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Cela fait quelques temps que je recherche un lieu que j'ai connu pour réaliser mon palais mental, mais je ne trouve rien dans mes souvenirs, mon enfance et plus tard qui s'approche de cela.

Si vous avez réussi à sélectionner un lieu pour y construire votre palais mental,  quels sont les critères qui vous ont fait votre choix?

  • Thomas changed the title to Vos critères pour le choix du Palais Mental
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Publié le
Il y a 4 heures, Jean-Marc KLD a dit :

Cela fait quelques temps que je recherche un lieu que j'ai connu pour réaliser mon palais mental, mais je ne trouve rien dans mes souvenirs, mon enfance et plus tard qui s'approche de cela.

Si vous avez réussi à sélectionner un lieu pour y construire votre palais mental,  quels sont les critères qui vous ont fait votre choix?

Bonjour, pour moi le premier palais mental que j'ai utilisé était simplement mon appartement. 

Publié le
Il y a 22 heures, Jean-Marc KLD a dit :

Cela fait quelques temps que je recherche un lieu que j'ai connu pour réaliser mon palais mental, mais je ne trouve rien dans mes souvenirs, mon enfance et plus tard qui s'approche de cela.

Si vous avez réussi à sélectionner un lieu pour y construire votre palais mental,  quels sont les critères qui vous ont fait votre choix?

En effet, ton appartement ou ta maison sont les meilleurs premiers palais de mémoire : tu les vis quotidiennement.

Certains prennent des lieux virtuels (plan d'architecte, palais de jeux , circuit digital ...) mais je ne maitrise pas le sujet et j'ai pas envie de suivre ce chemin.

Je comprends ta difficulté à utiliser des lieux de ton enfance : les images sont floues, pâlies et parfois incomplètes et ce sont tes souvenirs qui vont tracer ton chemin, pas l’efficacité.

On travaille bien souvent mieux ses tables de rappel que ses lieux de mémoire. Je pense que c’est une erreur.

En ce qui me concerne, un palais de mémoire doit être choisi, propre avec des images claires …C’est la raison pour laquelle, je suis un peu old school, j’ai photographié tous mes lieux de mémoire avec le lieu précis que je voulais avoir, mais aussi la distance, les accroches, l’angle…. Car pour ma part, avec le temps, les images ont tendance à pâlir ou s’assombrir, les détails s’en vont et donc j’aime retourner à mon imagier pour revivifier les couleurs, éclairer le lieu, accentuer les accroches ….

Au lieu de choisir un palais de mémoire, tu peux aussi prendre un chemin de mémoire : chemin du domicile au travail, ou à la boulangerie ou encore dans un parc.

Dans les 2 cas, juste quelques critères : attention aux distances, pas trop prêt, pas trop loin- des images pas trop petites, ni trop grandes, prendre des points d’accroches, plutôt éviter le lieux en hauteur, les croisements pour les chemins de mémoire, éviter de changer d’angle de prise de vue…..et plein de choses encore.

Seule la pratique régulière et l’autocritique te permettront d’améliorer à ta sauce et de maitriser ton palais de mémoire.

Je ne rentre pas plus dans le détail car je pourrais écrire des pages sur le sujet et ta question est générale. Certains membres de Vitrual magie ont écrit des booklets sur ce Thème – sinon la référence pour échanger, à condition de maitriser un peu l’anglais reste le Forum Art of Memory : plus de 100 000 message sur l’art de la mémoire.

Pour commencer, tu peux aussi faire un premier chemin de mémoire de façon impromptue (comme je l’ai mentionné dans un autre email) : le corps Humain de bas en haut: Cheveux, front, œil, oreille, nez, bouche, gorge, épaule, coude, main , poitrine, ventre, zob, cuisse, genou, tibia, pied. ( tiens 17 Lieux ? )

Pour aller vite, essaye donc avec ce dernier en allant faire tes courses – un objet par lieu- puis 2. Et un peu plus tard, essaye un autre exercice 3 informations par lieu (personnes ou objets qui interagissent).

