ont besoin d'en vendre beaucoup plus, ne serait-ce que pour être à l'équilibre. Cette façon de travailler ne permet pas toujours de fabriquer certains effets que l'on souhaiterait sortir. Dans ma vidéo, je parle de 4 000 € de production pour Éruption, mais certains produits coûtent plusieurs dizaines de milliers d'euros à produire (pour ne pas dire un montant à six chiffres dans certains cas). Il y a eu une époque où nous pouvions compter sur Murphy's comme un partenaire majeur ; aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Attention, je n'en fais pas une généralité : certains producteurs arrivent tout de même à vendre énormément (et c'est notre cas aussi). Tout ça pour dire que même si les volumes ne sont plus ce qu'ils étaient, Murphy's continue tout de même de prendre un certain nombre d'unités qui permettent de couvrir une partie des frais. De leur côté, les boutiques, aussi grosses soient-elles, ne commandent plus que de petites quantités en se basant sur la stratégie de Murphy's : rentrer un maximum de références en faible quantité et jouer sur le réassort (autrement dit : elles ne se mouillent plus). Encore une fois, sans généraliser : certaines boutiques peuvent encore commander une cinquantaine d'unités, mais ça n'arrive pas sur 50 produits dans l'année. Nous nous retrouvons donc dans une situation où nous pouvons vendre une petite quantité à Murphy's, mais où les boutiques n'ont aucun intérêt à nous commander en direct car, même pour 6 pièces, elles « se mouillent ». C'est triste, mais c'est la réalité du terrain. Et vendre 6 unités à un confrère ne changerait en aucun cas le prix de vente, pour deux raisons : Pour 6 unités, elles paieraient le même prix que via Murphy's ; Au maximum, vous auriez 5 € de différence sur un produit, ce qui n'incite pas forcément le client à acheter chez elles plutôt qu'ailleurs. Le business de la magie est devenu de plus en plus complexe, mais d'un sens, nous ne pouvons pas en vouloir à Murphy's, qui mène très bien sa barque et qui a compris ce que les boutiques voulaient !
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8508
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Scott STOKDYT
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.2k
    • Total des messages
      683.8k

×
×
  • Créer...