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Bonjour za toutes zé za tousse,

Selon vous, est-ce que le style de la magie d'un(e) artiste pourrait être lié à son origine ?
Je me posais la question de savoir si, comme dans l'art (à l'instar de la peinture), il existait différentes "écoles" bien distinctes.

Par exemple, on retrouverait :

- Ecole espagnole : l'accent est mis sur le spectaculaire (ex : "Ni aveugle ni fou" de Juan Tamariz, un chef d'oeuvre).
- Ecole italienne : on est plutôt dans la perfection technique (ex : Giacomo Bertini et son incroyable "Florentine coin assembly")
- Ecole anglaise : sobre et élégante, sans fioritures (ex : Cardini au "Festival of Magic" de 1957, la seule trace vidéo de ce maître passé)
- Ecole américaine : l'important, c'est l'impact de l'effet (ex : la merveilleuse routine des salières d'Albert Goshman).
- Ecole hollandaise : on privilégie l'humour, la détente (ex : Fred Kaps avec le truc du sel qui ne finit jamais de couler, sublime)
- Ecole française : euh ... difficile à trouver, si vous avez des idées ... .

Je penchais bien pour le côté rationnel du boniment (ex : Jean Eugène Robert Houdin et sa pièce fusible, effet copié par Jean Hugard dans son "Coin Magic" de 1935) mais force est de constater qu'aujourd'hui plus que jamais, la mondialisation semble avoir cassé les codes et aplani les différences.

Les Français sont de bien curieux phénomènes, on pourrait dire qu'ils sont un mélange de toutes les écoles de pensée à la fois :

- Spectaculaire : Jean-Pierre Vallarino avec sa routine "Champagne" de fou furieux (j'avais la cassette VHS !)
- Perfection technique : bouloulouloulou pock ! (bruit de bouche)
- Impact de l'effet : l'incroyable Francis Tabary qui a plus d'une corde à son arc (et qui a un point commun avec Milton Kort).

- Humour et détente : Dominique Duvivier qui sait comment mettre à l'aise.

Pas simple, donc !

Guy.

  • Merci 1

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

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Très bonne question il faut aussi définir la magie selon les époques   .

 on peut réfléchir à  la magie des époques antérieures au 19e siècle

Comme  mêlant magie blanche et magie noire et au fond utilisant le astuces et les manipulations de la magie blanche pour servir la magie noire ou prétendu telle.

 même si il se rencontrait des magiciens qui devant le public en fait le peuple ne faisais rien parce que ce que nous faisons nous-même c'est-à-dire les manipulations et des astuces pour éblouir la population sans faire appel a des forces occultes ou divines

 

Publié le
Il y a 6 heures, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Très bonne question il faut aussi définir la magie selon les époques   .

 on peut réfléchir à  la magie des époques antérieures au 19e siècle

Comme  mêlant magie blanche et magie noire et au fond utilisant le astuces et les manipulations de la magie blanche pour servir la magie noire ou prétendu telle.

 même si il se rencontrait des magiciens qui devant le public en fait le peuple ne faisais rien parce que ce que nous faisons nous-même c'est-à-dire les manipulations et des astuces pour éblouir la population sans faire appel a des forces occultes ou divines

 

Pas vraiment d'accord: il y a eut de tous temps une magie de divertissement, et en parallèle des escrocs se servant d'astuces pour simuler des pouvoirs... Cherche les Doc sur les bateleurs du moyen âge, sur les magiciens de salon ou de scène de la Renaissance etc.

Les populations très croyantes de ces époques n'auraient pas acceptées de servir de publique à ces artistes s'il avait été question "pour de vrai" de pouvoir sataniques ...

Gilbus

  • J'aime 2

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

L'ancêtre d'Okito, Jasper Bamberg se disait nécromancien et alchimiste. Il faisait apparaître des fantômes grâce à des lanternes cachées et de la fumée (un peu similaire au procédé utilisé par Jean Eugène Robert Houdin pour ses spectres).

