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[Presse] La magie et les arts associés dans la presse populaire francophone


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Si comme je l'ai expliqué mais surement pas assez clairement ! :)

Je recommence donc point par point :

1/ On clique sur Actualités (archives)

2/ Dans menu déroulant, on choisit Février 2014

3/ Puis tu cliques en dessous du menu déroulant sur Janvier 2014

4/ Tu laisses ta souris là où elle est et clique plein de fois pour remonter à Mars 2012 et voilà déjà un article sur Gaël BRINET dans La Nouvelle République

5/ et tu peux ainsi remonter dans le temps (je pense que tu dois pouvoir aller jusqu'à la création des actus, 2000 ou + ?)

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Fañch Guillemin était dans le Télégramme le 20/12/2014. Pour en savoir plus.

Ainsi que dans Ouest-France du 25 janvier 2015 ( ICI ) :

L'art de la magie ouvre beaucoup de portes. À 75 ans, Fañch Guillemin, illusionniste et ventriloque, a parcouru le monde entier, rencontrant sorciers et féticheurs.

Portrait

« J'ai toujours été passionné par la magie ! » Pour expliquer cette passion, Fañch Guillemin évoque sa naissance à Huelgoat, « le pays de Merlin l'Enchanteur ». Et pourtant, dans sa famille, un père cantonnier, une mère au foyer, personne ne pratiquait cet art autrefois sulfureux. « À la Renaissance, on brûlait les magiciens soupçonnés de sorcellerie. »

Fañch Guillemin a appris ces premiers tours dans des revues. « J'ai fait mon premier spectacle à 12 ans, en colonie de vacances à l'île de Batz. Il faut croire que ce n'était pas trop mauvais, car le directeur m'a proposé de le refaire. » L'apprenti magicien était loin de se douter que la prestidigitation allait lui ouvrir bien des portes une fois devenu maître dans cet art, sous le nom de scène de Professeur Fañch.

Ses collègues féticheurs

C'est d'abord la carrière d'enseignant qui lui a fait parcourir le monde. « J'ai débuté comme professeur au collège public de Saint-Pol-de-Léon, en 1960. » Il enseigne le français et l'histoire-géo. Dès 1962, il se porte volontaire pour aller au Sénégal, à Dakar.

Suivra « une expérience particulière », celle de professeur coopérant en Algérie durant un an et demi. « Juste après l'indépendance, c'était compliqué. » Malgré la brièveté de son séjour, certains de ses élèves ne l'oublieront pas : « 44 ans après, ils m'ont retrouvé grâce à Internet et invité. Je suis allé en Algérie, où j'ai été très bien reçu. J'ai refait le parcours du grand magicien Robert Houdin qui était allé en Algérie en 1856. »

Dans sa carrière d'enseignant et de magicien durant son temps libre, deux pays vont surtout le marquer. Tout d'abord, la Côte d'Ivoire où il enseigna dans un poste en brousse durant deux ans. « J'y ai rencontré des féticheurs et des sorciers. Ils me considéraient comme un collègue. » Avec son regard de magicien et de ventriloque, il décèle les trucs utilisés par ses homologues qui, eux, ont un rôle spirituel. Certains n'ont pas leur pareil pour faire jaillir des voix semblant provenir d'une statuette ou d'un feu.

Auteur prolifique

Le second pays est le Costa-Rica. « J'ai été professeur au lycée public dans la capitale, San José, durant six années. » Dès qu'il le peut, le Pr Fañch parcourt ce pays très isolé et visite les communautés indiennes. C'est la seule fois où la magie a failli lui coûté la vie !

