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Le 29/07/2020 à 23:37, Jean-Marc KLDJN a dit :

la collapsologie est une étude  ancienne

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Citation

Les archives de l’INA sont parlantes. Quand on interrogeait les Français des années 1950 sur l’an 2000, ils parlaient d’hommes immortels, de voitures volantes, d’énergie gratuite. Quand on les interroge aujourd’hui sur 2040, catastrophes écologiques et pandémies ressortent. Malgré les progrès de la science, la hausse du niveau de confort, la baisse de l'insécurité dans le monde, l’homme moderne n’a plus confiance en l’avenir. Il est passé de l’imaginaire du progrès au regret, car le progrès n’a plus de sens pour lui. Alors il se raconte des histoires qui font peur, mais trépidantes, pour trouver une finalité au monde. Il espère que la catastrophe brisera la routine et se projette en héros échappant au quotidien, aux créances, au travail.
Mais que s’est-il passé en réalité pendant le confinement imposé par l’épidémie de Covid? Nous sommes restés chez nous, accrochés aux réseaux sociaux, aux achats en ligne et à la livraison à domicile. Entre l’imaginaire de la survie et la réalité, il y a un fossé.

 

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Il y a 3 heures, Christian DELAMORINIERE a dit :

Quand on interrogeait les Français des années 1950 sur l’an 2000, ils parlaient d’hommes immortels, de voitures volantes, d’énergie gratuite.

Et pourquoi parlaient-ils comme ça ? Parce qu'on leurs parlait comme ça !!!

Comme par exemple Robert Clarke à qui nos responsables de la télé de l'époque avaient eu l'inconscience de confier une émission mensuelle de 1975 à 1987, "L'avenir du futur". Cette émission, que j'avais parfois la faiblesse de regarder, a contribué à véhiculer un tas d'idées fausses. Je me souviens d'une émission où, avec ses invités, il nous expliquait qu'en l'an 2000 les robots humanoïdes seraient partout … Le sensationnalisme n'est pas nouveau à la télé.

Passionné de technologie, je regardais malgré moi ces inepties tout en pestant de ne pas avoir des vraies émissions scientifiques à la télé.

Les pseudo-futurologues ont malheureusement toujours existé : Robert Clarke a aujourd'hui cédé la place à Laurent Alexandre (ah celui-là !), Jacques Attali (pas mal non plus), Joël de Rosnay (on ne l'entend plus beaucoup lui) … et j'en passe.

Qui au siècle dernier, à part quelques esprits réellement visionnaires, a été invité à la télévision pour venir nous parler d'écologie, de la société de l'information (internet) qui était pourtant en gestation depuis le début des années 70, de la mondialisation du commerce qui avait déjà commencée avec la CEE … ? Pas assez vendeur ! La pub a été introduite à la télé en 1968, les robots humanoïdes lui laissaient plus de temps de cerveau disponible.

Beaucoup l'ont dit, certains comme Pierre Dac avec humour : "La prévision est difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir". La futurologie est une science complexe qui nécessite beaucoup d'humilité de la part de ceux qui y travaillent sérieusement. Ce qui généralement n'est pas le souci de ceux qui viennent à la télé pour vendre leurs livres et acquérir le sceau "vu à la télé" pour se vendre ensuite comme tête de gondole dans les séminaires, kick-off et autres joyeusetés de ce genre.

Bob

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Le 29/07/2020 à 18:03, Christian GIRARD a dit :

Mais tu dois t’interroger tout autant sur le nombre de liens croissants qui pourraient résulter d'une absence de réaction à des informations pseudo-scientifiques. VM doit-il être le fourre-tout de tout ce qui concernerait des approches paranormales (pour faire court) présentées sans appareil critique ? 

Tu as tout à fait raison Christian et je reconnais totalement ton rôle de garde-fou (parfois excessif ! 🙂) contre tout ce qui pourrait ressembler à une information pseudo-scientifique.

Tu m'accorderas qu'il ne faudrait pas tomber dans le travers inverse qui serait de ombrer dans le pseudo-rationalisme.

Le terme "pseudo-rationalisme" a été inventé par l’économiste et philosophe Otto Neurath pour critiquer ce qu’il considérait comme les abus de la position rationaliste (Pseudorationalism).

