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Séb? Vous ici?... ca fait une éternité ! (et ca m'donne une furieuse envie de manger des sushis... :crazy: )

Vous seriez probablement étonnés de savoir qui l'a achetée (la clé du Crow's Nest)... et surtout pour quel but.

Seb.

ca, j'en doute pas un seul instant...

amic',

Ju' (Lost Room saison 2 en comics? mmmh... ca c'est de l'info qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd... thanks !)

Choose your battles wisely.

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Une série incroyablement inspiratrice... le post l'est tout autant, en plus d'être intéressant et de donner à réfléchir, merci! ;)

PS: Le jeu de cartes dans son étui n'est pas un Jerry Nuggets... Martin Ruber le sait bien ;)

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Liste des objets de Lost Room ici.

Les cartes sont des ARRCO.

norm-4a417e393e479-Lost+Room,+The+(TV)+(2006).jpeg

Si tu combines le principe de Lost Room et Alice in Wonderland, tu obtiens "Mary Ann", dont j'avais déjà parlé sur ce forum.

alice18web.jpg

Dans le même ordre idées, les totems d'Inception m'ont inspirés pour créer un show de X-mentalisme de close-up de 30', j'avais évoqué ça aussi.

inception01aweb.jpg

Pour revenir à la clé du Titanic: quelle est la différence entre "acheter la clé du Titanic" et "acheter l'idée qu'il s'agit de la clé du Titanic" ? Ou commence donc l'illusion ?

Pour la somme payée, il faut être vachement convaincant dans les arguments présentés pour l'authentification de l'objet. Ce qui est un aspect de l'illusionnisme basé sur des objets rares, magiques ou non.

Si l'objet entre dans une histoire, il va falloir convaincre le public de son authenticité. Les documents fournis par le vendeur et la mise en scène de l'objet vont jouer un rôle important.

La deuxième preuve peut être amenée par la magie émanant de l'objet lui-même, à condition de bien gérer l'équilibre entre tour et histoire.

La valeur d'une clé ne se mesure-t-elle pas à ce qu'elle permet d'ouvrir ?

Juste une idée, comme ça, en passant...

C'est exactement ça. Elle a d'autant plus de valeur qu'elle ouvre la porte de l'imagination.

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Mais CED, j'étais persuadé que c'était la TalisMain qui était à l'origine du naufrage ?

mdr

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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Le jeton d'Eames ressemblerait davantage à celui-ci (soit dit en passant, il n'est jamais précisé qu'il s'agit de son totem, même si c'est une supposition logique):

mini_137701Eames.jpg

Le jeu de cartes de "The Lost Room", par contre, ressemble exactement à celui-ci (la position du timbre est intéressante):

979669TheDeckofCards.jpg

Pour le reste je suis d'accord. Pour paraphraser Nucky Thompson: "Never let the truth get in the way of a good story".

Seb.

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Puisque le thème du naufrage a été évoqué, je me permet d'illustrer la discussion par l'exemple.

Aramitama

Le Voyage de l’Andelana

andelanashipweb.jpg

24 novembre 1891

Le bateau était ballotté comme un fétu de paille dans l’épouvantable tempête qui soufflait sur le Cap Horn. Sasakura et Sakaturo, deux des marins de l’équipage japonais, essayaient désespérément de fixer les cordages trop lâches des voiles, quand ils furent projetés dans les airs par un coup de fouet d’une rare violence. Genrio Sasakura passa à la baille et son ami s’écrasa sur un espar.

Malgré sa vitesse de réaction, le capitaine Gillis ne put que voir disparaître le premier dans l’océan avec un étrange sourire qui le hanterait jusqu’à sa mort.

Sakaturo, l’autre matelot, avait la colonne vertébrale brisée. Il souffrit le martyr pendant 44 jours avant de quitter ce monde le 6 janvier 1892. Ses compagnons demandèrent au capitaine de pouvoir lui donner les derniers rites shintos* pour calmer son âme tourmentée.

(New York Times du 14 février 1896)

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Début de l’année 1898.

Richard Hanze ne tenait plus en place, il allait enfin quitter le port d’Anvers pour commencer son apprentissage de futur lieutenant sur le quatre-mâts Andelana. L’Andelana faisait partie d’un groupe de six barques appelées « les Sœurs de Workington », construites à Liverpool et destinées au transport de marchandises diverses allant de l’huile au blé, d’un côté à l’autre de la terre. Les capitaines Gillis et Richards avaient précédé Staling à bord. Il partait d’Anvers avec une cargaison de ciment destinée à New York.

Fils de négociant et descendant d’une famille de marins par sa mère anglaise, il avait nourri son enfance de romans comme Treasure Island, the Flying Dutchman, les Enfants du Capitaine Grant et Moby Dick, et rêvait de vivre les aventures de Jim Hawkins et d’Ismaël. Il gardait précieusement les trésors offerts par les voyageurs débarquant de destinations exotiques : nautile sculpté de Madagascar, dent de requin du Cap Vert, étranges fétiches d’Indonésie, pointe de harpon eskimo; tant d’objets de rêve qu’il enfermait dans le coffre de l‘oncle Johnson (disparu en mer) et qu’il lui suffisait d’ouvrir pour que son imagination s’envole.

