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La première fois face à des inconnus, je ne m'en souviens pas.

La première fois en conditions "pro" en restaurant, je m'en souviens à peu près. C'est Calix qui m'a dit "Tu viens, on a un contrat" et j'y suis allé. 
Comme d'une certaine manière sa réputation était engagée, je me devais d'être au top. Donc j'y suis allé, les doutes n'avaient pas leur place. A la fin, j'étais bien conscient que tout n'avait pas été parfait, car les tours je les connaissais, en revanche gérer l'approche à une table est une vraie compétence ! En revanche il a salué mon engagement, le fait que j'ai sorti les "balls" et que je suis allé au charbon.

Très honnêtement, la PREMIERE fois n'a aucune importance. Les deux fois les plus importantes sont la DERNIERE (qui permet de se debriefer pour progresser) et la PROCHAINE qui sera meilleure que toutes les précédentes.

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Publié le
il y a 31 minutes, Chakkan a dit :

la PREMIERE fois n'a aucune importance. Les deux fois les plus importantes sont la DERNIERE (qui permet de se debriefer pour progresser) et la PROCHAINE qui sera meilleure que toutes les précédentes.

J adore cette philosophie

  • J'aime 1
Publié le (modifié)

salut CIVO ,

si tu te pose la question , c'est que tu dois en avoir envie donc oui tu es pret ,

de toutes façon , tu commettra des erreurs comme nous tous les premières fois ... 

reflechi pas , quand on reflechi trop , on doute , et quand on doute c'est pas bon ...

va faire des prestations chez des amis des tes amis qui te connaissent pas trop mais qui seront indulgent ,

mes premières fois , j'ai fais des tours chez un client du restaurant ou je travaillai qui m'a donné un petit billet , ce billet m'a permis d'acheter du matos , j'ai pu acheter un autre tour a rajouter a ma liste de tours a faire , puis un autre billet pour continuer d'investir ... ect 

tes tours vont ce caler au fur et a mesure 

fait du simple et efficace ,avec le recule , j'apprend des manip de fou pour me perfectionner alors  que les gens sont bluffé avec des forcages tout bête et des L*** D*****. 

 

te casse pas la tète et fonce , les gens aime la magie , ils t'attendent ... 

 

pour démarrer avec les enfants , va dans l'ecole de tes enfants , la derection te refusera pas surtout si tu fait gratos  genre 30 minute ,

le fait que les enfants soient entouré de tout le personnel enseignant , ils se tiendront a carreaux , par contre soit clair ,simple et efficace , sinon ,ils te boufferons ....

je fais beaucoup de spectacle enfants , si tu as besoins de la liste des erreurs a eviter , on pourras en parler , j'ai fais une vidéo a ce sujet , je suis certains quelle t'aidera dans un premier temps ;-) 

je reste a ta disposition pour échanger 

 

PAULO 

 

 

Modifié par PAULO
  • J'aime 1
Publié le
il y a 15 minutes, Andy Scott a dit :

Bluffer pour le plaisir égocentrique d'épater n'est pas jouissif,

Je suis d'accord avec ce que tu as dis ci-dessus. Cependant, il faut garder à l'esprit que "Bluffer pour le plaisir égocentrique d'épater" c'est ce qui nous a fait se lancer dans la magie plutôt que dans un autre art.

Personne ne se met à la magie par pure altruisme, dans le seule but de faire rêver l'autre sans y prendre du plaisir. Il y a forcément une satisfaction personnelle à en tirer. Et comme je suppose (mais j'ai peut être tord) qu'aucun magicien n'a débuté par une scène ou une presta devant des inconnus (il y a forcément un fort investissement de temps et d'argent avant de présenter), la notion du secret pour bluffer ses pairs est ce qui nous a attiré dans cette voie au tout début de nos pratiques. Et il ne faut pas se le cacher, oui la première fois qu'on épate quelqu'un car il n'a rien compris, c'est jouïssif. Et je l'assume, car oui j'y prend encore du plaisir et mes spectateurs aussi. Je pense que le jour où je n'aurais plus ce plaisir égocentrique, je passerai à autre chose.

