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Il y a 9 heures, Georges PERON a dit :

Un long long débat a déjà eu lieu récemment sur ce sujet (droits de représentations, jurisprudence...) :

Merci Georges j'ai loupé cette discussion car absent de VM à ce moment là, j'avais participé à une autre il y a longtemps qui avait terminé en boucle comme souvent où Pierre Fleury Legros pourtant spécialiste des droits n'était pas écouté voir même chahuté par certains... Je connais la vidéo faîte par cet intervenant de qualité. je vais prendre connaissance de cette discussion que tu a mis en lien assez rapidement.

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il y a 23 minutes, Michel (Darlone) a dit :

On pourrait aussi penser que la restriction des droits TV comme pour Oracle Système est un argument commercial de vente, « c’est tellement bien que l’on en réserve certains droits »...

Je ne pense pas Michel, maintenant je trouve ça bien que l'acheteur trouve sur la fiche produit ce qu'il a le droit de faire ou pas avec un tour car effectivement peu de gens connaissent le droit intellectuel et souvent les gens pensent que tout est autorisé (ce n'est pas comme quand tu achètes une machine à laver)

Les livres ont bien une mention.

Après évidemment cela ne vas pas éviter les abus mais au moins les gens savent au moment de payer. Ce qui me semble juste d'acheter en connaissance de cause.

Je suis sorti un peu du thème de la discussion qui parle de youtube surtout, quand j'ai posté hier je n'avais pas connaissance de l'autre discussion.

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Je te rejoins quand les droits sont explicites c’est mieux. Mais je m’interroge cependant  et me demande si derrière l’exemple Oracle Système ne se dissimule pas un argument plus fallacieux pour faire vendre. Car à regarder le trailer cela ressemble à un Espionnage avec des cartes de tarots. Mais je me trompé peut être . D’ailleurs cette mention d’Oracle système a déclenché les foudres sur le Magic café de gens ulcérés ce que je trouve drôle car combien de magiciens passent à la télé...

Et pour en revenir au sujet quand les droits sont explicitement céder ou pas c’est plus clair. Je me souviens par exemple qu’Axel Heklau dans son super Just a Cup cédait clairement les droits a l’acheteur certificat à l’appuis.

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www.dedales-hypnose.fr

Publié le (modifié)

Oui, le débat revient souvent.

Certains spécialistes affirment que, même si c'est difficile de l'admettre, aucun droit de représentation n'est implicitement vendu avec le matériel de magie.

Ils le comparent à un CD de musique : quand on achète le CD de Patrick Bruel, on n'achète pas le droit de chanter le morceau en public...

Or, la magie est un cas totalement particulier.

Et à ma connaissance le cas n'a jamais dû être tranché par un juge.

Il y a des milliers (des millions ?) de tours de magie vendus dans le commerce. Et certains magiciens créent des tours spécifiquement pour les vendre et non pour présenter eux-même l'effet (Marlo par exemple n'a jamais fait de spectacle).

L'acheteur ne peut pas savoir si c'est le cas.

Il achète un tour, en fait du matériel, dont la nature même est d'être utilisé.

Admettons qu'il paye 3.000 € pour une grande illusion.

Je suis pour ma part persuadé que les juges considéreraient qu'on ne peut pas s'attendre à ce qu'un citoyen lambda achetant aussi cher du matériel, dont la raison d'être et d'être utilisé, puisse imaginer qu'il n'a pas acquis les droits de représentation.

Et que, ce faisant, il n'a pas le droit de l'utiliser sauf en famille...

Il ne me semble pas inconcevable que, dans certaines circonstances, les éléments factuels (la nature du bien acheté, son prix, le fait qu'il soit destiné à une représentation artistique, qu'aucune réserve ne soit précisée, etc.) puissent indiquer que les droits de représentation sont implicitement liés à l'acquisition du matériel.

On pourrait penser que la vente/l'achat du bien sans les droits de représentation n'aurait aucun sens. Au contraire de l'acquisition d'un DVD de musique...

Il faut bien imaginer que, si ce n'était pas le cas, l'inventeur du tour pourrait faire des problèmes pour la moindre représentation hors de la famille (même dans une fancy-fair ou un anniversaire).

Il ne me semble donc pas totalement inconcevable qu'on puisse considérer que vendre du matériel de représentations artistiques professionnelles à des prix très conséquents, sans avertir d'emblée l'acheteur qu'il ne peut pratiquement pas l'utiliser est un abus de droit de la part du vendeur.

