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Je ne suis pas sur que le problème numéro 1 soit les amateurs qui bossent au black.

Le problème principal est le changement des règles qui a mis pas mal de monde sur la paille chez les intermittents. Les techniciens s'en sortent plus ou moins bien, mais les artistes c'est pas évident. Après il est clair qu'il y a d'autres problèmes annexes.

Pour ce qui est des cotisations, je précise, j'assume et j'affirme qu'en tant qu'amateur, et en ayant un autre métier pour gagner ma vie je suis CONTENT de payer des charges qui contribuent à payer les intermittents.

Et pour finir je vous précise que ce n'est pas le seul métier qui est dénigré, je suis enseignant et je suis souvent assimilé à un nanti qui ne glande rien (en plus prof d'éducation physique... je vous dit pas !!!), ben oui sois disant on fait que 20 h par semaine... je me marre !!

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BRAVO Peter,

Enfin un peu de bon sens !!! Belle réfléxion, juste...

Comme d'habitude avec Peter : un grand sage, toujours d'excellent conseil et avec une vision toujours très juste de la Magie.

Peter président ! Peter président ! :grin:

Publié le (modifié)

ok aussi avec Peter, les organisateurs demandent combien pour le prix mais aussi la durée , ils préfèrent souvent la quantité et s'en foutent des références !

( à part une émission de TV )

puisque de toutes façon vu l'age des commerciaux des nouvelles agences , pour le Lido , etc ça ne veux rien dire et encore moins si on cite des boites de l'Etranger !

Avant à un agent il suffisait de dire " je suis en ce moment dans tellle maison " et il ne cherchait pas plus loin les anciens agents savaient que si tu étais dans cet établissement ils pouvaient te proposer les yeux fermés !

il faut aussi lire le sujet " spectacle en centre commercial " dans le forum général posté hier !

Modifié par Danilsen
Publié le

Je ne doute pas que M. Peter Din soit une sommité en ce qui concerne l'intermittence, mais je pense qu'il devrait mesurer ses propos quand il assène des contre-vérités énormes en ce qui concerne les entreprises individuelles, secteur que visiblement il ne connait pas réellement.

Etant en statut entreprise individuelle depuis 1995, je crois que je peux me permettre de répondre :

"Je sais que la mode était et est toujours à l'entreprise individuelle."

Ah bon ? C'était et c'est à la mode ?

Je suis curieux de connaitre le nombre de magiciens sur Virtual ou en général en France qui ont pris le risque de se mettre en entreprise individuelle. Je me demande meme si je ne suis pas le seul sur Virtual.

Je rappelle qu'étant entreprise individuelle, je n'ai aucune garantie de salaire, pas de chomage, pas de congés spectacles, et que tous les mois il faut quand meme payer les charges sociales (urssaf, sécu, retraite...), et les mois difficiles il n'y a pas de délais pour payer ces charges...

"C'est peut-être une bonne idée, mais elle a contribué à accélérer la chute des tarifs, car un artiste en entreprise individuelle qui veut respecter toutes les règles, n'a pas le choix il doit être concurrentiel donc avoir des tarifs plus bas que son voisin."

Ah bon ? Je respecte toutes les règles depuis 12 ans et je ne vois pas pourquoi je devrai baisser mes tarifs...

Vous mélangez tout cher Peter...

Je suis avant tout magicien et je me considère comme artiste professionnel à part entière, mais mes concurrents principaux ne sont pas les magiciens ou pseudo-magiciens amateurs ou pas declares ou pas (meme s'ils me font beaucoup de mal surtout les mois difficiles), mes concurrents principaux sont les agences évenementielles qui fleurissent partout car comme elles je propose une prestation clé en mains sur facture.

Le gros avantage pour le client est que quand il me choisit, il traite directemnt avec l'artiste, il a donc une prestation clé en mains qui correspond au prix qu'il paye. Alors que souvent avec une agence il paye surtout la marge de l'agence qui va lui envoyer l'artiste le moins cher possible pour émarger le maximum.

C'est bien donc la faute aux agences et non aux entreprises individuelles si les tarifs ont baissé. Un agent n'est pas un artiste, son métier est de faire du bénéfice, donc il privilégiera en priorité les bas tarifs pour gagner le maximum. Si vous voulez gagner plus, produisez-vous vous-memes...

"C'est la fuite en avant"

Cher Peter, j'aimerai que vous passiez ne serait-ce qu'une journée avec moi pour comprendre ne serait-ce qu'une infime partie de ce qu'est la vie d'un magicien qui a choisi le statut d'entreprise individuelle. Vous pourriez alors essayer de comprendre que loin d'etre "une fuite en avant" c'est bien un veritable sacerdoce car vous etes tout seul contre tout le monde (y compris contre tous les magiciens qui ne veulent pas essayer de comprendre qu'il est possible de faire autrement), et il faut etre passionné de magie intégralement, en permanence, et jusqu'au bout des ongles, etre epris de liberté, mais aussi avoir un caractère à toute épreuve car on doit tout surmonter sans jamais se plaindre car personne ni aucune caisse ne vous aide.

Bref, le statut d'entreprise individuelle, c'est surtout une question de mentalité (indépendance, foi inébranlable en votre passion et métier, abandon complet de tout assistannat, interdicition de se plaindre sur son propre sort...)

Désolé si j'ai été un peu long, mais autant je ne peux pas intervenir tant que l'on parle d'intermittence car je ne connais pas assez le statut, autant quand on parle et assène des généralités infondées sur le statut que je pratique depuis de nombreuses années, je crois que je peux me permettre de répondre.

Sans rancune Peter...

S'il y a d'autres magiciens qui se sont lancés dans le statut entreprise individuelle, ce serait bien qu'ils se fassent connaitre...

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Je pense au statut d'intermittent pratiquement à chaque fois que je fais un chèque à l'urssaf, aux retraites...

Et je me dis que je devrais passer intermittent...

Mais quand je lis tous vos messages sur tous les problèmes que vous avez avec l'intermittence, je me pose des questions...

Je pense qu'il faudrait qu'un jour nous mettions en commun nos différentes expériences sur les différents statuts, et établir une liste exhaustive et comparative des avantages et des inconvénients complets de chaque statut...

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Je pense au statut d'intermittent pratiquement à chaque fois que je fais un chèque à l'urssaf, aux retraites...

Et je me dis que je devrais passer intermittent...

Mais quand je lis tous vos messages sur tous les problèmes que vous avez avec l'intermittence, je me pose des questions...

Je pense qu'il faudrait qu'un jour nous mettions en commun nos différentes expériences sur les différents statuts, et établir une liste exhaustive et comparative des avantages et des inconvénients complets de chaque statut...

je pense que le satut d'intermittent est un statut hyper privilégié à condition d'avoir du travail régulièrement !

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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