Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 58
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Bonjour,

Mathieu :

Je ne dis pas que la magie ne doit pas être comment dire "théâtralisé". ce serait même excellent, mais vois-tu souvent des magiciens pro présenter leurs routines de cette façon ? Avec une histoire, scénario sous-jacent et les mouvements/gestuelles qui vont avec ce scénario conté ? Je n'ai presque jamais vu ça.

Plusieurs choses me chagrinent dans ce paragraphe.

D'abord, oui, j'ai vu plusieurs magiciens pro raconter une histoire tout en faisant un tour. Comme l'a précisé Radlabo, scénariser une routine ne veut pas dire théâtraliser. Ensuite, j'essaye de scénariser même mes tours "prenez une carte". Scénariser veut dire (dans mon propos) construire une logique d'enchainements. Cela ne veut pas dire parler de cannibales ou de gangsters (même si, contrairement à d'autres, j'apprécie ce type de routines).

En tout cas, s'il y a scénarisation dans les tours (parfois dans les tours de cartes), il n'y avait rien de spécial dans l'enchaînement des mouvements, qui étaient tout à fait ce qu'il y avait de plus classique en magie (je reste dans le registre des cartes). Et puis, même quand il y avait "scénarisation" je trouvais ça la plupart du temps sans intérêt, sans saveur (e.g., les tours de Dominique Duvivier).

Il y a des histoires qui plaisent moins que d'autres. A toi de t'adapter en fonction de ton public. Le public de Dominique Duvivier n'est pas le même public que Christian Chelman. Mais Dominique Duvivier scénarise tout !! Tu devras te renseigner sur ces centres d'intérêts, sur son mode de création,... tu verras qu'il réfléchit énormément à la conception de ses spectacles. aprés, on aime ou pas... Mais tout est scénarisé. Par ailleurs, sn type de magie oblige à cela. DD adore les effets à la chaine. S'il n'y avait aucun scénario, les effets s'enchaineraient pais aucun ne serait mis en valeur. Là, tout est mis en valeur jusqu'au climax, climax bis et parfois climax Ter (c'est même un reproche qui lui est fait)

C'est pas parce qu'il y a histoire racontée que ça va servir à ajouter quelque chose au tour. Si l'histoire est sans intérêt, je pense que c'est même mieux de présenter juste un tour sans scénario derrière.

Je ne suis pas d'accord avec cette interprétation. Une bonne histoire racontée servira toujours plus le tour que s'il n'y a rien.

Je vais même plus loin dans le propos. Parfois, quand j'explique à mon public comment je pense aux tours que je réalise, je leur explique que ce qui m'importe c'est l'histoire. Un même tour peut être réalisé de pleins de façons. Et je montre l'exemple d'une apparition d'as. Je la fais en silence, puis je la refais en musique (en chantant) et puis je la refais en racontant une histoire de tricheurs. Et j'explique que les trois façons de faire sont bonnes mais que les ambiances sont différentes (parce que le scénario est différent). Reste à savoir ce que TU recherches. Quand Anton nous a demandé notre point de vue, je lui ai donné le mien en fonction de ce que JE recherche dans une routine à montrer à mon public.

Comme ça, l'attention du public ne sera pas focalisé sur un scénario sans saveur, mais plutôt sur l'effet magique que tu proposes. Il faut donc faire attention à ce que tu veux faire ressentir au public. Ce que je veux dire c'est que la scénarisation de ton acte ne doit pas être une fin en soi.

Ah... on va finir par être d'accord tu vas voir... Bien entendu. Et on en vient directement à mon propos vis-à-vis d'Anton. Un mauvais scénario amènera un mauvais ressenti de ton public (cf Sdney Fox et Indiana Jones). C'est pourquoi j'ai suggéré à Anton des points de son scénario qui ne me plaisaient pas (il tourne son corps alors qu'il n'y a pas besoin, il fait des choses avec ses mains qui ne sont pas pertinentes...).

Faire une série de tours, ça peut être suffisant.

Non, ça n'est jamais suffisant. Faire une série de tours, ne fait, selon moi, que gonfler l'égo du magicos.

Si on y ajoute de l'humour, c'est même mieux.

Donc tu expliques que ce que tu veux proposer à ton public, c'est un simple tour et ça leur suffit... Mais que si t'es emballé, en mode sympa, tu peux rajouter deux blagues et c'est mieux, c'est bonus, c'est cadeau ? C'est une drôle de façon de voir son public...

Les scénarios, franchement, c'est pas nécessaire je trouve, tant que le spectateur s'amuse

Hé bien, moi, je pense que le spectateur s'amusera plus si ton tour est scénarisé. La preuve : Tu fais une apparition d'as en silence. Et tu la fais en racontant une histoire, hé bien le spectateur retiendra plus ta prestation dans le second cas.

"Penser que le public voit simplement des pièces qui voyagent d'une main à l'autre est à mon sens une erreur. Le public voit bien plus."