D'ailleurs, pourquoi - à quelques très rares exception près - aucune pub ou teaser ne mentionne d'avertissement sur les droits de représentation ? Parce que cela pourrait affecter les ventes !

En fait, il s'agit d'une question jurisprudentielle pour laquelle personne ne détient de réponse.

Je ne dis pas que les droits de représentation sont forcément liés à l’acquisition du matériel.

Je dis que ce n'est pas totalement impossible au vu du contexte.

Ceux qui affirment que la réponse est évidente et qu'il est évident que l'acheteur n'a pas les droits de représentation me semblent orienter le débat un peu rapidement.

Finalement la question est la suivante : la commercialisation d'outils dont la nature est d'être utilisés en représentations pour des prix si élevés, sans concéder les droits de représentation a-t-elle un sens ?

A mon avis, même les arguments de vente peuvent être pris en compte ("facilement resetable pour le table à table", "votre public sera abasourdi !", "le tour deviendra votre carte de visite", etc.)

Quand on mentionne de tels arguments de vente, et qu'on ne précise rien sur les droits de représentation, je ne vois pas comment on peut reprocher à l'acheteur d'avoir utiliseé le matériel dans un cadre public.

Cela confine un peu à la mauvaise foi.

Modifié par Karl DELLIS
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Il y a 1 heure, Karl DELLIS a dit :

Cela confine un peu à la mauvaise foi.

Je pense que la mauvaise foi vient des magiciens qui se mettent des oeillères en n'écoutant pas ou en ne lisant pas ce qui a déjà été débattu de maintes et maintes fois, tels que les précieuses ressources des 2 juristes qui ont pris leur temps pour offrir une présentation on ne peut plus claire là-dessus.

Et ils disent, notamment, la même chose que ce que j'ai toujours dit et prôné: demander l'autorisation au créateur concerné pour avoir le droit de faire telle ou telle chose ne coûte rien. Ne pas le faire, c'est surtout la mauvaise foi... 😉 

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Marcus Majart

Facebook Twitter Youtube

Publié le (modifié)
il y a une heure, Marcus MAJART a dit :

Je pense que la mauvaise foi vient des magiciens qui se mettent des oeillères en n'écoutant pas ou en ne lisant pas ce qui a déjà été débattu de maintes et maintes fois, tels que les précieuses ressources des 2 juristes qui ont pris leur temps pour offrir une présentation on ne peut plus claire là-dessus.

Et ils disent, notamment, la même chose que ce que j'ai toujours dit et prôné: demander l'autorisation au créateur concerné pour avoir le droit de faire telle ou telle chose ne coûte rien. Ne pas le faire, c'est surtout la mauvaise foi... 😉 

Je suis moi-même juriste. Certes, pas dans ce domaine.

Il s'agit pour moi d'une question jurisprudentielle. 

En droit, les réponses résultent rarement directement des dispositions légales. Ce serait trop facile.

Très souvent le juge doit trancher des questions pratiques en tenant compte des circonstances concrètes.

Un des intervenants disait lui-même que, selon lui, on pouvait protéger les gestes réalisés lors de routines en les assimilant à une chorégraphie.

Cela montre bien, par l'exemple, que ces questions restent débatables et qu'il y a un espace interprétable. 

Et il arrive fréquemment que la doctrine considère que telle ou telle jurisprudence est erronée, que les juges ont méconnu une disposition légale ou un principe du droit...

Bref, on n'est pas dans une science exacte.

Ce n'est pas parce que 2 juristes donnent leur avis que la question est tranchée.

On dit souvent qu'un juriste donne un avis et que 10 juristes donnent 10 avis.

La seule façon de trancher cette question serait d'avoir des jurisprudences portant sur l'utilisation en public de matériel de magie...Je ne crois pas qu'il y en ait.

Pour ma part, je ne vois pas comment un vendeur qui annonce par exemple "cet effet deviendra votre carte de visite", "le tour convient à de petits publics comme à des centaines de personnes", "vous pourrez recommencer le tour immédiatement à la table suivante", etc., sans aucune restriction explicite, peut encore raisonnablement prétendre qu'il n'a pas concédé le droit de représentation...

 

 

Modifié par Karl DELLIS
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Publié le
il y a 36 minutes, Karl DELLIS a dit :

Je suis moi-même juriste. Certes, pas dans ce domaine.

