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Publié le

Et sinon on parle du jeu ou bien on continue ces discussions un peu stériles?

34 pages sur cela sans parler un peu du livre!!

Alors oui je l'ai reçu et je ne dirai pas tardivement car Steeve nous avait prévenu.

C'était quand même à la base une souscription et donc on sait tous que cela peut être retarder.

Allez voilà que je me mets moi aussi à digresser!

Stop!!!

Je l'ai entre les mains et je commence à en prendre possession tout doucement pour bien m'en imprégner.

J'aime découvrir de nouveaux jeux pour essayer de comprendre la démarche du magicien.

J'avais essayé moi aussi de partir sur la base du Multi Effet pour voir si on ne pouvait pas l'améliorer ou tout au moins en faire quelque chose de plus personnel.

Pour un C.R c'est un peu trop tôt mais pour ceux qui avaient eu en mains Secret Mental ils ne seront pas déçus!

Merci Steeve et bonne continuation.

PS: Pour la relecture de ce message je compte sur vous n'ayant ni les moyens ni les connaissances dans ce milieu pour un correcteur digne de confiance!! mdr

  • Haha 1
Publié le (modifié)
titounbe a dit :
Et sinon on parle du jeu ou bien on continue ces discussions un peu stériles?

34 pages sur cela sans parler un peu du livre!!

J’espère que c’est de l’humour Titounbe car, dans ces 34 pages auxquelles tu fais référence (17 selon le mode d’affichage qui est le mien), j’ai pour ma part particulièrement et essentiellement parlé du livre de façon détaillée avec des arguments auxquels Steeve s’est finalement rangé, ce qui est tout à son honneur. D’autres sont également venus pour apporter des informations très intéressantes ; ne serait-ce que sur le fond, lire par exemple les propos de Philip59 et son analyse du passage impossible en Stay Stack System avec un DDeck standard. Lire la réponse de Steeve également puisqu’il confirme que le DDeck ne peut être « modifié en jeu miroir classique » mais il ajoute à juste titre que « le jeu miroir réalisable avec le DDeck est propre à lui et ne se compare pas avec un jeu miroir classique ».

Steeve Eléma a dit :
:)

Je dois avouer m'être emporté très très (trop) rapidement envers certains comme Christian qui a été très sympa en MP ;)

Pour être honnête, j'était très fier du livre pour une production à petite échelle évidemment très loin des éditeurs professionnels. La première remarque de Christian m'a touché, hors il avait raison mais je ne m'en rendant pas compte et voulait pas l'entendre.

Je reste bien sur très fier du contenu, moins de la forme maintenant que l'on m'a expliqué les soucis ;)

Mon agressivité envers certains, n'étaient pas des attaques mais plus une défense car je ne m'attendais vraiment pas à cela.

En espérant que le contenu vous plaira et que vous continuerez à me faire confiance ;)

A très vite,

Steeve

Hello Steeve

Merci pour ce message public.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis (et je n’en démordrai pas mdr !).

Tu as parfaitement compris qu’il n’y avait aucune animosité dans mes propos et que le seul but était d’aider à progresser en essayant de faire mieux à chaque fois, ce que tu as d’ailleurs déjà fait puisque le saut qualitatif entre le livre Secret Mental et The Diabolic Deck est bien réel (format, couleur, etc.).

La forme a déjà été traitée, j’ai d’ailleurs exprimé (si on m’a bien lu) que, hors la page 10, le reste du livre n’est pas une catastrophe orthographique bien qu’il y ait des fautes évidentes qui aurait pu être facilement corrigées. Deux exemples dans la seule page 23 : « Celui-ci peut-être mélangé » au lieu de « celui-ci peut être » (peut-être est fautif car c’est un adverbe alors qu’en l’occurrence il s’agit d’un semi-auxiliaire conjugué et suivi du verbe être à l'infinitif), et « des vas et vient » au lieu de « des va-et-vient »). Avec les avis éclairés des uns et des autres, gageons que le prochain bouquin de Steeve ne souffrira pas de ces problèmes, ainsi le fond sera abordé immédiatement dans les débats.

Je vais donc maintenant donner mon avis sur le contenu, sur les tours, avec la même neutralité bienveillante que certains semblent avoir du mal à comprendre. Une fois de plus, les propos qui suivent témoignent de mes ressentis et de ma réflexion mais j’étaierai avec des arguments.

1/ Préface tout en tendresse qui est finalement une déclaration d’amour. :blush:

2/ Quelques sources reconnues par Steeve comme à l’origine du DDeck.

