Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Le Clystère ci-dessous peut être rempli d'eau bénite et enfoncé dans le vampire. Mais pas dans le coeur...

clysterewev_zps006750a8.jpg

Ok, il fait partie des instruments médicaux des XVIII et XIXe siècles qui accompagnent le Compendium Astronomique. (Saignées, Clystères et Purges)

Publié le

sin8web_zps5aae7557.jpg

Inv.SRS/se-02143

Sin Eater / Sinne Eater

Le Mangeur de Péchés

Origine : Angleterre (Pays de Galles, Cornouailles) – Belgique

Acquisition dans les années ’80, cet objet est longtemps resté dans le Dpt des Quarantaines

Go maire tú an céad … agus bliain aithri !

Que tu vives cent ans ... et une autre année pour faire pénitence. (Proverbe irlandais)

Description :

Coffret en bois contenant un livre creux [qui lui-même renferme un morceau de la Vraie Croix (incluse dans un crucifix reliquaire en bois*), un livre de prière en français, 6 pièces de 1 penny (Angleterre - dates diverses, la plus ancienne remonte au milieu du XVIIIème siècle)] ; une ancienne bourse en cuir protégeant un minuscule flacon de métal…

Chandelles de suif, une Mano Fico, une clé.

Un ensemble de gravures en couleur « Les Péchés Capitaux » (Sept Compositions inventées, peintes et gravées par André Lambert MDCCCXVIII, Le Prince éditeur Paris) ainsi qu’une coupe en faïence d’origine anglaise, illustrée par une scène intitulée « Orphans » accompagnent l’ensemble. Pain et sel.

D’après le témoignage verbal de madame Barré (veuve de Mr. Jules Delforge).

Quand il entra dans la chambre de veille, le silence qui y régnait se fit encore plus dense. Long et maigre, son visage émacié mangé d’une barbe blanche donnait l’impression d’être celui un barde issu d’un lointain conte celtique.

« C’était un ami du défunt, chuchota la dame en noir assise près de moi, Ils se sont rencontrés pendant la Grande Guerre, dans les tranchées. On l’appelle le Sinne – Eater, le Mangeur de Péchés. Il est d’origine galloise, de Cwmamman je pense, et vient accomplir une promesse faite il y a longtemps.»

L’homme s’approcha du corps, et fit glisser délicatement le drap qui recouvrait son ami. Il retira de sa besace, une boite en bois qui contenait : un livre, un morceau de pain et une pincée de sel contenue dans un flacon, ainsi qu’une ancienne coupe en céramique. Il posa le quignon de pain et le sel sur la poitrine du mort, ouvrit le livre creux et retira un petit crucifix de bois.

« Ce crucifix contient un morceau de la Vraie Croix, offert par le défunt* il y a quelques années. Regardez ce qui va se passer… », continua-t-elle.

Le mangeur de péchés posa la croix sur le front du mort et se mit à marmonner quelques prières dans une langue que je n’identifiais pas. Puis, il prit le morceau de pain, le porta à la bouche et le mangea, et fit de même avec le sel. La veuve, au courant de la procédure, lui versa de la bière dans la coupe, qui suivit le même trajet que les aliments précédents. Ensuite, elle alla chercher dans un petit coffret, six pièces de cuivre qu’elle posa dans la paume de l’homme. Sous le coup de l’émotion, une pièce s’échappa et roula à mes pieds. Je la ramassai et eus un choc en l’observant rapidement avant de la rendre au Sinne - Eater.. C’était une très vieille monnaie d’un penny, datant probablement du roi Georges III (XVIIIème siècle), sur la face était représenté le profil d’un druide ou d’un barde, et j’aurais juré reconnaître le visage du personnage qui se tenait devant moi. Il me fit un petit signe de la tête avant de quitter la chambre, aussi discrètement qu’il était venu, et dans ses yeux d’un bleu presque translucide, je crus y lire toute la fatigue du monde.

A peine arrivé sur le pas de la porte de rue, il retira de sous sa chemise, une petite bourse en cuir qu’il portait attachée par un cordon autour du cou. Il souffla dans une sorte de flacon de métal qui y était caché, se libérant de quelque chose qu’il ne pouvait garder pour lui.

