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Publié le (modifié)

Une des définitions de juger;

Evaluer la valeur de quelqu'un, de quelque chose selon certains critères afin de les classer, de décider à leur sujet.

Je précise parce que je juge trouve ton intervention bizarre Danilsen. ;-)

 

Modifié par HREJ
  • J'aime 1

Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le

Bah c'est peut-être moi qui ai trouvé le mot " juger " bizarre  LOL ! car je ne pense pas  que l'on soit apte à juger Jean Merlin !  ou d'évaluer sa valeur !!!    Il  n'a rien à prouver à qui que ce soit  :) 

 

Publié le
Il y a 1 heure, Danilsen a dit :

Il  n'a rien à prouver à qui que ce soit  :) 

Je n'en doute pas mais que Woody me prouve que c'est un brave type, sympa et ouvert, en plus de ses qualités de magicien; ça a plutôt tendance à me faire revenir de mes erreurs de jugement. ¬¬

  • J'aime 1

Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le

C'est surtout le magicien qui a fait le plus de bien à la magie française dans le seconde moitié du XXe siècle. Rien que Mad Magic reste le magazine de magie le plus intelligent qui a été publié (toutes langues confondues).

Vous n'avez pas idée de ce que vous lui devez.

  • J'aime 3
Publié le

Dear Jean,

C’est intéressant, ce format de « lettre privée entre amis sur un forum public ». Il y a un côté voyeuriste assez réjouissant, et si ça permet de faire passer des messages... 

Je m’arrête immédiatement sur votre premier paragraphe car c’est, je pense, le plus important. C’est horriblement juste et injustement vrai : avec les années, le vieux magicien, expérimenté et apte à partager, semble se démonétiser.

Et on dirait que meilleur il est, plus vite il se démonétise, le vieux magicien.

Je me souviens de votre prose dans Mad Magic et dans Magicus, décrivant par exemple Goshman, qui après avoir été célébré toute la soirée, finissait un peu tout seul le soir, dans son coin avec son assiette et sa chemise approximative, sans que personne ne l'approche. J’ai moi aussi vu des grands de chez grands (inutile de citer de noms) finissant souvent isolés -et un poil amers- dans les congrès ou en fin de soirée, alors qu’ils avaient de quoi présenter 15 conférences Penguin.

Pourquoi ? Est-ce que les magiciens d'aujourd’hui sont trop timides pour envoyer un e-mail à ces anciens ? Croient-ils que nos vieux cadors soient tellement débordés qu’ils n’auront jamais le temps de répondre à un petit cloporte qui ose venir les importuner avec une honteuse question de débutant ? Je vous donne la réponse pour gagner du temps : NON. Et je dirais même que plus ces vieux magiciens passent un certain cap (en âge, en expérience, en sagesse), plus ils CREVENT d’envie d’échanger et de transmettre, et plus certains d’entre eux souffrent de ne pas recevoir de demande explicite à ce sujet.

Peut-être que les magiciens pensent que ces anciens seront encore là indéfiniment, vu qu’ils étaient déjà vieux il y a 20 ans. Hélas, tout le monde ne meurt pas à un âge Vernonesque. La jurisprudence Patrick Page, Ali Bongo ou Tim Conover (52 ans) montre que chaque magicien finit par mourir et emporte avec lui son bout d’histoire, son lot d’occasions manquées et quelques secrets perdus à tout jamais. Alors que si on leur avait demandé poliment...

Si ce petit exercice de correspondance voyeuro-merlinesque pouvait servir à quelque chose, ce serait bien ça : chers lecteurs (both of you), dès que vous aurez lu ce texte en vous disant, éventuellement : « ah oui tiens, c’est vrai » tout en remuant votre verre de whisky grand âge, posez-donc ce verre (le whisky a attendu 15 ans, il pourra bien attendre un quart d’heure de plus) et envoyez un message (email, DM sur Twitter, Facebook) au vieux que vous aviez en tête depuis quelque temps. Message qui commencerait par « Bonjour, je m’appelle *** et cela fait quelque temps que je voulais vous poser cette question...». On n’est jamais à l’abri d’une réponse constructive qui pourrait changer votre façon de voir la magie.