A mon avis, ça dépend des situations. Si tu dis au public que tu vas leur montrer un tour, ce qui est chose commune d'ailleurs (du moins d'après ce que j'ai pu voir), ils vont juste attendre ce que tu vas leur sortir, dans certains cas peut-être analyser tes mouvements, mais pas se demander pourquoi cette direction, pourquoi cette main là, etc., sauf si tu attires leur attention sur ce genre de détail.

Si je dis à mon public que je leur montre un tour, j'enchaine avec un texte un peu plus élaboré. Désolé, mais les routines que je présente aussi connues soient-elles (je présente le tour du biddle un nombre incalculable de fois) sont toujours basées sur un texte perso (et je suis pas peu fier de celui de ma version du tour du biddle). Un jour (il y a bien longtemps), au Double Fond, j'ai demandé à Alexandra Duvivier de me faire un tour. Elle m'a répondu "non, un tour ne se fait pas comme ça, il faut un contexte, une ambiance...". Au début, j'ai trouvé ça un peu exagéré, limite hautain. Et puis, j'ai réfléchi, et je me suis dit qu'il y avait une part de vérité dans ce qu'elle disait. Je ne fais pas un tour pour "faire-un-tour". Je fais un tour pour divertir, raconter un truc, une histoire, passer un moment de partage. Je ne fais un tour-pour-un-tour.

à Je ne vois rien de tel dans la vidéo d'Anton. Les critiques que je lis ici, pour moi ce sont les critiques que feront les magiciens pas les spectateurs. J'ai l'impression ici, Mathieu, que tu nous dis que le spectateur va passer tout son temps uniquement à analyser tous tes gestes et leurs raisons/motivations, autrement dit, ton public n'est pas réellement spectateur (car sa définition implique qu'il contemple en tant qu'acteur passif) mais analyste (laquelle définition implique qu'il est acteur actif). Si ta présentation initiale incite ou provoque le spectateur à analyser plutôt qu'à contempler simplement ce que tu montres, c'est un effet pervers.

Ou je me suis mal exprimé, ou tu as mal compris mes propos. Je n'ai jamais dit que le spectateur allait tout vérifier, les faits et gestes... Pas du tout... J'ai partagé mes impressions de magicien sur un type de magie que j'adore (les voyages de pièces) et sur une prestation que je ferai différemment.

Comme je l'ai dit néanmoins, la meilleure façon de savoir, c'est de faire la routine d'Anton avec les mêmes mouvements et procédure, et voir si le public est suspicieux ou reste bouché bée ayant l'air de dire "WTF".

je ne veux pas que mon public reste bouche bée et ait l'air de dire WTF. Je veux simplement que mon public passe un bon moment. Quand Hans Klok fait ses boites, je ne sais pas comment cela fonctionne, alors je me dis parfois WTF. Mais c'est pas pour autant que je passe un bon moment (et je ne parle même pas de Sophie Edelstein)

Pour compléter mon propos, je te recommande de lire Eugene Burger, Darwin Ortiz ou Christian Chelman. Les visions sont différentes mais elles parlent toutes de scénarisation. C'est selon moi, essentiel.

Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

Invité Antony
Publié le

Après chaque personne fait les tours différemment,

Le plus important c'est de faire rêver nos spectateurs,

Peut importe la manière ou le blablabla,

Nous avons tous cette envie de voir des étoiles dans leurs yeux je pense. ...

Publié le

Désolé je suis un peu absent du sujet que j'ai crée mais je viens de lire à nouveau tout ce qui avait été écrit, j'ai du prendre des notes d'ailleurs car vous avez été très précis et je vous en remercie.

Pour pouvoir vous répondre précisément je vais vous parler de mon rapport avec la magie. Je suis, comme Salvaya l'a bien vu, un amateur. Je poursuis mes études depuis 5 ans et je ne souhaite pas être professionnel, je veux que la magie reste un plaisir et mon hobby. Du coup je fais de la magie dans pleins de contextes différents, relativement souvent avec des nouveaux spectateurs ainsi qu'avec mes amis évidement. J'ai très rarement des conditions optimales et il y a pleins d'effets que je présente peu alors que je les bosses.

Ainsi, la routine que je partage est assez modulable et je varie beaucoup.

La fumée à la fin notamment que j'ai rajouté pour le côté visuel mais que je fais très peu puisque j'habite à Montpellier et porter un gilet/chemise l'été c'est compliqué ...

Pour reprendre les propos de Salvaya cette vidéo est légèrement de la masturbation magique. J'ai fait cette vidéo pour obtenir des "images" et des moments visuels.

C'est aussi pourquoi je ne parle pas dans la vidéo alors que je présente toujours ce tour en parlant et ça permet d'ailleurs d'avoir un ensemble plus cohérent sinon plus justifié.

Pour le choix du matériel:

- Je voulais une routine forte mais sans fl......, c'est ce qui me détournait d'impossible coin accros d'ailleurs. Du coup j'utilise juste mon set.

-J'adore les pièces et en aucun cas je n'utilise des euros. Comment je le justifie ? On a du me le demander 2-3 fois sur des centaines de présentations.

