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j'ouvre un nouveau sujet qui , je crois , n'a jamais été traité sur VM et pour cause.... il pourrait "facher"

Ayant fait travailler des dizaines de collègues , il m' est arrivé TRES rarement que ceux-ci me "renvoie l'ascenceur" comme l'on dit .

L'artiste serait cet être froid et personnel pour ne penser qu'à lui ? serait-il si égocentrique qu'il pense qu'étant le meilleur il n'a pas à s'abaisser à faire ce geste ? et surtout ne me dites pas "tu sais moi je n'organise pas de spectacles , j'attends qu'ils arrivent ! car qui n'a jamais eu un "doublon" impossible à réaliser .

Avant d'écrire ce post , l'artiste que je "crois être" a fait un petit bilan , cela fait toujours du bien !!!! et remet les choses en place , et je pense qu'à 90 % je me suis fait un devoir de "renvoyer l'ascenceur" à chaque fois qu'un artiste m'a fait travailler , mais comme l'être humain n'est pas parfait , il me reste les 10 % d'erreur .

Voilà le débat est ouvert !!!!!!!!!!!!!!

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Publié le

Pour les magiciens, je ne sais pas, mais ton post parlant de "l'artiste", je peux te dire qu'en musique, le renvoi de l'ascenseur est quasi-systématique.

Quelqu'un ne respectant pas ce contrat tacite se fait d'ailleurs vite grillé (enfin à partir d'un certain nombre d'ascenseurs bien sûr)

"Pourquoi jouer tant de notes, alors qu'il suffit de jouer les plus belles ?" (Miles DAVIS).

Publié le

En avril, un magicien qui tourne beaucoup m'a appelé en me disant : "tu habites plus près, si ca t'intéresse, prend-le..."

En décembre, il me rappelle et me dit : "Ce CE recherche un magicien... si ca t'intéresse, prend-le car je suis déjà pris". Je l'ai refilé à un copain qui a ravi le client et j'ai rappelé le magicien pour le remercier et lui dire que ca avait été concrétisé. Il a été surpris que je le rappelle en me disant "Y'a pas de quoi".

Je n'ai pas encore eu l'occasion de lui rendre service, mais dès que je peux...

A côté de ca, un magicien que j'ai fait travailler deux fois m'appelle un jour pour avoir des infos sur l'intermittence. Puis... après une prestation qui avait eu lieu en fin de mois, il m'appelle (deux semaine après) en me disant : "les assedics n'ont pas encore pris en compte la date. Je me débrouille pour lui avoir toutes les infos et comme il ne me disait pas merci, je lui précise que n'importe quel autre interlocuteur lui aurait dit de se débrouiller. Réponse : "Et bien je n'embeterai plus..." Depuis, plus de nouvelles.

Comme quoi... Il y a ceux qui ne pensent qu'à leur gueule, attendent que le contrat arrive, comptant sur les autres, souvent profitant de l'intermittence pour avoir des revenus à bon compte. Ce sont souvent eux qui parasitent le système de l'intermittence (Ce n'est pas un amalgame mais un constat) et briment les vrais artistes intermittents.

Et il y a les autres, ceux qui vont chercher les contrats, intermittents ou à leur compte, et qui sachant la valeur des contrats, n'hésitent pourtant pas à faire appel à leurs confrères, sans avoir peur de la concurrence. C'est la minorité.

Certes, on pourrait arguer que proposer un autre magicien est un peu "donner nos billes". Je ne le pense pas. Si un client est heureux parceque vous vous êtes débrouillé pour trouver un bon artiste qui compense votre indisponibilité LE CLIENT REVIENDRA VERS VOUS ET NON VERS L'AUTRE.

On en revient à la peur de la concurrence. En Bretagne, certains magiciens travaillent en solo et gardent jalousement leurs plans. Et il y a quelques autres qui se font confiance et tentent de travailler en bonne intelligence avec les autres, et même pour ma part de les proposer au même titre que mes prestations.

Qui tourne le plus, à votre avis ?

Qui a besoin de brader pour tourner, à votre avis ?

Si tout le monde comprenait cela, je crois que tout irait mieux dans le monde magique. La concurrence est un moteur, la jalousie et l'égoïsme un frein... Et c'est pour cela que j'apprécie par exemple des gars comme Splitch, Robby, Fred ou Stéfane Laurens... qui eux ont largement compris cela.

Pour ma part, lorsque je refile un contrat, je n'attends pas de retour d'ascenceur en particulier, mais lorsque je reçois un coup de fil d'un gars qui me dit "Merci de m'avoir fait confiance", j'apprécie.

Et si en plus, par la suite, il y a un retour... et bien là c'est Byzance...

Publié le (modifié)

J'ai aussi passé des affaires à des collègues magiciens et rarement des retours d'ascenseurs le comble c'est qu'un de ceux là à même pris un autre ombromane pour un gala sur lequel il était décisionnaire pour les artistes !

Par contre j'avais repassé un plan à un imitateur qui s'en est souvenu 5 ans après en me proposant un gala .

Un clown que j'avais mis sur un spectacle m'a envoyé 4 places pour le Cirque Pinder ou il travaillait !

mais de la part des magiciens rarissime.

Idem pour moi si on me repasse quelque chose je dis bien à charge de revanche mais sans rien promettre car je ne suis pas agent, mais j'essaie toujours, après c'est le client qui choisi.