Si tu arrives à placer 3 informations par lieu, cela signifie que tu seras capable de mémoriser 102 décimales après Pi, ou 306 chiffres binaires ou encore un jeu de cartes entier( en PAO), ou les principaux mots/idées d’un texte… le pre-requis étant d’avoir un table de rappel pour les cartes  et pour les chiffres (de 00 à 99).

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  • Merci 1
Publié le
Il y a 23 heures, Jean-Marc KLD a dit :

Si vous avez réussi à sélectionner un lieu pour y construire votre palais mental,  quels sont les critères qui vous ont fait votre choix?

La simplicité, j utilise une sorte de promenade avec des lieux ou je vis

chambre je me leve, salle de bains, cuisine, ensuite j'ouvres ma porte et je vais dehors, le bar a cote de chez moi, puis la boulangerie etc... tu as compris le principe

Pour les cartes j'utilise un POP (personne objet personne) avec des actions predefinis par type de lieu

exemple :

dans la cuisine y'a une personne qui cuisine l'objet dans une casserole et qui renverse le contenue sur une autre...

///

tu peux aussi placer des objets dans differents endroits de ton lieu

chambre:

un sur le lit, tu ouvres le tiroir de ton bureau et y'a le deuxieme objet, et sur ton porte manteaux y'a le troisieme qui pendouille

///

Comme dit yves le forum artofmemory regorge d'infos

  • J'aime 2

Une biographie ca s'invente.

Publié le
Le 23/05/2020 à 12:15, Jean-Marc KLD a dit :

Cela fait quelques temps que je recherche un lieu que j'ai connu pour réaliser mon palais mental, mais je ne trouve rien dans mes souvenirs, mon enfance et plus tard qui s'approche de cela.

Si vous avez réussi à sélectionner un lieu pour y construire votre palais mental,  quels sont les critères qui vous ont fait votre choix?

Je n'ai pas 1 palais mais plusieurs.

Mon premier palais de 10 étapes est chez moi sur un trajet : lit - wc - lavabo - douche - dressing - chambre enfant 1 - chambre enfant 2 - escalier - cuisine - porte.

Mon second palais est un appartement où j'ai vécu pas mal de temps, et comporte 20 étapes. Sa dernière étape est un passage secret qui reboucle si j'ai besoin avec un autre appartement ou j'ai vécu et qui comporte 10 étapes, ce qui me fait soit 20, soit 30 étapes.

Mon palais le plus récemment utilisé est ma maison, dans l'ordre où je l'ai visitée quand je l'ai achetée, et selon ce que je veux en faire je peux aller à 10 - 20 ou 100 étapes.

Inutile de viser le palais de Ceaucescu avec ses 1 100 pièces.
Simple, efficace, mémorable.

Avec un palais de 10 étapes, tu peux diviser chaque étape en quadrant pour multiplier par 4 ce que tu y mets (ou plus complexe en horloge si tu le sens et là c'est x12).

Anecdote, pour ma prise de parole lors de la première partie de Fabien Olicard, j'avais 20 éléments à retenir, et je les ai placés par groupes de 4 sur 5 lieux seulement. Fabien m'a demandé de resserrer (raccourcir) de 2 min, j'ai parcouru mon palais rapidos et j'ai décidé "d'enjamber" deux endroits pour ne pas en parler. Ainsi en parcourant mon palais lors de la restitution devant un peu moins de 2000 personnes, j'ai tout de suite identifié les moments à zapper pendant que je parlais. No Stress.

 

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David

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Publié le
Il y a 9 heures, David (Chakkan) a dit :



Mon palais le plus récemment utilisé est ma maison, dans l'ordre où je l'ai visitée quand je l'ai achetée, et selon ce que je veux en faire je peux aller à 10 - 20 ou 100 étapes.

Avec un palais de 10 étapes, tu peux diviser chaque étape en quadrant pour multiplier par 4 ce que tu y mets (ou plus complexe en horloge si tu le sens et là c'est x12).


