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Donc finalement on est d'accord et tant mieux !

On précise que si :

  • on renonce au régime de l'intermittence
  • on est entrepreneur du spectacle avec ou non TVA et qu'on est inscrit comme entreprise individuelle donc avec SIRET (même chose que SIREN mais plus long),
  • on obtient le récépissé d'entrepreneur du spectacle (la licence a changé d'intitulé)
  • on a une RC,

on peut choisir le régime de micro-entrepreneur,

  • Quand on est affilié au régime général de la sécurité sociale (RSI n'existe plus depuis 2020 pour laisser la place à la SSI -Sécurité Sociale des Indépendants qui inclue les professions libérales, les commerçants, les artisans et les micro-entrepreneurs),
  • Quand on est adhérent à la CIPAV (artistes non affiliés à la maison des artistes)
  • Que l'on respecte les obligations comptables simplifiées.

Et on précise que si on est salarié, on a un contrat de travail avec un employeur et on cotise a des caisses en conséquence autre que les caisses réservées aux travailleurs indépendants.

Par contre, je comprends bien et je répète que le régime le plus adapté est bien le régime spécifique de l'Intermittence. 

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Le 20/01/2026 à 11:14, Teddy REX a dit :

Je suis désolé mais il est TRES IMPORTANT de préciser qu'il est totalement INTERDIT d'exercer  votre activité de magicien en MICRO entreprise ou en AE car vous avez automatiquement un LIEN DE SUBORDINATION.

A partir du moment ou un employeur vous donne le jour , l'heure , le lieu de votre prestation, il y a  "lien de subordination".

Petites précisions à ce sujet :

Le lien de subordination ne s’applique que dans le cas d’un clients unique. Le fait qu’un seul client donne des impératifs de lieux, d’heures, de jours etc il n’agit plus en tant que client mais comme patron et il y a contrat de travail déguisé. 
 

Sinon le statut même d’AE n’as plus lieu d’être… 

  • Quand je demande à ma coiffeuse de venir chez moi, tel jour à tel heure pour me faire une coupe au carré. 
  • Quand je demande à mon plombier de venir le plus vite possible pour réparer une fuite
  • Quand je prends des cours de musique tout les mardi soir à la même heure.. 

Je suis seulement client de tout ses auto-entrepreneurs, il n’y a pas de lien de subordination. 

Dans le cas de la magie, le lien de subordination ne peut s’appliquer que si je ne facture des prestations qu’au propriétaire d’une salle, sans aucun autre clients.

À partir du moment où je facture à d’autre personne, ça devient juste un client régulier parmi d’autre clients. 

Je ne sais pas exactement si oui ou non on peut faire de la magie en tant qu’AE mais c’est pas cette raison qui l’interdit en tout cas. 😉

  • Triste 1
Publié le

Bonjour Thibaud

Je crois que tout à été dit dans les échanges précédents. Je cite un passage :

Citation

 

La définition du lien de subordination se caractérise par la réunion de trois pouvoirs exercés par l’employeur : 

  • le pouvoir de donner des ordres et des directives (pouvoir de direction)
  • le pouvoir de contrôler l’exécution de ces directives (contrôle)
  • le pouvoir de sanctionner les manquements du salarié (pouvoir disciplinaire). 

Il semble et plusieurs jurisprudences l'ont notée que le pouvoir disciplinaire, par exemple ne peut s'exercer que dans le cadre d'un contrat de travail et du non respect de celui-ci ;

Article L1331-1 -Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par l'employeur comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération.

 

Un micro entrepreneur ne signe pas de contrat de travail car il n'est pas salarié.
Pour preuve, il est inscrit au registre du commerce et cotise à des caisses qui prouvent son indépendance (SSI et CIPAV).

J'attends une confirmation de l'URSSAF et du Ministère de la culture a qui j'ai posé la question... à voir!

Publié le
il y a une heure, Luc GINGER a dit :

Un micro entrepreneur ne signe pas de contrat de travail car il n'est pas salarié.