D'une part la routine gagne beaucoup en visibilité, que cela soit en Morgan ou en dollars, par rapport à des euros. D'autre part, je trouve que ces pièces ont beaucoup plus de cachet et qu'elles soulignent mieux les effets. C'est une question de goûts. Je les donnes toujours à examiner, en leur présentant simplement mes pièces. En principe les spectateurs n'en ont jamais vu. Je ne leur dit pas EXAMINEZ MES PIECES DE MAGICIEN. La plupart du temps je n'en donne que trois à examiner, aux personnes les plus proches, en illustrant avec la dernière pièces chargé de la s....

J'ai aussi pu le justifier de manière plus prosaïque cela me permet d'avoir toujours 4 pièces dans mon portefeuille vu que je suis très doué pour faire disparaître l'argent et que j'ai peu de monnaie dans mon portefeuille habituellement. Après j'insiste sur le fait que on ne m'a quasiment jamais demandé pourquoi j'utilisais des dollars. Si le cas se présente ou un spectateur me donne 4 pièces, je vais faire une autre version sans sh..

Et je n'aime pas emprunter de l'argent ou autres aux personnes. Ca les mets souvent mal à l'aise donc j'apporte mon propre matos.

- L'utilisation du Briquet. D'aucuns fantasment sur les grosses voitures, moi c'est les briquets. Je suis fumeur et j'adore les briquet. Plusieurs membres ont trouvés cette phase superflue, Mathieu notamment.

Je suis assez mitigé. Tous les magiciens le trouvent en trop. Aucun spectateur.

J'aime varier les routines. Combien de routines, magnifiques au demeurant, sont construites de manière linéaire ? Encore plus pour les pièces . Meilleur exemple, les pièces à travers la table. En plus la dernière pièce est souvent moins visuelle que les autres et rend le tour beaucoup moins magique.

De mon point de vue, le voyage de pièces d'une main à l'autre est établi dès la première phase. Je trouvais ça plus sympa de varier et d'avoir des techniques où effets différents tout au long de la routine. L'un d'entre vous le dit d'ailleurs je sais plus quand : J'ai mis des mouvements et techniques que j'affectionne.

L'harmonie entre ces mouvement n'est pas encore atteinte, je tiens à ces phases et l'articulation est à revoir.

Vous êtes également plusieurs à penser que du coup cette confusion liée aux différentes phases nuit à la clarté des effets.

Je voulais surtout une routine très interactive et avec laquelle je puisse faire participer plusieurs personnes. Afin de justifier toutes ces actions un peu parasites ( je vais vraiment essayer de tout revoir avec vos commentaires), je change de spectateur. Avec plusieurs spectateurs je suis plus mobile et ca élimine certains mouvements ( notamment pour la deuxièmes pièces ou je tourne sur moi même presque).

Les phases:

Déjà pour Mathieu: Les coupures de la vidéo sont utilisée ici pour faciliter la prise de plan , c'est mon petit frère qui filme et me prête ses mains. C'était donc plus facile de nous coordonner. Après j'ai fait cette vidéo en extérieur le premier jour, sans coupure ( à part pour refilmer la fumée que le vent emportait). Mes parents pensaient que c'était plus net. A voir. Après tous les mouvement sont quand même dessus. D'ailleurs je refait même le mouvement pour ça ( 1'05-1'7) Et c'est vrai que comme le disait Mathieu cela fait bien fouillis ^^

Après de ce que j'ai lu dans vos commentaires:

- 0.19 économie de mouvement à faire : genre je le fais au premier mouvement ? Les différents passages c'est de trop ? Après en parlant avec le spectateur c'est rigolo parce qu'ils ne savent pas où çà les mènent. Je trouvais que les magiciens étaient trop pressés de révéler leur pièces des fois et je voulais temporiser mais du coup ca parasite. C'est pris en compte.

- 0.33' mouvement de rotation à éviter ( Mh1001): oui carrément. Je savais pas trop pour le cadre mais c'est clairement à éviter.

- 0.36' hésitant : oui ^^ beh je suis en train de manœuvrer ma s... et c'est vrai que c'est trop hésitant. Au boulot !

- 1.54 pas clair .. J'ai mal réglé l'allumeur de ma mystery smoke du coup c'est vrai qu'en regardant à nouveau ce n'est pas beau ..

Je ne fais pas souvent avec la production de fumée. Le briquet je m'en sert plus à la limite. Quand les angles ne me permettent pas une jolie disparition complète de la dernière, je la met dans ma poche et la reprend invisiblement avec au passage un peu de fumée ( pour le coup ça illustre la pièce qui se déplace. Les gens ne me demandent JAMAIS de voir la poche. Si c'est le cas je retourne mes poches en empalmant.

- 0.54' bruit : Mathieu je crois avoir vu que tu ne comprenais pas pourquoi je secouais les bras. Avec le son tu te rend compte au fur et à mesure que une partie du bruit vient des mains du magicien. C'est une apparition sonore. Après j'ai pas trop joué dessus parceque ma sh.. Morgan fait un bruit étonnant et ma liberty passe mieux. Et je bouge un peu trop pour le réveler ( d'ailleurs ca flash ). Mais je sais que les réactions sont au rendez vous quand je le fais comme ca. Je vais essayer d'éclaircir.