 

Second paragraphe du message de Merlin : le temps. Ah, le temps. Aujourd’hui, on commande son paillasson à motif « 4 as » ou sa tétine-quatre-vitesses sur Amazon, et on les reçoit le lendemain avant 17h. Et l’on trouve inacceptable de ne les recevoir que le surlendemain. En tout cas moi, je n’accepte pas.

Un visuel de 15 minutes ? Trop long ! Un spectacle de 2h ? Impensable ! Et je me bats toujours pour que la plupart des spectacles sur lesquels je travaille fassent 1h30 au maximum.  Derren Brown nous fait 2h30 et il y a toujours 45 minutes de trop, je suis loin d’être le seul à le penser. Une des phrases que David Copperfield laissera à la postérité : « Non. Coupe. Trop Long. On s’ennuie. Trop long. Coupe. Zzz. Simple. Moins ».

Pourquoi ne pas voir cela comme une contrainte structurante ? Si un heureux mécène vous disait : « Faites un spectacle, je vous donne tout l’argent dont vous avez besoin, prenez tout le temps qu’il vous faut », il y a de fortes chances que le spectacle qui en découle soit une bouse monumentale. Et encore, s'il sort un jour, le spectacle. Parce que les placards de l'Histoire sont remplis de "spectacles parfaits qui sortiront un jour". Et puis, comme disait Ogilvy, si vous ne pouvez pas écrire votre idée sur le dos d’une carte de visite, c’est que vous n’avez pas d’idée.

Coupez, clarifiez, connectez.

Contrainte structurante = on n’a pas le temps, on n’a pas d’argent, on va donc faire un spectacle avec les tripes, on va donc faire un spectacle urgent, on va donc faire un bon spectacle.

Aujourd’hui (mais est-ce si différent d’avant ?), faire un tour de magie à quelqu’un, c’est le plaquer virtuellement contre un mur en lui signifiant : ce que je vais te montrer, tu ne le verras ni sur YouTube, ni sur Netflix, ni chez Hanouna. Pose ton smartphone, regarde et écoute, tu vas être dedans comme tu n'as jamais été dedans. Certes, c’est peut-être plus violent et direct que le tour des trois boulettes de René Lavand, mais c’est l’époque qui veut ça. Mais il faut vraiment le voir comme un outil d'écriture : si ce que vous me montrez fait plus de 4 minutes, ça a intérêt à être 4 MINUTES VRAIMENT INTÉRESSANTES. Quelle est la première phrase ? Le premier mot ? La dernière phrase ? Et surtout, était-ce si différent des Goldin, Richardi, Henning ? Quand on regarde bien... 

 

On en vient à votre come-back, dear Jean. Car il faut bien en parler. Non pas que vous comptiez nous quitter, vous nous l’avez dit. Mais je parle du come-back du "Merlin’s Day, Whatever The Hell It May Be".

Pourquoi ne pas recréer ce format music-hall qui vous est cher, pour un soir ? Une série d’intervenants la journée, un spectacle de cabaret le soir, ouvert au grand public (en réalité les amis, la famille et les connaissances que les participants pourraient facilement convoquer. Prix d’entrée symbolico-acceptable pour rentrer dans les frais. Tables rondes, chaises, bougies et consos également pour amortir, façon Cabaret (le musical).

Un mini orchestre de trois musiciens pour accompagner les artistes ?

Une figure de style, où des artistes d’aujourd’hui présentent leur numéro dans un rythme, look et tempo « d’autrefois » ? Et inversement ?

Peut-être aussi définir un thème de journée qui permette à chacun de repartir personnellement avec quelque chose pour lui. Par exemple, apprendre à structurer efficacement un numéro, apprendre à jouer sur les silences et les reprises, trouver le thème et l’accroche, gérer les imprévus, bref faire en sorte que finalement chaque participant puisse apprendre comment mieux présenter ce qu’il sait déjà faire, en s’appuyant sur l’expérience de ceux qui présentent leur numéro tous les soirs devant un public... ainsi que quelques vidéos d’anciens.

On en reparle au dîner ! Et contrairement à Kaufman, j’aime les pâtes...

