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L'excellent article de Xavier MARESCOT est en ligne !

Merci à lui pour tout son travail ! :)

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Publié le (modifié)

Merci beaucoup pour ce C.R. trés précis. Pour les personnes intéressés, voici les comptes rendus des autres volumes, que j'ai posté il y a quelques temps sur un autre forum

Close-up, up close vol. 1

La première routine présentée est celle que Joshua Jay a présenté de nombreuses fois lors de divers congrès à travers le monde .

Elle est extraite de son One man Show «At home on stage » dont on retrouve par ailleurs de nombreux extraits au fil des 3 DVD (quel, plaisir !).

Cette routine est composée de 3 effets : The aspirin, losing diamonds, The remote control.

Pour commencer, Johua Jay profite d’un gag pour faire apparaître pratiquement à vue une boîte d’aspirine (au cas où…)

Ensuite, il fait choisir 3 cartes, qui sont signées et perdues dans le jeu. Il tente de retrouver la première (2 de carreau), mais se plante et sort un 10 de carreau. Qu’à cela ne tienne, d’une simple pichenette, il vire les 8 carreaux en trop, et se retrouve donc en possession de la bonne carte !

Pour la deuxième carte, Joshua utilise la télécommande du jeu (si, si…). En appuyant sur un bouton, la carte remonte sur le paquet. En gardant la même idée, il présente une routine de carte ambitieuse, pleine de surprises. A la fin la télécommande ne fonctionne plus. Joshua ouvre le boîtier pour vérifier les piles, et y trouve…une carte pliée en 4. Bien sûr, c’est à nouveau la carte de 2 ème spectateur !

Pour la troisième carte il attire l’attention de la boîte d’aspirine, qu’il a fait apparaître au début. Elle n’a jamais été hors de la vue du public, et pourtant, en l’ouvrant, on retrouve une carte : celle du 3eme spectateur !

Le tout est techniquement assez accessible, et le final un peu culotté. Je n’y aurai peut-être pas cru si je n’avais pas été moi-même bluffé en le voyant « en vrai ». On découvre également que Joshua Jay, bien que possédant un bagage technique impressionnant, n’hésite pas à utiliser des gimmicks pour arriver à ses fins le plus nettement possible.

The discreet displacement : C’est une technique inventée par Joshua Jay, qui peut servir de contrôle, de change, de forçage. (Personnellement, je trouve que l’application la plus sympa est le forçage d’une carte possédant un dos différent).

La bonne surprise :C’est assez facile à faire ! D’autres magiciens ont aimés cette passe et ont trouvés des variantes ; Joshua Jay nous explique celle de Allan Ackermann et celle de Greg Wilson (qui à baptisé la sienne : The Undiscreet displacement…et pour cause !)

Suivent ensuite des applications de cette passe :

Discreet displacement Collectors : Comme son nom l’indique, un collector…On peut difficilement faire plus direct !

Joshua Jay dit que le plus difficile en faisant cette routine, c’est de ne pas rire quand à la méthode utilisée

Discreet Displacement Thought of card : Une carte pensée parmi 5 est retrouvée, encore une fois de manière assez directe.

Ringing Alarm , est une routine pleine d’humour, plutôt réservée à la scène (et encore une fois tirée de son one man show) Une alliance empruntée disparaît de façon très drôle, et est retrouvé sur un annulaire (faux doigt) dans un réveil, confié à un spectateur au début de la routine.

Un peu de bricolage, mais la routine est facile à faire. Joshua en profite pour expliquer l’évolution de cette routine, en présentant la première version, qui s’approchait plus de…la carte sous le verre !

The Jay Change : C’est une technique qui permet de changer à vue la carte supérieure du paquet d’une seule main. Là, techniquement…c’est un peu plus lourd ! Mais diablement efficace…

Voilà pour le premier DVD.

J’ajouterai qu’on y retrouve également des entretiens entre Joshua Jay un autre grand Monsieur : Simon Aronson .

En Bonus,"The Heckler" un court métrage fort bien réalisé, mettant en scène Joshua Jay. J’adore l’idée…

Close-up, up close vol.2

Le programme commence avec « Trumped Triumph » vous l’aurez certainement deviné, il s’agit d’un effet…de triomphe !

2 cartes sont choisies. L’une d’entre elle est remise dans le jeu, qui est mélangé moitié faces en l’air et moitié faces en bas. Une passe magique, et les cartes sont étalées : Elles sont toutes faces en bas…sauf une…la carte choisie !

Cette dernière est retirée, et le ruban refermé. Joshua Jay annonce qu’il va faire la même chose avec la 2eme carte, en feignant d’oublier que cette dernière n’a pas été remise dans le paquet.

Lorsque les spectateurs lui font remarquer, il décide de changer de stratégie. Il demande simplement la couleur de la carte choisie (pique). Il étale alors à nouveau les cartes, et surprise…tous les piques sont maintenant faces en haut…il suffit à Joshua de trouver le « pique » manquant, pour en déduire la carte choisie !

Cet effet est inspiré d’un tour automatique de John Bannon : « Play it straight triumph » que beaucoup attribuent par ailleurs à Michaël Ammar, qui l’a décrite dans « Easy to master cards miracles vol.6 » et présenté à la télévision Américaine lors des « Magic awards » en 2000. Pour être complet, précisons qu’Aldo Colombini l’a également expliqué dans l’un de ses (trop) nombreux DVD….

