Le tueur a repris son flingue, et c'est avec un plaisir non-dissimulé que je me suis pris ses balles, en pleine poitrine, que dis-je, en plein cœur.
Ceux qui ont vu Paradoxe premier du nom auraient pu voir celui-là et constater les nombreuses évolutions de la mise en scène.
J'ai vu Paradoxes II en octobre la première fois, et je l'ai revu à la dernière, hier aprés-midi.
Oscar Wilde est au centre de l'histoire, et l'auteur est un prétexte à l'artiste pour jouer avec les cartes (un peu), les cannes et les chapeaux melons, et ce drap omniprésent qui vole et vire-volte au souhait de la partenaire qui entre en scène pour répondre au magicien.
Magie et danse se complètent parfaitement, l'un répond à l'autre, les artistes se parlent par regards, et se répondent par les gestes, alors que la magie complète la discussion et met le spectateur en émoi (en tout cas moi).
Le spectacle a bien évolué depuis ses débuts, pour donner une version finale qui montre bien les intérêts de l'artiste pour la mise en scène, la technique (PAR-FAI-TE) et le jeu avec le public chose qu'à mon sens il a le plus amélioré (la lévitation finale (d'une spectatrice choisie dans le public) qui vient comme un interlude n'ayant rien à voir avec le reste du spectacle est tout simplement sublime).
Vivement septembre pour PARADOXES III (ou alors PARADOXES II bis)
Matt