On comprend tout de suite que le jeu de Steeve est une combinaison de principes préexistants mais Steeve ajoute « Mon jeu n’est absolument pas un jeu ****** tel qu’on les connaît ». L’adverbe « absolument » est peut-être de trop. ;)

3/ Le principe du DDeck est exposé ». La méthode a quelque chose qui me semble en partie original (c’est déjà bien) mais je ne perçois pas en quoi elle apporte un plus qualitatif « grandiose » à l’arsenal magique déjà existant (sachant qu’il y a des contraintes).

4/ Page 19 à 24, comment construire un DDeck.

5/ Page 23 : Ici est précisé que le jeu peut être « mélangé à l’américaine ». Certes, précisons quand même que ce mélange sera opéré par le magicien lui-même et non par un membre de l’assistance (sinon c’est risqué, parfois possible, mais très risqué). J’ajoute qu’il faut également adopter une tenue particulière pour ce mélange américain, avec les pouces effeuillant par les petits côtés. Pour ma part, je mélange à l’américaine sur table en effeuillant par les grands côtés ; c’est hyper facile de changer cette tenue mais il faut quand même souligner cet état de fait. Un petit truc me turlupine : il faut me semble-t-il que l’une des moitiés du jeu soit tournée de 180° par rapport à l’autre avant d’entamer le mélange n’est-ce pas ? Rien n’est précisé à ce sujet, ni qu’il faut le faire, ni comment le faire.

6/ Description en deux pages d’un DDeck dit « personnalisé ». Là, je m’attendais à trouver du neuf mais personnaliser ce jeu spécial revient, au vu de ces deux pages, à signaler simplement qu’on peut se construire un DDeck mais avec un jeu de cartes dont le tarot seraient différent de celui fourni. Hum.

Voilà de quoi vraiment personnaliser le DDeck à mon avis, une piste qui n’est pas développée dans le livre à ce moment-là (mais évoquée plus loin) et qui me semble pourtant très prometteuse. Ce que Steeve appelle le « gimmick » (qui n’en est pas un mais passons, Steeve m’a demandé d’en parler en ces termes) permet de connaître l’identité d’une carte choisie alors que, par exemple, elle a été mise en poche par le spectateur. OK.

Mais le montage préconisé pour le DDeck est obtenu par une opération plus ou moins due au hasard, je cite Steeve : le gimmick est appliqué « sans vous soucier de l’identité de la carte sur laquelle vous [l’]apposez ». L’attitude contraire est à mon avis un des points qui auraient pu être un peu plus creusés, à savoir le potentiel généré par une apposition précise des fameux « gimmicks » en les associant de façon judicieuse avec des cartes qu’ils permettront de deviner, pour permettre de produire certains effets impossibles autrement. Je ne dis pas que toutes les paires concernées doivent répondre à l’impératif d’être absolument « judicieux », mais il faudrait réfléchir à quelques cas de figure intéressants.

J’ajoute une autre idée de personnalisation, celle d’un DDEck Rainbow ! Du coup plus besoin de « gimmicks » puisque le magicien pourrait connaître (grâce à sa mémoire) l’identité de chaque carte rien qu’en voyant son dos, et découvrir du même coup l’identité d’une carte mise en poche par le spectateur en regardant d’assez loin la carte supérieure du talon du jeu, une distance que ne permet pas le DDeck actuel). J’ajoute que cette idée de connaître l’identité d’une carte en regardant son dos de loin figure également dans Secret Mental et Magicus n° 179 mais avec des cartes ESP, voir le tour de Steeve intitulé PES éloignée.

7/ Il s’ensuit une description des propriétés du DDeck. De façon générale, un magicien sachant effectuer de très bons forçages, des cartes à l’œil indétectables, maîtrisant parfaitement un chapelet ou ayant un jeu marqué trouvera certainement le moyen d’obtenir sans DDeck la plupart des effets (classiques) décrits par Steeve. Notez que ceci n’engage que moi et que je suis prêt à lire attentivement la liste des effets décrits qu’on ne pourrait réaliser avec des moyens antérieurs (notamment un jeu normal et de l'expérience en cartomagie). La seule différence bien souvent est celle des conditions et des contraintes, j’en donne un exemple : pour ce qui est du DDeck, le mélange à la française par un spectateur est à proscrire. Dans chaque méthode il y a des avantages et des inconvénients, Steeve met surtout en avant (et c’est de bonne guerre) les éléments « positifs » de son système et laisse de côté ce que certains pourraient estimer être des faiblesses.

