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Je ne dis pas qui ne doit pas utiliser du matériel de pro mais qu'il n'en a pas besoin.

Je pense que c'est plus intéressant de commencer par les bases, se créer un répertoire de tour fesable en toute situation. Et après bien sûr qu'il c'est super d'évoluer :-)

Mais quand on débute et que on fais de la magie pour ses proches pas besoin de se prendre la tête avec la magie pour magicien, la magie pro...

On peut le faire bien sûr mais on en a pas besoin.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Bonsoir :)

Disons que le type de matériel que l'on utilise ne dépend pas du fait que l'on soit professionnel ou amateur, mais plutôt de ce vers quoi on veut se tourner ;)

Certains professionnel ne jurent pas exemple que par les gimmicks. Ils en sont tellement ferus que l'on pourrait limite savoir quels nouveaux articles sortent sur le marché car, une semaine suivant ladite sortie, ces pro sont en possession du tour en question :) Et certains amateurs aiment aussi procéder de la sorte ;)

D'autres professionnels se dirigeront d'avantage sur l'aspect créatif de la chose : au lieu d'acheter 3 ou 4 effets de prédictions différents, par exemple, ils se le construiront eux-mêmes, ce qui leur permettra de présenter quelque chose de d'avantage personnel, et donc original. Et c'est aussi comme ça que certains amateurs travaillent :)

Le "matos" donc ne dépend pas de son statut, mais de ses rêves / ambitions / désirs / chemins à parcourir.

Bien sûr, quand on commence à peine, que cela fait 1 semaine que l'on vient d'entrer dans le monde merveilleux de la magie, il est évident qu'un simple jeu de cartes et un bon D.V.D. / livre d'apprentissage sont largement suffisants (sans oublier le tapis, bien sûr mdr)

Cependant ... il est cité "la magie pour les proches", et donc plus largement : "la magie pour la famille, et les amis proches".

Il y a un piège à ne pas sous-estimer avec ce public là.

Si le magicien effectue des prestations pour des publics inconnus. Etant donné que ce dernier le rencontre surement pour la première fois et qu'il ne le reverra le plus souvent jamais, le magicien en question peut se permettre d'avoir un répertoire "mince" (pas intéressant mais bon, passons, l'on ne parle que de l'aspect purement théorique ).

Même s'il fait toujours les mêmes tours, dans l'esprit de son public, étant donné qu'ils se rencontrent pour la première fois, les tours seront toujours vécus comme "1ère fois".

Alors que dans le cas des amis, ou "pire", de la famille, c'est une toute autre histoire.

Les amis, même si l'on s'en fait des nouveaux, sont quand même composés des mêmes personnes.

Et la famille, c'est encore plus "carré" car à moins de se marier et divorcer 6 fois l'année pour pouvoir renouveler son stock de nouveaux spectateurs ... (ben quoi, il faut bien que ça serve, la belle famille mdr ) ... elle restera la même.

Et un public qui reste le même, le répertoire du magicien, il aura vite, très vite, très très vite fait d'en faire le tour (c'est le cas de le dire, lol ).

D'où l'importance de se renouveler. Alors bien sûr, des dizaines, des centaines d'effets peuvent être exécutés avec un simple jeu, par exemple.

Mais il serait dommage de penser que parce que l'on perfome "juste" pour sa famille et ses amis, ces derniers n'auraient pas droit à ce que l'on se creuse la tête pour les faire autant rêver que des spectateurs j'ai envie de dire "classique" :)

Quand on voit que l'utilisation intelligente de certaines cartes gimmicks (et je ne parle pas de cartes avec 4 flaps, 9 côtés et 3 compartiments secrets hein ... mais des simples cartes un peu spéciales ... ) arrivent à dérouter même des magiciens aguerris ... ce serait dommage de se priver de cela ;)

De plus, la famille ne voit pas le magicien dont il est question de la même manière qu'un public ne le connaissant pas.

Pour un public inconnu, tu / je / il / etc. es(t) le magicien dont il a commandé une prestation. En gros, ils ont engagé un artiste qui est magicien et c'est tout. Il est magicien, il amène la magie avec lui, point.

Alors que dans le cas où le public est : amis + famille ... c'est l'inverse.

Car eux, ils te / me / le connaissent. Ils savent que le magicien, c'est aussi celui qui est tombé dans la piscine l'été dernier et qui a fait hurler de rire jusqu'à la grand-mère tétraplégique de la maison de retraite du coin.

