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En effet Lancelot à raison sur une partie de ses dires.

Cela serait important d'ouvrir un sujet sur : " Les spectateurs se contentent-ils de peu ? "

Ou " Les spectateurs sont t-il aussi benêt qu'on pourrait le croire ? "

Je pense que pour répondre à ce genre de questions beaucoup de paramètres rentrent en jeu. La classe sociale ? La situation Géographique ? Le degré d'alcool dans le sang ?

Je pense qu'a Paris en effet et dans les grandes villes, pour étonner les spectateurs il faut y aller car ils ont une certaine culture du spectacle que d'autres n'ont pas en province. Ils ont pour la plus part déjà vu 2 ou 3 magiciens à l'oeuvre alors qu'ailleurs t'es le messie quand tu fais une Ambitieuse.

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En fait c'est vraiment ca la question :

Tu viens de la dire LudO :

Les spectateurs se contentent-ils de peu ?

Et là on est pas d'accord sur le Brainwave (par exemple, puisque c'est le 1er tour que présente Kamel).

Je pense que le Brainwave n'est pas perçu par le public comme le tour de tonton andré.

Réflechissons : tu penses à une carte et juste en étalant le jeu elle se retrouve retournée parmis les autres. Sans aucun manip suspecte en plus. Ben un novice va y trouver de la magie. C'est dingue.

Lorsqu'on connait le truc ben c'est vraiment astucieux mais c'est usé jusqu'à la corde.

Comparons les As Mac Donalds et les Jazz Aces. c'est des assemblés et ces tours sont assez semblables. Je ne pense pas que le public pense que les As Mc Do sont nuls parce que automatiques/truqué et que les jazz Aces c'est super mieux parce qu'il y a du travail pour faire disparaitre chaque as et le transporter sur le lead.

Lancelot, tes propos sont valables mais tu n'arrives pas bien à comprendre ce que je te dis. Je ne parle que du tour de manière intrinsèque et ut me branches sur Kimlat.

Evidemment qu'un bon tour surpasses le tour du patron et heureusement je dis juste que pour le public non habitué à voir de la magie, le brainwave de Kamel c'est bien. Tu comprends la différence ?

  • J'aime 1
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Ploom, je te remercie de m'avoir ouvert les yeux...

Et dire qu'un Stone, par exemple, se casse la nenette pour faire apparaitre quelques pièces, alors qu'un bon vieux Dynamic coins fait exactement le même effet sur ce public stupide...

Et dire qu'un Tamariz a parfois réfléchi des années pour pondre certains tours, alors qu'un simple "21 cartes" fait exactement le même effet sur ce crétin de public...

Et dire qu'un Willow se triture le cerveau pour faire de superbes ballons, alors que, bon, un chien, un cygne et une plume d'indien, ça le fait tout autant pour ce sot de public...

Et dire qu'un Jean Regil met au point des "femmes coupées en deux" avec lanières au pied, côté ajouré, alors qu'une bonne grosse table avec un double-fond de 50 cm et une nappe (un drap peut suffire) qui descend jusqu'au sol produit la même impression sur ces idiots du public...

Et dire qu'un Bebel se démène avec des gobelets superbes, avec une routine sophistiquée et léchée, alors que trois mini-verres en plastiques, quelques bout de mousse, et deux passes, font exactement le même effet à cet andouille de public...

Et dire que Bilis s'ennuie à faire des nouveautés avec Chatelain, alors que, bon, un bon vieux radio, hein, pour ces benêts du publics, c'est pareil... On peux faire plein de choses avec un radio, le public ne verra aucune différence...

Et un Tabary, hein, sa routine de corde... Pourquoi ? Les gens sont tellement c..., une corde coupée-raccomodée (Magicorama des Castors Juniors), c'est exactement la même chose pour eux, c'est évident...

Un Mirouf qui se tue à créer de nouveaux tours, de nouveaux effets ? Mais ça sert à rien, le public n'a aucune mémoire, pompom chinois-carte au canard-quêteuse aux foulard, ça suffit bien si on alterne......

Un flying à la Copperfield ? Oh la la... c'est du boulot, c'est des sous,halte ! Un drap et deux balais, le public n'y verra que du feu, c'est cruel pour Copperfield mais c'est la vérité...

Et d'ailleurs ça marche pas qu'en magie : j'ai un pote restaurateur qui s'embête à choisir des fruits et légumes frais et beaux pour sa cuisine, quel c on ! Il y a des surgelés premiers prix, c'est pas le client qui va faire la différence...

Quand on pense que des fortunes sont dépensées dans de grandes entreprises de parfumerie pour étudier le BRUIT que fait le bouchon du flacon quand on l'enlève ! Faut il être stupide : un peu de parfum (que dis-je, de parfum... d'eau de cologne !) dans une bouteille en plastique ferait aussi bien l'affaire, y'a pas un client qui ferra la différence, ils n'ont aucun goût...

Mon Dieu, que ta révélation va me simplifier la vie ! Merci encore, Ploom. Je vais vite envoyer un mail à tous ces gens pour leur dire : "arrêtez ! Vous dépenser du temps, de l'argent, de l'énergie POUR RIEN ! Le public est un crétin qui ne voit rien, gobe tout pareil, c'est de la confiture au pourceau ! Vous cherchez à "faire plaisir" au public ? A lui offrir de la "qualité" ? Vous êtes à côté de la plaque... Le public, c'est un gros c onnard qu'il convient simplement de tondre avec le moins d'effort possible. C'est cruel, mais c'est comme ça !"

