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Karl DELLIS

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  1. Une autre réflexion : je pense de plus en plus que la magie, comme les autres arts, n'est fondamentalement pas faite pour être produite en famille ou auprès d'amis. D'abord, ce sont des conditions informelles produisant des comportements très informels que n'aurait pas un public d'étrangers. Ensuite, il est difficile de changer de personnalité (au niveau langage verbal et non verbal) en présence de la famille et d'amis. Or, la très grande majorité d'entre-nous ne faisons des tours qu'à nos proches. Il est alors difficile de produire une œuvre artistique et de ne pas être qu'un simple démonstrateurs de tours suscitant des réflexions comme "il y a un truc !"
  2. Il y a à mon sens 2 pistes pour éviter cette remarque : - Soit tu deviens un comédien qui fait de la magie. Tu crée un personnage, une ambiance, un thème. Il devient alors évident que la pièce que tu joues est plus importante que la technicité de ta magie. Un bon exemple est Eric Antoine. Après un de ses sketches, j'imagine mal que le "il y a un truc" soit prononcé par quelqu'un... Mais c’est très difficile. Il faut savoir être comédien, écrire ses pièces… - Soit éviter de se prendre, même sans le savoir, trop au sérieux. Beaucoup de magiciens peuvent donner l’impression d’affirmer être de véritables magiciens, d’affirmer que la carte a véritablement changé de couleur, qu’ils peuvent réellement réparer une corde coupée, qu'ils sont capables de faire des choses que le spectateur, lui, ne peut pas faire. Cela peut même devenir une démonstration de dextérité exceptionnelle. Or, ce genre d’attitude (volontaire ou involontaire) peut créer une forme de défiance du public. A mon sens, il vaut mieux dire que « nous sommes là pour jouer ensemble à créer des illusions ». Et si on te dit « il y a un truc… », répondre « Bien sûr que oui si non, ce serait trop facile ! ». Ou « Bien sûr, je suis membre du syndicat des marchands de rêves. Je vends du rêve éveillé ! ». Je crois que très souvent le problème est lié au fait que, même inconsciemment, nous nous comportons comme si nous affirmions avoir de véritables pouvoirs, même si ce n’est pas ce que nous voulons faire croire au public ! Je pense (avis personnelle) que cela provient du profil des magiciens. A mon sens, souvent, les gens qui pratiquent de la magie sont fondamentalement animés par le désir d’impressionner plutôt que de produire une œuvre artistique comme peuvent le faire les comédiens, les chanteurs, etc. Raison pour laquelle on voit souvent des questions du style « que faire si je n’ai pas mon jeu truqué et qu’on me demande de faire un tour qui le nécessite ? » « que faire si on me demande de recommencer un tour que je ne peux pas recommencer ? », et même « que faire si on me demande un tour que je ne sais pas faire ? ».
  3. Bonjour, Je voudrais acquérir une houlette au format jumbo. Il y en a plusieurs sur le marché à des prix très différents. Mes critères : - un format jumbo pour être visible en salon ou petite scène ; - les sorties multiples ne sont pas nécessaires ; - Absence de bruit - sûreté de fonctionnement - conception "propre" et si possible élégante En connaissez-vous une qui réponde à ses critères ? Si nécessaire, je commande à l'étranger. Merci.
  4. Je dirais oui. Depuis un certain nombre d'années certains mentalistes se réfèrent à des facultés psychologiques. Au fait d'être capable de profiler les gens, de lire leur langage non verbal, de les manipuler par la paroles... On pourrait résumer de la façon suivante : "Ils n'ont pas de pouvoir mais un peu quand même"...
  5. Karl DELLIS

    The Abyss

    Bonsoir. Je recherche en occase le book test abyss...
  6. Bonjour. Comment est relié le livre du Booktest Abyss ? Broché ou simple encollage ? Je pose la question car les feuilles des livres encollés peuvent facilement se défaire (surtout avec des mouvement d'effeuillage) alors que les livres brochés ne bougent pas. Bien à vous,
  7. Oui , Alain Guerat et Felipe Miguez ont créé un groupe pour créer des phrases différentes. Un plus du tour est le design. Si on faisait le tour avec des cartes classiques ce serait moins chouette parce que ça pourrait faire un peu genre Xième tour de cartes. Pour le format, à un moment, je me suis dit : "C'est con qu'ils n'ont pas fait les cartons encore plus grands". Mais, en fait, non. Car, les cartons sont plus grand que le format poker. Plus grands, les cartons seraient plus difficilement manipulables et mélangeables. C'est donc top top le bon format : bien visible en grand salon ou même sur de petites scènes. Mais réalisable également en close-up. Les cartes tiennent dans la poche d'une veste. Comme tu le dis c'est une rethématisation bien réussie. Également sur le plan pratique et esthétique.