« Je m'étais rendu dans une vallée perdue. Dams un village, il y avait un grand rassemblement pour la venue d'un cacique, un chef, venu percevoir sa dîme. J'ai fait quelques tours de magie et j'ai fait apparaître de l'argent. Les Indiens ont cru que j'étais venu leur prendre leur argent ! Heureusement, l'un d'eux, qui avait travaillé comme interprète, nous a conseillé de quitter tout de suite le village et nous a aidés à le faire. »

À l'inverse, quelques tours de magie l'ont tiré d'un mauvais pas au Kenya, où il était en transit pour l'Éthiopie. Il y rejoignait un ami Finistérien, enseignant comme lui, Jean Le Viol. « On ne trouvait rien en Éthiopie. Jean m'avait demandé de ramener des munitions pour la chasse. J'en avais des centaines dans une valise. Les douaniers kenyans m'ont demandé ce que je faisais. J'ai dit que j'étais magicien. J'ai exécuté quelques tours. Ils étaient ravis. Quand ils ont vu les munitions, ils m'ont laissé passer ! »

La retraite venue, Fañch Guillemin n'a cessé, ni de voyager, ni de faire de la magie. Il est aussi un auteur prolifique sur l'histoire de son art. Il a rédigé une douzaine d'ouvrages, dont le dernier sur « L'art du ventriloque » (1). En France, personne n'avait écrit sur le sujet depuis le XVIIIe siècle.

(1) À la librairie Dialogue ou chez l'éditeur www.marchanddetrucs.com

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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Fanch Guillemin a eu le droit a de nombreux articles dans la presse régionale. Cet article est paru en 2009 dans "le Télégramme" journal qui fait partie des spécialités de la Bretagne .

Professeur Fanch. Magicien d'Argoat et Armor

Le Télégramme

22 avril 2009 / Guy Pellen / Photo Eugène Le Droff

Fanch Guillemin, de la malice plein les yeux dès qu'il... Photo Eugène Le Droff Fanch Guillemin, de la malice plein les yeux dès qu'il est question de magie et d'illusionnisme, possède une impressionnante bibliothèque et une belle collection d'objets d'Afrique et d'Amérique du Sud. Professeur Fanch, contrairement aux magiciens et illusionnistes des années 60, a vraiment été prof. Sa passion pour la magie blanche l'a conduit chez les Papous et les Pygmées. Il publie «Magiciens d'Argoat et d'Armor» à l'occasion du prochain congrès français de l'illusion. Fanch Guillemin a enseigné l'histoire-géo en France et le français au Sénégal, en Côte d'Ivoire, en Algérie et au Canada. Et partout où il est passé, Professeur Fanch a exercé ses talents de magicien et d'illusionniste, montré les nombreux tours qu'il a appris à maîtriser depuis sa plus tendre enfance. Tiré à quatre épingles, de la malice plein les yeux, toujours prêt à jouer des tours mais sans l'ombre d'une mauvaise intention, il a au cours de ses nombreux voyages bluffé les Pygmées, les Papous de Nouvelle-Guinée occidentale, les indiens d'Amazonie...Les risques du métier «Une fois, ça a failli mal tourner, confie le magicien amateur brestois. C'était dans une tribu indienne du Costa Rica, très isolée. Les sorciers, qui me facilitent les contacts parce qu'ils me considèrent comme l'un des leurs, étaient absents ce jour-là et j'ai eu tort de multiplier les billets de banque... Ça les a énervés. J'ai vraiment eu chaud!» Depuis qu'il est retraité de l'Éducation nationale, Fanch Guillemin a confié sa destinée artistique à la Ligue de l'enseignement. C'est elle qui se charge des contacts avec les écoles où il raconte l'histoire de la magie blanche, monte ses expositions, effectue quelques tours et scotche les enfants en jouant les ventriloques! «Je n'ai pas besoin de ça pour vivre, alors, je ne joue que pour les enfants des écoles de la région. Je donne aussi des conférences, avec quelques démonstrations, dans les universités du temps libre». Bibliothèque spécialisée Parce que Professeur Fanch, en tant d'années de pratique, a quelque chose à raconter! A Brest, dans son appartement à la Tintin et Milou, peuplé de curiosités exotiques (un crâne de jeune éléphant, une vertèbre de baleine, des peaux de bêtes, des masques africains, une brique du bagne de Saint-Jean du Maroni, des gris-gris, des objets de l'époque précolombienne, un crapaud empaillé, symbole des magiciens jusqu'au début du XIXesiècle...), il a constitué une impressionnante bibliothèque spécialisée dans le domaine de la magie. Il y conserve précieusement des incunables, des rayons entiers d'éditions originales depuis le XVIIesiècle. Des tours tombés en désuétude À l'écouter raconter ses histoires, on devine rapidement que tous ces livres ne sont pas alignés là pour faire joli. Il en connaît parfaitement le contenu, est capable de reproduire des tours tombés en désuétude depuis des lustres et d'expliquer leur provenance. Il a passé des heures au Louvre, à la Bibliothèque nationale de France et dans celles de province, sait repérer des détails dans les toiles de Brueghel ou de Jérôme Bosh, cite Léonard de Vinci, Pierre Corneille ou Antoine de Saint-Exupéry... Professeur Fanch, «malicien» professionnel, vient de publier aux éditions Skol Vreizh un livre consacré aux «Magiciens d'Argoat et d'Armor», un ouvrage très documenté, comme tous ceux qu'il a déjà publiés, édité à l'occasion du prochain congrès français de l'illusion et du championnat de France de magie qui va se dérouler à Vannes, du 24 au 27 septembre prochains. L'Amicale des magiciens du bout du monde s'apprête à y accueillir 800 magiciens et illusionnistes du monde entier pour quatre jours de galas, de conférences et de concours.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/professeur-fanch-magicien-d-argoat-et-armor-22-04-2009-345627.php