Ils savent que le magicien, c'est aussi celui qu'ils connaissent depuis qu'il est tout bébé, pour certains. Ils se souviennent que ce magicien, ils l'ont vu en train de faire popo et de dire des paroles psychédéliques du genre "agaga maman gragrougro hi hi hi" (Langage bébé / nourisson )

Ils savent donc que tu n'es pas "vraiment" magicien d'office, et que tu es quelqu'un qui est devenu "après coup", magicien :)

Et étant là tout l'intérêt de la chose, à savoir : leur prouver que même si tu restes le petit bébénouchet d'amour à sa maman (et je ne me moque pas, on l'est tous, avouez ), et bien le bébénouchet, il leur a quand même sacrément retourné le cerveau avec sa fuc***g routine de close-up mdr

Donc il n'y a rien de mal, et même il n'y aura que du bien, à utiliser des armes très vicieuses et très perfide quelque soit le public, quand bien même fut-il son entourage proche (et je dirais même surtout quand il s'agit de )

Sur ce, je m'en vais faire un matrix à mon chat avec des Catisfactions® :)

Amic'

Florian

J'aime la magie, l'Art Magique, la chose bien faite ... vous aussi ? 

Publié le

Je suis entièrement d'accord avec toi. Faire de la magie à ses proches demande de renouveler son répertoire constamment. Surtout pour les enfants, ils en veulent toujours plus!

Dans la série étagère magique je vais essayer de faire découvrir des livres et dvd genre encyclopédie de tours. Acheter le dernier gimmick a la mode c'est cool, ça permet de proposer un nouveau tours de magie, mais acheter un livre comme Minimalistica par exemple c'est acheter 67 tours, voir même plus si on a de l'imagination.

J'ai pratiquer la magie de cette façon pendant 4 ans, je présentai les derniers tours de magie à la mode.

Je n'avais pas de répertoire, je n'était pas toujours préparé a faire de la magie, je ne fessai pas une magie qui me correspondait.

Aujourd'hui je vois mon apprentissage différemment, je veux commencer par me créer un répertoire de tours qui me correspondent pour être toujours prêt a faire de la magie en toutes situations.

Après j'aurai tout le loisir de presenter de nouveaux tours de temps en temps.

et puis qui sait? ce répertoire que je me serai créé pourra aussi me servir dans d'autre conditions que des conditions amateurs.

E n tout cas je rejoin ta façon de voir la magie amateur.

Publié le (modifié)
[video:youtube]

ta découpe en deux partie (magie non magique) est interressante.

j'utilise pour ma part une découpe en trois étape distincts, mais qui rejoins ce que tu fais au final:

Extrait de l'EUDLMDG:

Le schéma de base pour qu’un effet magique ait lieu, c’est :

1-Une situation de départ claire, comprise et acceptée par le public.

2-une action visible et comprise, sur cette situation de départ, dont les conséquences découlent logiquement.

3-Un résultat final différent de ce que l’on attendait logiquement, ou hautement improbable

C’est l’ensemble qui constitue l’effet, et qui fera naitre la magie, et pas seulement la dernière phase, comme on le voit parfois dire…

On voit que chaque étape correspond à la philosophie de notre phrase magique :

« La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur »

...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Merci pour le partage Gilbus.

Si j’ai bien compris le publique accepte la situation de dépare, ensuite il en découle quelque chose de logique pour lui et on le surprend à la fin avec un résultat différent de ce qu’il attendait.

C’est très intéressant comme schéma à suivre pour construire un tour.

Publié le (modifié)
Merci pour le partage Gilbus.

Si j’ai bien compris le publique accepte la situation de dépare, ensuite il en découle quelque chose de logique pour lui et on le surprend à la fin avec un résultat différent de ce qu’il attendait.

C’est très intéressant comme schéma à suivre pour construire un tour.

Pas tout a fait:

La seconde étape, cela peut effectivement juste être au niveau de la prise de conscience du résultat supposé.

Mais cela peut, le plus souvent, inclure une action réelle apportée à la situation de départ.

Cette action doit elle aussi être faite clairement, pour ne pas faire douter le spectateur à ce moment.

Dans une ambitieuse, par exemple, agiter le paquet en main d'un tout petit mouvement oscillant pour faire remonter la carte convient très bien:

C'est un geste magique.

L'illusion pour le spectateur nait du travail sur les trois étapes.

les trois doivent être claire, sans précipitation qui semblerai cacher quelque chose, et avec des choses simples, facilement acceptable par le public.

L'important, c'est que l'information soit claire et acceptée.