  8. Bonjour. C'est un tour que j'ai découvert sur Magic Dream. En gros, deux sets de cartes identiques (représentant une rose, une tenue, un gâteau, un cadeau...) sont distribués à deux personnes (dans la présentation donnée, il s'agit de jeunes mariés). On épelle alors une phrase magique, lettre par lettre, en déplaçant à chaque fois par chaque lettre la carte de dessus en dessous. Mais attention : pour chaque lettre, le couple choisi si c'est monsieur ou madame qui épelle ! Malgré le libre choix, on aboutit à chaque dois sur la même carte chez les deux personnes ! Pas de manipulation. Pour moi, c'est un bon tour. Automatique, le format est supérieur au format poker, donc très visible. Le graphisme est assez joli et représente des symboles comme une rose, une tenue, un gâteau, un cadeau... De ce fait, bien qu'on utilise des "cartons", cela ne fait pas penser à un Xième tour de cartes ! A mon avis, on peut assez aisément adapter la méthode pour changer le thème (comme l'amitié, l’ésotérisme). J'achète peu de tours. C'est une très bonne surprise. Un tour passe partout, simple, et présentable un peu partout et dans toutes les conditions. Je vous le conseille vivement. Autre aspect à ne pas négliger : ça se passe entre les mains des spectateurs...
  9. C'est une des question abordée par l'école de Copenhague. Le "hasard quantique" serait même intrinsèque aux événements quantiques et ne serait pas dû aux instruments de mesures. Les "choses" ne serait pas déterminées avant qu'une mesure n'intervienne. Certains faisant une fonction entre "non déterminé" et "indéterminé". Indéterminée étant un terme plus fort : avant la mesure, il n'y a pas d'état. Il n'y a rien à savoir. Ce ne serait donc pas un manque de connaissance ou une incapacité à déterminer les choses. Mais bien une indétermination profonde. Tous les physiciens ne sont pas d'accord avec cela.
  10. Tout dépend de la définition du hasard. Si on connaissait : - le poids des boules du loto - leur rugosité - la vitesse de la machine mais aussi son accélération au départ et son cahotement - la position initiale des boules placées dans la sphère par le huissier (et donc l'état d'esprit de celui-ci) - la quantité de sueur laissée par celui-ci ... - etc, etc, etc, etc. On connaitrait à l'avance le résultat du tirage. Simplement, on ne peut connaitre la sommes des éléments nécessaires. D'où l'impossibilité de prévoir les résultat du loto. Il est même possible que la quantité d'information nécessaire à la détermination du résultat ne soit pas finie (puisque toute chose dépend d'une autre qu'il nous faudrait connaitre). Autrement dit le hasard ne s'oppose pas nécessairement au déterminisme. Le hasard peut se concevoir comme ce que nous ne pouvons prévoir rigoureusement.
  11. Oui. Mais il ne faut pas oublier certaines choses : - Cela reste un plateau TV (pas un bistrot ou un resto où certains clients peuvent être plus culottés ou éméchés); - La "cliente" est une artiste et a une certaine éducation. Elle connait bien la "chanson" ; - Le magicien n'est pas n'importe qui et avait déjà une longue expérience derrière lui. Je veux dire que même s'il arrive à s'en tirer, on sent quand même bien que le tour tombe à plat et qu'il y a une tension. Et cela alors même que le magicien en question est Bernard Bilis et qu'il preste sur un plateau TV devant des pros du métier de présentateur ou d'acteur... Cela donne une idée sur le fait que les choses peuvent parfois mal tourner. Il suffirait de changer un "ingrédient" : un magicien qui ne soit pas de la pointure de Bernard Bilis, un autre lieu qu'un plateau TV, un spectateur avec encore moins de contenance ou d'éducation ou simplement plus culotté...