La principale critique de Neurath, est le refus et l’incapacité des rationalistes à reconnaitre et affronter les limites de la rationalité et de la raison (en ce sens il y a une grosse différence entre "rationnel" et "rationaliste").

Mais bon... le rationalisme étant la doctrine qui pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance du monde (rationalisme) cela laisse donc très peu de place à tout le reste et, notamment, à toute autre interprétation du monde...

 

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il y a 2 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Tu as tout à fait raison Christian et je reconnais totalement ton rôle de garde-fou (parfois excessif ! 🙂) contre tout ce qui pourrait ressembler à une information pseudo-scientifique.

En fait, je ne vois aucun problème à dire ou publier quelque point de vue que ce soit dès lors qu'il est clair que l'on cerne le cadre de l’intervention, ses limites. Si quelqu'un me dit "Je communique avec des défunts", ça ne pose pas de problème existentiel, c'est ce qui est ajouté à ce type d'affirmation qui peut susciter une réaction (toute relative) de ma part, par exemple : " ... et si vous me donnez la modeste somme de X euros je me ferai un plaisir de jouer le rôle d'intermédiaire entre vous et vos proches disparus ». Il en est de même dès lors qu'il est dit « Patati... paranormal... patata... et c'est d’ailleurs prouvé scientifiquement », j'attends alors de solides sources pour étayer le propos (faire parler la science pour justifier de ses propres idées non-scientifiques est toujours un exercice périlleux). Après, que des gens adorent Zeus ou pratique le culte de Mithra (sans être prosélytes), prennent de l'homéopathie pour des troubles bénins ou qu'ils aient l'espoir (pour eux-mêmes) d'une vie après la mort, je ne vois pas bien ce que j'aurais à leur opposer. À chacun d'enchanter sa propre vie comme il le souhaite dès lors que ça n'empiète pas de façon négative sur la vie (et l'avis) des autres.

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Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

Tu m'accorderas qu'il ne faudrait pas tomber dans le travers inverse qui serait de ombrer dans le pseudo-rationalisme.

Le terme "pseudo-rationalisme" a été inventé par l’économiste et philosophe Otto Neurath pour critiquer ce qu’il considérait comme les abus de la position rationaliste (Pseudorationalism).

La principale critique de Neurath, est le refus et l’incapacité des rationalistes à reconnaitre et affronter les limites de la rationalité et de la raison (en ce sens il y a une grosse différence entre "rationnel" et "rationaliste").

Mais bon... le rationalisme étant la doctrine qui pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance du monde (rationalisme) cela laisse donc très peu de place à tout le reste et, notamment, à toute autre interprétation du monde..

Dans le doute je viens d'aller regarder les messages que j'ai édités dans VM et contenant les mots "rationnel", "rationaliste", rationalisme"... Je ne crois pas m'y être présenté comme un "rationaliste" ni avoir écrit de grosses bêtises (?). Florilège  :

Le 23/03/2020 à 10:20, Christian GIRARD a dit :

Et de façon générale chacun agit en ayant l'impression d'être rationnel de son point vue 😉.

  *

Le 16/12/2011 à 12:18, Christian GIRARD a dit :

Ce qui serait réducteur à mon sens, ce serait de décrire un sceptique comme un abominable esprit borné empreint d'un rationalisme qui l'aveugle, comme un individu inconsciemment et uniquement gouverné par sa lutte névrotique censée le protéger d’une « angoisse refoulée ».

[...] une émotion est tout ce qu’il y a de plus rationnel ! Quel rationaliste « sérieux » mettrait en doute l’existence des émotions ? Une émotion est « par nature » rationnelle, personne ne nie l’existence des émotions.

*

Le 12/11/2014 à 23:52, Christian GIRARD a dit :

Le sentiment amoureux ne se soumet pas à l'ordre du rationnel. Aimer c'est irrationnel par nature.

Tous les illusionnistes devraient connaître ce film (en plus de ceux déjà cités plus haut). C'est encore plus vrai pour ceux qui font du rationalisme-sceptique leur unique cadre pour vivre et interagir avec le Monde.

