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Petite Histoire des Cartes à Jouer

Source du texte: Extrait du livre : « Cours de Cartomagie Moderne » (de GIOBBI ROBERTO)

 

Les cartes à jouer sont les instruments de travail du cartomane. Plus vous en saurez sur elles, leur origine, leur histoire et leur signification, plus vous développerez d’affinités avec elles et mieux vous pourrez vous en servir pour exprimer votre personnalité. Il n’est donc pas inutile de connaître un certain nombre de faits et de conjectures liés à leur apparition et à leur évolution.

 

A quelle date les cartes sont-elles apparues en Europe?

On trouve dans un traité sur les jeux, rédigé par un dominicain allemand du nom de Jean de Rheinfelden, la phrase suivante: “Hinc est quod quidam ludus, qui ludus cartarum appellatur, hoc anno ad nos pervenit, scilicet anno domini mccclxxvii” (“De là, voici qu’un certain jeu appelé jeu de cartes est arrivé chez nous cette année, en 1377”). L’auteur précise qu’il ignore tant l’origine de ce jeu que le nom de son inventeur. A la même époque, à Florence en Italie, un décret interdit de jouer au “naibbe”, appellation vague mais qui semble être une référence aux cartes à jouer. Avant ces deux dates dûment attestées, aucune autre référence écrite aux cartes n’apparaît dans aucun document connu en Europe. Il semble donc que celles-ci soient apparues dans le dernier quart du XIVe siècle, en Europe occidentale et méridionale plus précisément, puisqu’on ne trouve aucune mention de cartes à jouer en Angleterre avant le XVe siècle. Ces faits semblent ainsi accréditer la thèse que les cartes sont un produit d’importation, mais sans que l’on en connaisse l’origine géographique précise.

 

En France, les cartes à jouer les plus anciennes conservées datent de la deuxième moitié du XVe siècle. Les procédés de fabrication de ces cartes sont pratiquement resté les mêmes jusqu’au milieu du XIXe siècle! Cependant, leur format différait sensiblement de celui de nos cartes actuelles: elles étaient à la fois plus longues en hauteur et moins larges. D’après Jean de Rheinfelden, au XIVe siècle déjà, la paquet était composé de 52 cartes divisées en quatre séries de treize cartes chacune, c’est-à-dire tel que nous le connaissons encore aujourd’hui! Chacune des séries est identifiée par un emblème ou enseigne; étant donné que les enseignes étaient différentes d’un pays à l’autre, il serait vain de vouloir en donner une explication globale. En Italie et en Espagne, les enseignes étaient des épées, des coupes, des deniers et des bâtons. En Allemagne, c’étaient les “Verts”, espèce de feuilles arrondies encore fixées aux brindilles (qui ont donné naissance à notre trèfle), les “Rouges”, semblables à des cœurs ornés de feuillage (et qui sont sans doute à l’origine de notre coeur), les grelots et les glands. En Suisse, à côté de ces derniers, les cartes représentaient des écus et des roses. Quand aux enseignes françaises actuelles - pique, cœur, trèfle et carreau - elles apparaissent pour la première fois sur un jeu au “portrait” de Lyon à la fin du XVe siècle! Ce sont ces enseignes qui ont fini par détrôner toutes les autres, et qui ont acquis une valeur quasi universelle. Cette hégémonie du modèle français s’explique pour des raisons techniques: les enseignes françaises sont de formes simples et monochromes, donc aisées à retirer au pochoir, une technique qui facilitait considérablement la confection des cartes numérales: un coupe de brosse imprégnée de peinture par-dessus un pochoir, et le tour était joué!

 

Les enseignes françaises ont été interprétées de diverses manières: certains y ont vu les quatre états de la société, la noblesse étant représenté par le pique, le clergé par le coeur, la bourgeoisie par les carreau (par une allusion au “carreau” de l’arbalète, arme bourgeoise), et les paysans par le trèfle. D’autres y ont vu des symboles moraux: la force pour le pique, la vaillance pour le coeur, la sagesse pour le carreau et l’excellence pour le trèfle, mais sans jamais expliquer ces correspondances. Une autre théorie rattache les enseignes au monde militaire: le pique représente le fer de la pertuisane, cette hallebarde terminée par un fer triangulaire, et symbolisant donc l’infanterie; le coeur représenterait la pointe du trait de l’arbalète et symboliserait le courage et la noblesse qui mène les guerres; le carreau figurerait le fer quadrangulaire de la lance et symboliserait l’artillerie; quand au trèfle, il renverrait à l’intendance! Malheureusement, toutes ces interprétations, pour ingénieuses ou vraisemblables qu’elles soient, ne sont étayées par aucun fait précis.