  12. La version de B.R. est assez bonne, pas trop compliquée et, finalement, pas si éloignée que ça de certaines de méthodes utilisées par David Berglas. De même que celle de Boris Wild (même si c’est à mon avis plus compliquée que chez B.R.). Pourquoi sont-elles similaires alors que l’on qualifie le Berglas Effect de Graal ? A mon avis, il y a un problème pour réaliser le Berglas effect : Il n’y a pas une mais des méthodes employées par Berglas (un peu comme le tour impossible à expliquer). Parfois avec un jeu emprunté, parfois avec un chapelet (qui lui permet de couper à peu près sur la carte qu’il veut), etc. avec des effets plus ou moins nets en fonction des circonstances. 2 « problèmes » : - Les techniques qu’ils utilisent sont très variables, demandent une très haute réactivité, de la créativité instantanée, une mémoire visuelle flash, etc. etc. Ce n’est pas que ce soit techniquement difficile au sens habituel. Mais c’est irréalisable pour beaucoup de personnes même en s’entrainant. A nouveau il ne s’agit pas tellement de dextérité manuelle. Cela me fait penser à certaines techniques du Blitz et des Overblitz (je me suis demandé si Christian Chelman s'était inspiré de Berglas dans son approche). - Bien souvent, l’effet – selon les circonstances – ne correspondra pas au Saint Graal dont on a souvent parlé. Le Saint Graal, c’est dans le meilleur des cas. Selon ce que j’ai lu et compris, souvent et même si cela reste très efficace, il faudra retourner le jeu face en l’air, ou faire une coupe, ou que sais-je… Par exemple sur scène, au contraire de tours en petit comité, selon ce qui est décrit dans « The mind and magic of David Berglas » Berglas utilise volontiers un chap. et son habilité à couper à peu près où il veut pour avoir la carte où il veut. Ensuite, à cela, il ajoute d’autres techniques. Bref, on est loin des descriptions beaucoup plus pures de l’effet. Celle-ci sont réelles mais ne correspondent visiblement pas, loin s’en faut, à la plupart de cas. Il me semble donc que souvent, le Berglas effect sera réalisé dans des circonstances fort similaires à celle des ACAAN qui lui ont succédé. Par exemple à la méthode de Boris Wild qui repère la carte (mais il faut déjà un fameux entrainement pour le faire instantanément et invisiblement) avant de la culler (lisez bien les 3 derniers mots séparément)… Je suis en train de m’y essayer. Je songe à une variante : - avoir un jeu en chap. mar. - Demander à un spectateur de penser à une carte et de la nommer à haute voix. - Sortir le paquet, le garder face en bas ou vers les spectateurs. Donc, sans regarder les faces - Étant donné qu’on connait la pos. de la carte on peut tarot vers soi parcourir rapidement le jeu et le séparer où on veut en écartant les main : « votre carte est quelque part dans ce jeu ». - La carte étant placée en telle ou telle pos. On peut utiliser un cull ou une autre technique pour la produire au nombre voulu… Dans le même ordre d’idée, la version de Valarino (chap + formule pour déterminer certaines actions) serait, finalement, dans beaucoup de cas assez similaire au Berglas effect l'obligation d'être réactif et créatif en moins. Ensuite, bien sûr, le Berglas Effect est servi par le charisme, la présence, la prestance, l’habilité…de son auteur. C'est probablement pour cela qu'il est seul à faire ce qu'il fait comme il le fait en laissant une telle impression.
  13. Quand Bocuse faisais ses tartines, c'était de l'art. Quand ma copine cuisine et qu'elle carbonise le lard ce n'est pas de l'art...
  14. Bonjour. Il ne faut pas trop laisser le temps de réflexion. D'où l'utilité des allumettes comme il le dit. Et avec la présentation, ce que tu dis n'est pas perceptible. Il ne faut pas dire "on les garde", "on les supprime". Mais impossible d'en dire plus sans tout raconter.
