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[Presse] La magie et les arts associés dans la presse populaire francophone


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Bonjour à Tous

Depuis des mois je trouve de nombreux articles de journaux, complétement inconnus, par le biais de recherches sur le net.

Chaque jour, les journaux nationaux, les journaux provinciaux et les journaux locaux regorgent d'articles concernant tel ou tel nouveau virtuose de notre art.

Celui qui aujourd'hui est virtuose dans son village sera peut être demain l'immense Artiste illusionniste qui foulera les différentes scènes de notre sphère terrestre dans quelques mois ou années.

Avec les moyens dont nous disposons, scanneurs et appareils de prises de vues il devient relativement facile de partager ce type de documents.

Si cela démarre bien avec la presse francophone nous pourrions dans un délai plus ou moins réduit étendre nos recherches à la presse étrangère.

Les articles de la presse magique seront bien entendu exclus de ce post !!!

Une règle importante consistera à donner la référence de l'article:

Nom du journal, date, éventuellement numéro et autres informations.

Qu'en pensez vous ?

Modifié par MORAX
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Voici un artcile du 8 septembre 2001 dans "le télégramme" sur un virtuose de notre art : MORAX !

J'ai laissé de côté les autres articles au sujet de Morax dans les revues "Le monde de la Finance", "Chateaux et Chatelains" ou "Gai pied" !

Un talent aux multiples facettes !! :)

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OUEST FRANCE 15 décembre 2014

Un Vmiste sympathique

Gildas Borghetto, le magicien qui décoiffe - Ouest-France

www.ouest-france.fr/gildas-borghetto-le-magicien-qui-decoiffe-

Coiffeur dans la vie de tous les jours, il s'adonne, depuis l'âge de 18 ans, à sa passion pour la magie. Invité par Gérald Le Guilloux, magicien, il sera à Hermione, le 22 décembre, pour Scènes magiques.

Portrait

« Gildas Borghetto, bonjour... » 14 h 45, vendredi après-midi. L'activité du salon de coiffure, rue de la Corderie, est dense à quelques jours des fêtes de fin d'année. Tenue vestimentaire et coupe de cheveux impeccables, le coiffeur, entre deux prises de rendez-vous et deux clients, évoque cette passion qui l'anime depuis tout petit : la magie...

Elle lui est venue grâce à la boîte de Garcimore (illusionniste et humoriste décédé en 2000), puis a grandi avec des émissions télévisées comme Attention magie avec Gilles Arthur, ou Y'a un truc, l'émission culte de Gérard Majax.

Spécialiste du « close-up »

Mais celui qui lui donne l'envie de s'impliquer à fond, c'est Gérald Le Guilloux. « Lors d'un spectacle qu'il donnait dans le coin. J'avais 18 ans. C'est lui qui m'a enseigné les bases et la manière de présenter et d'amener mes tours. » Des tours qu'il apprend dans les bouquins, les vidéos « car à l'époque il n'y avait pas internet ».

Sa spécialité ? Le close-up ou « magie de proximité », qui se déroule sous vos yeux, dans les mains du magicien, mais également des spectateurs. Depuis, en quête perpétuelle de numéros, il innove, se fait la main lors de mariages, fêtes de famille, auprès des clients de son salon de coiffure... Sillonne les congrès et séminaires de magie, en France, mais aussi en Italie, en Belgique, en Hollande, en Angleterre.

En 2009, Gildas Borghetto a terminé troisième du championnat de France de magie. Une consécration qui, pour autant, ne lui fait pas franchir le pas vers le professionnalisme. « Pour que cela reste passionnant, il faut que cela soit occasionnel. Même si la magie prend une place importante dans ma vie de tous les jours, confie-il avec un petit sourire. Je mange magie, je bouge magie, je pars en vacances magie. Heureusement, Caroline, mon épouse, est compréhensive et me soutient... »

Petite démonstration de close-up. Gildas Borghetto quitte l'arrière de son comptoir pour rejoindre le milieu de son salon, montre une pièce, la jette. Au lieu de tomber directement à terre, celle-ci suspend son vol lorsque le magicien élève les mains au-dessus d'elle. « J'aime le côté mystérieux, l'illusion, ce qui se pratique avec les objets quotidiens. J'aime la magie impromptue », poursuit le coiffeur tout en continuant à jouer avec la pièce en apesanteur.