 

Bonjour,

J'intuite ce que tu veux dire mais je pense qu'il faut expliquer la technique du quadrant et de l'horloge : ne serait-ce que pour gérer l'espace et pour ceux qui ne connaissent pas.

Pour ma part, je n'ai pas trop utilisé ce processus car j'avais si on peut dire des "chemins de mémoire de compétition" - pas interférences ou de lieux fantômes  qui se faufilent - donc j'évitais les rajouts occasionnels entre 2 lieux.

Publié le

Merci pour vos conseils, je vous lis depuis le début de mon message.

Etrangement j'avais d'abord placé l'affectif au lieu à choisir, si si c'est en lisant par-ci par-là sur le forum et ailleurs , comme critère de base. Visiblement ce n'est le cas d'aucun d'entre vous.

En tout cas le Forum art of memory est copieux.

De plus une ou deux personnes on fait remarquer sur d'autres sujets qu'ils se souviennent de listes vieilles de 20 ans ou plus.

Publié le
Il y a 18 heures, Jean-Marc KLD a dit :

De plus une ou deux personnes on fait remarquer sur d'autres sujets qu'ils se souviennent de listes vieilles de 20 ans ou plus.

C'est normal si ces personnes ont ancré les listes dans des palais ou des associations.

En ce qui concerne un chemin de mémoire affectif, c'est tout à fait faisable - je ferai un message dédié sur le sujet.

Publié le (modifié)

Jean-Marc,

Certaines personnes diront qu’elles oublient leurs lieux de chemin de mémoire ou que la construction d’un chemin ne les enthousiaste pas. Pour cela tu peux toujours te construire un LUKASA.

Objet que j’ai confectionné avec les enfants lors du confinement.

Le LUKASA est un technique ancestrale africaine (Congo spécifiquement) qui permet à une personne de se souvenir d’informations en suivant les aspérités, les formes et couleurs d’un support en bois (en général). C’est une sorte de chemin de mémoire physique : véritable anti sèche codée. L’avantage étant que tu n’as pas à te souvenir de ton chemin mais simplement de l’information associée aux petits objets colorés en suivant un chemin.

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LUKASA Africain

Avec les enfants nous avons donc construit un premier LUKASA avec des boutons et des  billes – (un autre éphémère, avec des bonbons): activité ludique et à la fin un objet qui a un certain charme. Dans ton salon, tu as de quoi animer une soirée avec tes amis qui te demanderont à quoi sert cet Objet.( je pense en faire un avec des coquillages)

Sur le sujet, je te recommande de lire l’excellent livre de Lynne Kelly. Ecrivaine et chercheuse :  The Memory Code

Lynne Kelly est à l’histoire des techniques de mémorisation des cultures orales et non littéraires, ce que Frances  A. Yates est à l’histoire de la mnémotechnie de l’antiquité à la renaissance dans la culture occidentale: une Experte.

Dans ce livre, elle évoque donc les différentes cultures orales et notamment celle des aborigènes qui encodent dans des danses leur histoire ou dans des lieux magiques, dont celui d’ULURU.

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Idem pour les peoples Celtiques – très belle thèse autour de l’énigme des pierres de Stonehenge.

image.png.02266c2e759f4105febd55047597926e.png

Même réflexion avec les statues de l’ile de Pâques.

Sans compter, compter les palais de mémoire physique Incas avec le Fameux QUIPU. : sorte de collier avec  des tresses, des nœuds et des couleurs qui encodent de l’information – véritable pierre de rosette qui vient d’être dévoilée : https://etudiant.lefigaro.fr/article/un-etudiant-d-harvard-perce-un-secret-des-incas_55e81e58-f152-11e7-9dfb-6e10ecd2d4f3/?fbclid=IwAR38BthfhiqxpDwlBOt_ugTw5gfnyWgdNKJV9-gn_-nn0Yfy7vOXOd8R764

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QUIPU

 

Bref, et encore plein d’autres exemples à travers les cultures et civilisations.

