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Bonjour,

Pour commencer, je te remercie ‘J’ pour ce partage.

Je trouve en effet intéressent de débattre sur la ‘présentation’. On constate tous que cela semble être la chose la plus importante, la plus compliquée, mais c’est aussi la plus passionnante.

Je trouve donc ton texte particulièrement bien adapté à ce numéro.

Bon..., se permettre de donner son avis sans justification ça fait un peu léger alors, je m’explique (au risque d’être un poil barbant) :

Ce numéro est, je trouve, naturellement ‘minimaliste’ visuellement, de part la neutralité de l’unique accessoire utilisé. Ce minimalisme invite, à mon sens, facilement à l’utilisation d’une référence ‘symbolique’ de l’objet (ici le fil de la vie).

L’utilisation d’un texte n’utilisant pas l’objet en tant que symbole mais en tant qu’objet concret est évidement possible mais, à mon sens, il serait pour cela nécessaire de donner à l’objet plus de corps / plus de vie… en utilisant des accessoires plus travaillés ou des accessoires complémentaires, ou autre…

On pourrait également être tenté de présenter ce numéro sans texte afin de ne pas ‘parasiter’ la simplicité visuelle de l’effet (je le présentais maladroitement de cette manière il y a quelques années).

Mais, après réflexion, je trouve que cela provoque l’effet inverse :

L’effet visuel occupe trop de place vis-à-vis de la présentation et le numéro devient une sorte de douce démonstration de ‘force’.

Et c’est la que le texte de ‘J le ma-j-cien’ (peut être un cousin de ‘M le magicien’ de Massimo Mattioli?) a, à mon avis, toute sa place.

Je le trouve (et au vu des commentaires je ne suis pas le seul) très fort (comprendre : envoûtant) et même plus fort que l’effet, ce qui je pense, est très nécessaire en ‘magie’.

Je n’ai moi-même pas encore réussi à écrire un texte qui me convienne pour ce numéro (donc mon avis reste d’un intérêt relativement limité)… mais j’étais également parti il y a quelques années vers un texte symbolique utilisant cette fois le thème des ‘invisibles filins’ qui nous relient à notre destinée. Le texte change mais le but me semble le même…

Le fait d’avoir utilisé des vers me semble également judicieux pour les raisons suivantes :

Je trouve que cela incite forcement à la poésie (cela va de soi.. avec ce genre de commentaires on va pas avancer ;-) ) et également à une certaine ‘concentration’/‘captation’ pour le spectateur (peut être en partie due au rythme imposé par les vers) ce qui renforce pleinement le coté intimiste (ne surtout pas comprendre ‘close up’, mais ‘accessibilité du magicien en tant que ‘personnage’) qui je pense convient très bien pour ce numéro. Enfin l’utilisation de rimes permet d’ajouter relativement facilement une certaine ‘noblesse’ au texte.

La qualité et la ‘force’ du texte (ici celui de J) font donc, pour le spectateur, passer en apparence l’effet au second plan…En apparence seulement car l’effet en ressort évidement pleinement grandit de part un juste équilibre d’impact entre le texte et le visuel.

Cette subtilité ne semble pas consciemment perçue par le spectateur et il se laisse ainsi volontiers embarqué par l’histoire mettant complètement à terre le sentiment d’assister à une démonstration de ‘truc’. D’ailleurs l’effet devient pleinement une simple ‘illustration’ des propos ce qui je trouve participe à une certaine idée de théâtralisation de l’ensemble.

Ce n’est pas clair ? Je veux dire par la que l’effet occupe complètement la place réduite qu’il lui est du et surtout pas plus. La ‘place’ qu’il occupe est bien sur relative aux autres éléments de la présentation (ici le texte). Tout ça pour dire que le texte de ‘J’ participe à réduire la place de l’effet pour finalement le mettre plus en valeur.

C’est encore moins clair ? … bon… Tant pis.

J’aurais cependant trouvé intéressant d’ajouter quelques lignes d’introduction afin de poser le ‘décor’ (pour bien comprendre ou/quand se situe l’histoire) et surtout donner au texte un temps d’avance vis-à-vis du visuel (l’accessoire ne serait pas visible durant cette l’introduction).

Dans la même idée, quelques lignes de conclusion afin de ne pas donner le dernier mot a la ‘restauration’ visuelle mais bien à l’histoire, participerait à diminuer d’autant l’importance de l’effet et harmoniserait l’ensemble. (Cela reste un point de vue très discutable)

Toute cette explication fait un peu ‘bateau’ et il est tellement compliqué d’expliquer par écrit ce genre de chose, mais je tenais à tenter d’argumenter mon ‘avis’ sur ce très joli texte.

Tout ce blabla pour finalement dire (ahhh on en voit enfin le bout) :

Merci ‘J’ car cela m’a donné l’envie, en utilisant de nouvelles pistes, de me replonger dans le texte que j’avais commencé à écrire pour ce numéro.

Julien K.

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Publié le (modifié)

Revoir Jacques Delord qui présentait cette routine avec un poème de Paul Fort si je ne m'abuse.

