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Voici donc pour C.H , le texte de la Fédé des AE qui , rappelons le quand , même sont les premiers à DEFENDRE l'AE ( ce qui est logique et normal) quand cela est possible , alors quand eux même disent que l'artiste ne peut etre AE , il vaut mieux les ecouter ( lire en l'occurrence ici ci dessous ) PAR AILLEURS et comme je l'ai déjà marqué plusieurs et ce sera la dernière fois , j'ai le texte officiel du service juridique de l'URSSAF confirmant cette interdiction .

Alors C.H que tu veuilles faire passer le message que l'AE est accessible aux artistes , libre à toi, mais n'ENVOIE PAS des COLLEGUES DANS LE MUR d'autant plus qu'en cas de redressement ils pourront toujours invoquer que TU as été à la base de leur choix !!!!

Voici donc le texte de la Fédé

FEDERATION des AUTOENTREPRENEURS

http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/node/1588

Auto-entrepreneur dans les métiers du spectacle

Une circulaire du ministère de la Culture parue le 28 janvier 2010 précise les modalités de mise en œuvre, pour les artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré, des dispositions de la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 créant le régime de l'auto-entrepreneur.

Ce sujet mérite une attention toute particulière dans le secteur culturel, dans lequel le régime d’auto-entrepreneur interfère avec la question très sensible du statut des intermittents du spectacle.

Certains employeurs pourraient en effet être tentés d'inciter des intermittents (qu’ils soient artistes ou techniciens d’ailleurs) à exercer leur activité sous le régime de l'auto-entrepreneur. Les annexes VIII et X de la convention d'assurance-chômage du 19 février 2009 relatives aux allocations spécifiques d'indemnisation du chômage instituées en faveur des artistes et techniciens du spectacle sont là pour inciter à la tentation...

Les limitations

La circulaire du 28 janvier 2010 prend donc bien soin de préciser que "l'artiste du spectacle est exclu au cas général du régime de l'auto-entrepreneur". De façon plus précise, elle indique que "les artistes du spectacle soumis au régime général de la sécurité sociale et bénéficiant de la présomption de salariat, ne peuvent pas bénéficier du régime de l'auto-entrepreneur pour l'exercice de cette activité". C’est clair !

En effet, l'article L.7121-3 du Code du travail prévoit que "tout contrat par lequel une personne s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité qui fait l'objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce".

Le double statut n'est donc pas envisageable dans la même profession (ce qui n'empêche pas un artiste d'avoir une autre activité en tant qu'auto-entrepreneur bien évidemment). Vous pouvez donc tout à fait accéder au régime de l’auto-entrepreneur, à condition d’exercer une activité autre que celle exercée en tant qu’artiste . Ainsi, si vous êtes régisseur du son, vous ne pouvez proposer vos services d’installation de sonorisation en tant qu’auto-entrepreneur. Mais vous pouvez créer une entreprise d’achat revente de matériel de musique par exemple.

Il semble donc judicieux aujourd’hui de dissuader artistes et employeurs de recourir ensemble au régime d'auto-entrepreneur, pour ces trois raisons notamment :

• règles relatives à la présomption de salariat,

• conséquences de l'affiliation au régime général de la sécurité sociale,

• conséquences de l’affiliation au régime fiscal de la micro-entreprise qui "limite le développement d'entreprises prestataires de spectacle" (seuil de chiffre d’affaires)

Les possibilités d’inscription au régime

Il reste cependant possible de recourir au régime d'auto-entrepreneur dans le secteur du spectacle vivant ou enregistré. Mais la circulaire du 28 janvier le réserve à deux cas particuliers :

• Le premier est celui des entrepreneurs de spectacle vivant. La circulaire rappelle toutefois que le recours au statut d'auto-entrepreneur ne dispense pas de la réglementation applicable à cette profession : inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers et obtention d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Pour obtenir cette licence, rendez-vous ici !

• Le second cas de figure est celui des prestataires techniques, qui peuvent légalement utiliser ce statut.

Enfin, la circulaire rappelle aux organisateurs de spectacles (dont les collectivités territoriales) que le recours aux services d'un auto-entrepreneur prestataire de services - et notamment prestataire technique - est licite "à la condition que ce dernier exerce son activité de façon réellement indépendante, faute de quoi la relation entre les parties encourt un risque de requalification du contrat de prestation en contrat de travail". Une dérive largement possible et aujourd’hui dénoncée par le Ministère.

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Membres les + Actifs

Publié le

Merci Andy pour les compliments .

Néanmoins je ne suis pas infaillible , mais je "pense" qu'après 37 ans de pratique "législative" accumulée , j'ai quelques notions de la "chose" mais j'apprends aussi tous les jours à la lecture des emm...des desuns et des autres que nous essayons de sortir de l'ornière sur un autre Forum tout spécialement dédié aux IDS , très conviviales et pas du tout polèmique ;)

J'aimerai tant que les Clubs de magie prennent conscience qu'il est aussi important de connaitre les droits et devoirs dans le domaine du spectacle

mais malheureusement , très peu souhaite mon intervention ( gratuite) sous pretexte que cela n'interesse personne au club alors qu'à chaque conf , il y a des personnes amateurs ou professionnels , jeunes ou anciens qui viennent pour savoir , apprendre et appliquer . Mais cela est une autre histoire ........