Pour conclure – j’en tire la morale suivante : Si dans notre culture occidentale le loci ( lieu) a toujours était associé à une place, un endroit, on s’aperçoit que finalement il peut être transféré à un paysage, une rite, une danse, un geste ou images abstraites…. Cela donne aussi d’autres idées.

Pour infos,Kelly est un personnage sympathique qui organise des concours de mémoire en Australie. Elle s’est amusée à titre personnel à encoder toute l’histoire de l’humanité dans les quartiers autour de sa maison. ( cf livre) : impressionnant.

Elle organise maintenant des ateliers de construction de LUKASA et conseillent des passionnées à travers le monde.

Je vous recommande chaudement ce livre riche et instructif ainsi que les suivants : memory craft… son site : https://www.lynnekelly.com.au/



 

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Modifié par Yves BLANCHARD
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Publié le
Le 26/05/2020 à 17:39, Yves BLANCHARD a dit :

Jean-Marc,

Certaines personnes diront qu’elles oublient leurs lieux de chemin de mémoire ou que la construction d’un chemin ne les enthousiaste pas. Pour cela tu peux toujours te construire un LUKASA.

Objet que j’ai confectionné avec les enfants lors du confinement.

Le LUKASA est un technique ancestrale africaine (Congo spécifiquement) qui permet à une personne de se souvenir d’informations en suivant les aspérités, les formes et couleurs d’un support en bois (en général). C’est une sorte de chemin de mémoire physique : véritable anti sèche codée. L’avantage étant que tu n’as pas à te souvenir de ton chemin mais simplement de l’information associée aux petits objets colorés en suivant un chemin.

image.png.3a863e4999107b1c799a5b600ae68829.png

LUKASA Africain

Avec les enfants nous avons donc construit un premier LUKASA avec des boutons et des  billes – (un autre éphémère, avec des bonbons): activité ludique et à la fin un objet qui a un certain charme. Dans ton salon, tu as de quoi animer une soirée avec tes amis qui te demanderont à quoi sert cet Objet.( je pense en faire un avec des coquillages)

Sur le sujet, je te recommande de lire l’excellent livre de Lynne Kelly. Ecrivaine et chercheuse :  The Memory Code

Lynne Kelly est à l’histoire des techniques de mémorisation des cultures orales et non littéraires, ce que Frances  A. Yates est à l’histoire de la mnémotechnie de l’antiquité à la renaissance dans la culture occidentale: une Experte.

Dans ce livre, elle évoque donc les différentes cultures orales et notamment celle des aborigènes qui encodent dans des danses leur histoire ou dans des lieux magiques, dont celui d’ULURU.

image.png.b17f2406387bc6212de0901ca6f7074f.png

Idem pour les peoples Celtiques – très belle thèse autour de l’énigme des pierres de Stonehenge.

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Même réflexion avec les statues de l’ile de Pâques.

Sans compter, compter les palais de mémoire physique Incas avec le Fameux QUIPU. : sorte de collier avec  des tresses, des nœuds et des couleurs qui encodent de l’information – véritable pierre de rosette qui vient d’être dévoilée : https://etudiant.lefigaro.fr/article/un-etudiant-d-harvard-perce-un-secret-des-incas_55e81e58-f152-11e7-9dfb-6e10ecd2d4f3/?fbclid=IwAR38BthfhiqxpDwlBOt_ugTw5gfnyWgdNKJV9-gn_-nn0Yfy7vOXOd8R764

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QUIPU

 

 

 

Merci Yves

perçant comme message, je vois mieux la condition de griot dont on dit souvent en Europe qu'un griot est une bibliothèque, je comprends mieux leur méthode d'apprentissage et de mémorisation.

Le livre de Lymne Kelly est gratuit en audio book je viens de le voir sur amazon.

Je ne connaissais pas Kelly mais Yates si, merci pour le conseil de lecture.

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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