La magie ensuite. Mathieu et plusieurs autres avez parlé de présentation magique. Vous m'avez notamment conseillés des cours de théâtre. Je sais que la frontière entre un amateur et un vrai artiste réside souvent la.

Je n'ai pas de personnage construit ( ou très peu). Le contexte dans lequel je pratique ne me le permet pas. Alors j'ai des boniment mais ils manquent de scénarisation. Je me sens pas encore prêt pour complètement mettre en scène. C'est une étape importante et je suis pas pressé non plus je suis pas bien vieux j'ai le temps de m'ouvrir à toutes les subtilités que notre art offre.

Je ne suis pas non plus la pour faire le clown ou frimer. La plupart du temps je fais quelques tour puis je m'efface et les gens ont passés un moment sympa, sans prise de tête. Je me mets pas en compétition, on assiste juste à des moments étonnant que je ne comprends pas toujours.

Vos sources. J'ai noté les différentes sources que vous m'avez proposées, notamment Strong Magic que je n'ai pas encore acheté.

Merci Isodore pour les conseils ainsi que Mathieu. Merci à tous :)

Je vais laisser macérer tout ça, laisser cette routine se développer et je reviendrais surement vers vous quand j'aurais avancé :)

Au passage, Je vais poster l'autre vidéo que j'avais faite de pièces à travers la table ( après la structure est sensiblement la même mais permet de faire un tour complètement différent

Bonne soirée les amis

Publié le
(...)Je ne dis pas que la magie ne doit pas être comment dire "théâtralisé". ce serait même excellent(...)

Bon, ben voilà, quelque part, fin du débat, vu que nous sommes tous d'accord qu'une magie correctement agencée est infiniment plus intéressante :) Non ? Bon, d'accord.

(...)mais vois-tu souvent des magiciens pro présenter leurs routines de cette façon ? Avec une histoire, scénario sous-jacent et les mouvements/gestuelles qui vont avec ce scénario conté ? Je n'ai presque jamais vu ça.(...)

Je rejoins les personnes qui ont fait mention de D.Duvivier, qui est génial dans ce domaine : chacun de ses effets est imaginé, pensé, finalisé, raboté, repensé, affiné pour qu'au final on ne puisse dire le pourquoi du comment. A telle preuve qu'un effet par lui, c'est quelque part génial car d'une part c'est fort, et d'autre part ça emmène le public dans un monde à part.

Autre magicien également cité, autre univers, mais tout aussi génial, C.Chelman : différent, c'est sûr, mais également très perspicace dans la construction de ses effets (je n'ai bien sûr dans un cas comme dans l'autre vu tout d'eux, je livre juste une simple constatation), avec une très jolie manière de présenter et conter ses effets. (j'en veux pour preuve que même à travers un écran, le visionnage de son effet "Les Invisibles" m'a parfaitement fait voyager à travers diverses images parfaitement discernables à mesure que l'histoire était compté, tellement le tout était parfaitement crédible et sincère)

Et bien sûr, dieu sait qu'il en existe d'autre, de ces personnes qui ont [compris].

Et puis, même quand il y avait "scénarisation" je trouvais ça la plupart du temps sans intérêt, sans saveur (e.g., les tours de Dominique Duvivier).

Pas grand chose à dire, si ce n'est que dire que la magie de Dominique Duvivier est la plupart du temps sans intérêt et sans saveur, ça revient à dire que la magie de Jean-Pierre Vallarino n'a aucun esthétisme, que les SDC de Bebel sont nul à ch*er, que David Stone est un zéro dans la pratique du show-man, que Slydini est une bouse sans nom pour ce qui est du détournement d'attention ... etc ;)

(...)Si l'histoire est sans intérêt, je pense que c'est même mieux de présenter juste un tour sans scénario derrière. Comme ça, l'attention du public ne sera pas focalisé sur un scénario sans saveur, mais plutôt sur l'effet magique que tu proposes(...)

Si une histoire est [réellement] sans intérêt, il faut la modifier et la perfectionner, et non pas se dire que un tour brut passera sans renfort scénaristique / imaginatif.

Un tour brut ne fait rêver personne et est ennuyant à mourir. Un tour sans âme, sans émotions n'est qu'une coquille vide.

Un voyage à travers une idée, un concept, une envie de partager et de faire rêver, porté par quelqu'un qui se donne à fond pour dépasser le simple stade de "montreur de tours" là oui : là, ça captera l'attention du spectateur.

(...)Faire une série de tours, ça peut être suffisant. Si on y ajoute de l'humour, c'est même mieux. Les scénarios, franchement, c'est pas nécessaire je trouve, tant que le spectateur s'amuse. C'est l'essentiel.(...)