Mais une chose qui est intéressante vue du coté magicien:

c'est l'endroit ou on triche.

Pour un effet donné, on peut le faire à n'importe quelle étape, par des moyens différents.

Du coup, il est intéressant de repérer l'endroit qu'on utilise dans un tour, pour effectuer ce qui fera marcher le tour.

Et ensuite, de se demander si on ne pourrait pas obtenir le même effet en mieux, en déplaçant l'endroit ou on fait le boulot, quitte à le faire d'une autre façon.

L'idée étant par exemple d'accentuer la distance temporelle ou spatiale entre la "manip" et "l'effet", en déplaçant l'action dans la première partie.

Ou au contraire de sembler limiter les actions sur le matériel, en ne touchant presque pas celui-ci en première et en seconde partie, et en effectuant l'action au moment de la révélation.

Ou répartir la chose sur une séries de petites actions dans les trois étapes, qui prisent de façon isolées, sont totalement justifiées, mais assemblées, font le boulot.

Ou tout autre cas de figure...

Ce découpage donne donc aussi une place au geste magique:

Le geste magique, qui va être vu comme tel pour le public, est parfois boudé par les magiciens, qui disent:

Si je fait un geste magique, je dois faire semblant d'avoir des pouvoirs, c'est bidon, tout le monde sait qu'il y a un truc.

C'est un mauvais résonnement.

Déjà, cela veux dire qu'on ne crois pas à ce qu'on fait, et ce manque de foi sera ressenti par le public...

Ensuite, le geste ne consiste pas forcément, de nos jours, à agiter une baguette en disant abracadabra.

Dans l’ambitieuse, si on agite un peu le jeu, pour faire remonter la carte, cela a un effet intéressante pour le public.

Cela va concentrer l'idée qu'on est en train de faire un truc. Si notre manip a lieu en premier ou dernière étape, le geste magique va attirer l'attention à un moment ou on ne fait rien, provoquant un relâchement ensuite.

Ensuite, cela donne une excuse au spectateur pour croire ce qu'il vois:

il ne peux pas croire à tes pouvoirs, bien sûr, pas consciemment.

Mais en faisant une étape de geste magique, ou d'une action quelconque soit disant active pour le résultat, on lui donne l'occasion de voir ce qu'on fait.

Ils pourra être en recherche à ce moment. Ça va l'occuper ;)

ou en tout cas lui donner une étape de plus pour que nous ayons fait notre "tricherie", donc rendre le miracle plus acceptable.

(bon, il y a plein d'attitudes à avoir sur la dualité Magie/truc, on ne va pas parler de tout ici...)

Le geste magique peut aussi être employé pour faire une misdi, mais c'est une autre histoire...

A, aussi, si on le souhaite, le geste magique permet de redonner un peu la vedette au magicien : C'est lui qui fait la magie.

Sinon, ce n'est pas le magicien qui fait le tour, c'est le truc ;)

J'ajoute une dernière chose, mais on peut surement trouver d'autres raisons à cette division en trois parties :

Cela suis la règle de trois, justement.

En appliquant cette règle, tout parait plus propre, de façon automatique, même si le découpage n'est pas mis en évidence.

Essaie de découper les tours que tu fais déjà dans ces trois étapes, je suis sur que tu va retrouver les trois tout aussi facilement que tu trouvais les deux que tu utilises :)

A, si, une dernière chose:

La découpe en trois étape peut, si on le désire, permettre de placer au bon endroit les changements de rythme, de tonalité, d'intention.

le passage d'une étape à une autre est presque un changement de rythme naturel, dans la plupart des cas.

en plaçant un changement à un point de liaison entre deux étape, on est en tout cas presque sur de ne pas se tromper ;)

Du coup, les trois étape peuvent générer deux changements d'attitude en cours de tour:

Pour un tour qui n'a pas besoin de trop d'ampleur, c'est parfait.

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Oui je vais essayer ça. Pour le moment je travail surtout sur des tours automatiques de Aldo Colombini, donc il n'y a pas vraiment de techniques a cacher mais surtout des procedures a justifier.

Je vais aussi me replonger dans REFLEXIOND de Helder Guimarães

Si mes souvenirs sont bons il parle beaucoup de la règle de trois

Personnellement je ne boude pas le geste magique, bien au contraire

Je n'y prêtais pas vraiment attention avant de lire LE PROFESSIONNEL de Luc Apers

Il y a un petit chapitre intitulé "Le moment magique" qui m'a amener à réfléchir sur ce point la.

Merci pour tes conseils :)

Modifié par Quentin Notti

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Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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