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...

La "bonne" magie, la pas ringarde, la pas pourrie, c'est celle qui propose une expérience complète au spectateur. Le carrefour d'un propos (une histoire, un message, une narration) et d'une expérience visuelle et/ou sensorielle, ainsi que la parfaite congruence entre le performer et ce qu'il raconte (son apparence physique, les mots qu'il emploie, la musique, le matériel, etc.).

N'oubliez jamais que celui qui va gagner, c'est celui qui possède la meilleure histoire à raconter, la chose la plus intéressante à apprendre au public et à partager avec lui. Je suis prêt à parier que ce sera encore vrai dans de nombreuses années. Je suis prêt à parier que ce sera de plus en plus vrai.

Seb.

Je parierais bien la-dessus aussi...

Ben je suis d'accord là aussi...

Mais ça va devenir philosophique.

Nous avions discuter avec Seb d'un magicien "célèbre" (je préfère le terme "médiatisé", c'est plus effrayant mais pas pour tout le monde) qu'il estimait intéressant alors que de mon côté j'estime qu'il est plutôt écoeurant.

Le débat philosophique serait de savoir: ce qui est intéressant pour le public est-il bon pour lui, d'une part, et surtout "bon tout court" d'une autre part?

Véritablement, je respecte Seb, il fait parti des rares personne qui me font peur, m'inquiètent, et m'interloquent. Attention, c'est positif!

Je lui doit de ne plus porter de "chaussettes à personnages".

Je suis d'accord avec son point de vue, pas trop avec sa conclusion.

Je pense véritablement que si "un" public ira toujours voir des magiciens "splendides", il y aura beaucoup plus d'afficionados pour la ringardise, le gras, le vulgaire, le mal fait...

Je prendrais bien un pari aussi...

Arthur Dent...

Modifié par Arthur Dent
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Publié le

Je suis complétement d'accord avec Seb... comme très souvent d'ailleurs... (...Des sushis... vite ! :) )

Maintenant, je tiens tout de même à signaler que ce logo (moche, je vous l'accorde...) est surtout un gros clin d'oeil/moquerie du logo du président FFAP... se battre contre le black, je suis pour, c'est bien. Mais il ne faut pas oublier de se battre contre les nazes (je pèse mes mots.) qui pourrissent le métier (pseudo mentalistes et pseudo magiciens qui ne sont pas foutus d'être avant tout des Artistes et qui sont aussi fermés qu'une huitre morte.)

Me battre contre ca à l'écart des magiciens, agir de mon côté? c'est ce que je fais...à ma petite mesure, à mon petit niveau... Je n'ai pas la prétention d'être le meilleur, loiiiiiin s'en faut, je connais mes limites et je connais mon niveau, je suis très objectif et lucide vis à vis de mon travail... C'est bien là la GROSSE différence avec une bonne majorité des magiciens/mentalistes... et c'est contre ca que je me bats...

Mais je le redis, je suis d'accord avec Séb, et j'suis prêt à prendre le pari que si l'on se bouge le cul (oui, je suis vulgaire dans ces cas là et je vous prie de m'excuser...) on peut faire avancer les choses...du côté artistique et culturel, plus que du "dans ton cul la pièce a disparu."...

Bref, comme d'hab, je m'emballe, so...je disparais...pfiouuu...

amic'

Ju'

Choose your battles wisely.

Publié le (modifié)

je connais mes limites et je connais mon niveau, je suis très objectif et lucide vis à vis de mon travail... C'est bien là la GROSSE différence avec une bonne majorité des magiciens/mentalistes... et c'est contre ca que je me bats...

Savez-vous qu'ils disent tous ça?

Arthur Dent...

Modifié par Arthur Dent
Publié le

je connais mes limites et je connais mon niveau, je suis très objectif et lucide vis à vis de mon travail... C'est bien là la GROSSE différence avec une bonne majorité des magiciens/mentalistes... et c'est contre ca que je me bats...

Savez-vous qu'ils disent tous ça?

Arthur Dent...