C'est surement l’état d'esprit des pseudos-magiciens qui se complaisent dans une sorte de masturbation cartomagique à grand renfort de sybil-cut, triple-swing-cut retournées avec quadruple-salto-arrière-bidirectionel-triphasé-et-vas-y-que-je-fais-pleins-de-choses-esthétiques-avec-mon-paquet (de cartes)mais-qui-au-final-ne-montrent-qu'une-chose-c'est-qu'ils-manipulent-bien (ou tout du moins s'imaginent tel quel)

Après, je suis un peu méchant, pas tous font des sybil-cut, triple-...etc. hein :)

Les autres ...font aussi le fameux tour [de la carte que je vais vous faire choisir dans un paquet de 52 cartes, toutes différentes, toutes mélangées, merci bien, je coupe et hop, magie, elle est là, c'est la votre, oui ? Bon, qui reveut du clafoutis à la cerise ?]

Mais bon, tant que le spectateur s'amuse ... le truc, c'est qu'un spectateur qui s'amuse, ce n'est pas suffisant.

Un spectateur qui est désarçonné, touché au plus profond de lui-même, qui s'émerveille, qui en perd ses mots, qui rit, aux larmes parfois, qui profite, et qui au final, se réveille, de ce rêve fabuleux en emmenant avec lui des souvenirs uniques, indélébile et précieux : là oui. Là, c'est intéressant, et motivant.

L'autre truc, mais ça, c'est juste moi, c'est l'originalité. Il y a des tours efficaces et simples que je ne fais pas, parce que beaucoup de magiciens font déjà. J'aime pas faire les mêmes tours.

Ce ne sont pas les tours qui sont les mêmes.

C'est qu'en fait, c'est toi qui fait comme tous les autres.

Test simple : fais la plus simple des ambitieuse (choix / contr*** / climax) à un spectateur lambda. 95% du temps, il sera épaté (pour autant que tes manipulations soient parfaitement exécutées hein, bien sûr). Pourquoi ? Car contrairement aux magiciens qui écument les forums / sites de magie / boutique / livres / DvD / others things, le spectateur ne connait RIEN de ce monde.

Tu as donc une arme de choix pour le faire rêver : sa propre ignorance.

Alors quand tu vois ce qu'une simple ambitieuse, toute bête, peut faire sur lui ... imagine si l'ambitieuse en question, tu lui apportes ta sensibilité, ta patte, ta petite touche.

Et imagine si en plus tu la modifies complètement et qu'au final la carte remonte sur le jeu, dans ta bouche, puis au plafond, revient dans le jeu, et qu'en fait ce n'est pas possible car tout le jeu est identique, puis devient blanc, et ensuite devient un bloc .... etc. (j'en rajoute of course, mais c'est l'idée qui importe)

Ce qui est important, c'est oui, le tour, mais également comment il sera exécuté et pourquoi / comment toi, tu ne le feras pas comme tous les autres.

Le fait qu'un tour soit "le tour que tous les magiciens font" c'est simplement qu'ils le font tous de la même façon :) A toi, à nous de se demander comment l'amener, le penser, l'incuber, le changer, et le produire au final de manière différente ;)

Personne n'a dit que c'était facile, c'est sûr. Et ça ne l'est pas. C'est évident.

Mais c'est infiniment plus motivant que de stagner et de se contenter de.

En conclusion, c'est pour ça que certains "pseudo-magiciens" stagneront à faire des tours de cartes, de tours de cordes, des tours de pièces, mais rien de plus.

Alors que certains Magiciens, je dirais même Artiste considèreront que ce n'est qu'une partie de l'iceberg, et que tout reste à faire. Penser, repenser, imaginer, créer, revenir en arrière, apprendre, se documenter, comprendre, se poser toujours des questions, sans cesse, toujours vouloir aller plus loin, ne jamais s'arrêter de courir, ne jamais s'arrêter de penser trop tôt, ne jamais s'arrêter de penser tout court, oser, ne jamais se dire que ça ne passera pas, essayer, réussir, ou pas, mais progresser, toujours, et encore.

La question est quel chemin prendre : le facile mais désertique, ou le plus complexe, tortueux et complexe, mais somptueux et enivrant ?

Amic'

Florian

PS : et m****, avec tout ça, vla qu'on est demain, maintenant, enfin, aujourd'hui, vu que demain, c'était quand aujourd'hui était hier ... j'te jure ...

PPS : je suis direct et piquant ? J'sais. Mais c'est justement l'intérêt, quelque fois ;)

J'aime la magie, l'Art Magique, la chose bien faite ... vous aussi ? 

Publié le (modifié)

J'ai parlé de théatraliser à un moment car certains ici parlent de justifier tous les mouvements. Concernant la scénarisation, il n'y a pas besoin que cela soit très poussé. Encore une fois, ce n'est pas chose facile à faire. Et c'est quelque chose que des personnes comme radelabo et Florian n'ont pas compris : mon message expliquait justement que si l'on a du mal à présenter un scénario profond et captivant, alors autant faire un peu de parlotte, agrémenter ses tours avec des gags (si l'on y arrive). Je vois beaucoup de magiciens pro qui s'en sortent très bien avec pourtant un blabla tout à fait pourri et des gags que personnellement je ne trouve pas drôle. Le spectateur pourtant semble pourtant se divertir complètement.

Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est qu'il existe toujours un compromis : si je passe du temps à perfectionner la magie, je passe moins de à perfectionner le dessin (en ce qui me concerne par exemple). En magie, on perfectionne la technique, puis la présentation générale. Si l'on travaille le premier aspect à fond, on négligera de façon relatif le second, et vice versa; ou on peut travailler les deux, mais les deux aspects seront chacun moins maîtrisés que dans l'un ou l'autre des deux précédents cas mentionnés.

La performance en magie demande tellement de travail, que savoir présenter une bonne routine (j'entends par là cohérente dans les enchaînements) c'est déjà pas mal. Si l'on sait faire rire et capter l'attention avec du blabla (pas forcément sensationnel ou original pour autant), alors c'est excellent. Si l'on sait être original et novateur, alors c'est l'extase. Mais honnêtement, j'en demande pas autant. Savoir construire une routine, pour moi, c'est déjà assez encourageant.

Enfin, sur ce que dit Alexandra Duvivier, c'est qu'elle voit la magie comme n'ayant de sens que si elle est pratiquée en tant que "art" ce pourquoi sans doute elle a parlé de contexte pour faire de la magie. Et bien je ne suis pas d'accord. On peut aussi faire un très bon "acte" sans faire percevoir au public l'aspect artistique de la magie. Si l'ensemble est cohérent dans l'enchaînement des tours, l'attitude et la présentation crédible et divertissante, j'estime que c'est réussi. Même s'il n'y a que très peu de conversation (ce qui n'est même pas une nécessité selon moi, même dans le cas où je considère l'aspect artistique de la magie).

Moi qui connaît tellement bien l'art, je peux même me demander si la phrase d'Alexandra ne témoigne pas de ses limites en tant qu'artiste ? Pour moi, un artiste excellent est celui qui sait transformer n'importe quel contexte en ce qui l'arrange, i.e., s'adapter à n'importe quelle situation. Par exemple, quand le cinéma parlant a tué Charlie Chaplin, ce fut selon les experts parce que son personnage se prêtait beaucoup moins bien au film parlant. Mais de ce que j'ai vu de ses films (que je possède tous, je pense), j'ai toujours été étonné du fait que personne n'a mentionné le fait que ses films étaient répétitifs. Les gags de Charlie, en gros, ça se résumait à ses gesticulations particulières. En ce sens, je n'ai donc pas été étonné d'apprendre qu'il n'a pas pu se relancer avec le film parlant, parce qu'il manquait d'imagination au delà du personnage qu'il a créé. Il a échoué à s'adapter à un contexte nouveau, et se l'approprier, comme il s'était approprié le film muet, comme d'autres à l'époque, e.g., Buster Keaton ou Max Linder (selon moi le roi du film muet).

Entre nous, la conversation part dans une direction surprenante. Je pensais qu'il y aurait une discussion sur comment être un bon magicien, mais en fait non, ce qu'on lit ici, c'est des conseils sur comment devenir un bon artiste magicien. J'ignorais que pour être magicien, il fallait aussi être artiste... hmm...

Modifié par mh1001
Publié le
(...)Je vois beaucoup de magiciens pro qui s'en sortent très bien avec pourtant un blabla tout à fait pourri et des gags que personnellement je ne trouve pas drôle. Le spectateur pourtant semble pourtant se divertir complètement.(...)

Comme je l'ai dit, la plupart des spectateurs seront effectivement scotchés par un tour simple avec un texte pas trop fouillé. Mais rien n'empêche d'aller plus loin, et de leur proposer quelque chose de plus impactant qu'un simple "tour".

Oui, ça va demander plus de travail, mais c'est d'autant plus exaltant.

Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est qu'il existe toujours un compromis(...)En magie, on perfectionne la technique, puis la présentation générale. Si l'on travaille le premier aspect à fond, on négligera de façon relatif le second, et vice versa; ou on peut travailler les deux, mais les deux aspects seront chacun moins maîtrisés que dans l'un ou l'autre des deux précédents cas mentionnés.(...)

Si tu veux parler de cet "équilibre" comme d'un fait établi, une sorte d'axiome, alors c'est faux.

Ce n'est pas parcequ'un magicien perfectionne l'aspect manipulation qu'automatiquement, il ne pourra pas perfectionner l'aspect présentation.

C'est justement le fait de perfectionner les deux qui fera toute la différence entre le simple montreur de tours, et l'Artiste complet.

Mais encore une fois, ça demande du boulot, plus de boulot que de simplement arriver avec son jeu de cartes et sortir un texte préparé la veille.

La performance en magie demande tellement de travail, que savoir présenter une bonne routine (j'entends par là cohérente dans les enchaînements) c'est déjà pas mal. Si l'on sait faire rire et capter l'attention avec du blabla (pas forcément sensationnel ou original pour autant), alors c'est excellent. Si l'on sait être original et novateur, alors c'est l'extase. Mais honnêtement, j'en demande pas autant. Savoir construire une routine, pour moi, c'est déjà assez encourageant.

La Magie n'est pas un art à la portée de tous dans le sens qu'elle ne se maitrise du jour au lendemain. Elle ne se maitrise d'ailleurs jamais, on peut passer toute sa vie à aller de l'avant, et à penser / réfléchir.