Comme nous l’avons vu, dès que les jeux de cartes apparurent, des décrets en interdisent l’usage, à la fois pour des raisons économiques et religieuses. Ces rectangles de carton peint n’étaient-t-il pas l’invention du Malin? Il est en effet probable que dès l’origine les cartes servirent à jouer pour de l’argent, et que ce sont les “larrons de cartes”, c’est-à-dire les tricheurs, qui mirent au point les premières manipulations dont les prestidigitateurs s’inspirent pour élaborer les leurs. C’est à un prestidigitateur espagnol du nom de Dalmau que revient l’honneur d’être le premier “cartomane” mentionné dans la littérature mondiale, dans un ouvrage intitulé De Sutilitate, écrit par un certain Cardanus et publié à la fin du XVIe siècle.

Si l’on devait faire un rapide tour d’horizon des personnalités qui ont marqué l’évolution de la magie des cartes, il faudrait citer Pinetti (un Italien), Robert-Houdin (un Français), Hofzinser (un Autrichien), Charles Bertram (un Anglais) et Erdnase (un Américain). Le traité de ce dernier s’adresse d’ailleurs d’avantage aux tricheurs qu’aux prestidigitateurs, et il fallut attendre Dai Vernon pour le porter à la reconnaissance de ceux-ci. Dai Vernon a d’ailleurs, lui aussi, exercé une influence absolument déterminante sur l’évolution de la cartomagie. pour la première moitié du XXe siècle, il faut retenir les nom de Rossetti, Ciuro, Annemann, Hugard, Braué, Hilliard, Hoffmann, Roterberg, Fischer, Horster, Gaultier, Ceillier. Pour la seconde moitié, les artistes et les auteurs les plus marquants sont, en vrac: Marlo, Ganson, Lorayne, Garcia, Tamariz, Ascanio, Vollmer, Tarbell, pour n’en citer que quelques-uns.

 

De tout les accessoires à la disposition du prestidigitateur, les cartes sont indubitablement le plus riche et le plus fascinant. Ce n’est pas pour rien que Hofzinser appelait la magie des cartes la “poésie de la magie”. Comme nous venons de le voir, les cartes sont chargées d’histoire et de symboles et constituent ainsi une porte d’accès privilégiée à l’imaginaire; mais elles possèdent également des caractéristiques objectives qui en font les instruments par excellence des prestidigitateurs: elles peuvent être utilisées comme simple unité de numération sans tenir compte de leur valeur individuelles, au même titre que des galets, des allumettes ou de simple morceau de papier; leurs faces comportent toutes des valeurs numériques qui vont de un (pour l’As) à treize (pour le roi), en comptant le valet pour onze et la dame pour douze; elles sont divisées en deux couleurs et en quatre familles; chacune d’elles comporte un dos et une face; enfin, leur parfaite maniabilité, due à leur format commode et à leur dimensions parfaitement identiques, permet des combinaisons presque infinies.

