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Publié le
il y a une heure, claudemage a dit :

Empreinte un crayon bien gras de maquillage à ta copine pour faire la signature et tu l'enlève facilement au doigt en finissant avec un liquide de démaquillage sans imbiber la carte tu devrais pouvoir utiliser la carte plusieurs fois.

Je voudrais un truc plus clean , mais je retiens l'idée

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Publié le (modifié)
Le 20/09/2019 à 19:04, Nathan R. a dit :

Je recherche un stylo de type marqueur qui peut écrire sur une carte bicycle et qui pourrait s'effacer après le tour. Ce qui me permettrait de ne pas jeter la carte signée après un tour.

Si je peux me permettre, la question que tu poses est la plus immédiate, mais je ne suis pas convaincu que ce soit forcément la plus judicieuse. 😉

Une carte signée doit-elle vraiment etre jetée ? En quoi est-ce un problème ? (bon sauf si la signature de l'artiste en herbe a pris la forme d'une b!te, là...) Mais sinon je trouve que ça apporte même un petit côté histoire vécue au jeu pas désagréable du tout (et forcer le trait en demandant d'ajouter parfois la date du jour). Et s'il tombe sur une carte déjà signée ? Rien n'empêche un spectateur de signer par dessus. Côté idée il y a pleins de choses à faire avec des cartes déjà "signées" dans un jeu. 

Et si exceptionnellement tu laisses une carte signée en souvenir au spectateur, est-ce bloquant ? As-tu vraiment besoin que ton jeu soit toujours complet ? Même si parfois il le faut, par ex quand on travaille avec un chapelet, pour l'écrasante majorité des tours de cartes choisies ce n'est pas nécessaire. 

Je n'ai jamais croisé de magicien qui prenait la peine d'effacer les signatures, ce n'est pas forcément un hasard. 

Modifié par Aurélien (TanMai)
  • J'aime 2
Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Robin (Ahahuhu) a dit :

si je ne me trompe pas, qu'un spectateur à 1 chance sur 104 ( hors jokers) de tomber deux fois d'affiler sur la même carte 😉

Nope. 😉

Un spectateur a 1 chance sur 52 de tomber deux fois d'affiler sur la même carte (car la première peut être n'importe laquelle). La contrainte ne s'applique que sur la seconde carte.

Et la proba de tomber deux fois de suite sur une carte donnée (par ex, le 8 de coeur), ce n'est pas 104 (2x52) , mais 52x52. 😉

Ceci dit, dans un tour rien n'empêche de dire que les chances que deux spectateurs choisissent la même carte est de 52x52. Ça rend le tour plus impossible, c'est faux, mais il y a de fortes chances pour que ça ne choque personne (la probabilité qu'un spectateur puisse tiquer serait à evaluer... 😛 ). 

Modifié par Aurélien (TanMai)
  • J'aime 1
  • Merci 1
Publié le (modifié)

Si cela pose problème, est-ce vraiment si important de signer une carte ?

Par exemple, j'utilise parfois un jeu marqué, en chapelet. D'une part l'effet est suffisamment fort pour que la carte signée n'apporte pas grand chose et d'autre part je n'ai pas envie de jeter un chapelet marqué (cher) à chaque tour. Ce serait idiot, à moins d'être bien payé pour chacun de ces tours (ou de passer à la télé 🙂).
Et je persiste, avec des mouvements francs, simples et lents, pouvant même faire intervenir le spectateur, l'idée de décoller une étiquette signée pour la recoller ailleurs est quand même écartée. Cela ne pourrait pas s'effectuer en un dixième de seconde.

Tout dépend si tu interviens en tant que professionnel de haut niveau (mais dans ce cas tu n'aurais vraisemblablement pas de soucis pour acheter davantage de paquets de cartes), ou juste pour épater des copains. Alors laisse tomber la signature et épate les plutôt par des tours réellement miraculeux (enfin, qui le paraissent), pour lesquels la signature n'a aucune importance.