Tout à fait d’accord avec ça. (je suis moi même auto-entrepreneur dans un autre domaine) 

C’est surtout vis à vis de l’interdiction d’exercer la magie en auto entrepreneur à cause de ce lien de subordination que j’émets des réserves.

les rôles sont inversés suivant le point de vue 

l’indépendant devient salarié et le client devient le patron. 

  • le magicien ( auto entrepreneur) / celui pour qui on fait la prestation (client) 
  • le magicien (salarié) / celui pour qui on fait la prestation ( patron) 

les jurisprudences sont assez floue. Et visent surtout à protéger le salarié/AE. En effet un patron a certes le liens de subordination mais en contre partie l’obligation de payer des cotisations, ce qui offre au salarié une protection sociale.
Chose qui n’existe pas dans le liens AE/client  et qui peut s’apparenter à du travail dissimulé. 

Si j’ai qu’un seul client, la jurisprudence considère qu’il est le seul à avoir les 3 pouvoirs cités. Donc il devrait être mon patron, payé des cotisations et c’est lui qui va avoir des ennuis. 

À partir du moment où j’ai plusieurs clients c’est pas si simple. Le flou ce trouve surtout au niveau du nombre de clients nécessaires pour être dans les règles. C’est un peu au doigt mouillé… ! 

Encore une fois pour reprendre mes exemples de tout à l’heure, je pense pouvoir exiger de mon plombier que le robinet tombe au dessus de l’évier sans avoir l’obligation de lui faire un contrat de travail.
Tout comme je suis en droit de critiquer le coup de tondeuse par maladresse que m’a fait la coiffeuse sans être dans le cadre d’une relation patron/salarié.
En tant que clients j’ai aussi le droit d’être en attente de se que j’ai demandé.

Publié le

Attendons la reponse de l'URSSAF que j'ai contacté (Service juridique) et qui en 2013 m'avait totalement affirmé qu'un artiste du spectacle vivant ne pouvait pas être en AE  sauf si celui ci est ENTREPRENEUR DE SPECTACLES avec licence, RC, SIRET, TVA et toutes les "joyeusetés" d'une entreprise !!!

Publié le
Il y a 3 heures, Teddy REX a dit :

Attendons la reponse de l'URSSAF que j'ai contacté (Service juridique) et qui en 2013 m'avait totalement affirmé qu'un artiste du spectacle vivant ne pouvait pas être en AE  sauf si celui ci est ENTREPRENEUR DE SPECTACLES avec licence, RC, SIRET, TVA et toutes les "joyeusetés" d'une entreprise !!!

Haha cette réponse est l’exemple parfait de l’incompétence générale qui règne dans l’administration… « c’est impossible, … sauf …. » donc en gros c’est possible…. 🙄!! 

 

Tu pourras demander à 15 personnes de l’Urssaf, du ministère de la culture,… etc tu auras 15 réponses différentes à base de « oui exactement mais non pas du tout, c’est interdit sauf si c’est autorisé et dehors il pleut jusqu’à ce qu’il fasse sec … » l’important c’est les textes, et le sens des mots. 

 

Je trouve le sujet passionnant et je connais bien le statut d’AE alors je me suis plongé dans les petites lignes du code du travail. 

 

Et j’ai trouvé une circulaire de 2010 émise par le ministère de la culture : 

Circulaire ministère de la culture

On va résumer les points qui nous intéressent

 

Titre 1 

- Introduction : rappel des modalités du régime 

- Chapitre 1 : rappel des conditions d’accès général 

- Chapitre 2 : on nous dit que les subventions ne rentrent pas dans le calcul du chiffre d’affaires « sauf » 🙄 si elles rentrent dans le calcul du chiffre d’affaires… 

 

Titre 2

À la création du régime, les auto-entrepreneurs n’étaient pas obligés de s’inscrire au registre du commerce, mais pour le spectacle il est noté qu’il faut demander une licence d’entrepreneur du spectacle qui elle-même nécessite cette inscription, mais depuis le 1er janvier 2015 cette inscription est devenue obligatoire. Donc il faut juste demander la licence de spectacle. 