Ainsi, lieu privilégié où la dextérité manuelle et l’agilité de l’esprit se marient heureusement, un jeu de cartes est on seulement une forêt mathématique ou un labyrinthe de symboles, mais aussi un véritable théâtre dont les cinquante-deux acteurs sont capables de représenter la quasi-totalité des drames humains, par l’intermédiaire du démiurge entre les mains expertes duquel ces rectangles de carton prennent vie. Il existe d’ailleurs de singulières correspondances entre le monde humain et le microcosme du paquet de cartes. Vous avez sans doute tous remarqué l’identité parfaite entre le nombre de cartes qui composent un jeu et celui des semaines qui constituent une année; mais avez-vous pensé que le rouge pouvait symboliser le jour et le noir la nuit; que les quatre familles pouvaient représenter les quatre saisons; que les douze figures les douze mois? Plus curieux encore: en additionnant les valeurs des 52 cartes du jeu, et en ajoutant un pour le Joker, on obtient 365... Enfin, savez-vous que pour vérifier qu’un jeu est complet, une méthode un peut plus “magique” que de compter simplement les cartes consister à épeler chaque valeur, de l’As au roi, en posant sur la table une carte par lettre épelée: si votre jeu est complet, la 52e carte tombera sur le “i” final du mot “roi”! Vous pouvez d’ailleurs utiliser la même méthode en anglais, en suédois, en néerlandais, et même en allemand, mais à condition pour cette dernière langue, de considérer la combinaison “ch” dans les mots “sechs” et “acht” comme une lettre unique! Quand je vous disais qu’un jeu de cartes était une source inépuisable de merveilles!

Petite Histoire des Cartes à Jouer.jpg

La critique est un médicament amére, mais la maladie la rend indispensable.

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Génial !

et savez-vous pourquoi l'as de pique est quasiment tout le temps le plus décoré et enjolivé ?

Cela remonte probablement au XVIIIe siècle : dans les colonies britanniques qui ne sont pas encore les Etats-Unis, le gouvernement en métropole imposait des lourdes taxes pour financer ses guerres (Guerre de Sept ans notamment) et La présence militaire sur ses colonies.

Quelques mois après le "Sugar Act", le célèbre "Stamp Act" de 1765 imposé une forte taxation sur tous les produits de papier (journaux, livres, cartes à jouer). À chaque fois qu'un colon acquiert un de ces objets, il doit le faire marquer par un tampon spécial indiquant qu'il a payé la taxe. 

Ainsi, sur les jeux de cartes, seule la carte de la face du jeu était tamponnée... l'as de pique !

Après l'abrogation de cette taxe, le tampon symbolique s'est peu à peu transformé, et l'as de pique à toujours été dessiné plus esthétiquement que les autres ! 

 

Sam

  • J'aime 1
  • 7 années plus tard...
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Le 21/01/2017 à 08:40, Mankai EZZEDINE a dit :

Ainsi, lieu privilégié où la dextérité manuelle et l’agilité de l’esprit se marient heureusement, un jeu de cartes est on seulement une forêt mathématique ou un labyrinthe de symboles, mais aussi un véritable théâtre dont les cinquante-deux acteurs sont capables de représenter la quasi-totalité des drames humains, par l’intermédiaire du démiurge entre les mains expertes duquel ces rectangles de carton prennent vie. Il existe d’ailleurs de singulières correspondances entre le monde humain et le microcosme du paquet de cartes. Vous avez sans doute tous remarqué l’identité parfaite entre le nombre de cartes qui composent un jeu et celui des semaines qui constituent une année; mais avez-vous pensé que le rouge pouvait symboliser le jour et le noir la nuit; que les quatre familles pouvaient représenter les quatre saisons; que les douze figures les douze mois?

Une analogie avec le Petit-Beurre de LU qui « compte en effet 52 dents (en comptant les quatre grosses des coins), ce qui représente les 52 semaines de l'année. Les quatre "oreilles", elles, symbolisent les quatre saisons. Et les 24 points qui le perforent évoquent les 24 heures de la journée. L'idée est donc que le Petit-Beurre est un biscuit qui peut se manger à toute heure de la journée, toute l'année.  »

Comme quoi… 

Source : Petit-Beurre de LU.