Ce n'est pas parceque toi, ou bien sûr tout autre magicien pensez que "savoir présenter une bonne routine", c'est déjà pas mal, que vous avez atteint la finalité de la chose.

Au contraire, on en est loin. Mais justement, ce qui doit être encourageant, ce n'est pas simplement le fait de montrer un tour, car ça, à la limite, n'importe qui achetant un dvd ou un bouquin peut arriver à le faire en quelques jours / semaines selon l'effet.

Ce qui doit être encourageant, c'est l'abnégation dans le perfectionnement au delà du simple tour. Il faut être ambitieux dans ce domaine. Bon, rien n'interdit le contraire (et encore une fois, c'est pour ça qu'on a les magiciens, et les Magiciens), mais c'est dommage de se priver de quelques chose qui certes, ne s’acquiert pas en 1 jour, mais qui au final sera infiniment plus sensationnel à faire vivre à son public.

Entre nous, la conversation part dans une direction surprenante. Je pensais qu'il y aurait une discussion sur comment être un bon magicien, mais en fait non, ce qu'on lit ici, c'est des conseils sur comment devenir un bon artiste magicien. J'ignorais que pour être magicien, il fallait aussi être artiste... hmm...

Disons qu'un magicien peut être bon.

Mais un magicien sera meilleur s'il développe de manière aussi poussé le côté artistique de la Magie que le côté "manipulation".

A chacun de choisir ce qu'il veut être, bien sûr :)

Amic'

Florian

J'aime la magie, l'Art Magique, la chose bien faite ... vous aussi ? 

Publié le
J'ai parlé de théatraliser à un moment car certains ici parlent de justifier tous les mouvements. Concernant la scénarisation, il n'y a pas besoin que cela soit très poussé.

Alors encore une fois: théatraliser n'est pas un synonyme de scénariser! c'est toit qui ne comprends pas ce qui s'écrit et qui rates des infos importantes....d'ailleurs la preuve:

La performance en magie demande tellement de travail, que savoir présenter une bonne routine (j'entends par là cohérente dans les enchaînements) c'est déjà pas mal...(...)...Savoir construire une routine, pour moi, c'est déjà assez encourageant. ....(...).. Si l'ensemble est cohérent dans l'enchaînement des tours, l'attitude et la présentation crédible et divertissante, j'estime que c'est réussi. Même s'il n'y a que très peu de conversation (ce qui n'est même pas une nécessité selon moi, même dans le cas où je considère l'aspect artistique de la magie). .

ce sont des périphrases pour dire scénariser ;) tu te contredis toi même

Encore une fois, ce n'est pas chose facile à faire. Et c'est quelque chose que des personnes comme radelabo et Florian n'ont pas compris : mon message expliquait justement que si l'on a du mal à présenter un scénario profond et captivant, alors autant faire un peu de parlotte, agrémenter ses tours avec des gags (si l'on y arrive).

et ben non! personne ne te demande de présenter un scénario PROFOND, d'ailleurs on ne te demande pas de le présenter mais qu'il soit si bien réfléchit qu'il ne se remarque même pas, que cela puisse avoir l'air d'être au gré de l'inspiration du moment! et si tu ne fais pas au minimum ca et bien oui, ne présente pas ton truc, c'est que ce ne sera pas montrable en public...

Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est qu'il existe toujours un compromis : si je passe du temps à perfectionner la magie, je passe moins de à perfectionner le dessin (en ce qui me concerne par exemple). En magie, on perfectionne la technique, puis la présentation générale. Si l'on travaille le premier aspect à fond, on négligera de façon relatif le second, et vice versa; ou on peut travailler les deux, mais les deux aspects seront chacun moins maîtrisés que dans l'un ou l'autre des deux précédents cas mentionnés.

sauf que en magie, technique et cohérence sont les 2 revers du même problème...tu me dis ne pas pouvoir t'atteler à perfectionner 2 disciplines différentes, nous te parlons d'une seule discipline dans ses 2 aspects: ou alors tu veux juste dire à ton public: "regardez comme je suis bon manipulateur"?

Mais honnêtement, j'en demande pas autant.

Dommage

Enfin, sur ce que dit Alexandra Duvivier, c'est qu'elle voit la magie comme n'ayant de sens que si elle est pratiquée en tant que "art" ce pourquoi sans doute elle a parlé de contexte pour faire de la magie. Et bien je ne suis pas d'accord. On peut aussi faire un très bon "acte" sans faire percevoir au public l'aspect artistique de la magie .

on en revient à une vieille dispute: magie art ou divertissement

mais si ton public ne perçoit pas "l'art" de la magie alors tu ne lui donnes qu'un casse tête ou de la masturbation de mec qui se regarde bouger les doigts non?

