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"Il y a bien quelque chose qui s’appelle le monde. Il disparaîtra tout entier comme nous disparaissons nous-mêmes. Il y a bien quelque chose qui s'appelle l'histoire. Elle a sa logique propre, mais elle n'a pas de sens.
Quand les hommes auront disparu comme disparaissent toutes choses, il n'y aura personne pour se souvenir d'eux. Le monde est beau. L'histoire existe. Cette beauté et cette existence sortent du néant pour retourner dans le néant. Il y a un grand rêve qui est le monde. Et dans ce grand rêve, un autre rêve qui est la vie. Et dans ce rêve, encore un rêve qui est notre existence."
Jean d'Ormesson
C'est une chose étrange à la fin que le monde (2010)

Modifié par Christian DELAMORINIERE

Texte rédigé par IA

Publié le
Le 01/08/2020 à 14:52, Christian GIRARD a dit :
  Le 23/03/2020 à 10:20, Christian GIRARD a dit :

Et de façon générale chacun agit en ayant l'impression d'être rationnel de son point vue 😉.

La preuve avec « la voyante des stars » (« Elle affirme percevoir des images, entendre les défunts, soulager les patients, elle pratique la télépathie, l'hypnose... »  :

Citation

"Il y a quelqu'un qui m'aide là-haut", mais "je suis cartésienne. Je suis comme saint Thomas. Je crois ce que je vois. Je vois ce qui doit arriver".

😉

https://www.lepoint.fr/people/marie-claire-estevin-la-femme-du-boulanger-devenue-la-voyante-des-stars-29-12-2011-1413484_2116.php#

 

Citation

Elle assure pouvoir prévenir d'un accident à venir, d'une séparation, d'un décès... et prétend avoir vu à l'avance des catastrophes comme l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo (1995), ceux du 11-Septembre, le tsunami de 2004 en Asie...

Ah, tout ce à quoi nous aurions pu échapper si on l'avait écoutée ! Et dire que les décideurs et les scientifiques continuent d'ignorer les fabuleux dons de ces voyants lanceurs d'alertes , c'est ballot hein ! 

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Publié le

Changement climatique : pourquoi si peu d'actions individuelles ?

Citation

À partir de plus de 400 études de psychologie, neurosciences, sciences affectives ou encore économie comportementale, Tobias Brosch, chercheur à l'UNIGE, dénonce cinq barrières psychologiques qui bloquent l'individu lorsqu'il s'agit de modifier son comportement pour lutter contre le changement climatique :

Tout d'abord, « notre cerveau peine à percevoir le phénomène du changement climatique, car celui-ci est abstrait » explique le chercheur. Impossible de le voir, le sentir ou le toucher directement. Il s'agit donc de mettre en avant l'impact direct de ce changement climatique sur l'individu, et cela en le traduisant en expériences concrètes. Si le phénomène devient local et immédiat, avec des conséquences visibles, cela n'est plus la même chose.

La deuxième barrière concerne les intérêts propres et les bénéfices personnels immédiats. Il faut en effet que les personnes voient en quoi le changement de leur comportement est bénéfique. Il s'agit donc d'en montrer divers avantages qui en découlent directement. Par exemple le vélo est également bon pour la santé, le partage favorise le réseau social, la voiture électrique confère un statut économique et social. Récompenser un comportement par des remises de prix favorise aussi grandement le changement d'habitude.

Les barrières morales jouent aussi un rôle très important. « Agir pour le climat » n'est pas suffisamment synonyme d'« être quelqu'un de bien ». Pour lier le changement climatique et la morale, cela peut passer par la religion, lorsque par exemple le Pape François fait de la protection de la planète un devoir religieux. La communication doit également être adaptée aux diverses sensibilités politiques : les personnes de gauche étant souvent plus sensibles au sujet climatique que les conservateurs.

Autre problème : les barrières sociales. Faire soi-même des sacrifices alors que nos voisins ne font rien (par exemple voyagent en avion à longueur d'année) n'est pas encourageant. Il est alors essentiel de communiquer au maximum pour montrer que de nombreuses personnes agissent pour le climat et que cette mobilisation augmente en permanence. Les grandes manifestations sur le sujet ou l'effet Greta Thunberg représentent de bons moteurs.

Enfin les barrières d'action sont extrêmement importantes. Les individus ne savent tout simplement pas comment agir, ou bien cette tâche leur paraît immense. Il faut donc les informer des comportements ayant le plus fort impact. « Ma mère me disait toujours d'éteindre la lumière lorsque je quittais une pièce. C’est très bien, mais l’impact est minime », souligne Tobias Brosch. « Par contre, réduire les vols en avion, privilégier le vélo, bien isoler les maisons ou encore diminuer sa consommation de viande, là le changement est perceptible ! »
 

Sciences du Monde N°8

  • Merci 1

Texte rédigé par IA

  • 1 month plus tard...
Publié le (modifié)
Le 3 août 2020 à 16:29, Christian GIRARD a dit :

Oh, ne soyons pas limités par notre vision étroite de la réalité et tirons encore un peu sur le fil :

Ce que le Maître appelle « un papillon », le lépidoptériste l'appelle « un spécimen à épingler dans une boîte » et l’ornithologue « une proie pour les oiseaux ». Les différents regards ouvrent sur d'autres mondes, façon mise en abyme...