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    • Salut Yoann, Je suis tombé sur tes vidéos par hasard via l'algorithme Instagram avant de voir ton message ici. J'ai beaucoup aimé justement le contexte dans lequel tu proposes la magie.  Je vais te répondre plus comme consommateur que comme acteur sur les réseaux sociaux. Personnellement, je suis très sélectif sur ma façon de "consommer" la magie, car il y a beaucoup de très mauvais sur les réseaux. Le critère principal c'est de faire ce qui te plait. Moi ce qui m'a fait rester sur ta vidéo c'est la curiosité de voir ce qu'un pharmacien et magicien amateur pouvait proposer. Je me suis imaginé client au guichet. C'est cool ! J'entrevois toutes les possibilités qu'offrent ton travail pour trouver des thèmes en lien avec la magie : crise du médiator ? Tu fais un effet d'actualité. Buzz de l'Ozempic ? Un effet sur le sujet. etc... Pour moi tu devrais jouer cette carte à fond car c'est en parti ce qui t'identifie et créer ta singularité par rapport à d'autres magiciens. Le second critère c'est de savoir où tu veux aller avec tes réseaux sociaux ? Si tu es magicien pro, tu n'as pas les mêmes objectifs ni les mêmes contraintes qu'une chaine "passion". Là où le magicien pro va essayer d'axer sa chaine sur la promotion et multiplier le nombre de client potentiel ; une chaine de passionné a simplement pour objectif de s'amuser. Etre beaucoup plus libre dans ses choix, sa direction artistique, le ton et la fréquence de publication. Je pense à @Thanh Long BACH  avec sa chaine "le photomentaliste". Il a commencé par pure passion et envie personnelle, avec un objectif clair : se forcer à parler aux gens dans la rue. Il avait également un concept fort et inédit : mélanger photo et mentalisme. Ses vidéos ont fini par buzzer. D'un projet purement amateur cela a débouché sur des opportunités professionnelles. Mais ce qui a véritablement marché pour lui c'est qu'il a proposé quelque chose d'unique et qui correspond à qui il est vraiment. Il n'a pas essayé de copier une formule qui fonctionnait déjà sur les réseaux, il a proposé quelque chose qui lui tenait à coeur. J'aime beaucoup comment @Clément BLOUIN gère sa page instagram. Entre quelques extraits de comedy club, il propose des petites vignettes face cam. Des petits sketch où il met la magie au coeur d'une trend ou de l'actualité du moment. Les gens parlent du brexit ? Il fait une vidéo sur le brexit. La st valentin approche ? Il fait un petit sketch sur ce thème. Il y a souvent une petite phrase introductive, une accroche (un hook) et on se laisse emporter. Non seulement il y a un angle, un point de vue, mais il trouve à chaque fois l'idée ou le tour qui se marie parfaitement. L'espace commentaire est souvent problématique de manière globale sur les réseaux, mais en magie on ajoute le débinage en plus. Perso, j'adore l'idée de Jason Ladanye qui se met littéralement en compétition. Il montre le commentaire et répond en vidéo sur le défi lancé et il se moque ouvertement du mec. Et son coup marketing de génie c'est de dire en gros : "tu doutes de mes capacités réelles ? Viens me voir en spectacle, je te referais le tour devant toi". C'est original, ça ne plait pas à tout le monde, il divise. Il y a ceux qui prennent ça premier degrés, ça lui donne du contenu et de la visibilité. C'est assez subversif et peu courant dans le monde dés réseaux sociaux où les "vrais" influenceurs (hors magie) sont hyper consensuel, contrôle leur image, essaye de maximiser la relation parasociale avec leur cible. Lui est parti à l'opposé de tout ça et ça fonctionne !
    • Alors... VASTE SUJET. Comme je l'ai dit dans mon message précédent : c'est un espace magique à part. Si tu y présentes des vidéos pour te promouvoir, il faut que l'on te voie en action avec des spectateurs ou sur scène. Si tu souhaites partager des vidéos de tours, ça ne va pas être pour te promouvoir (enfin, je ne pense pas) et ça ne va pas être les mêmes tours que tu vas faire en live. Pour des tours en vidéo, il faut garder à l'esprit que les spectateurs peuvent se repasser la vidéo (et ils vont le faire si le tour les bluffe) et que les flashes ne pardonnent pas (ils vont se repasser la vidéo au ralenti). La particularité des réseaux sociaux est aussi qu'il faut capter l'attention très vite. On