Trugarez Eugène Le Droff pour la photo :

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Avant d'apprendre des tours de magie il faudrait apprendre l'Histoire de la magie

(Christian Fechner )

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18 décembre 2014 OUEST FRANCE

Le livre animé n'a plus de secret pour Dany Trick

Daniel Cudennec collectionne les livres animés. Émerveillé par les ouvrages à systèmes, cet ancien professeur d'anglais à la retraite écume brocantes et vide-greniers... à l'affût de trésors.

Portrait

Le Quimperlois est intarissable sur le sujet. « Les livres animés (pop up) sont nés avant l'invention de l'imprimerie (1452). À l'époque, ils étaient en parchemin. J'amasse, depuis plus de cinquante années, des images qui bougent : à tirettes, à volvelles (disques de papier mobiles), à volets, pêles-mêles, livres carrousels, origami en mouvement... » L'originalité du livre animé est caractérisée par l'interactivité que déclenche son « lecteur ».

Quête de tous les jours

C'est en lien avec sa passion pour la magie et la ventriloquie que Dany Trick (son nom de scène) s'est intéressé à ce type d'ouvrage. « Je m'intéresse au livre en tant qu'objet. » Ces journées sont nourries par une insatiable envie de dénicher des ouvrages, lesquels, à ses yeux, n'ont pas de prix. Il guette les ventes aux enchères, parcourt les librairies en Bretagne, à travers toute la France...

Sa femme, Annick, le charrie gentillement : « Il n'y a plus que les papiers qui bougent chez toi. » Cela n'empêche pas Dany de partir à l'étranger sur les traces de ses ingénieurs papier de prédilection ; comme récemment à Prague, où il a déniché des oeuvres originales de Vojtek Kubasta, un des artistes le plus remarquable et imaginatif du XXe siècle dans ce domaine. Le Tchèque a créé son premier ouvrage au milieu des années 1950 avec l'idée de créer un théâtre animé au coeur d'un livre. « C'est l'un de mes auteurs préférés, et je dois posséder tout ce qu'il a produit. » Il a illustré plus de 300 livres pour enfants...

Collectionnite aiguë

« Plus qu'un collectionneur, je suis un accumulateur. » Dany amasse aussi des cartes de voeux, des cartes humoristiques, des dépliants publicitaires, des vinyles... et évidemment, des livres sur la magie, « mais ça, c'est une autre histoire ». Il a d'ailleurs été contraint de louer un entrepôt pour conserver sa conséquente bibliothèque, et ses ouvrages les plus précieux sont à l'abri dans un coffre-fort, en banque.