... :( oui, je sais...

Choose your battles wisely.

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Le débat philosophique serait de savoir: ce qui est intéressant pour le public est-il bon pour lui, d'une part, et surtout "bon tout court" d'une autre part?

Véritablement, je respecte Seb, il fait parti des rares personne qui me font peur, m'inquiètent, et m'interloquent. Attention, c'est positif!

Je lui doit de ne plus porter de "chaussettes à personnages".

Je suis d'accord avec son point de vue, pas trop avec sa conclusion.

Je pense véritablement que si "un" public ira toujours voir des magiciens "splendides", il y aura beaucoup plus d'afficionados pour la ringardise, le gras, le vulgaire, le mal fait...

Je prendrais bien un pari aussi...

Arthur Dent...

Cher "Arthur",

Je reconnais bien là ce tempérament mélancolique qui fait tout ton charme.

C'est un débat qui n'a rien de nouveau, les illuminati qui ne comprennent pas (ou qui comprennent, mais acceptent mal) que la populace préfère écouter de la musique d'ascenseur plutôt qu'une sonate de Chopin. Et bien oui, c'est comme ça, et c'était sans doute encore plus le cas avant, car aujourd'hui, quoiqu'on en dise, il est plus facile (via le web et autres) de faire connaître un spectacle de qualité, différent, audacieux, qu'il y a encore 10 ans, quand il fallait passer par les réseaux établis et obligés.

Que te dire... C'est l'injustice de la vie des artistes moins mauvais que les autres: ils doivent travailler davantage car ils ne veulent pas passer par la facilité. Ils doivent s'employer eux-même à se faire connaître davantage car les grosses machineries médiatiques préfèrent le plus "fédérateur". Ils risquent même de dormir un peu moins car ils vont se poser davantage de questions que les autres. Et en plus, ça risque d'être un peu plus long pour eux en France car... c'est comme ça.

Mais même toi, tu pourras me citer des dizaines de spectacles, d'artistes ou de films a priori moins commerciaux et plus subtils, a priori plus difficiles d'accès, a priori tout ce que tu veux... mais qui ont fini par tirer leur épingle du jeu. C'est historiquement prouvé par Star Wars, qui remonte donc à il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine : le côté obscur de la force est plus facile, plus rapide, plus séduisant, mais le coté clair finit par l'emporter.

Le vrai truc qui peut apporter à beaucoup de magiciens une certaine forme de paix d'esprit, est la chose suivante: d'arrêter de chercher à tout prix la reconnaissance des magiciens... car elle ne viendra jamais (ou très rarement), ou alors après votre mort. C'est l'adage bien connu:

- soit les magiciens n'aiment pas ce que vous faites (dans la majorité des cas), et ils vous cassent du sucre sur le dos dès que vous l'avez tourné,

- soit ils aiment ce que vous faites, et ils vous le piquent.

Ceux qui doivent comprendre comprendront, avec ou sans vous.

Votre paix intérieure, elle, vient de l'idée que vous vous faites de la qualité de votre travail, et la reconnaissance, elle vient de qui vous voudrez bien (le public, quelques confrères que vous respectez, votre famille, votre copine, etc.).

Seb.

Publié le

Moi je suis meilleur que vous tous réunis et je me remets en cause tout de même mais je ne peux plus évoluer, je suis au top.

Mon propos, vous déchirer tous autant que vous êtes, ainsi que les spectateurs car je m'en fou du public, je sais qui je suis et ce que je suis... le meilleur !

DRACO

Born to be Funny!

Publié le (modifié)

se battre contre le black, je suis pour, c'est bien

_________________________________________________________________

et bien Julien, pour un modo, c'est pas beau ça....des propos racistes sur VM ?????? diantre....lol...remarque moi je veux bien le "beurre et l'argent du beurre"...ouarf....je plaisante

Modifié par tabary

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

Publié le

Le débat philosophique serait de savoir: ce qui est intéressant pour le public est-il bon pour lui, d'une part, et surtout "bon tout court" d'une autre part?

