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Arf ! Quelle escroquerie que ce "Bold Oil and Water" :D . Dès le premier visionnage, la technique saute aux yeux (je le dis car d'habitude tout le monde flash un truc sauf moi). Sinon si celle d'Eric Jones est bien celle à laquelle je pense (où il regroupe les cartes par deux), je préfère parler d'autre chose.

Bref, mis à part cette petite digression technique, encore un bel exemple de huile et eau nul. Cela étant dit, pour continuer sur le sujet, habituellement une routine d'huile et eau consiste à alterner rouges et noires pour montrer ensuite que ces deux couleurs sont se séparées magiquement. On le fait une fois, magiiiie. On le fait une deuxième fois en renforçant les impossibilités puis une troisième en éliminant cette fois-ci toutes les solutions physiquement possibles. Cela constitue la phase finale de la routine.

Je ne suis pas un expert dans le domaine mais la majorité des routines d'huile et eau sont construites sur ce modèle. D'ailleurs la meilleure version du genre selon moi a été présentée par Sébastien Clergue à la télévision (Source : Anthony Owen / Sébastien Clergue).

 

Personnellement, j'ai essayé celle de Stéphane Chenevière qui n'est pas mal (l'évaporation de l'eau est une bonne idée, Elneps) avant de me tourner vers celle de Freddy Fah (me semble-t-il), décrite par D.Duvivier (dans l'un des volumes de la série Old to New, je crois) et avec laquelle je me trouvais techniquement plus à l'aise.  Sauf que là encore une fois, ben pas vraiment de conclusion, les rouges et les noires se séparent. Dernier effet de la routine ? Ben les rouges et les noires... Même moi, j'étais déçu à la fin, limite je me retenais de bailler. Aucune réaction de mes spectateurs et avec le recul, je trouve ça normal : trois fois de suite le même effet, c'est chiant ( et naaaaan avec l'ambitieuse c'est pas pareil, du moins avec ma version ;) )

L'une des rares routines que je trouve cool est celle de James Brown (Get up, get on up :D !) et dont le climax rappelle un peu celui évoqué par Elneps;  l'effet huile et eau classique est effectué deux fois dans les mains du spectateurs (ça change déjà carrément tout) et un climax où les cartes rouges et noires fusionnent, là encore dans les mains du spectateur. Joie :) .

Enfin, pour parler de celle de D.D, encore faudrait-il la voir dans son intégralité.

My2Cents

W.

 

Modifié par Woody
  • Merci 1
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Autre référence pour toi Woody, a mon avis très bien construite, et dans les mains du spectateur.

Climax: si tu as un bon cull c'est possible de terminer par une séparation du deck entier, selon les circonstances c'est bien, a pas trop n'en faire quand même. Sans cull Gabi a aussi une astuce qui permet de montrer le deck mélangé lors de la recherche des cartes a points pour huile et eau, mais on finit séparé.

Les trailers a la Michael Mann, pour un tour de carte sur table... bof... nous sommes en 2017 et ce genre de gimmick commercial avait déjà commence a plonger avec celui du coffret Lennart green Masterfile. Ou était-ce John Bannon en T-Shirt "Affliction" pour bing-blind media?

 

Publié le (modifié)

Mazette une bien belle vidéo avec un texte fichtrement bien ficelé ! C'est un vrai climax pour une fois, comparé à d'habitude. Pour faire mon chenapan, je pourrais pinailler sur le fait qu'on parle plutôt de "molécules" plutôt que de "particules" et aussi sur le détail des cartes qui peut être récupéré par un spectateur cherchant à tout prix à casser le tour (qui vole un neuf ...).

Mais j'ai surtout envie de remercier Carl Valentin (et Stéphane Chenevière par la même occasion) pour ce petit moment agréable (et gratuit, ça me changera d'habitude).

Saperlipopette, ça donne quelques petites idées intéressantes pour revisiter ce classique !

Modifié par Garbus
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"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

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Merci Woody de m'avoir coupé l'herbe sous le pied ! Je déteste cette routine présentée sous ce thème, l'huile et l'eau. Je trouve ça ridicule et inintéressant. C'est de la même veine que les routines où les rois sont des voleurs, je n'accroche pas du tout...Pour que cet effet ait de l'impact, il faut une certaine dynamique. L'attention doit rester accrochée entre le moment où les cartes sont alternés et le moment où elle se séparent. Le blabla entre ces deux phases diminuent généralement l'impact car le cerveau n'a plus la rétention de l'alternance. Je n'ai jamais vu ou trouvé une accroche idéale à cet effet. A la réflexion, la présentation la plus adaptée serait peut être comme le tour des 3 cartes où vous n'en avez jamais 3. Un truc du genre : "Pour ce tour, je vais devoir alterner les cartes rouges et les cartes noires".....puis on montre que l'on a beau essayer, cela ne fonctionne pas. J'avais d'ailleurs dans ma besace une version où en climax, toutes les cartes devenaient rouges qui collerait parfaitement à ce type de présentation. Je suis en train de me demander si ce que je viens de proposer ne serait pas une version qui me plairait de cet effet. Je vais ressortir ça et travailler dans ce sens. Finalement, ça a du bon de ne pas être d'accord. 

Publié le

S'entendre avec soi même, c est déjà bien...

Plus sérieusement, je critiquais cet effet et je m'attendais à une levée de bouclier. Je me suis dit que si j'argumentais mon propos en analysant ce qui manquait selon moi, cela serait plus riche et finalement je me suis trouvé une proposition différente. Je ne dis pas qu elle est formidable mais elle va me permettre de travailler cet effet différemment...

J ai eu récemment le même genre de processus créatif avec l effet assembly qui n a finalement pas beaucoup de sens puisque les cartes se transforment alors qu elles devraient disparaitre...J ai retravaillé l effet dans ce sens en partant de la routine de Cody Notthigham.

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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