  15. C'est peut-être juste...un vrai public ?
  16. Ça continuera tant que les amateurs de magie continueront de se comporter comme des gosses fébriles qui achètent des tours pour savoir "comment ça marche" ou parce qu'il n'y a pas de LD à faire... Après, ils rangent le "tour" acheté dans leur armoire en se donnant l'excuse de faire une collection. En réalité, ils n'oseraient même pas faire le tour à leurs grand-mères atteintes de cataracte Achetez moins, achetez en ligne eu Europe et usez de votre droit à la rétractation lorsque le tour est pourri...(sans devoir vous justifier). Et puis, dites vous aux uns et aux autres ce qu'il en est des tours ! Et les boutiques cesseront de vendre tout et n'importe quoi en criant au génie
  17. Tout ça est quand même fort lié à la puérilité qui règne dans le milieu de la magie. Les tours du genre : "tu choisis à une carte, et elle se trouve dans mon portefeuille...ou bien c'est la seule face en l'air dans mon jeu...", il y en a des centaines. Or, en y réfléchissant bien, leur sens profond est le même : "le spectateur choisit une carte et le magicien l'avait prédit puisqu'il avait mis cette carte dans son portefeuille ou face en l'air dans son jeu..." De ce point de vue, la carte dans le Sharpie, signifie exactement la même chose. Pour un profane, ça ou un dreamwave deck... Ce genre d'effets, vous le faites déjà. Pourtant, vous allez achetez ce "nouveau" tour. Pourquoi ? Parce qu'il vous semble plus miraculeux que les 10 tours de cartes choisies et (re)trouvées que vous avez déjà achetés et que vous ne pratiquez pas. Pourquoi vous parait-il davantage miraculeux ? Parce que le trailer contient un certain nombre de détails, que le profane ne remarquera même pas, qui rendent le tour impossible aux yeux...d'un magicien. Et, forcément, un certain nombre de ces détails sont faux, ou exagérés. Ou bien on tait d'autres éléments... On ne réinvente pas tous les jours la roue. Pour vous vendre à nouveau une carte choisie et (re)trouvée les créateurs sont bien obligés de louvoyer un peu.. Le jour est les magiciens réaliseront les 20 tours qu'ils connaissent vraiment les trailers débiles s'arrêteront. Mais, ça, ce n'est pas pour demain.
  18. Ce trailer est la pointe de l'iceberg. A côté des trailer purement mensongers, il y a ceux qui le sont un peu...ou qui omettent un détail...ou qui joue sur un mot. Le problème est bien plus grand que les "simples" trailers totalement faux... Sans compter le matos qui, une fois déballé, s'avère être de piètre qualité... Si les gens usaient plus souvent de leur droit à la rétractation, ils réfléchiraient 2 fois à ce qu'ils vendent...
  19. Si le marché était plus petit, plus réfléchi, etc. Il y aurait moins de duperie. Rationnellement, on devrait se dire : "il y a des millions de tours. Des cartes choisies et retrouvées, j'en connais...pourquoi ce coup-là serait-il exceptionnel ? Pourquoi n'est-il pas déjà devenu un classique si il est tellement incroyable ? ". Pour le droit de rétractation : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10485
  20. - Achetez simplement moins ! - Si vous commandez en ligne, utilisez le droit de rétractation prévu au niveau européen. Remballez les tours lorsque les trailers sont mensongers. Avec le droit de rétractation vous ne devez même pas motiver votre rétractation.
  21. A mon avis, si tu optes pour le fait d’être toujours prêt à montrer ton matériel, à faire des changes de jeux, etc. tu arrêteras de présenter tes tours… Ce sera casse-tête, et en plus, un change ou une décharge doit aussi être motivé pour être fait de façon invisible. Et si tu répètes le tour, la motivation risque de ne plus passer… Remettre un briquet en poche pour pouvoir le reprendre quand tu recommences le tour afin de justifier une décharge en poche, par exemple, risque de ne plus passer. Plonger tes deux mains dans tes poches en disant : « quelqu’un a-t-il un crayon » ne passera plus si tu l’as déjà fait lors de la première présentation du tour… Être toujours prêt à faire « examiner » son matériel me semble donc être la meilleure façon d’arrêter la magie. Le vrai problème est que la magie est du théâtre et que le théâtre n’est pas fait pour être joué et rejoué devant des proches. C’est pour cela que j’évite certains tours où tu as, par exemple, de toute façon 25 ou 30 % de chances en ta faveur. Par exemple, trouver une carte choisie parmi 4 ou 5. Ou trouver dans laquelle des boites (rouge ou noire) le spectateur à placer un papier… Car, dans ce genre de tours, l’effet magique ne peut provenir que de la répétition. Sans cela, c’est juste une histoire de probabilité. Et le spectateur peut légitimement te demander de répéter encore et encore le tour pour entrer véritablement dans un effet magique. Or, souvent, les tours ne sont