Les propriétés principales (je ne les décris pas toutes) du DDeck à ce stade sont (à condition que le spectateur coupe par les petits côtés) :

– Le magicien connaît (sans regarder le jeu) à 50 % la famille de la carte choisie et, à 50 % également, celle de la carte suivante, comprendre : le magicien sait que la carte de coupe est un pique ou un carreau.

– Dans un étalement, certaines familles ne sont jamais contiguës à certaines autres.

– Il est possible de deviner lors d’un étalement où se trouvaient l’emplacement d’une carte ayant été prélevée dans le jeu.

– Un coup d’œil sur le talon permet de connaître la carte de coupe qu’un spectateur a cachée dans sa poche.

Pour le reste, je rejoins Philip59 qui écrit :

Philip59 a dit :
[on observera que le potentiel du DDeck que tu évoques, ben c'est proprement celui qui arrive quand on détruit le DDeck pour créer un autre jeu truqué... ce qui pose la question de l'intérêt du DDeck...]

Ce qui ne signifie pas que ce soit « mauvais », comprenons-nous bien. Je m’explique : supposons que le Deck soit mélangé à la française, ce qui détruit presque tout sont potentiel, on pourra néanmoins continuer à utiliser ce DDEck « déstructuré » quasiment comme on le ferait d’un jeu normal. On ne va pas dire pour autant que c’est une qualité intrinsèque du DDeck n’est-ce pas ?

Pour nuancer un peu le propos de Philip59, j’ajoute qu’il reste quand même des « petites choses en plus » lorsque le jeu est distribué en deux paquets et qu’on peut les considérer comme des propriétés indirectes.

Les quelques pages suivantes expliquent différentes façons de passer d’une configuration (« de base », « 26 » ou « miroir ») à une autre. Certaines situations impliquent de distribuer 52 cartes ou de peler 26 cartes d’affilée, ce qui n’est pas très engageant. C’est peut-être rébarbatif mais pas forcément rédhibitoire, ça dépend du talent d’acteur du magicien à faire diversion pendant ces phases.

La page 37 (un sommaire du chapitre) ne sert à rien puisqu’elle reprend exactement la page 8 mais en moins bien puisqu’il manque la numérotation des pages !

Ceci me rappelle ce que j’avais signalé sur la page 3 (inutile également) qui était une reproduction de la couverture, il aurait été préférable d’ajouter du contenu, ne serait-ce qu’une photo de l’artiste (pourquoi pas ?).

Divination de base, p. 38. Tour déjà présent dans Secret Mental.

Du point de vue de l’effet perçu par le public, ce tour est faisable avec un jeu normal ou d’autres jeux truqués. Du point de vue « contraintes et conditions », tout se discute évidemment. L’effet est forcément bon puisque c’est un classique qui a fait ses preuves mais il n’est pas original : le magicien devine la carte qui se trouve dans la poche d’un spectateur. Notons qu’il faut tenter un coup de bluff avec une chance sur deux de se tromper (Steeve présente ça comme « un temps d’avance immédiat » :whistle: ). Mais si ça marche, on peut ensuite annoncer correctement la famille de la carte avant même d’en connaître l’identité.

En page 41, une note précise qu’on pourrait avoir un classeur de 26 cartes en poche mais… sans nous signaler dans quel but :confused: (Steeve ?).

Page 42, Divination sophistiquée. Tour déjà décrit dans Secret Mental.

Je pratique déjà cet effet avec un jeu emprunté et mélangé depuis des années, rien de nouveau pour moi pour ce qui est de l’effet donc, censé d’après Steeve « perturber [nos] collègues magiciens ».

L’effet est bon puisque c’est un classique de pseudo mémoire prodigieuse.

Miroir, p. 46.

D’entrée de jeu, Steeve précise qu’il s’agit de SA version de Double personnalité de Boris Wild mais qu’il n’en améliore pas « l’effet en lui-même », le but serait uniquement de « perturber » les magiciens qui connaissent la méthode de Boris (ce qui limite le champ d’action n’est-ce pas ?).

Il va falloir utiliser deux (!) jeux truqués, le DDeck et un Ultra-Mental. Avec un peu de réflexion, un jeu normal et un Ultra-Mental permettraient également d’effectuer l’effet (pas forcément dans les mêmes conditions hein !), ou même deux jeux normaux. Bref, l’effet (classique) est bon mais pas original.