 

Titre 3 

- Chapitre 1 :  Il est indiqué qu’un artiste (au sens juridique du terme, donc un intermittent du spectacle ou un salarié) ne peut pas en plus se déclarer en autoentrepreneur. Par contre, un artiste (cette fois ci au sens artistique du terme) qui choisirait d’être autoentrepreneur peut parfaitement le faire du moment que c’est son unique régime pour cette activité. 

- Chapitre 2 : Pas tellement intéressant puisque le RSI n’existe plus et que les AE sont maintenant rattachés au régime général de la Sécu. C’était une cause d’incompatibilité, mais ça n’a plus lieu d’être.

 

Titre 4

- Chapitre 1 : Là, il est question des prestations en tant que techniciens du spectacle. On nous dit que c’est aussi possible, mais pas forcément intéressant du fait de la nature même du régime et ses limitations de plafond pour le chiffre d’affaires. De l’absence de cotisations pour les droits au chômage, ainsi que l’impossibilité de déduire les frais. 

- Chapitre 2 : C’est là le fameux lien de subordination. On nous dit que l’artiste doit être libre dans ses choix. Et que, en cas de litige, c’est le juge qui appréciera au doigt mouillé si il y a relation prestataire/client ou salarié/patron. 

 

Titre 5 

Rien de très intéressant, c’est un rappel sur le cumul des prestations chômage avec la création d’entreprise. En gros, si tu touche le chômage et que tu crées une entreprise, tu peux continuer à le toucher, déduction faite de ton chiffre d’affaires. 

 

Résultat de la morale des courses, c’est tout à fait possible, avec toute les obligations d’un AE + licence d’entrepreneur du spectacle. 

 

*sauf quand c’est pas possible

*sauf quand c’est pas intéressant

*sauf quand on est privé de libertés 

*jusqu’à ce que ce soit plus possible

Publié le (modifié)

Voici une version améliorée et aérée de votre message :

Ce que je ne comprends pas dans cette quête du "oui ou non à l'AE" pour les artistes, c'est qu'il existe des solutions simples, efficaces, légales et rapides pour se déclarer : le GUSO, le chèque intermittent, l'entrepreneur de spectacle, le producteur, etc.

Pourquoi chercher plus loin une solution bancale qui pourrait générer un conflit, un redressement, des ennuis à la pelle ?

Bien sûr, il y a cette notion de coût des charges sociales que certains ne veulent pas payer, et qui les fait entrer en concurrence avec ceux qui acceptent de jouer le jeu.

Déjà, d'un point de vue général, je ne comprends pas ce régime d'AE/micro-entreprise qui permet de payer moins de charges qu'un prestataire traditionnel. Qu'est-ce qui justifie cette différence, si ce n'est une concurrence déloyale ?

Qu'on simplifie les démarches administratives aux AE/micro, tout à fait d'accord. C'est d'ailleurs le but du GUSO : simplifier les démarches administratives aux organisateurs par rapport à un acte commercial occasionnel, mais PAS sur les charges sociales, qui sont identiques à celles d'un entrepreneur de spectacles — et c'est tant mieux.

Ainsi, la concurrence entre une vente directe à l'organisateur et une vente via un entrepreneur est plus équilibrée, car la seule différence est la commission prise par l'entrepreneur pour effectuer les démarches administratives (cela dans le domaine du spectacle), ce qui est logique et normal : toute peine mérite salaire.

Modifié par Thomas
Publié le
Il y a 6 heures, Teddy REX a dit :

Bien sûr, il y a cette notion de coût des charges sociales que certains ne veulent pas payer, et qui les fait entrer en concurrence avec ceux qui acceptent de jouer le jeu.

Déjà, d'un point de vue général, je ne comprends pas ce régime d'AE/micro-entreprise qui permet de payer moins de charges qu'un prestataire traditionnel. Qu'est-ce qui justifie cette différence, si ce n'est une concurrence déloyale ?