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Mais le voyage ne commence pas bien, le bateau subit des avaries durant une tempête et doit s’arrêter à Queenstown avant de retourner à Liverpool pour réparations. Ensuite, il reprend le chemin de New York. Pendant le trajet, Richard tombe gravement malade. Le capitaine le soigna comme son fils pendant des semaines jusqu’à complète guérison. Durant son délire, le jeune homme prononçait des mots dans ce qui semblait être du japonais. Une fois remis sur pied, la vie reprit et le travail ne lui laissa que peu de temps libre pour écrire à sa famille.

Les lettres en notre possession montrent qu’il écrit en anglais à sa maman et en français à sa famille en général. Des expressions typiquement ostendaises (Albatros willetje) parsèment son courrier.

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En relâche à New York, le capitaine recommande fortement aux jeunes apprentis de ne pas se laisser aller à la boisson et de ne pas perdre de temps dans les lieux mal famés de la ville. A Java, ce sont les singes et les « bêtes sauvages » qui lui font forte impression. A chaque escale, il envoie à sa mère quelques souvenirs et curiosités achetés sur place. Mais le bateau n’est pas nécessairement un lieu paisible. L’Andelana a du subir un effroyable typhon qui l'a dévasté. Percy Buck n’a aucun vêtement de rechange et ses amis lui prêtent régulièrement les leurs.

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Un marin, hanté par des visions, devient fou, le bosco (boatswain) doit le maîtriser. Deux autres tombent malades. Le capitaine lui-même rêve que l’eau envahit sa cabine et le noie, il jure que ce sera son dernier voyage en mer. Les marins, superstitieux, assurent que le bateau est hanté. Richard commence aussi à le croire, mais ne veut pas alarmer ses parents.

Arrivés à Shanghai, les apprentis marins tombent sur un chiromancien chinois et, par jeu, le matelot belge se fait lire son avenir. Le devin semble très perturbé par ce qu’il voit dans sa paume et annonce à Richard qu’il est en grand danger : un esprit maléfique le suit. Pour s’en protéger, il lui vend une ancienne amulette censée repousser les démons et fantômes. Il précise que l’amulette doit toujours être gardée sur soi pour rester efficace.

shangaifortune.jpg

L’amulette est curieuse, sur une face elle porte un zodiaque chinois et sur l’autre, deux épées entrecroisées couvrent une représentation de la Grande Ourse, source d’un très grand pouvoir magique.

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Et le voyage reprend. Le bateau vide est en « ballast » (lest), c’est indispensable pour lui donner de la stabilité. Mais d’autres incidents perturbent la vie à bord, Percy se blesse au visage et la blessure s’infecte. Un abcès très douloureux le fait souffrir et l’ambiance s’assombrit.

L’Andelana arrive à Tacoma le 6 janvier 1899.

A peine accosté, 10 hommes d’équipage quittent le navire et demandent leur solde. Parmi eux deux officiers et 8 matelots. Ils jurent que le navire est maudit et la rumeur rend leur remplacement très difficile. Le capitaine Staling arrive toutefois à en recruter et leur demande d’attendre le départ du bateau pour monter à bord.

En vue de son chargement en blé, le navire vide ses ballasts.

Richard prête à nouveau des vêtements à Percy pour qu’il aille à l’hôpital se faire soigner. Sans le savoir, l’amulette chinoise se trouve dans la poche du pantalon que porte maintenant l’anglais.

Pour détendre l’atmosphère, le capitaine demande à un photographe local, Wilhelm Hester, de faire une photo de l’équipage. Le jour est le 13 janvier 1899, un vendredi…

andelanacreweb.jpg

Depuis trois jours, le bateau charge des provisions pour le voyage de retour et les écoutilles sont laissées ouvertes. Le bateau lui-même est attaché par de grosses chaînes à des billes de bois.

Le temps semble tourner vinaigre et un gros vent souffle dans le port de Puget Sound, mais ça ne peut vraiment pas déranger l’équipage qui en a vu d’autres.

Et dans la nuit sans lune du 13 au 14 janvier 1899, l’Andelana disparaît sans un bruit. Un fort grain l'a fait tanguer et l'eau s'est ruée par les écoutilles, le faisant chavirer...

Le lendemain, seul un canot de sauvetage renversé flotte dans le port, le bateau a sombré. Les recherches avec remorqueurs s’avèrent infructueuses et, finalement, un scaphandrier est envoyé explorer l’endroit où le navire a disparu. Mais un accident noie le plongeur. Il devient la dix-huitième victime du navire maudit.

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Naufrage de l'Andelana.