L’effet ici est beaucoup plus fort, car lors de la 2éme phase, les cartes sont nettement vues toutes faces en bas, puis le ruban est refermé et à nouveau étalé, et instantanément, les piques sont faces en l’air. Cela se passe exactement tel que je le décrit !

Pour les connaisseurs, le principe utilisé est similaire à celui développé par Darwin Ortiz dans « Scams and fantasy with cards vol. 2 » pour l’effet « remote control » .

Par ailleurs, Joshua Jay explique les variantes de John Bannon et de Darwin Ortiz pour cette routine. Très bon !!!

Silent card routine : Sans explication, pour le plaisir des yeux, les six premières minutes du one-man show de Joshua Jay « On stage at home » Une routine de cartes en musique, très esthétique.

Triple trought-of cards : Joshua Jay découvre 3 cartes pensées par des spectateurs. Le tour est impromptu, et la méthode assez ingénieuse.

Disons qu’il y a un énorme fossé entre ce que voient les spectateurs, et ce que vivent les gens qui participent. Mais après tout, l’essentiel est le résultat !

Back in Time : Encore un triomphe ! Ce tour est l’un de mes “coups de Coeur” et démontre une fois de plus qu’une présentation originale peut décupler l’effet d’un tour !

Une carte est choisie puis replacée dans le paquet, qui est mélangé faces en l’air et faces en bas. Joshua Jay annonce que pour retrouver la carte, il va revenir dans le temps.

Instantanément, toutes les cartes sont à nouveau dans le même sens, et la carte se retrouve dans la main de la personne qui l’a choisie sans même qu’elle ne s’en rende compte !

Bref, l’ »image » finale est la même que celle du début de l’expérience…la boucle est bouclée. Cette routine est un mixe d’un effet de John Bannon (encore), et la présentation astucieuse de Jay Sankey.

Pour avoir vu Joshua Jay le faire en « live » ,je peux vous assurer de l’énorme impact émotionnel de ce tour !

Pseudo Center transpo : Une routine de « tricherie » permettant de faire croire aux spectateurs que l’on est passé maître dans l’art de « la donne du milieu », avec bien sur, un vrai climax…magique !

Le plus intéressant est que l’on peut voir cette routine intégrée au one-man show de Joshua, dans un extrait de 15 minutes consacrées aux techniques des tricheurs. Extrêmement divertissant et très brillant !

Un régal….

Overlap Hitchcock : Un effet basé sur une routine de Darwin Ortiz « Hitchcock aces ». En gros, c’est une assemblée de valets avec un final complètement inattendu.

La routine d’Ortiz est assez technique, mais celle proposée ici par Joshua Jay est très facile, car elle utilise de manière subtile une carte truquée (Overlap card). En outre, Joshua a créé de nombreuses routines stupéfiantes grâce à cette carte. Un bon nombre d’entre elles ont étés décrites dans le magasine « Magic »

Triumph in Aces : Troisième triomphe du DVD : après un mélange anarchique, 3 as sont retrouvés de façon très visuel.

Le dernier est retrouvé magiquement faces en l’air, alors que toutes les autres cartes se retrouvent faces en bas.

C’est encore du très bon ! Joshua explique un détail qui permet de renforcer considérablement l'impression de mélange "faces en l'air - faces en bas", détail qui lui a été suggéré par…Bebel !

Paradise ace plus : Est l’hommage de Joshua Jay au tour « Roll over aces » de Derek Dingle.

Comment trouver les 4 as en un mélange et 4 coupes. La surprise final étant l’apparition d’une quinte flush royale.

Le niveau technique de ce tour est très accessible. J’adore !

Déjà vu collectors : Encore un mixe entre deux tours classiques : « Four cards reiteration » et « Collectors ». Difficile (et trop long) à expliquer par écrit. Encore une fois, j’aime bien, même si l’ensemble est un peu bizarre….

Ce tour explique une technique dérivée du « mouvement d’addition » de Dai Vernon, assez amusante !

The Book cut : est une fausse coupe sur table convaincante et facile à exécuter. Elle a été décrite (comme pas mal d’effets de ces DVD par ailleurs) dans le livre de Johua Jay « Magic Atlas »

Bluff Shifts : Est une étude de Joshua Jay portant sur le principe de la « Coupe bluff ». 3 applications sympas sont expliquées, j’aime particulièrement celle permettant d’exécuter un contrôle multiple.

Vous l’avez donc compris, j’ai beaucoup aimé ces 3 DVD.

De la magie intelligente, visuelle et très divertissante.

J’ai vu Joshua Jay travailler à l’âge de 17 ans, et il faisait déjà presque tout ce qui est expliqué sur ces DVD… J’ose a peine imaginer le niveau qu’il aura atteint dans 10, 20 ans…

Bref, comme dit Lennart Green : "He scares me because he is so good."

Modifié par Thomas THIÉBAUT

J'aime ceux qui cherchent, je me méfie de ceux qui trouvent... (François Mitterrand)

Publié le

Excellent Ernest ! :)

Je me suis permis de faire un peu de mise en page sur la forme pour mettre en valeur le fond ! ;)

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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