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Cette fois-ci pour une routine d'as (cartes encore) :

Le CTFMTA : le Cercle Très Fermé des Magiciens qui ne font des Tours qu'avec les As.

Non, ce n’est pas une nouvelle association de magiciens mais plutôt un scénario pour une routine d’as.

medium_carredas.2.jpg

Matériel : as de carreau à dos bleu, as de cœur à dos rouge, as de pique à dos jaune, as de trèfle à dos vert et une carte double tarot (rouge/bleu). J’ai trouvé les 2 as à dos jaune et vert dans la routine « Emotions » de Carlos Vaquera. Un mini Himber portefeuille. Un tapis de close-up de couleur verte. Une cravate jaune (ou tout autre objet ou pièce de vêtement de couleur jaune).

Montage : du dessous vers le dessus (faces visibles) : as de cœur, as de trèfle, double tarot (rouge visible), as de carreau, as de pique. Le tout est dans le mini portefeuille.

Lancement du scénario :

Le magicien dit qu’il va présenter le tour qui lui a permis d’entrer dans au C.T.F.M.T.A. : le « Cercle très fermé des Magiciens qui ne font des Tours qu’avec les As ».

Pour cela, le magicien sort de sa poche le mini portefeuille.

Présentation de 4 as à dos bleu :

Ce soir là, le premier magicien présenta 4 as, 4 as à dos bleu. Le magicien sort les cartes du portefeuille (le portefeuille est laissé ouvert sur la table) : comptage Ascanio pour présenter les 4 as. La carte double est mise sous le paquet. Le paquet est retourné dos visibles pour montrer 4 dos bleus : comptage optique. La carte double est mise dessous.

Le dos de l’as de cœur devient rouge :

Il annonça qu’il allait présenter un tour avec l’as de cœur. Le magicien montre la première carte face visible du paquet : l’as de cœur. Le magicien retourne le paquet dos visibles et effectue un comptage Elmsley pour montrer 3 cartes à dos bleu et une carte à dos rouge. La carte rouge est retirée et retournée : c’est l’as de cœur.

L’as de cœur est posé face visible sur le paquet dos visibles. Levée double pour montrer à nouveau le dos rouge de la carte. Les 2 cartes sont laissées retournées sur le paquet.

Seul le dos de l’as de carreau reste bleu :

Le deuxième magicien dit que lui, il allait présenter un tour non pas avec l’as de cœur (montrer du doigt la carte rouge du dessus du paquet toujours dos visibles) mais avec l’as de carreau. Le magicien retourne le paquet faces visibles et en sort l’as de carreau. Et contrairement à mon collègue, je ne vais pas changer la couleur de cet as mais plutôt changer la couleur du dos des 3 autres cartes. Le magicien montre le dos bleu de l’as de carreau et le replace sur le paquet faces visibles. Le magicien retourne le paquet dos visibles et effectue un comptage Elmsley pour montrer 3 cartes à dos rouge et une carte à dos bleu : l’as de carreau. L’as de carreau est posé face visible sur le paquet dos visibles. Levée double pour montrer à nouveau le dos bleu.

L’as de carreau quitte le portefeuille pour revenir parmi les as :

Le troisième magicien, lui, dit qu’il allait faire autre chose. Il prit l’as de carreau et le remit dans le portefeuille. Le magicien prend l’as de carreau (en fait la carte double tarot) et la replace dans le portefeuille (attention, pendant cette action de ne pas montrer l’autre carte à dos bleu). Le portefeuille est refermé et retourné, avant d’être à nouveau posé sur la table. Le troisième magicien annonça que l’as de carreau allait revenir dans le paquet. Le magicien effectue un comptage Elmsley, faces visibles, pour montrer que l’as de carreau est revenu. L’as de carreau est posé face visible sur le portefeuille.

Le magicien effectue le Rumba Count de Jean-Pierre de Vallarino pour montrer 3 cartes à dos rouges. L’as de cœur est posé face visible sur l’as de carreau.

C’est à ce moment là que les magiciens du Cercle très fermé des Magiciens qui ne font des Tours qu’avec les As m’ont demandé si je pouvais leur faire un tour avec les deux derniers as : l’as de trèfle et l’as de pique.

