Quand on connait les limites du chapelet repoussées par Isidore, on se rend compte que c'est très réducteur de ce qu'un chapelet permet de faire.
Isidore et le chapelet, c'est un peu comme un mec qui débarquerait pour t'expliquer que le Rubik's cube que t'arrives à peine à résoudre en deux minutes, on peut le résoudre les yeux fermés, sans le regarder au départ, quelque soit l'état dans lequel il est, en un minimum de coups... et là, t'as plus peur de ne pas aller vite, ou de faire un faux mouvement, car tu as dépassé le stade du chapelet que pratiquent 99% des gens qui le bossent.
Pour reprendre l'image du couteau suisse, Isidore te fait te rendre compte que ton couteau a 20 000 fonctions alors que t'arrivais à peine à couper un truc avec la lame.
C'est Néo dans Matrix, il voit la situation, la maîtrise, la comprend car son chapelet n'est pas dans le paquet, il est le chapelet.
Ceux qui ont la chance de le connaitre comprendront. Quand t'emprunte un jeu à un mec qui fait du chapelet, faut lui demander si tu peux, et souvent il t'arrête en urgence, et sort un jeu de couleur différente de son sac... Les dernières fois que j'ai vu Isidore, quand on empruntait son jeu en demandant "on peut ?..." (sous-entendu "on ne veut pas ruiner le montage", oui, on est poli hein), il répondait "mais mon jeu est mélangé depuis tout à l'heure..."
Voilà, Isidore c'est ça, sa réflexion et son travail devraient convaincre tout magicien travailleur ayant réfléchi un minimum...