Je n’ai revu cet homme qu’une seule fois, à la fin de l’année 1958, lorsqu’il me retourna sans raison apparente la boîte que je vous offre ici. Il revenait de Rome et semblait très accablé, mais je n’ai jamais pu en savoir plus…

La suite ici.

sin9web_zpsf840f757.jpg

sin7web_zps003af7a8.jpg

sin6web_zps6fc908ab.jpg

sin4web_zps06f35eaa.jpg

sin4head_zpsdc976fe1.jpg

Publié le

vampire-tournefort1web_zps419b5beb.jpg

vampire-tournefort3web_zpsd6a179df.jpg

La Collection Vampirique du Surnatéum devient vraiment très complète avec l'édition de 1717 de l'ouvrage de Joseph Pitton de Tournefort, Voyage du Levant fait par Ordre du Roy, qui contient la première mention historique d'un rite apotropaïque anti-vampire (vroucolacas) de l'Histoire. Le Siècle des Lumières contre les Ténèbres... Fin de l'année 1699 et début 1700, Tournefort va assister à un rite incompréhensible sur l'île de Mycone (Mykonos). La peur du vroucolacas est telle que la population entière menace de quitter l'île...

Le pendant catholique du Sin Eater, la boîte de Derniers Sacrements (USA-1897, Anno Dracula) qui se trouve dans nos collections depuis quelques années. Le bon Chrétien en gardait une chez lui, avec l'Eau Bénite et tout le reste en cas de mort subite ou imminente.

La différence entre les deux objets, est que cette boîte permet de donner les derniers sacrements lorsque la personne est vivante, le Sin eater mangeait les péchés du Mort. Dans les deux cas, apaiser l'âme du défunt, l'empêchait de revenir nuire aux vivants. La quasi-totalité des rites funéraires dans le monde ont donc le même but: protéger les vivants. Si ça n'a pas marché, il reste les rites vampiriques...

derniers-rites10_zps44adf0b0.jpg

derniers-rites11_zps64daa7d1.jpg

Publié le

Pour ceux qui ont lu la suite de l'histoire en suivant le lien, voici la petite Croix du premier Sin Eater. Vous vous rappelez de la manière dont la fonction se transmet...

La croix semble être en cuir et date normalement du XVIIIe siècle; mais elle pourrait être plus ancienne.

sineatercross1web_zps4dab055e.jpg

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je ne doute pas qu’il ait les autorisations nécessaires pour présenter ce tour. Je trouve simplement plus élégant de citer le créateur, même avec une phrase toute simple : "Ce soir, je vais vous présenter une création de Michel Huot". Cela permet de reconnaître son travail, alors que le public peut facilement penser que tout vient de Gus. Ce qui me laisse surtout sur ma faim, c’est de voir à la télévision un tour commercialisé, présenté aussi fidèlement à la routine d’origine, sans que j’y retrouve vraiment une touche personnelle : une autre présentation, un univers, un personnage, une mise en scène… Le tour est très bien, mais j’aimerais aussi voir ce que l’interprète lui apporte. Après, je ne suis pas la carrière de Gus : ce passage ne résume certainement pas tout son travail, et peut-être qu’il a cité Michel avant l’extrait. Cela permet aussi de faire découvrir une belle création à un public qui n’aurait pas forcément l’occasion de voir son auteur. Mais, à titre personnel, j’attends d’un magicien à la télévision une proposition plus personnelle. Et quand on reste aussi proche de l’original, citer le créateur me semble la moindre des élégances.
    • Pour un jeu rare, je ne tenterai pas le coup. Ton idée comporte plusieur risques. Une mise sous vide peut plaquer fortement ton jeu et l'abîmer. Risque également avec l'humidité - Retirer l'air ne veut pas dire que tes cartes sont sèches = attention au risque de moisissure. Sachet alimentaire, c'est fait pour les aliments (navrée pour cette Lapalissade). Quelles réactions avec les années sur le papier, l'encre ? J'essayerai plutôt les sleeves + une boite spécifique (sans acide - spécial archivage) comme ceux qui collectionnent les cartes Pokémon rares par exemple. Bref, je comprends l'idée mais je ne ferais pas l’essai directement sur un jeu rare. Et s’il est ancien ou de grande valeur, un petit avis auprès d’un restaurateur de papier serait utile avant de le sceller pour des années. Quelques conseils ici : https://www.kartograme.com/pages/entretien-des-jeux-artisanaux https://laboutiquemythique.com/blogs/basics/how-to-protect-your-cards https://www.coinsandmore.it/fr/come-conservare-le-figurine/  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8546
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Rémy LE BRAS
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.5k
    • Total des messages
      686.5k

×
×
  • Créer...