Plus tard, Percy Buck sera renvoyé à Blackpool sur un autre bateau de la compagnie, l’Andrada. Il visitera les parents de son ami Richard, racontera les détails et leur rendra vêtements et amulette. Une superstition marine dit qu’il ne faut jamais garder les objets d’un mort, au risque de subir le même sort.

L’Andrada sur lequel il a voyagé, coulera à proximité de l’Andelana l’année suivante.

*Les rites shintos sont formels : pour calmer le côté violent de l’âme d’un défunt, l’aramitama, les rites doivent être répétés après 1-3-7 et 33 ans. Si ces rites ne sont pas respectés ou incomplets, l’aramitama hantera le lieu qu’il aura choisi comme « résidence ». Parfois, un quatre-mâts...

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    • Ce n'est quand meme pas difficile pour être en REGLE  ! pour les retraités , les occasionnels du dimanche il y a  : - Passer par un producteur qui effectuera toutes les demarches administratives  - Passer par le cheque intermittents  - Passer par le GUSO    En réalité ce qui ne "savent pas comment faire " c'est une FAUSSE EXCUSE pour dire  "comment faire pour payer le moins possible voir travailler au black sans problème" Petit rappel que certains de nos collègues qui ne vivent que du produit de leurs spectacles  , galèrent face à d'autres collèguent qui essayent de détourner le système et travaillent à des tarifs inadmissibles et prohibitifs !!   Pour le GUSO , en les appelant  directement , ils vous aident pour vous inscrire 
    • Bonjour @Marc PAGE Dans la première partie de ton message tu as bien résumé la réalité du processus du Trophée.  Tu évoques la multiplicité des prix. De mon point de vue c'est une bonne chose car il ne faut oublier aucune des facettes de notre art qui concourent à finaliser un bon spectacle . Or j'ai l'impression mais peut-être que je me trompe, que tous ces prix récompensent principalement la technique. Pour moi la technique,  la narration,  la créativité devraient être traitées sur un pied d'égalité.  D'ailleurs si quelqu'un ici pouvait faire un point sur tous les prix qui existent et en quelque lignes en donner le cahier des charges ça serait intéressant.  Je partage ton avis dans la seconde partie de ton message la FFAP de l'époque (FFM d'aujourd'hui) aurait à mon sens été bien inspirée de se saisir de ce projet intéressant. Ça a été d'ailleurs la première démarche de @Jean-Jacques JOURNAULT (Doc 3J) de solliciter l'instance nationale, elln'en n'a pas voulu,  dont acte.  Mais bon grâce au Cercle Magique de Paris,  ce trophée a le mérite d'exister malgré certainement de probables imperfections.  N'oublions pas que derrière il y a aussi un coût non négligeable supporté par le CMP pour offrir un événement de qualité.   Bonne journée  Philippe 
    • Là tu parles de Dominique WEBB l'organisateur de spectacles, le producteur d'émissions, on pourrait dire aussi le "tourneur". Qu'il ait permis a de nombreux artistes magiciens et autres de se faire connaître, de gagner de leur vie dans des moments plus ou moins difficiles ou simplement de mettre en lumière des artistes qu'il appréciait, cela ne fait aucun doute. Je comparais juste certaines de vos prestations. Je comparais les artistes et plus précisément les méthodes employées dans les numéros, pas les hommes. Je t'ai vu présenter tous tes numéros derrière un écran étant gamin puis en vrai lors de certains congrès en France et en Italie; Pour Dominique WEBB, je n'ai vu de lui que des numéros en vidéo, étant un peu trop jeune pour l'avoir vu en vrai (j'ai 37 ans à l'heure où j'écris ces lignes). Du point de vue purement artistique, j'estime donc que, sur la base de ce que j'ai pu voir de vous deux, tu as plus de mérite à présenter tes numéros que lui les siens. Après cela ne veut pas dire que ses numéros étaient moins bien que les tiens. Je ne doute pas que ses numéros aient eu un impact énorme sur les publics qui les ont vu. Je disais juste que les méthodes employées (l'utilisation que nous pouvons qualifier d'abusive des compères sur scène principalement), sont un peu trop faciles. Sur le plan humain, je n'ai pas connu Dominique WEBB personnellement donc je laisse ceux qui l'ont bien connu en parler. Par rapport à toi, j'ai eu quelques échanges sur ce forum et en vrai, on a pique-niquer ensemble une fois avant d'aller voir un spectacle de Yann FRISCH et on avait remangé ensemble avec ta femme et Ratsekou après. On s'est aussi déjà retrouvé à une table à discuter un peu lors de congrès.J'ai souvenir de quelqu'un de simple, qui aime tourner tout en dérision et qui a toujours de bonnes anecdotes. On sent que tu donnerais ta chemise pour un confrère en difficulté par ce que certains l'ont fait pour toi lorsque ça n'allait pas. Tu es une star mais une star très humaine. Concernant le numéro de table soulevée avec Jacques MARTIN, la présentation est top ! Le petit verre  de rouge pour justifier de manière humoristique le phénomène, l'incantation en italien, la table qui tombe sur le pied. C'est du show !
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