J’ai en tête une version extra de cet effet (provenant d’un magicien très connu mais qui ne l’a pas publiée je crois) avec deux jeux normaux ; les deux participants arrivent à reproduire l’effet ci-dessus en faisant (apparemment) les mêmes gestes l’un en face de l’autre, en miroir donc.

Mémoire prodigieuse. Déjà dans Secret Mental.

Dans la première phase, Steeve utilise pour la première fois une sélection au « Stop ! » à la cascade, ce qui est une façon de faire plus assurée que de laisser un spectateur couper lui-même le DDeck. Du coup un simple forçage « traditionnel » à la cascade permettrait de réaliser le premier effet qui n’est en réalité qu’une découverte de carte, présentée autrement, certes, façon démonstration de mémoire, mais on retombe ainsi sur la même méthode permettant de réaliser le premier effet du livre...

Deuxième phase : Même effet que dans la première sauf que le public a dû choisir et mémoriser une seconde carte, ce qui commence à faire beaucoup en peu de temps.

Intéressant néanmoins, la motivation proposée pour faire l’étalement face en bas indispensable au magicien pour connaître la carte choisie : il s’agit de préparer une fioriture au retournement du ruban face en l’air.

Steeve précise que Mémoire prodigieuse n’est pas un effet magique mais plutôt une démo à effectuer lors d’une démonstration de triche.

Le DDeck n’est pas nécessaire pour effectuer les deux phases ci-dessus.

Mémoire photographique, p. 59. Déjà décrit dans Secret mental.

Un tour en trois phases, mieux construit que tout ce qui précède.

Les deux premières phases sont pratiquement les mêmes que celle de Mémoire prodigieuse mais quelques éléments de présentation en phase 2 font que les effets vont crescendo. Ensuite le jeu est distribué en deux paquets (ce n’est donc plus vraiment un DDeck) mais je trouve que la présentation motive parfaitement cela, ainsi que l’effet. Je n’ai pas fait de recherche historique pour savoir si le final avec la photo préexiste, mais c’est intéressant car surprenant. Les mélanges différents et multiples dont certains bien réels et réalisés par le public trouvent leur juste place dans l’enchaînement. Enfin une routine construite autour d’un même thème, et avec des effets qui semblent différents et de plus en plus forts !

Le seul hic pour moi, c’est qu’il va y avoir trois cartes choisies (c’est beaucoup en peu de temps et pour une seule routine), une par phase, et que les spectateurs devront retenir mais bon, on ne peut pas tout avoir.

Divination au téléphone, page 66. Déjà dans Secret Mental.

Effet 1 : Aucun intérêt pour moi, le codage est classique, l’utilisation du DDeck n’est absolument pas justifiée selon moi car le tour peut s’effectuer avec un jeu normal. De plus, quitte à faire deviner quelque chose à quelqu’un par téléphone autant que ça ne soit pas une carte je trouve.

Effet 2 : Idem.

De plus, la procédure est restrictive car deux spectateurs sont amenés à choisir deux cartes qui se suivent.

Ni aveugle, ni idiot, page 70. Déjà décrit dans Secret mental. L’idée est de retrouver deux cartes choisies avec le DDeck comme le faisait Tamariz… avec un jeu normal ! Cette double divination n’apporte rien à ce qui a déjà été précédemment présenté comme possible avec le DDeck, il semble que la procédure utilisée n’a pour seul objectif que de préparer le montage du tour suivant.

Le tour de Tamariz va bien plus loin dans les phases permettant de renforcer progressivement l’idée que la découverte des deux cartes choisies s’avère de plus en plus impossible.

Pour info, j’avais moi-même commercialisé il y a quelques années un tour en référence à celui de Tamariz (Ni aveugle, ni idiot) qui s’appelait L’Arc du ciel. J’avais transformé l’effet de divination par une sorte d’effet de prédiction car les deux cartes choisies librement par les spectateurs se révélaient finalement être les deux seules à contresens des autres dans le jeu !

J’ajoute que si les paires de cartes n’était pas conçues aléatoirement mais d’une façon judicieuse comme je l’ai suggéré au début, il y aurait peut-être là une occasion de faire un effet un peu différent et ne pas se contenter de révéler deux cartes à la suite.