Par la suite, il faut bien entendu évoluer, car à ce stade, nous ne sommes encore qu'un montreur de truc (juste un artiste comme tu dis), Peut être avec des tours bien ficelé, mais pas vraiment magicien, je suis d'accord. Nous le serons toujours pour certain spectateurs (notamment notre entourage proche, qui, quoi qu'on fasse nous trouvera au mieux "très doué").

Je pense que mon discours ici n'est pas antinomique avec le tiens, je voulais souligner que c'est un passage (souvent) obligatoire pour quiconque débute la magie. 

  • J'aime 1
Publié le (modifié)
il y a une heure, Andy Scott a dit :

Je suggère bien que l'artiste n'est pas le montreur de truc, le mot "juste" est de signifier l'exclusivité et non pas une insuffisance.

Merci de la précision, ça me paraissait bizarre venant de toi et la nuance est important ici.

Mon message ne vient pas en contradiction avec le tiens, j'aime beaucoup ton analogie avec les voyageurs.

Je voulais seulement apporter une nuance, car parfois j'ai l'impression que les discours qui ressortent sont qu'il faut seulement penser au public, tout faire pour le satisfaire lui, or je pense que c'est une erreur. Il faut d'abord se faire plaisir à soi pour pouvoir avancer et aller plus loin. Avant le public il a le magicien, est là je sais que tu sera d'accord : ça nous renvoie à la question du "pourquoi" je veux être magicien ? Pour le public et aussi pour moi (à même niveau égal).

Après le positionnement en tant que magicien, appartient à chacun. On peut ne pas être d'accord avec certaines visions de la magie, mais ce n'est pas important à mon sens. Ce qui compte c'est de pouvoir échanger les points de vues et accepter de faire évoluer son point de vu. Mais je m'égard ce n'est pas le sujet ici.

Modifié par Niels PoP's
Publié le (modifié)
il y a 17 minutes, CIVO a dit :

Et sinon votre première fois C était quoi ou quand ET comment?

Je te réponds car je vois que c'est ce qui t'intéresse mais pour ma part ce n'est pas vraiment l'essentiel.

En faîte, je ne sais pas quoi te dire. Ma première fois... Je vois beaucoup de première fois en faîte. Je vais te raconter mon évolution jusqu'à aujourd'hui, j'espère répondre à ta question au travers de ces quelques lignes :

Lorsque j'ai décidé de me mettre de façon sérieuse à la magie, les premiers tours que j'ai présenté c'était à ma compagne... Ca c'est bien passé, mais c'était surtout pour tester. Par la suite j'ai eu beaucoup de mal à "oser" devant un autre public. J'avais peur d'annoncer que je faisais de la magie, de faire un tour et de le foirer... Puis de fil en aiguille, je vaincu mon appréhension, j'ai commencé par ma famille très proche. Mais jamais plus de 2 tours que je connaissais bien, quasi automatique et qui ne pouvait pas louper (quelques petites erreurs de temps en temps mais toujours rattrapable).

Puis, c'est le bouche à oreille qui a opéré, les amis m'ont dit qu'ils savaient que je pratiquais un peu et me demandaient de leur faire des tours, c'est à partir de là que j'ai pris de l'assurance. Maintenant dès qu'on me demande je n'hésite plus.

J'ai la chance d'avoir un travail où je suis avec des ados et parmi eux il y en a quelques uns qui font de la magie (à leur petit niveau), ça a été pour moi l'occasion de faire des petites représentations, des les bluffer. Ces petites représentation je les prépare à fond, je travail mon texte et mes misdirections. Ca se passe toujours bien. Mais ce n'est qu'en petit comité.

Aujourd'hui j'écris mon premier spectacle. Je fais des petites représentation à des amis moins proche ou aux amis de mes amis, lors de repas ou soirée. Ce n'est vraiment pas grand chose mais je vois l'évolution  et je prends du plaisir. Entre temps je lis beaucoup de livre et travaille toujours de nouveaux mouvements.

Je ne suis donc pas un pro, je suis un amateur passionné. J'avance à mon rythme et ne me presse pas. J'ai tout mon temps.

Je ne sais pas si ce que tu attendais mais c'est ma réponse.

Et toi ? Où en es-tu ?

Modifié par Niels PoP's

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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