Je peux t'affirmer que chaque jour sur le forum des IDS , nous avons notre "dose" de detresses, d'ennuis , de tracasseries etc de la part d'IDS totalement désemparés face aux administrations tatillonnes ,voir retords que nous sortons de l'ornière dans 90 % des cas car JAMAIS nous ne baissons les bras devant l'injustice . je ne parlerai pas de mes nombreuses actions en justice pour defendre les artistes eux aussi en detresse et c'est pourquoi je ne peux pas admettre que l'on donne des infos qui peuvent porter préjudice à notre corporation tant amateurs voulant travailler dans la légalité que professionnels qui se battent pour leur survie

J'espère que notre "bon Jack" doit être fier de la haut :/

Publié le (modifié)

Arf, je pensais que c’était clair, et paf, je relis la circulaire, et je doute…

Si on opte pour le régime AE, et qu’en plus :

1 on s’inscrit au registre du commerce, en tant qu’AE (le régime d’AE exempte de l’inscription, mais ne doit pas l’empêcher, dans ce cas précis…),

2 qu’on prend une licence d’entrepreneur de spectacle (c’est la moindre des choses, évidemment…),

3 qu’on ne touche plus au GUSO (puisqu’on n’a pas le droit de mélanger les types d’activités) ,

4 tout en passant sur la caisse sociale des indépendant (hors CQ, donc, ce qui est normal, on est indépendant et plus salarié…)

Dans ce cas, il semble que rien n’interdit d’être AE et d’offrir des prestations de spectacle (on ne va plus parler d’artiste au sens légal du terme, vu qu’on n’en a plus le statut, mais d’entrepreneur de spectacle vivant… voir la formulation dans la circulaire)

Bien sûr, l’inscription au registre du commerce va faire perdre une partie des avantages de l’AE…Mais il faudrait voir exactement lesquels...

Et naturellement, on ne bénéficie pas de la possibilité de passer en intermittence, quelle que soit le nombre de dates.

Mais en relisant bien, cela semble possible, même si ce n’est pas forcément le top pour tous les cas (les limitation de CA par exemple, si l'activité se développe...)

Le cout des requalifications dont vous parler sans cesse, c’est bien si on n’est pas inscrit au RC, hein ?

Car :

En effet, l'article L.7121-3 du Code du travail prévoit que "tout contrat par lequel une personne s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité qui fait l'objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce".

(j’ai inversé le passage en gras par rapport à la citation de Teddy, pour montrer l’autre interprétation du texte ;) )

A partir du moment où on est au RC, que le contrat est un contrat de prestation entre l’AE et le client, ce contrat présentant donc son numéro d’inscription RC, il n’y a donc plus de risque de requalification, d’après ce que je lis.

Expliquez-moi ou j’ai tort, car à force, j’ai l’impression de ne plus savoir lire…

Désolé…

Gilbus.

PS: je suis bien d'accord que si on exclus les 4 conditions que je cite au début, on ne peux pas être AE et faire du spectacle vivant...

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Non Gibus et tu le dis toi meme : que le contrat est un contrat de prestation entre l’AE et le client Si il y a CONTRAT il y a lien de subordination !!!!! C'est cela que bon nombre ne comprenne pas

effectivement si tu es entrepreneur en A.E ( NB seul dans ton spectacle donc!!! ) tu dois être TOTALEMENT INDEPENDANT de toutes formes d'obligations c'est à dire que c'est toi et TOI SEUL qui décide du jour, de l'heure , de la salle , qui paie la loc les assurances , la billéterie , la Sacem et autres taxes , les charges biensur , qui fait toute la com etc etc etc tu ne peux pas avoir un "client" !!!

L'Urssaf a été tres clair la dessus , le moindre lien de subordination et vlan c'est le redressement assuré

Publié le

Au faite c'est quoi le sujet du post ?

Teddy et Scott vous avez parfaitement raison et je n'ai pas dit le contraire. Toute fois au vu du sujet du post mes réponses sont bonnes.

inutile de monté sur vos grand chevaux j'ai même parlé de la SARL mais peut être que cela va aussi vous faire bondir, donc vous devriez tout lire avant de vous borner a répondre toujours non.

Il n'a jamais été question d'un régime pour un professionnel avec une activité unique, mais d'un salarier souhaitant légaliser son activité parallèle.

Et comme vous me semblé assez sensible voila un avis gratuit ( le texte cité est un circulaire qui peut être en parti ou en totalité revu par les TG) donc soyez prudent en cas de contrôle votre circulaire ne vous protégera en rien si l'envie leur viens de pourrir la vie d'un artiste ( quoi que ça ils le font tout les jours en faite :) ) . A au faite j'ai moi aussi quelques vagues notions de droit.