Steeve, voici une idée pour révéler la seconde carte de façon originale. Il faut avoir un classeur dans ta veste, avec 26 petites enveloppes. Sur chaque enveloppe est inscrit le nom d’une carte « gimmickée » et, à l’intérieur de l’enveloppe, se trouve une carte (format patience par exemple) de façon à ce que chaque ensemble « enveloppe + carte » forme une paire identique à celle de l’une des paires du DDeck. Dès que la première carte est révélée, tu sors de ta veste l’enveloppe adéquate et tu la poses sur la table en disant : « C’est drôle, j’avais senti hier que cette carte serait choisie aujourd’hui, j’ai donc inscrit son nom sur une enveloppe ». Le public constate que le nom est bien inscrit dessus. Tu demandes alors au second spectateur de nommer sa carte. Dès qu’il l’a fait, tu ajoutes : « Hier, dans la foulée, j’ai pris au hasard une carte dans un petit jeu de patience et je l’ai glissée dans cette même enveloppe. Ouvrez-la vous-même s’il vous plaît ». Deuxième effet, une révélation certes mais qui est perçue comme un effet de coïncidence extraordinaire.

La balance humaine, page 73.

Je ne développe pas trop car deviner à l’estimation du poids le nombre de cartes d’un petit paquet n’est pas un effet qui me fascine et la méthode (qui part d’un DDeck déstructuré) me semble trop lourde au regard de l’effet mais bon, c’est très personnel donc hyper subjectif pour le coup.

Rayon X, page 78. Je ne développe pas trop non plus. Un spectateur tient des cartes sous la table puis, en suivant une procédure, il élimine petit à petit ses cartes ; le magicien va deviner quand la main du spectateur sera vide. Une sorte de tour automatique, mathématique et pas très visuel. Suis pas fan et le DDeck ne me semble pas justifié.

La bonne coupe, page 83. Bon, il y a un change de jeu à faire, et des tas de procédures afin de démontrer que le magicien est capable de positionner une carte choisie en position 19 ou 45 (ou que sais-je ?) dans un jeu. Je n’accroche pas, passons à la page 92.

Jusqu’à la page 97, Steeve explique comment connaître la position d’une carte dans son jeu mais toujours sous sa forme déstructurée.

En page 98, Intuition féminine, un titre qui ne correspond pas à l’effet car c’est le magicien qui va utiliser son intuition pour s’arrêter lors d’une distribution, pas la spectatrice.

Je ne vois pas bien l’intérêt du DDeck pour réaliser cet effet. Cela me fait penser à Pure Telepathy de Boris Wild, mais en moins bien.

Page 103, Intuition totale. Dès le départ, Steeve nous précise qu’il s’agit d’une combinaison de deux effets précédents (!), Ni aveugle ni idiot et Intuition féminine. J’avoue qu’avec toutes ces variantes, je fatigue un peu :crazy: . Steeve écrit en fin de description que l’effet est radicalement modifié par rapport a sa propre version du tour de Tamariz Ni aveugle ni idiot, je veux bien le croire mais la radicalité m’a échappé.

Page 108, Menteur/menteur. Connaissant cet effet (classique) réalisable très facilement avec un jeu normal (et une carte-clé, mais non truquée) alors que là il faut utiliser un DDeck et effectuer une carte à l’œil d’une carte décalée dans un début de Side Steal, je ne développe pas.

Bon, j’arrive au « grand final », page 114.

Steeve y évoque le jeu Multi-Effet et Vincent Hedan (qui dit lui-même dans Multitude que « ce jeu existe probablement depuis le début des années 1920) et les similitudes ou les différences avec son DDEck puis il passe à la description de son tour permettant de classer toutes les cartes par famille. À nouveau, le tour ne s’effectue pas avec un DDeck standard mais avec un DDeck déstructuré appelé dans le livre la « configuration 26 ». Notez également que les cartes seront juste classées par famille mais ne seront pas ordonnées, ce qui est déjà pas mal. Bon, l’effet (classique) sera évidement très fort mais il n’est pas novateur. Disons que le DDeck permet de réaliser les séparations plus simplement qu’on ne pourrait le faire avec d’autres méthodes (mais ce type d’effet existe avec un jeu normal, évidemment).

Quelques remarques en vrac :

Dans TDD, on trouve plusieurs fois l’expression « sur le dessus » alors que « sur le jeu » suffit amplement. Cette redondance est fréquente dans les livres de cartomagie, pourtant on ne lit jamais (ou très rarement) « sous le dessous du jeu » mdr qui est équivalent.

D’après certaines photos, Steeve semble gaucher. Est-ce le cas ?

Je n’ai pas fait de recherches d’antériorités pour tous les principes mis en jeu. Trop de boulot.