Le texte doit être en "équilibre" avec la routine, soulignez certains passages ou ponctuer une action mais en aucun cas prendre l'ascendant sur le tour. Le public doit voir de la magie ET entendre une histoire mais pas l'un ou l'autre.

Modifié par Roland Grall

WINFRIED

Publié le

Winfried ,

En fait, je me demandais, si, l’effet ne devait pas être ’dirigé’ et ‘contenu’ par la présentation (au sens général) et donc que la présentation devait avoir une place légèrement plus importante que l’effet (en terme d’impact bien sur).

Pour imager :

que le spectateur ne pense pas ‘très bien son numéro de fil coupé avec l’histoire des 3 Moires’

Mais ‘très bien son numéro des 3 Moires avec le fil coupé’

Ca mériterait débat, et j’apprécierais beaucoup ton aide afin de mieux comprendre ces subtilités…

Publié le

Cela me fait penser au numéro que Sylvain M. a bossé depuis quelques années. Un poeme de Prévert et place à la Poésie..je l'ai revu il n'y a pas longtemps, Sylvain l'a enrichi au fil des années et je me suis pris au jeu de la poésie en le regardant faire..(a tel point que j'ai failli rater l'effet magique final...) Continue J, je t'adore!

Publié le

Très difficile à expliquer en effet, mais selon jacques delord le texte doit être une "musique" imprimer un rythme au tour te les effets sont là pour ponctuer. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre

Je fais depuis plus de 25 ans les trois cordes avec un texte de ma composition eh bien les gens qui ont vu se tour et me rencontrent parfois me demande si je fais toujours se tour des serpents!!

C'est l'équilibre entre le texte et le tour qui produit cet effet

Il faudrait que le public se souvienne du tour des 3 Moires.

Pour cela il ne faut pas que le texte soit prise de tête afin que les mots principaux soient retenus et si tout cela est en équilibre, si l'histoire ne prend pas le pas sur la routine ou l'inverse la sauce prend. Le public se laisse entrainer dans ton monde si tu lui prends la main et que tu lui montres le chemin. Tiens en primeur je vais fous faire ce tour ici sur le forum:

C'est l'histoire d'un serpent (montrer une corde)

Qui un jour rencontre une compagne (montrer 2 cordes égales)

Ils tombent amoureux et décident de se marier (repli des cordes)

De cette union nait un serpenteau (montrer 3 cordes inégales)

mais ce petit serpenteau comme tous les enfants du monde aimer rêver, rêver qu'il devenait aussi grand que ses parents

Une nuit il se vit joindre les extrémités (repli) et unissant leurs efforts ils devinrent égaux; (montrer 3 cordes égales)

Attendre les applaudissements et repli des cordes)

Mais au matin lorsqu'il s'est réveillé, son père était toujours aussi grand et lui aussi petit.

Alors on se demande qui a rêvé dans cette histoire, les parents? ( montrer 2 cordes égales et les filer)

ou bien Vous qui venez de m'écouter? (filer une seule et unique corde comme au début)

J'ai trouvé ce texte au fur et à mesure que ma routine progressait lors de mes conférences je présente les 3 cordes comme on me l'a montré et ce que j'en ai fait après des recherches .

J'ai mis un an à peaufiner mais le résultat est là.

Si tu lis l'histoire seule elle est horrible mais utilisée pour donner un rythme au tour cela passe très bien

De plus dans ma routine tu te retrouve dans la même position à la fin qu'au départ. La boucle est bouclée, normal pour un tour de corde!!

Je pense que beaucoup de tour y gagneraient en fluidité s'ils étaient "contés" et si on s'attachait à avoir à nouveau les mêmes éléments à la fin qu'au début. Exemple des films où le générique de fin reprend les images du début.

J'éspère avoir bien défini ma démarche

WINFRIED

Publié le

"Le fil"

souchon2.jpg

C'est un air détaché

Pour chanter le fil enchanté,

Qui, malgré nos airs fâchés,

Dit : "Tâchez de vivre attaché,

Les cœurs des cœurs approchés,

Accrochés par un fil caché.

Si le monde est démanché,

Tâchez de pas le lâcher."

Le joli fil entre nos cœurs passé,

Oh, le fil...

Le fil de nos sentiments enlacés,

Oh, le fil nous lie, nous relie.

Sur la Terre, tout est gâché,

Empêché, presque arraché,

Alors faut s'amouracher,

S'aimer, vivre attaché.

Politiciens éméchés,

Sachez qu'on peut se fâcher,

Qu'il faut pas ce fil toucher,

L'arracher ni l'effilocher.

Le joli fil entre nos cœurs passé,

Oh, le fil...

Le fil de nos sentiments enlacés,

Oh, le fil nous lie, nous relie.

C'est un air détaché

Pour chanter le fil enchanté.

Le joli fil entre nos cœurs passé,

Oh, le fil...

Le fil de nos sentiments enlacés,

Oh, le fil...

Le fil qui nous sert à nous resserrer,

Oh, le fil...

Le fil tendu, entre nous, comme un lien,

Oh, le fil...

Qui nous tient, nous retient,

Le joli fil entre nos cœurs passé,

Oh, le fil...

Le fil tendu entre nous comme un lien,

Oh, le fil...

Qui nous tient, nous retient.

Alain Souchon

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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