Pour t’aider à mieux comprendre le régime AE/micro c’est à la base un régime qui a été créé pour tester une activité, ou alors pour avoir une activité complémentaire. Ça ne s’accorde pas forcément dans tout les domaines parce que c’est régi par différents plafonds. Le premier sur le chiffre d’affaires, et le deuxième sur la franchise de TVA. Le but étant que ce soit le plus simple possible pour lancer une activité, et ainsi éviter le travail au black. 

Quand à la concurrence déloyale, absolument pas et pour plusieurs raisons

- le fonctionnement est différent, mais pas exclu de charges, contrairement à une entreprise classique on est taxé sur le chiffre d’affaires. (Imagine une taxe de 25% sur le ÇA de Total, ou LVMH… déjà que ça pleure dans les chaumières pour un impôt à 2%… 🙃)

- On ne peut pas déduire les frais 

- l’absence de cotisations patronales et salariales se traduit aussi par une très mauvaise couverture sociale, pas de chômage à la fin, des indemnités journalières ridicules ( c’est du vécu, mon dernier arrêt de travail, après les 7 jours de carence, j’ai touché 8€ par jours…), pas de congés payés. 
 

 Du fait des limitations on est pas sur les même volumes, et bien souvent un AE agit dans des domaines ou personne ne veut aller. la encore c’est du vécu. J’ai voulu faire quelques travaux chez moi. Après des dizaines d’appels à toute les entreprises de ma région IMPOSSIBLE de trouver une entreprise pour monter un mur… et des dizaines d’appels supplémentaires, IMPOSSIBLE de trouver quelqu’un pour installer une porte… ( quand des spécialistes de la porte et des fenêtres te disent « on peut pas installer une porte » ça pose question….) et à force d’insister j’ai quand même eu ma réponse à demi mots: ça ne les intéresses pas de faire des petits travaux. Au final les seuls artisans qui m’ont fait ça était tous AE. 

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Publié le (modifié)

Que cela serve pour des travaux que des entreprises ne souhaitent pas faire (réparation de toiture, fuite, etc.), entièrement d'accord, mais pas dans un domaine où tu as des gens qui ne rechignent pas à faire le travail... comme dans le spectacle vivant !

Combien de fois n'ai-je pas entendu : « J'aimerais vous faire travailler, mais vous êtes trop cher. J'ai pris un artiste en AE beaucoup moins cher que vous. »

Tu le dis toi-même : les AE servent à « tester ou faire une activité complémentaire ». Quant à l'esprit que ce n'est pas concurrentiel, je ne suis absolument pas d'accord (j'ai de TRÈS TRÈS nombreux exemples !), tout simplement par le fait que lorsque tu demandes 100 euros (chiffre de base pour l'exemple) via le GUSO, tu auras 100 euros de charges, alors que l'AE en aura 22 € — et tu trouves que c'est normal et pas concurrentiel ?

Modifié par Thomas
Amélioration de la forme du texte (grammaire, orthographe...)
Publié le (modifié)

Je ne pense pas que l'unique coupable soit l'auto-entrepreneur. Même si nos avis divergent, la bonne réponse doit très probablement se situer à mi-chemin, voire même, selon moi, à l'étage du dessus...

J'apporterai une petite nuance à ton exemple : quand le GUSO touche 100 €, du coup l'AE n'en touche que 78, donc oui, il paye moins de charges, mais il gagne moins aussi.

Maintenant, une petite réflexion : combien de temps pourra-t-il tenir ? On est d'accord que ce n'est pas forcément le bon régime pour le spectacle !

Pour moi, le réel problème dans ton exemple — et je sais qu'on va tout droit là-dedans —, c'est que s'il fait le choix de l'AE parce qu'il est moins cher, ça veut dire que son seul critère, c'est le prix... Et pour moi, c'est dramatique !

On devrait choisir un artiste pour son art, pas uniquement sur son prix. Mais en ces temps compliqués... je suis persuadé qu'il y a de la place pour tout le monde si on décidait de redonner sa splendeur à la culture dans notre beau pays.

Modifié par Thomas

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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