Il se peut que j’ai commis des erreurs en décrivant certains aspects du DDeck que Steeve connaît mieux que moi, il me corrigera si nécessaire sur des points techniques que j’aurais occultés.

Je vais terminer par ce qui m’a le plus intéressé dans l’ouvrage, à savoir la cinquième et la sixième partie. Steeve s’y laisse aller dans ce qu’il appelle un souk et, moi, dans ce bazar, je me sens mieux car les idées sont jetées pêle-mêle, ça propose dans tous les sens, ça fuse et ça donne des réponses (un peu tardives) à pas mal de points que j’ai soulevés précédemment. Le rythme est plus endiablé. Enfin on y évoque différentes tenues, d’autres mélanges, des façons différentes de marquer les cartes, on y suggère plusieurs méthodes pour forcer un spectateur à couper « comme il faut » (par les petits côtés) ou pour associer un DDeck à un chapelet, etc. Je vous laisse découvrir ça.

Conclusion

Le DDeck (livre + jeu) conviendra sans doute très bien à des débutants car ils découvriront sans doute des principes et des effets classiques mais qui leur sembleront nouveaux (c’est tout à fait normal), ils pourront donc mettre en œuvre les différents trucages du DDeck pour palier un manque de technique ou de connaissance. D’autres, très expérimentés, ne verront sans doute pas de raison pour intégrer ce jeu truqué au matériel de leur répertoire, surtout s’ils savent déjà exécuter les mêmes effets avec un jeu normal. Entre les deux, d’autres encore trouveront sans doute quelques effets qu’ils auront envie de présenter avec ce jeu.

L’association des différents principes utilisés pour construire le DDeck est intéressante mais les quatre premières parties du livre manquent un peu de rythme et il faut s’accrocher pour les lire. Il y a des redites, des variantes qui peuvent lasser. Je crois que le livre aurait gagné à mettre plus en avant quelques pépites bien construites plutôt que de revenir plusieurs fois sur des méthodes similaires (c’est aussi ça qui fatigue à la longue, quand on lit des effets analogues).

Emporté par son élan, tout créateur prend le risque de se croire l’inventeur de l’eau chaude ou du fil à couper le beurre mdr . Il est évident que Steeve est un passionné, qu’il est fier de son bébé et que parfois il manque d’objectivité pour évaluer le caractère novateur de certaines propriétés de son jeu. Je ne l’en blâme pas. Il a donné dans ce livre tout ce qu’il avait, et la fin montre à quel point il veut en donner toujours plus.

Je sais évidemment le travail considérable que représente un ouvrage de la sorte, donc toutes mes félicitations à Steeve pour être arrivé à aller jusqu’au bout de son projet. Trop pressé peut-être, trop enthousiaste, il aura commis l’erreur de publier un tout petit peu trop vite, ce qui a généré les critiques (justifiées) qu’on a pu lire plus haut. Pour autant, aucun de ceux qui prenaient la défense du livre de Steeve n'est venu alimenter de façon vraiment constructive le sujet, on attend encore que se réveillent les fans ;) car ce n’est pas en « critiquant la critique » qu’ils feront avancer le sujet mais en exposant les points qu’ils considèrent comme les plus positifs et novateurs.

Pour ma part, et indépendamment des quelques problèmes orthotypographiques déjà relevés et qui, pas de chance, connaissent un pic sévère dès la première page de la préface (mais beaucoup moins par la suite) je ne suis pas déçu par TDD ni par le jeu (mais il vrai aussi qu’il y a peu de sujets qui ne m’intéressent pas mdr).

Steeve s’est senti à tort attaqué injustement. Impulsif et blessé, il a parfois réagi avec trop d’empressement aux remarques faites sur son livre. J’espère que ce CR, qui n’est que l’expression de mes propres ressentis, prouve à nouveau ma propre volonté de donner un coup de pouce à ce jeune créateur. :)

Christian Girard

 

Modifié par Christian GIRARD
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  • Merci 1
Publié le

Christian, un GRAND merci pour CR détaillé.

La critique du contenu est aussi poussée que celle que tu as faite du contenant, bravo pour cette "symétrie des attentions".

Si tous les créateurs Français bénéficiaient des mêmes retours, la trajectoire de notre niveau de pratique et de partage serait stratosphérique.

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David

mnemonaute_tn.jpg

Publié le

Merci pour ce CR très détaillé.

Monter le DD en chapelet Tamariz est-il possible et surtout est-ce que cela peut apporter un intérêt supplémentaire notable (au DD ou au "Tamariz D")?

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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