*

Le 23/03/2020 à 11:16, Christian GIRARD a dit :

Pour "jouer" à la Bourse efficacement il semble parfois rationnel d'agir de façon irrationnelle (je tiens ça d'un économiste) : si tout le monde agit de façon rationnelle et donc de la même façon en réaction aux fluctuations des cours, impossible de faire les meilleures affaires puisque tout le monde se partage le même gâteau ce qui rapporte des miettes. 

*

Le 03/03/2015 à 13:03, Christian GIRARD a dit :

Il se peut aussi qu'un discours puisse donner l'illusion du rationalisme (ou également qu'il soit rationnel sur certains points précis et par sur d'autres, le crédit qu'on accorderait alors aux premiers envelopperait d'un voile d'aprioris positifs des assertions plus discutables...).

Dans la foulée c'est peut-être l'occasion d'évoquer Jacques Bolo et l' "indicateur Surcouf de subjectivité" (Source : Philosophie contre Intelligence artificielle).

*  

Le 07/03/2015 à 01:09, Christian GIRARD a dit :

Lorsqu'une porte est fermée, il est très présomptueux (et pas très rationnel) de prétendre qu’il n’y a rien derrière. La porte est fermée mais la question reste ouverte

***, peux-tu définir ce que tu entends par « monde matériel », c’est franchement très flou. Une œuvre d’art conceptuelle n’étant pas constituée de matière baryonique, fait-elle partie de « ton » monde matériel ? Même question pour les forces fondamentales de l’Univers (qui ne sont pas de la matière). Peux-tu nous expliquer comment de la matière inerte est capable de générer de la conscience (note que je ne dis pas que ce n’est pas le cas, je dis qu’il semble difficile voire impossible actuellement de trouver par quelle magie cela est advenu). Et qu’est-ce qu’une information (ce n’est ni de la matière, ni de l’énergie et pourtant l’Univers baigne dans l’information, pour certains il ne serait même QUE cela) ?

Lorsque tu vois une toile de maître dans un musée, n’y perçois-tu que l’empâtement de certaines couches de peinture, qu’une combinaison de formes plus ou moins judicieusement assemblées, qu’une palette de couleurs réparties au hasard, ou bien y perçois-tu l’intention d’un esprit qui a conçu cette toile, une sensibilité, une conscience créatrice ? Le « monde » n’est-il vraiment que « matériel » pour reprendre tes termes ?

*

Le 29/08/2017 à 19:50, Christian GIRARD a dit :

Dans un autre sujet de VM, nous évoquions la possibilité de "créer" l'univers dans lequel nous souhaitons nous projeter pour y "être", Cauwelaert a résolument choisi celui du monde magique (même s'il se prétend à longueur de pages sceptique et rationnel, il faut bien reconnaître que la plupart des phénomènes "paranormaux" trouvent grâce à ses yeux). 

*

Le 25/05/2012 à 17:34, Christian GIRARD a dit :

Il y a souvent une énorme confusion entre ce que l'on pourrait appeler un rationalisme obtus et la démarche scientifique, c'est très différent. Pour ce que j’en connais, les scientifiques sont plutôt sceptiques et sont bien conscients du gouffre d’ignorance qu’ils essaient de combler.

*

Le 12/12/2014 à 15:33, Christian GIRARD a dit :

J'ai évoqué le livre (et l'auteur, passionné des sujets "étranges") plusieurs fois dans VM, j'y ai retrouvé de nombreux thèmes et histoires qui me questionnent. J'ai la même attitude clignotante que l'auteur me semble-t-il, une envie de rationalisme afin de ne pas gober n'importe quoi et une volonté d'ouverture pour ne pas passer à côté de phénomènes qui méritent l'attention. En tout cas, si on a le goût du mystère ("paranormal", "science" ou technologie borderline, mysticisme, etc.), cet ouvrage saura stimuler cette appétence (même si les aficionados ne retrouveront finalement que des "classiques" du genre mais peu connus du grand public). Je reviendrai certainement sur plusieurs des thèmes du livre au hasard des sujets de VM... Toutes les histoires fantastiques de l'ouvrage sont au minimum, du point de vue du magicien, de fabuleuses sources d'inspiration narrative, rien que pour ça, ça vaut le coup !