Moi qui connaît tellement bien l'art, je peux même me demander si la phrase d'Alexandra ne témoigne pas de ses limites en tant qu'artiste ? Pour moi, un artiste excellent est celui qui sait transformer n'importe quel contexte en ce qui l'arrange, i.e., s'adapter à n'importe quelle situation.

d'où l'intérêt d'avoir tout réfléchi avant et de le maitriser pour pouvoir s'en éloigner...un artiste maitrise d'abord son art au delà de ce que le public perçoit pour pouvoir ensuite mieux s'en éloigner et s'en démarquer... ;)

Par exemple, quand le cinéma parlant a tué Charlie Chaplin, ce fut selon les experts parce que son personnage se prêtait beaucoup moins bien au film parlant. Mais de ce que j'ai vu de ses films (que je possède tous, je pense), j'ai toujours été étonné du fait que personne n'a mentionné le fait que ses films étaient répétitifs. Les gags de Charlie, en gros, ça se résumait à ses gesticulations particulières. En ce sens, je n'ai donc pas été étonné d'apprendre qu'il n'a pas pu se relancer avec le film parlant, parce qu'il manquait d'imagination au delà du personnage qu'il a créé. Il a échoué à s'adapter à un contexte nouveau, et se l'approprier, comme il s'était approprié le film muet, comme d'autres à l'époque, e.g., Buster Keaton ou Max Linder (selon moi le roi du film muet).

tu veux dire que ses gesticulations non réfléchies n'étaient plus très intéressantes parce qu'il n'y avait pas d'autre profondeur réfléchie derrière? ;)

Il aurait peut-être du plus réfléchir à une cohérence dans ses gags et à un but, un scénario? (allez je te taquine :) )

sur ce sujet cinématographique, cette opinion ceci dit n'engage que toi...je crois que tu enfermes un peu trop Chaplin dans une caricature de lui même...

Entre nous, la conversation part dans une direction surprenante. Je pensais qu'il y aurait une discussion sur comment être un bon magicien, mais en fait non, ce qu'on lit ici, c'est des conseils sur comment devenir un bon artiste magicien. J'ignorais que pour être magicien, il fallait aussi être artiste... hmm...

dommage, après peut-être faut-il voir le sens que tu donnes au mot artiste? si c'est professionnel ou gagnant ou qui est célèbre, alors l'artiste ce n'est pas ce dont en parle...artiste c'est juste quelqu'un qui met un sens à ce qu'il fait, un sens autre que "regardez tous ce que j'ai fait moi tout seul avec ma tête, mes mains, mon couteau et ma b**e "

bon we :)

Je vais jusqu'où je suis. Je n'y suis pas encore.

 - Je suis plus intelligent que vous, Laissez-moi vous fournir un exemple... Pensez à un chiffre, n'importe lequel
- Euh, cinq  ...
- Faux. Vous voyez ?
mdr

Publié le

Je n’avais rien dit sur le sujet, car je n’y connais rien en pièces…

Mais là, vous partez dans de ces trucs…

Déjà, pitié, ne nous refaites pas le débat sur « la magie dit-elle être un art », il y a eu plein de sujet qui tournaient en rond la dessus, pas la peine d’en ajouter un autre ;)

Et si on disait qu’il n’y a pas qu’une façon de faire la meilleure magie possible, mais plein de façons différentes ?

En fonction de celui qui la fait, du public, des circonstances…

Je rejoins mh1001 quand il dit qu’il vaut mieux un simple tour rigolo qu’une histoire chiante.

Et il a raison aussi en disant que le temps n‘est pas élastique, et qu’il est délicat pour certain de vouloir tout faire.

Ceci dit, la magie scénarisée, c’est effectivement une voie importante :

Mais ce n’est pas la seule voix, il y a la scénarisation, mais je vois aussi la jazz magie, basée sur de la vraie impro.

Si on ne fait ni l’un ni l’autre, on est toujours un peu dans l’un ou l’autre… mais il faut en être conscient ;)

La magie théâtralisée, quant-a-elle, on la retrouve dans plein de grands numéros, de Xavier Mortimer à Yann Frisch pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit, et qu’on ne peut pas jeter en disant juste « j’aime pas ».

Quand Coperfield nous fait son flying, bien sûr, que tout est scénarisé, mais aussi théâtralisé…

Quant à la magie contée, vous savez tous que j’essaie de la défendre, en disant : Apprenez à conter !

Car c’est vrai que mal raconté, c’est indigeste.

Et même bien raconté, cela ne va pas plaire à tout le monde non plus :

Chaque type de magie a un public, y compris le simple fait de présenter un truc tout simple sans se casser la tête… ;)

Mais bon, un tour très travaillé, en général, est plus intéressant qu’un tour présenté sans aucune réflexion…

Mais tout cela demande effectivement du temps, et s’il fallait attendre de maitriser toutes les façons de faire magique à la perfection avant de se produire, on ne ferait jamais rien :

Il faut maitriser ce qu’on fait, c’est déjà bien…

Mais étendre sa vision à plus que la simple technique magique assaisonnée de quelques blagues, c’est quand même une bonne idée :

On peut passer du simple amusement (ce qui est bien) à des émotions plus fortes, car leur création est mieux construite…

Bref, il faut penser au public.

On lui doit ce qu’on peut faire de mieux.

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8445
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Paulin et ses Atebas
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      683.3k

×
×
  • Créer...