Modifié par Jean-Jacques MEYER (Edler)
  • J'aime 1
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le
Il y a 9 heures, Nathan R. a dit :

 

Je vais essayer ces deux propositions et je vous retournerai mes impressions ici

Ça va être vite fait, puisque les deux méthodes sont identiques 😉

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 7 heures, Aurélien (TanMai) a dit :

Si je peux me permettre, la question que tu poses est la plus immédiate, mais je ne suis pas convaincu que ce soit forcément la plus judicieuse. 😉

Une carte signée doit-elle vraiment etre jetée ? En quoi est-ce un problème ? (bon sauf si la signature de l'artiste en herbe a pris la forme d'une b!te, là...) Mais sinon je trouve que ça apporte même un petit côté histoire vécue au jeu pas désagréable du tout (et forcer le trait en demandant d'ajouter parfois la date du jour). Et s'il tombe sur une carte déjà signée ? Rien n'empêche un spectateur de signer par dessus. Côté idée il y a pleins de choses à faire avec des cartes déjà "signées" dans un jeu. 

Et si exceptionnellement tu laisses une carte signée en souvenir au spectateur, est-ce bloquant ? As-tu vraiment besoin que ton jeu soit toujours complet ? Même si parfois il le faut, par ex quand on travaille avec un chapelet, pour l'écrasante majorité des tours de cartes choisies ce n'est pas nécessaire. 

Je n'ai jamais croisé de magicien qui prenait la peine d'effacer les signatures, ce n'est pas forcément un hasard. 

Je n'y avait pas pense , après personnellement je préfère garder mes jeux complet et donc je vais opter pour une des techniques que j'ai cité 😄.

Publié le
Il y a 6 heures, Jean-Jacques MEYER (Edler) a dit :

Si cela pose problème, est-ce vraiment si important de signer une carte ?

Par exemple, j'utilise parfois un jeu marqué, en chapelet. D'une part l'effet est suffisamment fort pour que la carte signée n'apporte pas grand chose et d'autre part je n'ai pas envie de jeter un chapelet marqué (cher) à chaque tour. Ce serait idiot, à moins d'être bien payé pour chacun de ces tours (ou de passer à la télé 🙂).
Et je persiste, avec des mouvements francs, simples et lents, pouvant même faire intervenir le spectateur, l'idée de décoller une étiquette signée pour la recoller ailleurs est quand même écartée. Cela ne pourrait pas s'effectuer en un dixième de seconde.

Tout dépend si tu interviens en tant que professionnel de haut niveau (mais dans ce cas tu n'aurais vraisemblablement pas de soucis pour acheter davantage de paquets de cartes), ou juste pour épater des copains. Alors laisse tomber la signature et épate les plutôt par des tours réellement miraculeux (enfin, qui le paraissent), pour lesquels la signature n'a aucune importance.

Je suis d'accord avec ça mais pour moi si il n'y a pas de signature le spectateur peut penser que il y a deux carte dans un tour ou on la téléporte par exemple. Je ne suis pas magicien professionnel je fais juste des tours dans la rue x)

Publié le
Il y a 7 heures, Aurélien (TanMai) a dit :

Si je peux me permettre, la question que tu poses est la plus immédiate, mais je ne suis pas convaincu que ce soit forcément la plus judicieuse. 😉

Une carte signée doit-elle vraiment etre jetée ? En quoi est-ce un problème ? (bon sauf si la signature de l'artiste en herbe a pris la forme d'une b!te, là...) Mais sinon je trouve que ça apporte même un petit côté histoire vécue au jeu pas désagréable du tout (et forcer le trait en demandant d'ajouter parfois la date du jour). Et s'il tombe sur une carte déjà signée ? Rien n'empêche un spectateur de signer par dessus. Côté idée il y a pleins de choses à faire avec des cartes déjà "signées" dans un jeu. 

Et si exceptionnellement tu laisses une carte signée en souvenir au spectateur, est-ce bloquant ? As-tu vraiment besoin que ton jeu soit toujours complet ? Même si parfois il le faut, par ex quand on travaille avec un chapelet, pour l'écrasante majorité des tours de cartes choisies ce n'est pas nécessaire. 

Je n'ai jamais croisé de magicien qui prenait la peine d'effacer les signatures, ce n'est pas forcément un hasard. 

Je vais me pencher là dessus et essayer x) !

Publié le

franchement je suis d'accord pourquoi jeter ou donner la carte signée???

si tu fais des tours de rue ça donne encore plus de crédibilité a ton paquet qui aura du vécu et aucun soupson de paquet truqué, tu peux meme le donner a l'examen au départ !!

et si le spectateur retombe sur une carte signée c'est encore mieux il peux la resigner ou changer s'il le souhaite !!!

Magicalement

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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