Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le
Thomas
This post was recognized by Thomas!

"Merci pour ce beau partage."

Patrick DESSI a reçu le badge 'Great Content' et 10 points.

Il y a quelques années, des discussions portant sur les Bicycle "Supreme Line" s'étaient déroulées sur ce Forum. Je n'avais pas vraiment testé ce modèle.

 C'est chose faite ! Après plusieurs semaines d'utilisation comparée avec d'autres jeux  dont " Bicycle Rider Back", " Bicycle Mandolin", "Tally-Ho", " Aviator format Poker", "Bee Casino Quality", "Stud" "Phoenix", "1001 Aladdin", "Cohort Classics", "Monarchs" et "Jerry Nugget (nouvelle version), portant sur des techniques identiques (levées doubles, contrôles, faux mélanges sur table et en mains, empalmages, forçages, comptages, fausses donnes, fioritures), mes impressions sont les suivantes :

- Les "Supreme Line" sont d'une finition très soignée. Elles sont fabriquées à partir d'un papier différent de ceux des autres cartes de USPCC; le Crushed Stock . Elles sont spécifiquement destinées aux magiciens et aux adeptes de Cadistry. Livrées avec 3 cartes spéciales (double dos, face blanche et cartes à points regroupés), plus fines que les "Rider Back", elles possèdent des atouts indéniables pour la cartomagie.

- Leur toucher est très agréable. On peut le qualifier de soyeux. Elles rivalisent avec la douceur des "Bee Casino Quality".

- Leur flexibilité est optimale et très facilitante d'un point de vue technique. À titre d'exemple, la désimbrication, lors d'un Mélange Zarrow, s'avère plus douce et moins bruyante, une caractéristique qu'on pouvait reconnaitre aux "Aviator" format poker. 

- Leur coupe "traditionnelle" rend le mélange Faro aisé, y compris dans sa variante à une main et de manière plus optimale qu'avec des "Mandolin" pourtant réputées pour cela. 

- Après un empalmage, leur déformation résiduelle est modérée et le retour à la forme initiale est rapide. Elles peuvent rappeler, en ce sens, une des caractéristiques des "Stud" devenues difficiles à trouver aujourd'hui.

- Leur glisse est très appréciable, mais n'est pas abusive, limitant grandement les échappées intempestives. De fait, le temps de rodage est très réduit. Il est possible de desceller un paquet et de l'utiliser quasi immédiatement.

- En corollaire de leur finesse, l'épaisseur totale du paquet est moindre. Nombre de techniques, à l'instar des donnes du dessous, sont  beaucoup plus aisées à réaliser.

- Leur finesse et leur flexibilité me rendaient sceptique quant à leur résistance dans le temps. Il n'en est rien. Les "Supreme Line" conservent leurs propriétés autant - si ce n'est plus - que d'autres marques, peut-être, plus prestigieuses.  

- Enfin, et ce n'est pas là leur moindre qualité, leur prix reste très abordable, au vu des qualités cumulées qui les caractérisent.

 

Au total : Les "Supreme Line" apparaissent comme très intéressantes et méritent, à mon sens, d'être essayées. 

Très magicalement vôtre.

Patrick Dessi

 

  • Merci 9
  • Thomas changed the title to Bicycle Supreme Line
  • Thomas locked et unlocked this sujet
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Le 13/04/2023 à 16:54, Patrick DESSI a dit :

Il y a quelques années, des discussions portant sur les Bicycle "Supreme Line" s'étaient déroulées sur ce Forum. Je n'avais pas vraiment testé ce modèle.

 C'est chose faite ! Après plusieurs semaines d'utilisation comparée avec d'autres jeux  dont " Bicycle Rider Back", " Bicycle Mandolin", "Tally-Ho", " Aviator format Poker", "Bee Casino Quality", "Stud" "Phoenix", "1001 Aladdin", "Cohort Classics", "Monarchs" et "Jerry Nugget (nouvelle version), portant sur des techniques identiques (levées doubles, contrôles, faux mélanges sur table et en mains, empalmages, forçages, comptages, fausses donnes, fioritures), mes impressions sont les suivantes :

- Les "Supreme Line" sont d'une finition très soignée. Elles sont fabriquées à partir d'un papier différent de ceux des autres cartes de USPCC; le Stock broyé . Elles sont spécifiquement destinées aux magiciens et aux adeptes de Cadistry. Livrées avec 3 cartes spéciales (double dos, face blanche et cartes à points regroupés), plus fines que les "Rider Back", elles possèdent des atouts indéniables pour la cartomagie.

- Leur toucher est très agréable. On peut le qualifier de soyeux. Elles rivalisent avec la douceur des "Bee Casino Quality".

- Leur flexibilité est optimale et très facilitante d'un point de vue technique. À titre d'exemple, la désimbrication, lors d'un Mélange Zarrow, s'avère plus douce et moins bruyante, une caractéristique qu'on pouvait reconnaitre aux "Aviator" format poker. 

- Leur coupe "traditionnelle" rend le mélange Faro aisé, y compris dans sa variante à une main et de manière plus optimale qu'avec des "Mandolin" pourtant réputées pour cela. 

- Après un empalmage, leur déformation résiduelle est modérée et le retour à la forme initiale est rapide. Elles peuvent rappeler, en ce sens, une des caractéristiques des "Stud" devenues difficiles à trouver aujourd'hui.

- Leur glisse est très appréciable, mais n'est pas abusive, limitant grandement les échappées intempestives. De fait, le temps de rodage est très réduit. Il est possible de desceller un paquet et de l'utiliser quasi immédiatement.

