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Les boîtes ont effectivement pris un sale coup de vieux, surtout si elles sont recouvertes de strass et autre diam's...Le dernier show de Copperfield, pour ne citer qu'un exemple (pas) au hasard, n'utilise quasiment aucun boîte ou autre appareil ringard (pardon, il fallait dire "traditionnel"), à une exception près, mais on sent que c'était d'avantage pour se moquer de l'arrière-garde magique...

Les boîtes en soi ne sont pas le problème mais il s'agit plutôt de leur motivation: pourquoi une nana doit-elle rentrer dans la boiboite? Pourquoi mettre du strass dessus? Certains artistes (comme ceux aperçus dans les deux "Toute la Magie du Monde") se sont attaqués à la question. Tout celà fait partie d'un travail de contextualisation afin de relooker le matériel pour qu'il s'insère dans une scène, un contexte donné...la boîte en bois recouvert de strass peut devenir un simple carton, un jouet géant, un meuble, etc. Très peu de magiciens hélas font ce travail (Copperfield, Kevin James, Burton, désolé de ne citer que ceux-là...), ce qui explique en partie la réputation de ringardise qui colle aux grandes illusions.

Seb.

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Publié le

Travailler avec des boîtes ce n'est pas plus ringard que de manipuler des dés à coudre. Ce n'est pas plus ringard que " d'exécuter les anneaux chinois", pas plus ringard que de fatiguer son monde avec un tour de cartes soporifique.Pas plus ringard que de produire des colombes à la douzaine,( je préfère le mot apparition).

Simplement, la magie est devenue ringarde dans son ensemble. Alors, les magiciens aiment bien critiquer les grandes illusions. Je ne suis pas d'accord, et c'est un manipulateur qui le dit... Alors soyons lucides, une manipulation ne vaut rien si elle ne sert pas une émotion (le moment magique tout simplement... ). La problématique est la même pour les grandes illusions. Les boîtes n'ont pas pris un coup de vieux, c'est l'approche de notre art qui l'a pris.

Ca ne m'empêche pas d'aimer certains numéros ringards, mais je ne suis pas dupe.

A+

Pol

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[et c'est un manipulateur qui le dit...] et pas des moindres puisque POL a su aussi mettre en scène de la grande illusion SANS boîtes, bien avant que ce ne soit la mode, Seb le sait bien d'ailleurs, n'est-ce pas Seb?

Au fait tu nous as préparé un article cette fois encore dans MAGICUS?

Ludovic

Publié le

Puis je poser une question qui me turlupine ?

je suis allé voir le festival des pennes mirabeau pres d'aix en provence (on s'en fout la n'est pas la question)et les grandes illusions faisaient appel a des boites ( origamy... )

Bon on ne va se demander pkoi il y avait tant de numero avec des boites mais je me pose une question:

Je n'ai pas vu beaucoup de spectacle de magie ..; masi commetn peut on etre original avec ces boites. Je suppose que vous allez me parler de la présentation et j'acquiece maintenant ...mais bon l'effet final est le meme ..Vous allez peut etre dire que ce que j'ai vu est nul.. (la vous n'aurez pas tort)

Bon voila , j'attends vos remarques , vos avis ..

Merci et bonne journée (il fait trop chaud dans le sud ...pfffffff smile.gif)

------------------

Publié le

Pol: Certes, mais la différence entre la boîte et les dés à coudre, anneaux et autres colombes que tu cites est la taille imposante de ladite boite, le fait qu'elle se trouve généralement sur scène avant l'entrée du magicien, qu'elle bouffe d'avantage d'espace, attire d'avantage l'attention, bref, elle peut devenir écrasante et nuire à la présence du magicien...Jonathan Pendragon (quelqu'un à qui l'on ne va pas reprocher d'utiliser des boîtes) a écrit des pages très intelligentes à ce sujet (le combat du magicien contre son matériel). Je préfère donc différencier ces boiboites des anneaux chinois, par exemple, qui possèdent une ligne épurée, une esthétique propre qui prendra vie entre les mains du magicien, alors qu'une grande illusion est par définition plus rigide et plus contraignante.

Je suis également très friand des numéros ringards, et ne nous voilons pas la face: dans le palmarès des Deschiens de la magie, ce sont souvent des numéros de grandes illusions qui arrivent en tête...Quoique j'ai une jolie sélection de numéros de fleurs en plumes.

Ludo: tu fais allusion à la catalepsie dont on a parlé à Toulouse? Tu m'as dit qu'elle avait été mise en scène par Pol, non?

Seb.

Publié le

Seb, je suis d'accord avec toi, je voudrais juste rajouter quelques petites choses...

- Je veux répéter que c'est trop facile de critiquer la magie des grandes illusions... Personnellement, je fais souvent des bonds quand je vois notre art "exécuté". Et dans tous les domaines.

Je ne parlerai que des prises "téléphonées" que tout le monde voit et que seuls les magiciens font semblant d'ignorer. Et tu sais pourquoi ? Parce que le magicien se dit que le type a travaillé et que c'est déjà pas mal. Parce que le magicien se dit qu'il voit les prises parce qu'il est magicien !

Erreur, on ne doit pas voir ni sentir venir les prises. Et même si le type a travaillé comme un dingue, et que l'on sent encore que quelque chose se passe, il faut le lui dire, dans l'intérêt de notre art...

- Je fais des bonds aussi quand je vois des artistes faire apparaître des objets de plus en plus gros... Et des pipes, et des cartes, et des clochettes... Ce n'est pas pire qu'une grosse boîte qui traîne sur scéne.

- Et puis certains objets sont porteurs de symboles si forts qu'il faut faire attention...

Je pourrais continuer avec d'autres exemples... Comme celui du thème... Pourquoi se sentir obligé de chercher un thème, un personnage ? Alors là, souvent on frise le ridicule. Il n'y a pas longtemps, je disais à un jeune magicien ( talentueux) que la seule chose à faire était de travailler et de travailler un tour. Avec les années qui passent, on devient celui qui présente ce tour... On appartient à son tour. C'est peut-être cela avoir un style.

- Travailler... Nous sommes à une époque où tout doit aller très vite. Notre art n'y échappe pas. Je suis dubitatif quand j'entends un magicien dire que le mois dernier il a acheté un tour, qu'il l'a travaillé comme un fou et qu'il le présente déjà au public !!!

Des dizaines de milliers d'heures me semblent indispensables, incontournables, des heures de travail, de réflexion, de doute... Ca se compte en nombre d'années.

Enfin j'en termine avec une citation de Miles Davis.

" Vous savez, ce n'est pas la peine de faire des tas de notes, il suffit de jouer les plus belles"

J'ai été un peu long...

A+

Publié le

Assez d accord avec toi POL.

Et meme completement sur ce qui est des prises.

Par contre pour ce qui est du travail accorder a un tour... Ca se discute.

J ai travaille moins d une semaine les gobelets avant de presenter ma routine a un public. Si j ai mis si peut de temps c est que: le timing, le detournement d attention, les faux depots... C est des choses que je maitrisais deja par experience dans les autres domaines magiques.

Je suis plus surpris quand on me dit qu apres seulement six de magie on pense passer pro et arreter ses etudes...

A+

Mathieu

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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