pas répétables. Cela mis de côté, il me semble que la meilleure des solution – étant donné qu’il s’agit d’un public très particulier (ta famille et tes amis) – est justement d’opter pour une approche très particulière : - Sois humble. Dis que tu joues au magicien et non que tu « es » magicien (la différence peut paraitre anodine mais ne l’est pas). - Devant tes proches, n’aie pas peur de te qualifier de « débutant ». - Devant les demandes de répétitions, dis carrément qu’il ne vaut mieux pas répéter un tour, que tu le feras la prochaine fois, mais que tu as autre chose à montrer. - Devant les demandes d’examen des cartes, refuse. Mais poliment et avec humour. Tu peux laisser entendre que, oui, il y a un truc mais que vous êtes là pour rêver… Enfin, choisis tes effets. C’est difficile à expliquer mais il y a des effets pour lesquels il serait impensable de ne pas laisser la chose entre les mains du spectateur. Ce n’est pas que le spectateur veut « contrôler » quoi que ce soit mais l’effet n’aurait aucune logique si l’objet n’aboutissait pas entre ses mains. Par exemple, si tu plies « mentalement » une clef. Il serait illogique de ne pas laisser la clef entre les mains du spectateur (l’objet étant de taille réduite, tu le plies à 1 mètre ou 2 de lui, il est logique qu’il demande à voir de près la clef. Ce serait différent pour un grand foulard rouge qui devient vert). Si tu déchires et répares un mouchoir, il serait absurde d’empocher le mouchoir et de partir sans le donner en mains. Le spectateur veut juste voir s’il a bien vu : les morceaux du mouchoir sont-ils bien rapiécés. Il ne s’agit donc pas d’une volonté de contrôle mais de l’aboutissement logique de l’effet. Pour ces tours-là, si tu n’es pas (encore) capable de faire un change, ne les fais pas… Ensuite, dans un second temps, avec plus d’expérience tu connaitras davantage de routines. Par exemple, tout naturellement tu enchaineras un tour où le jeu change de couleur avec un autre effet te laissant la possibilité de faire un change. Il deviendra évident dans le deuxième effet que les cartes sont bien passées du rouge au bleu. Et ta famille pourra même y toucher… Mais, ce sera pour plus tard. A mon avis, quand on débute, vouloir être examinable, se parer à réaliser des changes, etc. est la meilleure façon d’être terrorisé et de ne plus rien présenter. Or, si ta famille se permet de te « titiller », c’est justement parce qu’elle a ce statut particulier d’être ta famille. Tu peux retourner le raisonnement : puisqu’il s’agit de ta famille tu peux lui dire sans manquer de conscience "professionnelle" que, oui, il y a un truc et que tout n’est pas contrôlable. Mais bien, sûr, cela ne doit pas t’empêcher de préparer des changes, des « outs », etc. Simplement, tu ne devrais pas te focaliser sur ça.
  22. En fait, globalement, la magie n'est pas constitué de tours "transportables" chez des amis ou de la famille. Pour un magicien en représentation, une coupelle sur une table est anodine. Le spectateur n'est donc pas particulièrement suspicieux. Même s'il devait s'interroger il pourrait penser que la coupelle est là pour mettre de l'esthétisme ou de l'emphase : on met le papier, le billet, la carte, ou que sais-je en évidence dans une coupelle. Si on place dessus un étui, on le protège... Il faut s'imaginer l’accessoire sur une table de travail de close-up. ça passe tout naturellement sans question. il n'y a rien à motiver. (et d'ailleurs, pourquoi utilisez-vous toujours votre propre jeu de cartes ? pourquoi le format poker alors que le format habituel est le bridge ? Et pourquoi des Bicyles ? A ce train-là, il faut tout motiver). Par contre, si vous faites des tours à des amis ou de la famille, oui, dire qu'il faut déposer la cette ou le billet dans cette coupelle-là....c'est louche. (encore que si vos amis ou votre famille sont habitués à ce que vous fassiez de petites représentations théâtralisées sur un tapis de close-up et avec des objets esthétiques, ils ne s'interrogeront pas...)
  23. Oui. Mais de toute façon, le tour est fichu. On sent bien qu'il lui faut des figures géométriques. On sent une pointe d'agacement chez Bernard Bilis. Le rythme est complètement cassé, le tour devient long... Du coup, Bernard Bilis accélère la cadence. Il explique mal le rôle de la toupie, il ne charge pas assez ses doigts de cendre ou ne la laisse pas assez noircir. Du coup, le triangle sur son bras est peu visible... Et le public réagit à peine... Quand on est dans cette situation le tour n'opère plus. C'est un ensemble de petits détails qui font que la magie n'y est plus...
  24. Avec une personne qui agit normalement et qui dessine 7 figures géométriques il est certain d'avoir un triangle, un cercle, un carré...
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