Dany a gardé une âme d'enfant. « Regarde ça, si c'est beau ! Ça sort du livre ! » Contes pour enfants, ouvrages scientifiques, livres de magie... Il s'émerveille au fil des pages. Il présente rarement ses précieuses collections, qui sont malgré cela connues via un réseau spécialisé dans le domaine du livre animé. « J'ai échangé pendant trois ans avec quelqu'un qui réalisait une thèse sur le sujet. » Mais sa plus belle fierté est de figurer dans l'ouvrage de Charles Trebbi, L'art du pop up et du livre animé, sorti en 2012 aux éditions Alternatives.

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Avant d'apprendre des tours de magie il faudrait apprendre l'Histoire de la magie

(Christian Fechner )

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AVI CITY LOCAL NEWS 7 FEV 2015 Fabien Solaz

Success story D'un coup de baguette magique

La chaîne Paris Première va diffuser les tours de magie du Vauclusien Fabien Solaz.

Si vous êtes fumeur, évitez de lui prêter votre briquet. Boulangers ou banquiers, abstenez-vous de lui donner de l'argent. Car à coup sûr, il subtilisera votre bien. Depuis plus de 15 ans, Fabien Solaz est magicien professionnel. "C'est un job à plein-temps. Bon, à force mes amis proches se lassent de mes tours, mais chaque nouvelle rencontre est propice à un tour de magie."

Des tournées internationales

Son show "Chic Magic" est aujourd'hui produit à l'échelle nationale et internationale notamment à bord de paquebots de luxe. Fabien a effectué de nombreuses croisières en Europe du nord, Méditerranée, Caraïbes et autour de l'Amérique du sud. En tout, l'illusionniste a présenté ses tours dans plus de 30 pays. Et chaque fois l'effet est le même. La magie opère et les spectateurs restent bluffés par les tours de ce passionné. "Mais attention, précise Fabien, je ne suis pas un génie. Un show de magie se prépare un peu comme le concert d'un artiste. Je suis sans cesse en quête de nouveaux tours ou de nouveaux effets." Sa dernière trouvaille, des apparitions de baguettes de magie en lévitation, lui a permis de finir en tête d'un classement prestigieux. Dans le cadre du championnat de France de Magie 2010, la chaîne Paris Première a organisé un casting qui regroupait 1 500 candidats. Seuls les 12 meilleurs vont avoir l'honneur de présenter leurs tours devant les caméras le 6 mars prochain. "C'est une superbe occasion de se faire connaître, des agents vont regarder l'émission. Finalement, c'est un peu comme la Star académy", plaisante Fabien. Et si par malchance, le magicien vauclusien échouait dans la réalisation de son tour, d'un coup de baguette magique, il parviendra probablement à se faire disparaître

Photo Parisien Libéré

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Avant d'apprendre des tours de magie il faudrait apprendre l'Histoire de la magie

(Christian Fechner )

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15 JANVIER 2015 DAUPHINE LIBERE Dani Lary

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Dans son atelier, Dani Lary et son équipe conçoivent ses prochains tours, pour la scène comme pour la télé.

Dani Lary a construit la réplique de la voiture de Maurice Trintignant.

Sur scène, Dani Lary fait aussi le barman.

Châteauneuf-sur-Isère

Drôme

Entre deux préparations de tours pour “Le plus grand Cabaret du Monde”, Dani Lary peaufine les derniers réglages de l’adaptation théâtrale de son spectacle Rétro Temporis qui l’emmènera en tournée dans tous les pays. Pour Le Dauphiné Libéré, l’enfant du pays a accepté de nous ouvrir les portes de son atelier à Bourg-de-Péage.

un hangar sombre et des grilles pointues. Dans l’atelier, un homme nous dit « Montez, il va arriver ». Même chez lui, Dani Lary apparaît et disparaît mystérieusement. Escaliers escarpés, statuettes macabres, tout est là pour rappeler que l’on se trouve dans l’antre de la magie, du paranormal. Soudain il surgit : « Faites votre prière, c’est un privilège d’être ici ». Son grand garage ressemble plus à un atelier de menuisier qu’à celui d’un magicien. « Mon père était menuisier. Le menuisier du Général de Gaulle, rappelle-t-il, illusionniste, c’est avant tout du bricolage artisanal » C’est ici qu’il entrepose tous les objets qui ont fait sa renommée dans le monde entier. Le fameux piano volant traîne à côté de la cuve où le prestidigitateur Harry Houdini, plongé dans l’eau et attaché par les pieds, arrivait à se défaire de ses chaînes.