D'autres tours suivent. Des pièces disparaissent pour réapparaître en grand format. Gildas Borghetto peut même deviner la couleur que vous avez choisie sur une des faces d'un petit dé ou le mot mémorisé dans un livre...

Au bout de vingt-cinq années de pratique, le coiffeur magicien maîtrise le close-up. C'est donc tout naturellement qu'il se tourne vers le mentalisme (1). Son maître à penser ? « Frédéric Da Silva », répond Gildas Borghetto qui prépare un numéro pour un concours au mois de janvier. D'ici là, il offrira une petite mise en bouche sur la scène de l'auditorium de l'Hermione, où il dévoilera quelques tours...

(1) Le mentaliste, maître dans l'art de manipuler la pensée et le comportement, peut utiliser diverses méthodes telles que l'illusion, la psychologie.

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Publié le

OUEST FRANCE 26 MARS 2010

Son arrivée vaut le détour. Caleçon blanc et serviette sur l'épaule, il reçoit dans son appartement de Trouville. La mine faussement gênée, poignée de mains cordiale, Otto Wessely est en retard mais déjà en scène. À 64 ans, le magicien comique ne passe pas une journée sans travailler.

En juillet, ce trublion du spectacle accompagnera le transformiste Arturo Brachetti dans une longue tournée en Italie. Wessely est une référence de la magie depuis quarante ans. Sur les sites internet de partage de vidéos, il est l'auteur du «Repas de la mort», un impressionnant numéro de lames de rasoir créé en 1963. Il les avale une à une, à la vitesse d'un cheval au galop. Ou plutôt c'est ce qu'on croit voir. Car « sa dextérité n'a d'égale que son humour et son dynamisme », selon Bruno Coquatrix, l'historique propriétaire de l'Olympia.

D'où vient cet appétit pour l'illusion? « À 17 ans, je n'avais pas de passion, explique-t-il dans un français parfait teinté d'accent autrichien, son pays d'origine. Je me suis arrêté devant un magasin de farces et attrapes, à Vienne. cela m'a donné des idées ». Quand il a commencé la scène, c'était plutôt par nécessité. « La semaine, j'étudiais la chimie à l'université. Le week-end, je faisais des spectacles. »

Son premier contrat en tant que magicien sera de dix jours, dans une foire, en Autriche. Payé trois fois le salaire d'un employé d'État. Il y rencontre sa future épouse, Christa. Le jeune Otto prend ses distances avec sa famille, un père ouvrier, une mère qui sera emportée par la maladie.

La suite ressemble à un conte de fées. En 1971, il trouve du travail dans un café-théâtre parisien et rode ses premiers numéros. Joue la carte de l'humour quand les autres magiciens roulent des mécaniques. S'habille en smoking rouge quand la coutume exige du noir. Manie l'«Otto dérision», un mélange d'espièglerie et de provoc.

Comme lors de cette élection de Miss France 1997, à Deauville. Pour son numéro de lévitation, plutôt qu'une partenaire taille mannequin, il choisit Anne Zamberlan, « une comédienne sexy de 130 kg ». Avec le recul, il se demande encore pourquoi le public n'a pas ri autant que lui ce soir-là.

"Des numéros qui font rire"

Pour cet ancien chimiste, créer un numéro de magie ne s'éloigne pas tant que cela d'une expérience de laboratoire. Cela ne fonctionne pas du premier coup. Il teste toujours ses gags devant un auditoire plutôt que derrière un miroir. « Je ne suis pas une marionnette ! Il me faut le contact et la chaleur de la foule. »

Otto Wessely n'aime pas dévoiler ses secrets. Il a tenté de le faire dans un livre, qui est encore dans un tiroir. On y découvre un personnage à plusieurs visages. Côté pile, c'est l'ancien étudiant devenu « l'homme aux mille mains », selon la formule de Jean Cocteau, dans un poème consacré à la profession.