peut faire des vidéos relativement "longues", mais il faut maintenir l'intérêt des spectateurs. Là, par exemple, j'ai maintenu leur intérêt en leur promettant de révéler le secret des anneaux chinois à la fin (prière de regarder la vidéo avant de me tomber dessus) : https://www.instagram.com/p/DRhsk5fDfq3/ Donc, je dirais : peu importe le tour tant que c'est bluffant, qu'on maintient l'attention des spectateurs et que ça ne flashe pas. Après concernant ma "stratégie"... et bien, je n'en ai pas. Je publie des vidéos parce que j'ai des idées de présentation qui m'amusent quand je travaille des tours et que j'ai envie de les montrer. En close-up, je tourne plus ou moins toujours avec les mêmes routines que j'ai peaufinées avec le temps, ce qui me permet de jazzer, etc. Les vidéos, c'est plutôt les idées dont je ne sais trop quoi faire ou les tours que je suis triste de voir rester dans leur tiroir.  Parfois, ça fait un bide, comme celle-ci, alors que j'en suis particulièrement fier (28 likes seulement) : https://www.instagram.com/p/DOGGif0De5J/ Et parfois, ça fait un tabac, comme celle-ci, alors que c'était juste une idée de présentation avec des épingles à nourrices (plus de 3000 likes et... 291 000 vues) : https://www.instagram.com/p/DU_YIbmjUEP/ Ah oui, un truc aussi : tu auras toujours des petits malins qui viendront dire les explications qu'ils ont trouvées en commentaires (j'ai même vu des pseudo magiciens faire ça sous les vidéos d'autres, ce que je trouve consternant). En règle générale, il suffit de masquer leurs commentaires : ils ne vont pas savoir que tu l'as fait et continuer à parler dans le vide sans que personne ne les lise. Sinon, si on en a les moyens, on peut aussi jouer avec eux, ça peut être rigolo : https://www.instagram.com/p/DVErWzkjcSR/ Sinon, mon ego me pousse parfois à vouloir montrer à des magiciens "célèbres" ma présentation d'un de leurs tours. Je l'ai fait avec ce tour de David PARR, mais il ne m'a pas répondu. C'est un magicien très élégant et distingué, il a peut-être été totalement dépité que j'en avais fait cette bêtise 😬 : https://www.instagram.com/p/DV_neyKjSFn/ Cela dit, ça a fait rire @Etienne PRADIER, donc je suis content. 😅 Idem pour ma vidéo avec l'illusion de Jastrow, j'espérais que David REGAL me félicite d'avoir ajouté une couche supplémentaire à son merveilleux "Long and Short of it" (il a vraiment de super idées), mais il m'a ignoré, il devait être trop occupé à faire des gags tout nazes avec de l'IA, sa nouvelle passion (quel gâchis). M'amuser, réfléchir sur des tours, montrer des trucs que je ne montre pas ailleurs (voir ci-dessus) Il y a plein de réunions de magiciens qui attirent les jeunes : Blackpool, le Trobam, le Rendez-Vous de Magic Dream et d'autres. Parce qu'ils savent justement qu'ils vont y retrouver des magiciens qu'ils ont découverts en ligne et dont ils apprécient l'univers. Quand je vois les congrès FFM et la communication qui est faite autour (franchement... ça, là : https://www.instagram.com/p/DW20QCcgb3C/) je ne m'étonne pas trop que ça n'attire pas les jeunes. Même sans être "jeune", moi-même, les dîners de gâlââââ entre vieux magiciens qui se connaissent tous, les vestes à paillettes et les numéros où l'on transperce/découpe des pin-ups dans des boîtes, ça me fait fuir, alors je n'ose imaginer pour les plus jeunes que moi (sans compter l'angoisse de se retrouver aux prises avec un vieux magicien qui vous vante ses états de service pendant 2 heures en vous disant que tout ça, c'était quand même bien mieux du temps de Pierre BRAHMA, etc.). Sans compter que c'est hors de prix pour un jeune lambda. Moi, justement, mes petites vidéos publiques ont fait que quand je vais dans des congrès, à des conférences dans d'autres clubs, etc., je rencontre souvent des magiciens qui m'ont vu sur Internet et ça permet de discuter (ça me permet même de discuter et de vraiment beaucoup échanger -en faisant des visios, en s'envoyant des vidéos de techniques, etc. - avec des magiciens que je n'ai jamais rencontrés en vrai, mais qui sont devenus des amis). Enfin, bref, merci les réseaux sociaux pour la magie. 
    • Je l'ai contacté par messenger (le 17 juin) mais j'ai pas eu de réponse 😞  Il me semble pourtant qu'il s'agit de son compte
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