SC

 

PS : Hors-sujet-mais-pas-hors-sujet : Preuve que les exemples du passé illustrent ce que la magie devrait dire aujourd'hui. J’adore partager ces deux vidéos de Fred Kaps, qui fait le MEME tour, mais à 15 ans d'écart. Dans les deux cas, la technique est irréprochable, mais 15 ans après, il a acquis la patine, la connexion avec le public : il prend son temps, bref il fait bien son tour

D'abord ça (seulement les premières minutes) en 1964 :  chez Ed Sullivan, quelques minutes avant la première télé américaine des Beatles.

La technique est parfaite, il est élégant, mais il est froid, pressé, et son tour de magie, on s'en fout un petit peu. Bref c'est un magicien de prix FISM.

Et puis ça, fin 1978, ou comment il a tout compris. Il ne prend pas beaucoup plus de temps, mais il est infiniment plus humain, il est vulnérable et attachant, il marque les temps et les silences :

 

  • J'aime 6
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[Mode vieux c.n=on]

Ce que reproche Merlin à vous tous, c'est qu'à ses journées on était entre nous (vieux, pas de jeunes )

c'est cette mode de "dépoussiérer la magie",  on vire les vieux de 52 ans à la télé.

Pourquoi venir voir de la magie vintage.

Tu dis que les tours doivent durer 4 min (format youtube) pas plus, Merlin reproche la fin du cabaret avec ses numéros de 10 min et note que tout les spectacles de magie dure plus d'une heure, et offre moins la surprise et la diversité du cabaret.

Vous vous rejoignez sur le format, alors pourquoi les jeunes ne sont pas venus aux Merlin's day?

Je ne sais pas si c'est uniquement Français ce jeunisme ?

Mais en fréquentant les Suisses, les Espagnols il me semble que les anciens passent encore à la télé.

Je crois que toute la société Française rejette les vieux, y compris dans les entreprises, voir la technocrate patron de la 2 qui vire tout ce qui marche bien, le journal de Pujadas venait de battre les records d'audience, elle vire Sébastien en 2019 qui bat toute les audiences (elle peut pas avant du fait des contrats).

C'est pourquoi je me joins à Merlin pour pousser ce coup de gueule, cela servira à rien, mais cela fait du bien, et je pense que c'est pareil pour Merlin, il fallait qu'il pousse ce coup de gueule, pour sa conscience, pour dire, dans 20 ans, vous l'avez dans le c.l, tant pis pour vous, j'espère que cela la bien soulagé. Je suis sur qu'il n'est pas un vieux réac comme semble le penser ceux qui ont survolé  son texte. 

Et même c'est tout le contraire, c'est encore sûrement le plus moderne d'entre nous.....

[Mode vieux c.n=off]

  • J'aime 2
Publié le
Il y a 6 heures, Seb a dit :

Dear Jean,

Pourquoi ne pas recréer ce format music-hall qui vous est cher, pour un soir ? Une série d’intervenants la journée, un spectacle de cabaret le soir, ouvert au grand public (en réalité les amis, la famille et les connaissances que les participants pourraient facilement convoquer. Prix d’entrée symbolico-acceptable pour rentrer dans les frais. Tables rondes, chaises, bougies et consos également pour amortir, façon Cabaret (le musical).

Un mini orchestre de trois musiciens pour accompagner les artistes ?

Une figure de style, où des artistes d’aujourd’hui présentent leur numéro dans un rythme, look et tempo « d’autrefois » ? Et inversement ?

Peut-être aussi définir un thème de journée qui permette à chacun de repartir personnellement avec quelque chose pour lui. Par exemple, apprendre à structurer efficacement un numéro, apprendre à jouer sur les silences et les reprises, trouver le thème et l’accroche, gérer les imprévus, bref faire en sorte que finalement chaque participant puisse apprendre comment mieux présenter ce qu’il sait déjà faire, en s’appuyant sur l’expérience de ceux qui présentent leur numéro tous les soirs devant un public... ainsi que quelques vidéos d’anciens.
 

Heu.... Tu déconnes la, ou alors tu n'est pas venu au Merlin's day?

C'était exactement cela......

Heu j'espère que tu déconnais ......

 

Non ?

 

  • J'aime 1
Publié le
Il y a 7 heures, Seb a dit :

Et puis, comme disait Ogilvy, si vous ne pouvez pas écrire votre idée sur le dos d’une carte de visite, c’est que vous n’avez pas d’idée.

Love you Seb ! :x

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    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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