Il s'agit pour moi d'une question jurisprudentielle. 

En droit, les réponses résultent rarement directement des dispositions légales. Ce serait trop facile.

Très souvent le juge doit trancher des questions pratiques en tenant compte des circonstances concrètes.

Un des intervenants disait lui-même que, selon lui, on pouvait protéger les gestes réalisés lors de routines en les assimilant à une chorégraphie.

Cela montre bien, par l'exemple, que ces questions restent débatables et qu'il y a un espace interprétable. 

Et il arrive fréquemment que la doctrine considère que telle ou telle jurisprudence est erronée, que les juges ont méconnu une disposition légale ou un principe du droit...

Bref, on n'est pas dans une science exacte.

Ce n'est pas parce que 2 juristes donnent leur avis que la question est tranchée.

On dit souvent qu'un juriste donne un avis et que 10 juristes donnent 10 avis.

La seule façon de trancher cette question serait d'avoir des jurisprudences portant sur l'utilisation en public de matériel de magie...Je ne crois pas qu'il y en ait.

Pour ma part, je ne vois pas comment un vendeur qui annonce "cette effet deviendra votre carte de visite", "le tour convient à de petits publics comme à des centaines de personnes", "vous pourrez recommencer le tour immédiatement à la table suivante", etc., sans aucune restriction explicite, peut encore raisonnablement prétendre qu'il n'a pas concédé le droit de représentation...

 

 

Je comprends parfaitement bien de tout ça et en toute honnêteté: je m'en fiche un peu.

Car au-delà de tous les aspects légaux, contractuels, etc... personnellement j'attache beaucoup d'importance à l'éthique, la déontologie et tout simplement: ben que les relations se passent bien entre les parties. J'essaie d'agir en bon père de famille. 

Et donc ce que je veux dire c'est que lorsque j'entends, par exemple, Mathieu Bich qui dit: "aucun souci pour que vous utilisiez mes créations en prestas privées mais par contre si c'est filmé, YouTube, télé, etc... Je souhaite que vous m'envoyiez un message pour m'en demander l'autorisation."
Ben... j'agis tout simplement avec logique et je lui envoie un message, point. Indépendamment de tout aspect légal.

Au même titre que si un pote me demande de garder un secret, ben... à nouveau... c'est juste logique que je garde le secret, point. Alors que je ne risque en effet aucune poursuite en justice si je balance son secret, je ne le fais tout simplement pas parce que je mets la relation entre amis bien au-dessus de certaines considérations légales. C'est un exemple hein mais tu as l'idée 😉 

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Marcus Majart

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Publié le (modifié)

En dehors du juridique que je laisse aux spécialistes (mais qui dépend toujours en définitive de la décision du juge de fond ou en dernier recours de la cour de cassation) par clarté et au Niveau morale une mention sur les droits sur les produits seraient bienvenue voir simplement que si les créateurs décident de vendre ils vendent les droits avec ( rien ne les obligeant à vendre s’ils veulent garder le secret). Alors par courtoisie un appel au créateur est bien étendu correct mais je comprend que quelqu’un qui achète dans une boutique du matériel professionnel pense pouvoir légitimement l’utiliser sans restriction ce qui est faux.  Bref une bonne information serait appréciée et clarifierait les choses.

Modifié par Michel (Darlone)
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www.dedales-hypnose.fr

Publié le
Il y a 11 heures, Michel (Darlone) a dit :

En dehors du juridique que je laisse aux spécialistes (mais qui dépend toujours en définitive de la décision du juge de fond ou en dernier recours de la cour de cassation) par clarté et au Niveau morale une mention sur les droits sur les produits seraient bienvenue voir simplement que si les créateurs décident de vendre ils vendent les droits avec ( rien ne les obligeant à vendre s’ils veulent garder le secret). Alors par courtoisie un appel au créateur est bien étendu correct mais je comprend que quelqu’un qui achète dans une boutique du matériel professionnel pense pouvoir légitimement l’utiliser sans restriction ce qui est faux.  Bref une bonne information serait appréciée et clarifierait les choses.

Oui et en plus il faut avoir les moyens pour attaquer la personne qui aurait "utiliser illégalement" un tour, et sans être sur de gagner. (seul un Copperfield peut se le permettre)
Et pour un tour à 200€ engager un avocat à 1000€ 🙄

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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