C'est marrant car finalement cette saillie drolatique est assez proche de que qu'écrit Richard Bach. Le monde peut être ce que l'on veut qu'il soit, c'est à chacun d'être son propre messie et de suivre sa propre voie. Le propos se rapproche également de la "loi de l'attraction"...  L'ouvrage (qui est plutôt selon moi plus une longue nouvelle qu'un roman) ne m'a certes pas retourné l'esprit 😉  mais il est plaisant à lire. 

Pour ce qui concerne ce passage cité par Patrick :

Le 3 août 2020 à 16:05, Patrick FROMENT a dit :

Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon.

Illusions - Le messie récalcitrant

... il faut le rapprocher d'une autre "grande vérité" figurant dans le bouquin, juste avant l'épilogue, à savoir :

« Tout dans ce livre peut être faux. »

Je me permets de proposer également ces deux extraits relatifs à la magie :

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IMG_1115.thumb.JPG.64d2a01e22887037de83111a57fef5f8.JPG

 

La dernière phrase laisse songeur : si l'on comprenait la magie du monde, ledit monde perdrait toute magie à nos yeux. Finalement l'ignorance à du bon. 🙂 

 

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 1
Publié le (modifié)
Le 22/09/2020 à 12:36, Christian GIRARD a dit :

Richard Bach.

[...]

L'ouvrage (qui est plutôt selon moi plus une longue nouvelle qu'un roman) 

Puisqu'on est dans les bouquins, je rappelle celui-ci, Quinzinzinzili, un « roman de science-fiction p o s t-apocalyptique » dont j'ai parlé en 2017 (à rapprocher également, pour d'autres raisons que le côté "fin du monde", de Sa Majesté des mouches de William Golding) :

 

 

J'avais choisi d'acquérir l'ouvrage présenté sous cette couverture dont j'appréciais le graphisme :

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... mais au regard du thème de la collapsologie, voici ce que propose la version en format Kindle :

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Modifié par Christian GIRARD
Le correcteur (hum) automatique du site change "message- apocalyptique" en "message-apocalyptique", ce qui n'a aucun sens... Oups, même ici impossible d'écrire p o s t !
  • 1 month plus tard...
Publié le (modifié)
Citation

L'autonomie alimentaire collective  par Estelle Brattesani
L’Homme est un tube digestif qui se prend pour un intellectuel. Le tube digestif vide, il n’a plus le cerveau capable de philosopher, de faire de la politique, ou quoi que ce soit d’intellectuel, il ne pense plus qu’à se nourrir. En temps de guerre, il est arrivé à des parents de manger leurs enfants comme en Chine :

Le confinement: une période clé
Nous pouvons nous persuader que des crises majeures n’arriveront jamais, mais en France et dans le monde, l’épisode de confinement nous a donné un avant-goût de ce qui pourrait se passer si la nourriture venait à manquer : les ruées sur les denrées, les rayons vides en fin de journée. Dans certains quartiers ou foyers précaires, les estomacs ont commencé à gronder. La pénurie s’est profilée, avant tout pour des problèmes d’ordre financier, par exemple en Seine-Saint-Denis où certaines personnes n’avaient plus un sou pour acheter à manger et où on a redouté des émeutes de la faim. Et quand des associations caritatives ont pu continuer à offrir leurs services, certaines ont vu une recrudescence d’appels à l’aide, comme dans la ville de Cholet. Des magasins ont été vandalisés, des agriculteurs et des éleveurs se sont vu dérober des récoltes et des animaux. Même les Restos du Cœur ont été victimes de vols.

Ailleurs dans le monde, pendant ou juste après le confinement qui a aggravé la situation, des gens ont crié famine et ont été réprimés brutalement, comme en Afrique du Sud ou au Chili. Le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait doubler en 2020 du fait de la Covid-19. Il serait d’ailleurs intéressant de connaître le nombre de personnes mortes de faim ou de malnutrition pendant le confinement, sachant qu’en temps "normal", la faim provoque déjà en moyenne 25 000 décès par jour dans le monde. Pour les pays dépendant des importations, la pénurie est également annoncée. En effet, quoi de plus légitime quand on est un pays exportateur que de réduire ses ventes à l’étranger pour assurer la sécurité alimentaire de sa propre population ?

Des communes qui ont déjà mis le couvert
L’autonomie des aires urbaines est en moyenne de 2,1 %. En cas de rupture du système, seules deux personnes sur 100 pourraient manger. Certains maires mentionnés sur le site de SOS Maires ont déjà compris que l’enjeu de demain est à organiser dès aujourd’hui, tel Jean-Claude Mensch, le maire végétarien d’Ungersheim. Il a engagé sa ville sur la voie de la résilience alimentaire et énergétique, même si ce n’est pas facile ni mobilisateur tous les jours. L’élu explique bien les conditions de la réussite d’un tel projet sur la durée: « Il faut que les habitants jouent le jeu et aient envie d’acheter la production locale. » Et pour qu’ils en aient envie, encore faut-il qu’ils comprennent les avantages de la relocalisation alimentaire, de reprendre le pouvoir sur ce qui les nourrit et les rassemble trois fois par jour et 365 jours par an. Qu’il y ait effondrement ou pas, d'ailleurs.

 

Modifié par Christian DELAMORINIERE

Texte rédigé par IA

  • 2 weeks plus tard...

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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