*

Le 11/05/2013 à 17:56, Christian GIRARD a dit :

 Cette zone me semble exister un peu partout avec plus ou moins de densité, partout, ce qui ne doit pas faire oublier le noyau dur d'un concept, d'une idée ou de la représentation d'une chose afin de pouvoir penser via des mécanismes analogiques.

 [...] il existe des zones de superposition des éléments de sa propre pensée avec celle des autres, des points d'entente, des ponts possibles. Peut-être qu'un rationaliste est un individu qui ne s'occupe que de la zone centrale, dense, nodale des choses ? Pour autant, tu sais que je partage au moins avec toi cette idée que rien n'est ce qu'il semble être, que la connaissance est une brume (pas forcément un brouillard, peut-être plutôt celle de l'alcool).

*

Le 05/07/2020 à 10:41, Christian GIRARD a dit :

Stéphane Allix qui, rappelons-le, « croit » en à peu près tout ce qui a trait au paranormal,  [...]

 Il serait pourtant devenu une sorte d'expert en tout dans le domaine 😉 expériences de mort imminente (qui "prouveraient" l'existence d'une âme), OVNI et extraterrestres, médiumnité, médecines "alternatives", 6e sens, anges gardiens, etc. Il serait lui-même peu ou prou la réincarnation d'un soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale. Bref il cumule tous les indices du gars qui a trouvé la voie idéale où surfer pour vendre des bouquins (tout en étant sincère je suppose). Le plus drôle c'est qu'il se prétend rationaliste ! Mieux vaut en sourire.

*

Etc.

Publié le
Le 31/07/2020 à 09:14, Christian DELAMORINIERE a dit :

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Cela fait des années que s'est étiolé le crédit qu'on pouvait accorder naguère à la revue de vulgarisation Science et Vie

Le 06/09/2017 à 11:46, Christian GIRARD a dit :

Mais en définitive, Monvoisin attribue principalement la cause de toutes ces « déviances » et autres interprétations abusives de la physique quantique aux médias et il vise particulièrement Science & Vie, Science & Avenir et les frères Bogdanoff.

Source

Publié le
Il y a 23 heures, Christian GIRARD a dit :

Cela fait des années que s'est étiolé le crédit qu'on pouvait accorder naguère à la revue de vulgarisation Science et Vie

 

Oh ça va... Ils publient pas encore des articles de Jocelin Morisson que je sache ( qui est, pourtant, journaliste scientifique !). 🤣

... Par contre, mon ami Bernardo Kastrup publie régulièrement dans les pages de Scientific American (la "maison mère" de Pour la science). 😀 Stories by Bernardo Kastrup

 

Le travail de Bernardo Kastrup est tourné vers la renaissance de l’idéalisme métaphysique (la vision selon laquelle l’essence de la réalité est l’esprit et non la matière). Il est titulaire d’un doctorat en philosophie (ontologie, philosophie de l'esprit) et d’un autre doctorat en génie informatique (calcul reconfigurable, intelligence artificielle). En tant que scientifique, Bernardo a travaillé pour l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) et le Philips Research Laboratories. Bernardo est l’auteur de nombreux ouvrages et il publie régulièrement dans «Scientific American», «Institute of Art and Ideas», «Blog of the American Philosophical Association» et «Big Think», entre autres.

 

(site officiel de Bernardo Kastrup)

 

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Pour revenir au sujet :

Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon.

Illusions - Le messie récalcitrant

Richard Bach

Citation

Le Messie récalcitrant (Illusions : The Adventures of a Reluctant Messiah, dans la version originale en anglais américain) est un livre de Richard Bach, publié en 1977, qui remet en question notre vision de la réalité. L'histoire est basée sur le principe que le monde qui nous entoure est fait d'illusions que nous créons pour notre apprentissage et notre amusement. 😉😃source

 

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Publié le
il y a 8 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon.

Oh, ne soyons pas limités par notre vision étroite de la réalité et tirons encore un peu sur le fil :

Ce que le Maître appelle « un papillon », le lépidoptériste l'appelle « un spécimen à épingler dans une boîte » et l’ornithologue « une proie pour les oiseaux ». Les différents regards ouvrent sur d'autres mondes, façon mise en abyme...

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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