Véritablement, je respecte Seb, il fait parti des rares personne qui me font peur, m'inquiètent, et m'interloquent. Attention, c'est positif!

Je lui doit de ne plus porter de "chaussettes à personnages".

Je suis d'accord avec son point de vue, pas trop avec sa conclusion.

Je pense véritablement que si "un" public ira toujours voir des magiciens "splendides", il y aura beaucoup plus d'afficionados pour la ringardise, le gras, le vulgaire, le mal fait...

Je prendrais bien un pari aussi...

Arthur Dent...

Cher "Arthur",

Je reconnais bien là ce tempérament mélancolique qui fait tout ton charme.

C'est un débat qui n'a rien de nouveau, les illuminati qui ne comprennent pas (ou qui comprennent, mais acceptent mal) que la populace préfère écouter de la musique d'ascenseur plutôt qu'une sonate de Chopin. Et bien oui, c'est comme ça, et c'était sans doute encore plus le cas avant, car aujourd'hui, quoiqu'on en dise, il est plus facile (via le web et autres) de faire connaître un spectacle de qualité, différent, audacieux, qu'il y a encore 10 ans, quand il fallait passer par les réseaux établis et obligés.

Que te dire... C'est l'injustice de la vie des artistes moins mauvais que les autres: ils doivent travailler davantage car ils ne veulent pas passer par la facilité. Ils doivent s'employer eux-même à se faire connaître davantage car les grosses machineries médiatiques préfèrent le plus "fédérateur". Ils risquent même de dormir un peu moins car ils vont se poser davantage de questions que les autres. Et en plus, ça risque d'être un peu plus long pour eux en France car... c'est comme ça.

Mais même toi, tu pourras me citer des dizaines de spectacles, d'artistes ou de films a priori moins commerciaux et plus subtils, a priori plus difficiles d'accès, a priori tout ce que tu veux... mais qui ont fini par tirer leur épingle du jeu. C'est historiquement prouvé par Star Wars, qui remonte donc à il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine : le côté obscur de la force est plus facile, plus rapide, plus séduisant, mais le coté clair finit par l'emporter.

Le vrai truc qui peut apporter à beaucoup de magiciens une certaine forme de paix d'esprit, est la chose suivante: d'arrêter de chercher à tout prix la reconnaissance des magiciens... car elle ne viendra jamais (ou très rarement), ou alors après votre mort. C'est l'adage bien connu:

- soit les magiciens n'aiment pas ce que vous faites (dans la majorité des cas), et ils vous cassent du sucre sur le dos dès que vous l'avez tourné,

- soit ils aiment ce que vous faites, et ils vous le piquent.

Ceux qui doivent comprendre comprendront, avec ou sans vous.

Votre paix intérieure, elle, vient de l'idée que vous vous faites de la qualité de votre travail, et la reconnaissance, elle vient de qui vous voudrez bien (le public, quelques confrères que vous respectez, votre famille, votre copine, etc.).

Seb.

Ah ouais, mais attends, je vais beaucoup mieux moi! Ce n'est pas faute de m'être fait souffrance.

Je vois que finalement nous sommes d'accord, sauf sur un point.

Si tu parles D'illuminati, tu ne peux pas dire qu'ils regrettent que la plèbe préfère Julien Doré à une sonate de Chopin étant donné qu'à la base, c'est leur but. Et, si on part du principe que les illuminati existent, alors là, je pense qu'ils ont bien réussi leur coup.

Sinon, vraiment, je vais beaucoup mieux. Je m'adapte, je fais des balles éponges et je pique mes vannes. Pas plus tard qu'hier j'ai proposé à un paltoquet (le terme technique est "relou") de retrouver sa carte dans son fondement et il a beaucoup ri.

C'est un double avantage:

-je fais plaisir aux "gens".

-je suis volontairement et donc consciemment "super beauf".

Mais sinon, je vois que finalement, nous sommes d'accord. Cela me comble.

Arthur Dent...

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
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