Avant je critiquais les artistes qui prenaient une commission sur les affaires passées aux collègues , mais je me demande s'ils n'ont pas raison.

Pourquoi les Russes travaillent t'ils tant en Allemagne , parcequ'ils se repassent les adresses et se présentent entres eux aux directions.

Modifié par Danilsen
Publié le

Le retour d'ascenseur est tout à fait normal mais bon souvent et trop à mon gout hélas, l'artiste préfère refuser un contrat que le donner à quelqu'un.

Le client sera toujours heureux que vous lui trouviez quelqu'un! Il vous sera reconnaissant s'il est honnète.

Publié le (modifié)

Par respect pour les personnes qui me "placent" parfois sur des prestations, je demande toujours au clients qui veulent mes coordonnées de passer par la personne en question.

1) l'artiste a un retour sur ma prestation.

2) si ça c'est bien passé il saura qu'il peut me proposer sans risque

3) il voit que je n'ai pas essayé de lui voler son client, donc il a confiance et sera plus enclin à renouveller l'expérience.

De plus j'ai toujours sur moi un porte carte de visite avec les coordonnées d'artistes divers et variés afin de les proposer aux différents clients, avec une petite priorité pour ceux qui m'ont déjà proposé des plans.

Modifié par Spiouf
Publié le

Idem, certains artistes a qui j'ai refilé (plusieurs) plans ne m'appellent meme plus aujourd'hui :( ... mais bon, comme winfried, je pense que le client n'y est pour rien et a droit a son spectacle....

Invité lancelot
Publié le

Sur Grenoble, l'ambiance est plutôt bonne, les magicos sont respectueux des lieux où tel ou tel a l'habitude de travailler, les retours d'ascenseurs fréquents. C'est agréable.

Il y a, bien sûr, toujours un ou deux abrutis qui ne "jouent" pas le jeu, mais dans l'ensemble, les "plans" se refilent assez facilement, en fonction des affinités bien sûr, mais ces affinités sont larges.

résultat ; chacun y gagne, la magie se développe, et puis, ce qui est sympa, c'est qu'un jour ou l'autre on se trouve toujours à travailler avec un tel ou un tel, ce qui crée des liens.

La magie appelle la magie... Plus il y en a, plus il y en aura. A part une ou deux andouilles qui restent fermés dans leur coin, repliés sur eux-même, tout le monde ici est assez ouvert, il n'y a quasiment pas d'histoire du style "il m'a piqué un contrat", et tout le monde est gagnant...

Publié le

C'est drôle de lire " un artiste décisionnaire pour les artistes embauchés sur le gala...".

Combien d'artistes savent qu'ils n'ont pas le droit de faire du placement d'artistes... On est intermittent ou agent... mais pas les deux. Le beurre et l'argent du beurre, telle est la mentalité des français... et les artistes n'y échappent pas.

Il y a pourtant une solution mais qui demande du courage... Arrêtez l'intermittence et monter son entreprise... Ah la j'entends plus grand monde... Comment ?... l'intermittence je ne veux surtout pas la lâcher... Ah oui c'est vrai j'avais oublié... le beurre et l'argent du beurre...

Ca me rappelle un magicien croisé pendant Décembre. Il a eu le culot de me dire : "Les fonctionnaires ont beaucoup d'avantages et c'est normal de mettre tout le monde à égalité..."

Je pense avoir trouvé le cadeau de Noël que je vais offrir à ce monsieur : un balai !!! Pour balayer devant sa porte avant celle des autres...

C'est peut-être décaler avec le sujet de départ mais ces intermittents donneurs de leçons je N'EN PEUX PLUS !!!!

auteur, compositeur, interprète de rêves...

www.sebastienparis.com

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    • Magie, Mentalism et Ramsay Stack ! Du pur bonheur ! Livres en anglais ! 220 euros FDPI pour la France
    • Ah ouais ! Wow Thierry ! 🙂 Je ne suis pas triste d'avoir bifurqué sur cette métaphore ombre et lumière ! 🙂 Et merci à Christian de l'avoir remise sur un terrain purement physique, cela permet ces développements forts intéressants ! 🙂 Et oui : une métaphore n'a précisément pas pour fonction de décrire le réel avec la précision du vocabulaire scientifique. Elle permet de faire circuler une idée d'un domaine à un autre. Je comprend, aussi, que cette métaphore ombre / lumière puisse être comprise de manière binaire bien / mal. Pourtant, comme tu l'expliques très bien, Thierry, l'ombre n'est pas plus le mal que la lumière n'est nécessairement le bien. L'ombre peut être l'inconnu, l'inconscient, le mystère, la limite, l'altérité, ce qui échappe encore à notre compréhension. Et la lumière peut être la connaissance, la conscience, la vérité. Mais aussi (lorsqu'elle devient absolue) l'aveuglement ! Une lumière qui supprimerait toute ombre ne nous permettrait peut-être plus de voir davantage : elle pourrait au contraire nous empêcher de voir. J'aime bien aussi cette citation que j'ai lu quelque part mais dont je ne retrouve plus l'auteur, ça dit quelque chose comme : L'ombre n'est pas l'absence de lumière, elle est ce qui nous permet de voir que la lumière éclaire.  Et donc oui, de ce point de vue là, la lumière ne peut exister sans l'ombre ! 🙂
    • Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a  un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide.  Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice.  Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants.  Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
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