De tous temps, la magie et la magie ont été mélangés. Il n'y a qu'à voir les astucieux stratagèmes des prêtres Égyptiens à l'époque des pharaons pour, par exemple, faire s'ouvrir les portes du temple toutes seules ou encore faire s'allumer un feu comme par "magie".

Les procédés varient avec les époques, les lieux mais l'étincelle initiale, celle qui murmure à notre oreille que l'impossible est peut-être possible ... cette flamme mystique n'est pas prête d'être éteinte, c'est un feu sacré sur lequel les magiciens veillent comme de fidèles vestales.

Guy.

  • J'aime 1

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

Publié le
il y a 59 minutes, Gilbus a dit :

Pas vraiment d'accord: il y a eut de tous temps une magie de divertissement, et en parallèle des escrocs se servant d'astuces pour simuler des pouvoirs... Cherche les Doc sur les bateleurs du moyen âge, sur les magiciens de salon ou de scène de la Renaissance etc.

Les populations très croyantes de ces époques n'auraient pas acceptées de servir de publique à ces artistes s'il avait été question "pour de vrai" de pouvoir sataniques ...

Gilbus

Je n'ai pas dit le contraire.

J'ai bien écrit avec erreur certes en fait j'ai dicté le message au téléphone, qu'il existait des magiciens de rues qui ne faisaient pas appels à des forces occultes mais utilisaient des formes de manipulations à la base reposent sur les mêmes principes.

(Livre en italien sur les jeux de rues ou bien la magie du pont neuf, difficile à lire...)

Bateleurs, troupes de saltimbanques .... mais sans doute aussi n'importe quels corps de métiers de ce que j'ai lu ici ou là des traditions de prestidigitations passées de génération à une autre enseignées avec le savoir faire du corps de métier.

J'avais lu ici même des tours que des bateliers renaissance ou moyen age s'enseignaient .

Ces bateliers et autres saltimbanques se produisaient même dans des cathédrales.

Qui étaient des lieux différents de vie par rapport à l'expérience que nous en avons.

Publié le (modifié)
Il y a 7 heures, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Je n'ai pas dit le contraire.

Nous sommes d'accord sur ce point, mais ce que je soulignaient, c'est qu'on ne peut donc faire de classement temporel sur ce point.

Par contre, on voit des variations de style dans le temps: le rythme s'accélère depuis environ 100 ans, la magie devient moins parlée, le style du discours lui même change...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Idem encore gilbus pour ma.part ceux sont deux phénomènes qui ont évidemment coexister magie noire et magie blanche.

Oui effectivement depuis le 19e siècle la tradition de la magie mêlant occultisme et prestidigitation s'est estompée peu à peu.

 voire voir comment Houdini chassait les spirits

Publié le

Difficile de caractériser les magiciens de telle ou telle nationalité ou de telle ou telle époque en "écoles" effectivement.

Cependant, pour ce qui est des magiciens Français (toutes époques confondues), je dirais que nous nous distinguons par une certaine créativité : Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN, Buatier De KOLTA pour les plus célèbres du XIXème siècle, Jean MERLIN, Gaëtan BLOOM, Dominique DUVIVIER, Jean-Pierre VALARINO, Mickaël CHATELAIN, Xavier MORTIMER, Mathieu BICH, Bernard BILIS, Laurent BERETTA, Yann FRISCH pour aujourd'hui (et pour n'en citer quelques uns).

La magie d'aujourd'hui est moins verbale qu'il y a ne serait-ce qu'une quarantaine d'années, c'est vrai. Je le constate par mes lectures et les vidéos d'anciens numéros que je retrouve.

Quant aux siècles derniers, la technologie pour avoir un accompagnement sonore n'existait pas encore et se faire accompagner par des musiciens avait un coût donc la magie verbale était forcément prépondérante.

 

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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