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après lui avoir montré de façon très détaillée,

La pédagogie du modèle et l'explication détaillée ne sont pas forcément les meilleures méthodes d'apprentissage.

Si je dis à Husky: "pour faire un salto arrière, tu fais ça, ça et ça" et que je lui montre ensuite, il y a de forte chance pour qu'après son essai, il m'en veuille quelque temps et ne me demande plus de lui apprendre grand chose. :)

il y a toutes les chances que son regard porte sur la mauvaise main (qui contient vraiment la balle) et que ce soit l'index gauche qui pointe la main droite et non l'inverse.

Il n'a pas pu mentir gestuellement.

Parce que le geste que tu lui demandes de faire ressemble à un geste connu. Il construit donc son geste en adaptant ses programmes moteurs existant. Il commence par le PM du dépot de la balle de la MD dans la MG et finit avec le PM du dépot de la MG dans la MD puisque les feed back informatifs lui disent que la balle est dans cette main droite.

Son problème de regard dirigé vers la main censée contenir la balle est facilement corrigeable, mais l'index restera de nombreuses fois inversé par rapport au geste demandé.

Il faut vraiment que l'enfant fasse des efforts pour réaliser ces gestes menteurs. Efforts qu'il n'aurait pas fait avec un vrai dépôt si ces mêmes gestes avaient été exécutés (regard et doigt).

D'ou l'intérêt de la mise en place d'un apprentissage pertinent tenant compte des infos génératrices d'erreurs.

Quelle est l'information dans le cas du faux dépot qui pousse le novice à polariser son attention sur la main qui tient la balle?

Comment faire pour que cette information ne soit plus celle pris en compte?

Par exemple, si je pense que c'est l'info cutanée que la balle donne à la main qui est génératrice d'erreur, on peut essayer de shunter cette info en faisant travailler avec des gants. Quelle sera la réponse alors?

On en revient à la question: pour apprendre un faux dépot et mettre en place un apprentissage, tu disposes de quoi? Sur quelle analyse te bases tu? Prends tu en compte toute les variables (mécaniques, informationnelles, cognitives, temporelles...) qui influent sur la réalisation du geste?

C'est vrai que la répétition (apprentissage) permettront de corriger ces points, mais avouez que cet apprentissage semble différent de celui d'un geste non menteur et que l'analyse pure du geste naturel n'aurait pas permis de palier ces erreurs sur les premières fois.

La seule différence entre l'apprentissage d'un geste menteur et d'un geste nouveau, c'est que pour le premier il va falloir tenir compte d'une programmation existante perturbatrice liée au vrai geste. Dans l'apprentissage, il faudra donc tenir compte d'une "déprogrammation" eventuelle (en identifiant les infos perturbatrices sur lesquelles jouer), un désaprentissage à inclure dans la phase d'apprentissage.

Modifié par dub

Circulez !

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Membres les + Actifs

Publié le

Bonjour à tous,

Ce sujet est passionnant et j'aimerais vous livrer ma source metaphorique du faux dépot en particulier : le pendule de Newton.

pendule-newton-3.jpg

Je l'explique en la recherche de l'inertie du mouvement transmis à la main qui reçoit sans perte ni de vitesse, ni de rythme.

En visualisant l'effet de l'impact, vous anticiperez peut-être plus facilement le suivi du regard.

Publié le

je l'avais bien dit qu'on entrerait dans le mélange des temps forts et faibles et du rythme de 3 et .. et ....

CED ha ! mon mariage ! lequel ? je sais le deuxième ! mais non je ne dirais rien même sous la torture ! lol !

Quoique à force que nous (quelques-uns) répétions ces conseils pour rien, on se demande si !!! mais c'est vrai qu'on ne vient pas des USA nous !!! alors que si on cherche loin, ça vient d'ici !!!!

Christopher

Publié le
La pédagogie du modèle et l'explication détaillée ne sont pas forcément les meilleures méthodes d'apprentissage.

Tout dépend de la personne. Je le vis en sport en permanence : certains ont besoin de répéter ce qui leur est démontré. Certains ont besoin de comprendre en regardant sans faire. D'autres ont besoin de ressentir jusqu'à ce que le geste soit bon...

Je trouve intéressant l'idée que l'information sensorielle fait peut partie des éléments qui rendent difficile l'apprentissage du geste menteur et d'essayer avec des gants. Mais ne pas ressentir le contact avec l'objet n'en retire pas la poids qui est également une information importante.

J'en reviens à ce que j'avais avancé plus haut : il ya surement un travail mental en plus du travail postural et du geste pour "oublier" qu'on ment.

Publié le

J'en reviens à ce que j'avais avancé plus haut : il ya surement un travail mental en plus du travail postural et du geste pour "oublier" qu'on ment.

Le travail du script/scénario résoud le problème. Le texte donne le rythme et la manière de raconter (que le texte soit verbal ou non) entraîne la théâtralité.

Publié le

j'ai toujours pensé que pour un numéro muet, la meilleure façon de le rendre lisible et naturel était d'accompagner mentalement la gestuelle d'un discours ou d'une histoire (même descriptive ce qu'on ne doit pas faire par ailleurs dans un numéro parlé). Si vous n'arrivez pas à raconter l'histoire, vous êtes trop rapide (je me demande quelle histoire doivent se raconter ces intarrissables producteurs de CD); si vous vous taisez (mentalement) c'est qu'il y a un trou dans votre présentation et une baisse d'attention par conséquent ... on s'éloigne peut-être du geste menteur (je ne le crois pas) mais de toute façon tout cela est un ensemble qui doit sa cohérence à une totale maîtrise de son numéro et des techniques y afférentes jusqu'à les oublier...

Christopher

Publié le

Je ne pense pas qu'on s'en éloigne non plus, en effet, tous les temps de silence où l'artiste agit (que ce soit une action importante ou apparemment nonchalante) ont pour but de "prouver" quelque chose ou au moins conduire le spectateur à un endroit précis... en ce sens, tout geste ne devient-il pas menteur dans la mesure où les gestes vrais doivent se mêler aux autres pour conduire le numéro à son issue...? (désolé de ne pouvoir intervenir autrement pour l'instant dans ce post très riche )

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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