Controle de Mickael CHATELAIN
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@Ludovic MIGNON a partagé quelques anecdotes qui ont pris place lors de son dernier passage à Paris en décembre 2024 organisé par @Georges PROUST et @Yves CARBONNIER. Il partage aussi quelques instants dans lesquels @Père Alex joue de l'orgue de barbarie devant le maître, Consuelo sa femme, @Gaëtan BLOOM et @Bébel.
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Par Christian GIRARD · Publié le
Ouah ! Ce n’est pas vraiment mon domaine de prédilection que de débattre de cela, mais tu as une approche si tranchée qu’elle pèche naturellement par son angle simplificateur à l’extrême. Quid des prétentions de l’artiste et des stratégies des galeries (car c’est bien là que se définissent les prix de départ), quid des collectionneurs privés (mais pas privés de moyens financiers importants), quid des revues spécialisées et des critiques d’art ? J’en passe et des meilleures. Quand un « grand musée » achète c’est bien souvent l’aboutissement de tout un mouvement qui implique plusieurs types de marchés et d’acteurs différents auxquels s’ajoutent des facteurs historiques. Bref une cote provient d’une synergie de plusieurs groupes jouant des rôles différents. L’achat par un musée marque plutôt une reconnaissance et l’officialisation d’une cote ou d’un artiste. On pourrait par choix de société estimer comme tu sembles le suggérer qu’aucun argent ne soit pris dans les deniers publics pour financer l’art contemporain. Je suppose que ça doit se passer comme ça en Iran ou dans d’autres régimes totalitaires 😉. Sans rappeler ce que le régime du petit moustachu a fait contre l’art de son époque, on peut quand même se dire qu’entre une société dans laquelle les artistes sont soutenus dans leur droit de s’exprimer (même et surtout lorsque c’est déplaisant) et une autre où toute démarche créative audacieuse est fauchée d’avance (voire dans laquelle il serait estimé juste de détruire les œuvres du passé, à l’exemple des Bouddhas de Bâmiyân anéantis par les talibans), il est TOUJOURS préférable d’opter pour celle qui organise et défend au mieux la liberté d’expression. Gilbus, crois-moi, j’en ai vu certainement beaucoup plus que toi des daubes en art contemporain mais je garde toujours en tête qu’il serait bien pire que cela me soit interdit. Par ailleurs l’art contemporain ne se limite pas à ce qui nous paraît détestable, fort heureusement. -
Par Frantz RÉJASSE · Publié le
Non, non, tu n'as pas dit ça, pas de problème... 🙂 Mais l'entend souvent, alors j'ai profité de mon message pour glisser un ou deux trucs que je voulais dire en plus... 🙂 Tout d'abord, il est normal que le consommateur (que nous sommes tous à un moment ou à un autre...) aille au moins cher pour un produit identique. C'est la base de la libre (et saine) concurrence, et c'est rudement important pour avoir une économie juste et efficace... Les prix sont libres, les acheteurs sont libres d'aller acheter où ils le veulent, c'est parfait. En revanche, le marchand qui propose un prix supérieur à un autre n'est pas forcément le "méchant" (pour ne pas utiliser de termes encore moins élogieux...) Il peux y avoir de très bonnes raisons (et la raison de "vouloir faire rentrer plus d'argent" peut en être une, par exemple pour payer un salaire, un loyer, ou l'Urssaf...) Alors, plusieurs choses intéressantes dans cette remarque : D'une part, pour chaque article, on ne sait pas s'ils sont achetés chez le même fournisseur (une boutique A peut commander chez un grossiste intermédiaire, et une autre boutique B peut avoir directement commandé chez le producteur, à des conditions différentes). Même si les boutiques A et B commandent chez le même grossiste, elles n'ont pas forcément les mêmes conditions (remises différentes, conditions de paiement différentes, etc.) C'est le jeu des négociations commerciales... Même si elles ont les mêmes conditions, l'impact du prix d'achat n'est pas toujours le même : les frais de port et de douane pour cinq exemplaires commandés ou pour vingt ne sont pas très différents (ils ne sont pas quatre fois plus chers dans ce dernier cas), et donc l'impact sur le prix de revient d'un exemplaire n'est pas du tout le même. Même si tout ce qui précède est identique, les boutiques A et B ne sont pas forcément soumises aux mêmes charges. Rien que la TVA : entre une boutique assujettie et une qui ne l'est pas, l'écart de prix public entre les deux est de 20 % pour une marge et un résultat identiques ! Une boutique pour vouloir "faire un coup marketing", ou mettre en avant des "produits d'appel", avec justement une marge extrêmement réduite sur ces articles là pour faire venir plus de clients... Les boutiques A et B ne font pas la même taille, et ne n'ont pas les mêmes frais... Une "grosse" boutique avec beaucoup de clients peut se permettre de baisser sa marge (d'être plus "agressif" sur le prix), car elle en vendra plus d'exemplaires (et d'autant plus qu'elle se sera positionnée moins chère que ses concurrentes)... L'important n'est pas la marge, mais le produit (marge) × (quantité vendue). Il vaut toujours mieux vendre cent trucs avec une marge de 1 que dix trucs avec une marge de 5... Et, oui, les boutiques ne font pas nécessairement la même marge sur un article, et donc ? Encore une fois, la marge d'un produit ne veut pas dire grand chose. Ce qui compte c'est la marge globale d'une activité, et la marge c'est "l'essence qui fait avancer la machine"... Un tank aura besoin de plus d'essence qu'un Solex pour avancer, une boutique A peut avoir besoin de plus de marge qu'une boutique B pour payer son loyer... Voilà quelques paramètres (il y en a d'autres) qui expliquent les différences de prix d'un même article chez des boutiques différentes. Tous ces paramètres se cumulent, sont parfois corrélés et sont souvent carrément difficiles à déceler... La gestion financière d'une entreprise est loin d'être un exercice facile, et est surtout très mouvante au fil du temps et de l'évolution continue du contexte économique... On peut expliquer tous les trucs théoriques que l'on veut, je crois sincèrement que l'on ne peut vraiment comprendre tout cela qu'en étant réellement gérant d'une boutique de magie (et encore). Croyez bien que la plupart des boutiques de magie sont gérées par des gens sérieux, passionnés, qui se démènent et qui prennent tous les risques pour continuer à vivre de leur passion. Ce ne sont pas des voleurs ni des profiteurs. En conclusion : comparez les boutiques, achetez là où vous préférez (pour le prix notamment, mais il peut y avoir d'autres critères : le conseil, le service après-vente, les cadeaux, etc.) Mais gardez en tête que chacune de ces boutiques essaye de faire au mieux, qu'aucune n'est une "vilaine méchante"...
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