Le dos de l’as de trèfle et de l’as de pique devient vert :

Le magicien éventaille les deux derniers as faces visibles et les frotte légèrement sur le tapis de close-up. L’éventail est refermé. Le magicien effectue un comptage optique des 2 cartes pour montrer 2 dos vert. L’as de trèfle est posé sur les deux as précédemment posés sur le portefeuille.

Le dos de l’as de pique devient jaune :

C’est à ce moment là que les magiciens du Cercle très fermé des Magiciens qui ne font des Tours qu’avec les As m’ont demandé si je pouvais leur faire un dernier tour avec le dernier as : l’as de pique. J’ai pris alors l’as de pique et je l’ai frotté légèrement sur ma cravate et celui-ci de vert est devenu jaune. Frotter le dernier as sur la cravate de couleur jaune.

Ce dernier as est posé dos visible sur la table avec la main gauche, pendant que la main droite ramasse les 3 autres as et qu’elle les repose un à un également dos visibles sur l’as à dos jaune.

Le tout est rangé dans l’Himber portefeuille qui lui-même est remit dans la poche. Le magicien dit : et c’est comme ça que j’ai pu rejoindre le CTFMTA, le cercle très fermé des magiciens qui ne font des tours qu’avec des as…

PLUS : le mini portefeuille Himber que je possède permet d’y ranger une carte de visite. J’en profite à la fin de la routine pour en retirer la carte de visite et pour la poser sur la table. Sur la carte de visite est écrit : « Membre du Cercle Très Fermé des Magiciens qui ne font des Tours qu’avec les As ». Je laisse cette carte de visite aux spectateurs…

CREDIT : magasins Tie-Rack pour la cravate jaune.

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Membres les + Actifs

Publié le

Génial cette routine de carte. Et tu vois là j'ai beaucoup l'histoire, je crois que je fais un blocage sur les tours avec des histoires fantastiques. ne m'en veut pas ! Please.

Merci encore j'adore je la garde précieusement en attendant d'acheter des cartes à dos jaunes et vertes ainsi que la cravate.

Gérard MERci.

Tom

"La critique est la puissance de l'impuissant".

Publié le

Trés beaux textes Gérard, un peu dense parfois. Cela ne me collerait pas!!

Gérard le plus important pour moi n'est pas le but, mais la manière d'y arriver, ici la manière de créer tes textes. Pourquoi, comment....

Moi la plus part du temps, je prend une feuille, ecrit les objets utilisé dessus. Ensuite je prend chaque objet et j'écrit tout ce qui m'évoque. Que ce soit au niveau de la forme de la couleur, mais aussi les expression de la langue, une déformation de la prononciation: Oeuf = off= neuf=... ; Pièce=fesses= niece= laisse... Donc j'arrive avec Pièce qui roule n'amasse pas mousse.

Autre exempl:

Jammais deux sans trois= jammais Dieu sans foi= Jamais dieu sans croix= jammais feu sans bois....

Aprés avoir gribouiller une feuille, je prend que le meilleur MAIS tout en gardant le reste en mémoire, car cela peut servir un jour ou l'autre ou pour avoir de la réparti.

Smart bastards magazine, c'est bientôt...

 

"Les magiciens sont en concurrence car ils prennent des parts du gâteau, alors que mon but est de faire grossir le gâteau." Kostya Kimlat

Publié le (modifié)

Bravo Gérard pour ces textes.

Il y a vraiment une grosse recherche...Les jeux de mots sont très bons

"La sculpture tribale" de Philippe...C'est marrant, je le reconnais bien là!!! ;)

Modifié par Julien AlkazA
Publié le

Pour qu'un jeu de mots fonctionne, il faut que le spectateur fasse un bout du chemin. On doit faire appel à son intelligence, à sa culture générale.

D'où premier problème : les spectateurs n'ont pas tous la même intelligence, la même culture générale. Ce qui sera donc drôle ou amusant pour l'un, ne le sera pas forcément pour l'autre.

Comment construire un jeu de mots ?