« Ma femme, je la découpe, je la noie, je la fais disparaître »

Dans l’atelier, les sept employés s’affairent sur un meuble sur lequel trône le tableau de la compagne de Dani Lary. « Oui, depuis le début, ma femme, je la découpe, je la noie, je la fais disparaître, mais elle est toujours là ». Pour sa prochaine télévision, chez Patrick Sébastien, il souhaite rendre hommage au pilote Maurice Trintignant « On a monté une réplique de sa première voiture que l’on va faire apparaître sur scène ». Dans le même temps, pour une deuxième émission, il va faire disparaître deux femmes dans des pots de fleurs géants. Sur son téléphone il montre les photos des créatures, en bas et sous-vêtements : « dur boulot » ricane-t-il. Depuis 17 ans, il invente des tours chaque mois, et il a encore des idées, confesse-t-il : « Les magiciens sont de passage. Moi, je reste. »

«J’ai monté un spectacle à l’envers ». C’est comme ça que Dani Lary parle de Rétro Temporis, sa dernière création. « Au départ, c’est le plus grand show que l’on a fait en Europe. Il est conçu pour les zéniths. Mais maintenant qu’on les a tous faits, je veux aller jouer dans les théâtres ». Une ambition du “plus petit” qui devient un vrai problème de taille… Aucune scène n’est capable d’accueillir son spectacle, qui rend hommage à Jules Verne, Georges Mélies et surtout son maître Jean-Eugène Robert-Houdin. « C’est simple, on a réduit la taille de chaque tour, tout en les rendant plus accessibles au public, plus interactifs » avoue-t-il. Mission accomplie, à une semaine de la première « tout est rentré dans un seul camion » là où il en fallait 3 pour les zéniths. Dani Lary conserve néanmoins la démesure de la belle époque.

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Avant d'apprendre des tours de magie il faudrait apprendre l'Histoire de la magie

(Christian Fechner )

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la lorgnette (bordeaux) 28 septembre 1862

Un escamoteur trop habile.

le "Droit" rapporte le fait suivant :

« Le nommé L., saltimbanque, originaire du département des Bouches-du-Rhône, avait rassemblé autour de son établissement, fixé momentanément place du Château -d'Eau, et composé d'une table pliante et d'un vieux tapis, un assez grand nombre de badauds. Après les avoir étonnés par divers tours de passe, il s'écria :

— Messieurs, ce que vous venez de « voir n'est rien ; je vais vous montrer un escamotage « d'un nouveau genre et que Robert-Houdin lui-même « n'a jamais essayé de faire. »

Puis, marchant vers un provincial à la cravate duquel il avait remarqué une épingle en or, enrichie d'un magnifique brillant:

- Que monsieur, reprit-il, veuille bien me confier son épingle ; je vais la broyer dans ce mortier, puis, quand elle sera réduite à l'état de limaille, je n'aurai qu'un mot à dire, et monsieur la retrouvera dans sa poche.

En présence de tout le monde qui avait les yeux fixés sur lui, le provincial n'osa pas manifester de la défiance et empêcher par un refus l'exécution du tour qu'on attendait. Il lâcha donc l'épingle. Dès que l'escamoteur l'eut entre les mains, il s'écria :

- Les sergents de ville ! gare à moi ! En même temps, il enleva d'un seul coup la légère table pliante, le vieux tapis, et prit la fuite. Les badauds se dispersèrent, et le saltimbanque était déjà loin que le provincial n'était pas encore revenu de sa stupéfaction.

« Cependant L. qui avait maintes fois exécuté des escamotages de ce genre, était l'objet d'une surveillance. Des agents figurant incognito au nombre des spectateurs, et qui n'avaient perdu aucun de ses mouvements, l'eurent bientôt rejoint; le bijou, que, malgré son habileté, il n'avait pu faire disparaître, fut retrouvé dans sa poche.

« Ce dangereux prestidigitateur a été écroué au dépôt. »

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(Christian Fechner )

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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