Côté face, c'est l'antihéros. Passé par les substances illicites et l'illusion de l'argent. « J'ai gagné beaucoup d'argent mais j'ai aussi fait faillite. Mes shows au café-théâtre ont permis de rendre mes producteurs insolvables et dépressifs, mais aussi, heureux et sereins. » Un miroir aux alouettes qui a failli le faire sombrer. Mais qu'il a pu briser à temps, avec l'aide de très rares amis de la magie. « Gilbert Rozon (Juste pour rire), Hugues Protat, Gilles Arthur. Ils m'ont fait travailler quand plus personne ne voulait de moi à cause des stups. »

De l'Olympia au Crazy Horse, en passant par le Lido et Las Vegas, ce globe-trotter a vécu toutes les transformations du métier. L'arrivée de la magie dans les émissions de télé. Internet, qui permet aux jeunes artistes de se faire connaître. « À mes débuts, ce sont les cafés-théâtres qui embauchaient les artistes. Ensuite, c'était fifty-fifty : l'artiste payait une partie. Aujourd'hui, il faut soi-même louer la salle ou être embauché par un producteur. »

Otto Wessely est très attaché à Deauville. « En 2000 j'ai voulu voir une éclipse solaire qui avait lieu en Normandie. Je suis donc parti à Deauville. Cet endroit était comme un fantasme hors de ma portée, quelque chose d'inaccessible. J'ai pu le réaliser deux ans plus tard, en m'installant à Trouville, avec l'argent d'un contrat à Las Vegas. »

Côté famille, il a un fils de 23 ans, Thomas, qui veut devenir cinéaste. Il a acquis la nationalité française et le droit de vote. Mais ne s'est pas assagi. « Oui je suis de gauche. Mais ce que j'aime le plus chez Sarkozy, c'est Carla Bruni. Et mon dernier gag... C'était de voter socialiste aux régionales ! » Incorrigible.

Yann-Olivier BRICOMBERT.

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Lundi 2 Février 2015 L'INDEPENDANT (PERPIGNAN)

Culture et Loisirs Kenris, magicien perpignanais et vice-champion d'Europe

Le 12 avril à 06h00 par J.M.C. | Mis à jour le 12 avril

Kenris et son épouse présentent un numéro alliant danse et magie : c'est celui-ci qui l'a propulsé au niveau international. Kenris et son épouse présentent un numéro alliant danse et magie : c'est celui-ci qui l'a propulsé au niveau international.

Quel enfant n'a pas un jour rêvé de faire disparaître son lapin d'un coup de baguette magique ? Ou de sortir une colombe du chapeau ? Kenris n'y a pas échappé, mais pour lui, la magie est devenue son métier et sa passion.

C'est à l'âge de dix-huit ans qu'il commence sérieusement, grâce à la rencontre décisive avec Hiatus, photographe et magicien perpignanais. "Il est devenu mon maître. J'étais déjà fasciné par cet univers, mais jusque-là je n'avais pas fait la rencontre décisive provoquant le déclic".

Jusqu'à la trentaine, la magie reste une passion, un hobby, en parallèle à la vie professionnelle.

Un jour, en voyant à la télévision le magicien suisse Peter Marvey, Kenris franchit une nouvelle étape de son étonnant parcours.

"Quand j'ai vu ça, je me suis dit qu'il fallait que je fasse la même chose, que j'arrive sur la scène internationale à la place qu'il occupait". Kenris pratiquait alors ce qu'on appelle la magie rapprochée ou le close-up, c'est-à-dire une suite de numéros faits de table en table en étant très proche du public.

Les rencontres se multiplient et les concours s'enchaînent. Il gagne une bonne dizaine de prix et remporte la plupart des compétitions françaises. "Je n'avais jamais encore tenté la magie sur scène, car il y a de nombreux paramètres à maîtriser, c'est beaucoup plus complexe. Je fais de la manipulation de cartes et de foulards. J'ai rencontré le champion du monde Pilou, je me suis entraîné avec lui et son coach. Là, j'ai vraiment progressé. Pendant toute cette période, je travaillais différents numéros tout en restant assez classique".

La magie du tango

Au fil des années, Kenris s'est construit son propre univers et a plus ou moins trouvé son style. Mais il fallait encore une autre rencontre pour qu'il mette en place le numéro qui allait le propulser au niveau international.

"J'ai demandé à un metteur en scène de m'aider et il m'a convaincu que je devais encore améliorer les choses. J'ai réfléchi, j'ai regardé ce qui se faisait dans le monde et c'est en entendant une musique de tango que l'idée de réunir la danse et la magie s'est imposée."

Des cours de danse, puis des mois de travail intensif avec sa femme devenue partenaire pour arriver à une véritable fusion entre magie et danse dans un numéro de sept minutes qui le consacra vice-champion d'Europe en février 2011.

"Nous proposons quelque chose de très fort, où chaque geste a son importance. Nous avons créé de nouvelles techniques et fabriqué nos accessoires. Aujourd'hui, il faut absolument innover, ne négliger aucun détail".