Il faut avoir en tête (ou par écrit) des listes de mots par thème avec leurs expressions correspondantes. Si vous trouvez un même mot (ou une même idée) dans deux listes différentes, vous pouvez construire un tel jeu de mots.

Exemple :

Dans la liste des expressions en rapport avec la main et les doigts, on trouve : "Manger sur le pouce" et "Vous allez vous en mordre les doigts".

Dans ces deux expressions, on trouve l'idée de "manger" et "mordre". Ces deux expressions pourraient donc faire partie d'une autre liste. A partir de là, on va pouvoir construire notre phrase.

"A force de manger tout le temps sur le pouce, vous finirez un jour par vous en mordre les doigts".

4 mots sont importants : pouce, doigts, manger et mordre.

Le spectateur reçoit cette phrase et doit la décomposer. C'est cette réflexion qui déclenchera chez lui le sourire ou le rire.

Il y a un rythme dans cette phrase, c'est important car ce rythme, une fois assimilé par le spectateur, vous permettra de l'emprisonner. Il finira par rire mécaniquement.

Ici la phrase est courte. Si elle était plus longue, il ne faudrait pas que les mots clés soient loin les uns des autres.

Un autre exemple : "Depuis qu'il se couche avec les poules, il se réveille au chant du coq"

Mots clés : poule et coq (même liste), coucher et réveiller (même liste).

Recenser par exemple (pour en revenir à la magie) toutes les expressions contenant le mot "corde" ou "noeud" ou encore toutes celles contenant le mot "boule".

Ensuite repérer tous les mots et verbes qui ont un double (voir plus) sens. Exemple pour les cordes : "j'y suis très lié" ou "j'y suis très attaché".

Vous verrez qu'il y a de quoi faire...

Publié le (modifié)

Bonsoir et ben mince alors !

Il se passe tout ça dans mon cerveau

quand je produis un peu d'humour

et de jeu sur les mots,

et réciproquement,

il se passe aussi tout ça dans ma tête

quand je souris à un peu d'humour

et de jeux de mots !

C'est un truc à finir

avec une migraine

à l'insu de son plein gré,

je vais arrêter de faire de l'esprit

et d'y être réceptif,

sinon je te dis pas

comment je vais finir !

Petitbonhomme

Modifié par petitbonhomme

Jean-Yves Loes (Petitbonhomme)

http://www.lamagiedupetitzebulon.com/

Publié le

Je crois qu'aucun post n'a suscité (à mon humble connaissance) autant de gentillesse que celle produite par Gérard, c'est un plaisir, et celui là aussi à plusieurs sens.

Personnellement, j'ai appris la magie en anglais, donc quand je m'entraine les mots qui me viennent ne sont pas naturellement des mots français, donc quand je suis en presta, c'est plus de l'improvisation, mais la répétition faisant, j'ai une thématique qui s'adapte à la réceptivité du public, ce qui m'évite de m'ennuyer aussi (la fameuse différence entre un public varié pour le meme effet, et l'inverse)

J'ai énormément appris de mes voyages également; quand j'étais ado, j'ai eu la chance de pouvoir voyager en Europe, à bord de bateau Internationaux, et je me produisais pour l'équipage. C'est une bonne occasion de décomplexer son anglais (les allemands, les Italiens et les autres parlent aussi mal que nous, n'est ce pas M.le Ministre) et en meme temps de composer des numéros où la parole est secondaire, je veux dire par là, que c'est un bon moyen de savoir si une phrase est necessaire quand on se sait pas comment le dire... donc faire le choix de mouvement explicites, d'expression faciale (qui est un bon moyen de "parler" également), et de gestes évocateurs...

Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

  • 1 month plus tard...
Publié le
Peut être que ça pourrait en aider certains, je suis en train de lire le pouvoir de l'illusion de Jacques H. Paget.

J'en suis qu'a la moitié je ferai un petit CR dès que je le termine mais déjà je peux affirmer que ce livre est très utile a qui veut avoir une certaine "prestance" pour présenter un tour.

Je vous le le conseille

Le petit CR en question pour bientot logiquement.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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