- En corollaire de leur finesse, l'épaisseur totale du paquet est moindre. Nombre de techniques, à l'instar des donnes du dessous, sont  beaucoup plus aisées à réaliser.

- Leur finesse et leur flexibilité me rendaient sceptique quant à leur résistance dans le temps. Il n'en est rien. Les "Supreme Line" conservent leurs propriétés autant - si ce n'est plus - que d'autres marques, peut-être, plus prestigieuses.  

- Enfin, et ce n'est pas là leur moindre qualité, leur prix reste très abordable, au vu des qualités cumulées qui les caractérisent.

 

Au total : Les "Supreme Line" apparaissent comme très intéressantes et méritent, à mon sens, d'être essayées. 

Très magicalement vôtre.

Patrick Dessi

Tout à fait d'accord, ces cartes sont à mon sens ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle. Très agréables à manipuler, une bonne glisse sans risquer "l'explosion", fines et nerveuses. J'ai tenté trois faros, tous réussis à 100%. C'est la première fois que cela m'arrive. 🙂

J'apprécie aussi la fourniture de la carte double dos, elle m'évite d'avoir à en fabriquer moi-même (bien que d'autres jeux en soient également dotés, à présent). Très utile pour le forçage naturel de trois cartes, par exemple.

  • J'aime 1
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le (modifié)

Merci pour ce retour. De mon côté, je les avais trouvées plutôt intéressantes également. Le principal motif qui m'a freiné, tout comme pour d'autres innombrables formats (elite, Richard Turner, etc) : quid du suivi dans le temps ?

Il n'y a rien de plus frustrant que d'adopter une qualité de cartes, se forger une mémoire musculaire, pour qu'au final ce format ne soit plus produit au bout d'un ou deux ans... Mais j'imagine que c'est le serpent qui se mord la queue. Si tout le monde est frileux à l'idée de s'écarter des sentiers battus, aucun autre format que les traditionnelles bicycles ne pourra survivre...

 

Au passage, les cartes à tester, qui me semblent personnellement vraiment au dessus du lot, ce sont les Cohorts de cartamundi. Et ce à tout point de vue, que ce soit la finition (les marges sont très fines, mais le centrage de la découpe est parfait), leur résilience, leur constance ou leur toucher. Point non négligeable également : elles sont marquées. Malheureusement elles ne sont pas trouvables partout et le tarif est élevé.

Modifié par Richard MASSON
Lo'rthaugrafe... ;)
  • Merci 2
Publié le

Personnellement, plutôt déçu des Supreme line avec mes test actuels. Je ne sais pas si c'est le vernis ou autre, mais je trouve la glisse trop artificielle et vieilli assez mal. Elles réagissent trop vite aux conditions extérieurs comme l'humidité ou la chaleur ambiante d'une pièce également.

Dans les jeux récents, j'ai vraiment été surpris par la qualité des rééditions Jerry's Nugget "modern feel". Grosse longévité, les doubles, les faro, les fausses donnes, elles se tiennent parfaitement et longtemps. Gros coup de cœur.

J'aime beaucoup les Monarchs aussi. Mais que ce soit les jerry's ou les monarchs... entre 12 et 15€ l'unité, je ne peux pas en faire mes jeux quotidiens.

 

Il y a 5 heures, Richard MASSON a dit :

quid du suivi dans le temps ?

Il n'y a rien de plus frustrant que d'adopter une qualité de cartes, se forger une mémoire musculaire, pour qu'au final ce format ne soit plus produit au bout d'un ou deux ans...

Je comprends ce que tu veux dire, mais dans tous les cas tu n'as pas la main mise sur aucune des productions. L'USPCC peut modifier à tout moment son cahier des charges. Les rider back 808 ne sont pas les mêmes qu'il y a 20 ans, Phoenix a changé plusieurs fois sa qualité, Carta mundi également...

Je pense qu'il vaut mieux se forger une mémoire musculaire sur plusieurs jeux. Se forcer à travailler avec des jeux neufs, des jeux usés, avec plusieurs marques, plusieurs modèles. En réalisant plusieurs tests, la mémoire est justement là pour se rappeler ce qu'il est possible de faire ou non avec certaines qualités de carte.

En empruntant un jeu à un magicien, je sais directement si je vais pouvoir faire un  faro par exemple, et pour quel type de faro je vais opter. Si j'étais habitué à une seule qualité de carte, cette adaptation serait plus difficile à mon sens. Donc vive la diversité et vive le changement ! ^^

 

  • J'aime 2
  • Merci 1
Publié le

Effectivement, le problème des changements de qualité est récurrent et rend nécessaire de tester d’autres modèles, par la force des choses. 

Pour autant, je reste agréablement surpris par les atouts qu’offrent les «Suprême » au regard de leur prix ! C’est là, un paramètre suffisamment rare pour être relevé. 

Je n’ai pas perçu leur détérioration en fonction des conditions environnementales, mais je vis dans une région où l’hygrométrie varie peu.  
Quoi qu’il en soit, il est clair qu’un modèle donné ne peut convenir à tous. 

(Au passage, il est dommage que la qualité des Bee, soit rarement retrouvée sur des jeux a bordure blanche. Je ne possède qu’un modèle de ce type, sans doute une série limitée, que je conserve à titre anecdotique)

Pour revenir aux « Supreme Line », je persiste à penser qu’il est intéressant de les essayer. Cela faisait bien longtemps que je n’avais travaillé avec un modèle qui réuni autant de qualités à un pareil prix.  Une phase d’adaptation s’avère nécessaire comme toujours. 
Je les ai adoptées.  Pour combien de temps…? L’histoire nous dira !

Très Amicalement. 

  • J'aime 3
  • Merci 1

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k
×
×
  • Créer...