Devenu professionnel, membre de l'équipe de France de magie, Kenris se produit en Europe et dans le monde. Il revient de Dubaï et de Turquie et est invité à Las Vegas en 2012.

Pour le moment, la priorité, l'objectif principal, reste le championnat du monde à Blackpool en 2012, même s'il travaille sur le projet d'un spectacle dans l'esprit du Théâtre du Soleil.

"Ce que je propose est technique et visuel. Ce n'est pas le matériel qui fait la magie, c'est notre corps, nous-mêmes. Pas besoin de tonnes de matériel. Il faut toujours aller au plus simple".

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Publié le

La voix du nord 25 novembre 2014

Valenciennes : le magicien Daniel Miraskill nous a quittés

Publié le 25/11/2014

La Voix du Nord

Il a émerveillé des dizaines de milliers d’enfants et d’adultes de part le monde. Le magicien Daniel Miraskill est décédé brutalement à son domicile, ce lundi à Valenciennes.

Daniel Dupont, alias Miraskill, est décédé, lundi, chez lui à l’âge de 57 ans. PHOTO DIDIER CRASNAULT VDN

Daniel Dupont plus connu sous son nom d’artiste magicien-mentaliste Daniel Miraskill, est décédé brutalement à Valenciennes ce lundi à l’âge de 57 ans. Cet artiste qui a émerveillé les petits et les grands proposait des numéros variés de cartes, cordes, balles, bague, lévitation, illusion de couperet, cabine aux échanges…

Il a côtoyé David Copperfield

Il a côtoyé les plus grands magiciens du monde comme David Copperfield et Criss Angel. Né à Valenciennes, initié dès l’âge de 12 ans par son père, prestidigitateur amateur, il a commencé une carrière de dessinateur industriel après son bac technique mais un licenciement l’a mené vers la scène. Il a d’abord monté un spectacle pour les enfants des écoles maternelles, programme qui a reçu l’agrément de l’Éducation Nationale.

Devenu artiste confirmé il a notamment réussi le célèbre tour de la Malle des Indes popularisé par Houdini mais en utilisant une malle transparente. Il a aussi obtenu le prix de la Grande Illusion décerné par ses pères en magie de l’association française des artistes prestidigitateurs dont il a été le vice-président.

«Il a vécu chaque instant de sa vie comme si c’était le dernier ».

Au cours de sa carrière, il a parcouru le monde, des États-Unis au Sénégal en passant par les pays méditerranéens, a inventé des tours vendus uniquement aux professionnels de la magie et s’est même produit devant des cours royales, des ambassades mais aussi dans la région lors de mariage, de communions.

« Mon père était un épicurien » indique son fils Charles-Harold qui travaille dans la banque et aimait l’accompagner le week-end pour se charger de l’éclairage, la musique et les décors. « I l a vécu chaque instant de sa vie comme si c’était le dernier ».

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Publié le

LIBERATION 2 AOUT 2003 à 0H30

Mort du magicien Pierre Jacques

2 août 2003 à 00:30

L'illusionniste franco-suisse Pierre Jacques, l'un des grands spécialistes du «pickpocketisme», auteur du livre Rien dans les mains, tout dans les poches... des autres (1981), est décédé dimanche à l'hôpital Bichat, à Paris. Monsieur Loyal du cirque Jean Richard dans les années 1970, membre de l'équipe de Gérard Majax au Magic Hall à Paris, président de l'association Les amis de la magie et précurseur de la sculpture sur ballon, Pierre Jacques se targuait, en outre, d'avoir donné des cours sur sa spécialité à Scotland Yard.

Publié le

Je suis surpris du peu d'enthousiasme pour le sujet .

Chaque magicien de province et d'ailleurs a eu le droit à un petit article dans le journal du coin ou du pays.

Ce genre de document est introuvable aussi si vous voulez mettre votre pierre à l'édifice mettez vos trouvailles sur Virtual.

D'avance merci !!!!

Publié le (modifié)

Didier, si cela t'intéresse, dans le sommaire en bas, tu peux accéder aux archives des Actualités.

J'ai cessé d'en publier en mars 2012 (il faut donc remonter en cliquant plusieurs fois sur le lien du mois de gauche).

Tu y trouveras un sacré paquet d'articles publiés sur des magiciens durant ces années.

Modifié par mathieu

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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