Cordialement,

Lancelot

T'aurais pas tendance à faire des amalgames et prendre des raccourcis un peu facilement?

Dire que le public ne connait pas les arcanes de la magie ne veut pas dire que c'est une buse.

C'est simplement dire qu'il n'a pas les connaissances (encore heureux) pour faire la différence entre un tour ou la technique prestidigitatoire est élevée d'un qui ne l'est pas.

Cela n'a rien à voir avec la création.

Par contre cela à beaucoup à voir avec la présentation, ce qui semble être le noeud du problème dans la prestation de Kamel.

Je confirme, le tour des 21 cartes, comme Vietnam, comme OOTW, comme ... peuvent être des merveilles si la présentation les amène à ce niveau.

  • J'aime 1
Invité lancelot
Publié le

Lancelot, tes propos sont valables mais tu n'arrives pas bien à comprendre ce que je te dis.

Pardon Maître. Je suis désolé, Maitre. Je le referais plus, Maitre.

Tu comprends la différence ?

Pas bien, Maitre, parce que je suis un peu bête (pardon Maitre) mais j'essaie, Maitre.

Invité lancelot
Publié le

Je confirme, le tour des 21 cartes, comme Vietnam, comme OOTW, comme ... peuvent être des merveilles si la présentation les amène à ce niveau.

Euh... et faire les "21 cartes" comme une buse, on peut ? Après tout, si le public met sur un pied d'égalité un effet comme une "carte signée à la bouche" et un effet "21 cartes", quand bien même ce dernier est super bien présenté, y'a pas lieu de penser qu'il fera la différence entre une buse et un super-pro... après tout, non ?

Comme le disais quelqu'un plus haut : "pourquoi se faire ch..., chacun voit midi à sa porte", non ?

Mais bon... Ceci dit, si quelqu'un présente très bien les "21 cartes", pourquoi ne présenterait-il pas aussi très bien une "carte à la bouche" ? ça serait dommage de se priver... et ça rajouterait quand même en impact. L'art, c'est toujours aller plus loin, il me semble. En se retournant souvent pour ne pas oublier ce qu'on laisse derrière soit.

(note : toute cette argumentation est hors "magie comique", ou les tenants, les ressorts et les aboutissants ne sont pas du tout les mêmes, bien entendu...)

Invité lancelot
Publié le (modifié)
De plus en plus constructif je vois

Vous allez me flageller, Maitre ? Apprenez moi plutôt la "constructivité"*, citez-nous donc quelques unes de vos expériences, narrez nous un peu de votre vécu, présentez nous quelques arguments documentés et enrichis d'exemple, parlez nous de votre manière de réjouir le public, contez nous quelques anecdotes fort à propos, distillez-nous votre science... nous sommes tout ouï, Maitre.

*mais bon, j'ai rien contre un ou deux petits coups de fouet, vous savez que ça m'excite, Maitre.

Modifié par lancelot
Publié le

Je n'ai jamais prétendu qu'il ne fallait pas se faire ... Effectivement tu as du mal à comprendre ce qu'on te dit. :whistle:

Chacun voit midi à sa porte. Le médiocre qui se complait dans la médiocrité, forcément à un moment donné ça va lui retomber sur la tronche. Donc je m'en fous à titre personnel si c'est quelqu'un que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam.

Bon moi dans ton argumentation y a un truc que je pige pas vraiment. C'est sur le travail fourni en amont.

Je prends l'exemple des cartes. Des techniques comme l'empalmage se doivent d'etre invisibles pour etre reussies. En gros le spectateur ne doit pas sentir le travail effectué sur la technique ou alors c'est qu'elle n'est pas maitrisée ! Ce qui rend le tour d'autant plus fort puis qu'apparemment il ne s'est rien passé de suspect. Aussi des gimmicks 'automatiques' permettent souvent de simplifier la méthode d'un même tour et donc de paraitre tout aussi "honnête". Donc pourquoi utiliser la méthode compliquée si la simple nous simplifie la vie ? Qu'elle permet de nous concentrer sur la présentation ? C'est de la fainéantise ?

Maintenant, tu compares non pas deux méthodes mais deux tours bien distincts : le tour des 21 cartes à celui de la carte à la bouche.

Le tour en lui meme dans sa structure et son climax (hors méthode utilisée) doit effectivement avoir plus d'impact, ne serait-ce que visuellement, que des cartes dealées mollement sur un tapis.

On est aussi d'accord sur l'importance de la présentation.

Maintenant je vais prendre l'exemple de la carte à la poche. Tour pro classique. Donc pas celui de tonton rené et ses cartes Ricard toutes dégueux. Y a des méthodes automatiques et des methodes hyper "techniques" (je le mets entre guillements maintenant sinon je risque de me faire engueuler). Si je choisis la methode automatique parce que je ne maitrise pas l'empalmage, est ce que je me fous de la gueule du public parce que j'ai pris la methode la plus facile ? Parce que cette methode automatique, y a de grandes chances qu'elle provienne du repertoire d'un magicien pro qui a peut etre 30 années d'experience et est respecté par ses pairs. Lui aussi il se fout de son public de "cons qui savent faire la difference" ? Parce qu'objectivement, entre nous, je me doute bien qu'il y a des chances pour que la methode avec empalmage soit plus spectaculaire, plus "clean".

Tu peux me répondre en m'appelant "maitre" aussi ? Y a pas de raisons... ;)

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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