Charles-Henry

Illusionniste

Publié le (modifié)
Non Gibus et tu le dis toi meme : que le contrat est un contrat de prestation entre l’AE et le client Si il y a CONTRAT il y a lien de subordination !!!!! C'est cela que bon nombre ne comprenne pas

effectivement si tu es entrepreneur en A.E ( NB seul dans ton spectacle donc!!! ) tu dois être TOTALEMENT INDEPENDANT de toutes formes d'obligations c'est à dire que c'est toi et TOI SEUL qui décide du jour, de l'heure , de la salle , qui paie la loc les assurances , la billéterie , la Sacem et autres taxes , les charges biensur , qui fait toute la com etc etc etc tu ne peux pas avoir un "client" !!!

L'Urssaf a été tres clair la dessus , le moindre lien de subordination et vlan c'est le redressement assuré

Merci, je comprends mieux.

Un AE peux donc organiser un spectacle pour son compte, mais il ne peux pas vendre un spectacle.

Dans ces conditions, l'AE est donc légal.

Mais c'est vrai que c'est un fonctionnement marginal par rapport au fonctionnement de beaucoup de monde.

C'est clair :)

Et cette présomption de salariat est limitée aux AE, ou cela concerne aussi les SARL, les entreprises individuelles, et les autres formes de sociétés ?

Parce que du coup, il y a pas mal de gens qui ont montés ce type de structure, et participent aux spectacles qu’elles vendent, non?

Si c’est le cas, cela veut dire que toute ces sociétés qui proposent par exemple des animations commerciales, des expos animées, des spectacles pour comité d’entreprise etc., ne doivent surtout pas faire participer le fondateur/dirigeant de la société en tant qu’artiste, non ?

A moins bien sûr que la société ne soit dirigée officiellement par quelqu’un d’autre, et que la société n’engage l’artiste avec un contrat GUSO classique ?

C’est le cas ?

Et c’est comme cela qu’il faut faire ?

:)

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Oui tu as compris pour l'AE et comme tu le dis fort justement il n'y a quasi personne qui a cette autonomie TOTALE de décision . ( Surtout à devoir demander un RC + une licence !!!)

Pour les structures SARL, EI, EURL aucun soucis puisqu'elles ne sont pas en "contrat" ( sauf si elles ont une licence et dans ce cas elles réalisent "un contrat de cession ou contrat de vente" ils vendent une "prestation de services" et en paient d'ailleurs toutes les charges .

C'est d'ailleurs là le fameux point d'achoppement actuel ( de manière generale) entre le monde des PME ou TPE et l'AE !!!! c'est que les 2 premiers paient plein pot les charges et les seconds ne paie que des charges minorées et uniquement quand ils travaillent .

Nous savons tous qu'en France , malheureusement , la législation est TRES , TRES compliquée et que les termes "liberté , égalité ...." sont galvaudés . mais actuellement ils ont un tel besoin de pognon que tout est bon pour "gratter" un maximum, c'est pour cela qu'il faut être vigileant sur TOUS les points

  • 2 weeks plus tard...
Publié le

Alors un peu de clarté...., pour les enseignants il faut faire une demande de cumul d'activité qui pour les métiers touchant à la culture sont acceptés d'office(cf rectorat).

Le regime auto-entrepreneur pour les fonctionnaires demande aussi une demande de cumul et au-delà de l'aspect droit ou pas en tant que magicien, ce regime n'est pas très bien vu par l'etat pour ses fonctionnaires et il semble difficile d'avoir ce statut et celui de fonctionnaire.....

Il faut se renseigner aupres de ses assurances pour être sur d'etre couvert par rapport aux prestations magiques et les ennuis(rares) qui peuvent en decouler

Le cheque intermittents semble être le meilleur compromis pour exercer legalement la magie comme activité secondaire car le Guso rebutent clairement les clients( à tord ou à raison^^)

Voilà....merci pour ceux qui ont eclairé ma lanterne ici ou par mp.

A plus

Publié le

Perso je suis declaré en independant et je paie mes charges à fond. Je suis mon responsable, c'est moi qui donne la facture à mon client.

Je paie le RSI (Regime social des independants), je paie la TVA,... etc. Mais je reste libre.

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    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
    • Je t'aime bien, mais t'es peut-être pas mon héros quand même... (mais je t'aime bien quand même, hein, te vexe pas) Ils ont beaucoup de trucs qui sont surmarketés, mais ce n'est pas pour ça que tout est mauvais non plus. Ils cherchent souvent trop à ajouter des gimmicks pour vendre des gadgets trop chers aux magiciens. À nous de savoir résister (moi, j'aime assez les trucs de Dostal, mais quand je vois le prix... ça fait cher la farce et attrape -parce que ce sont des farces et attrapes). Par contre, je ne taris pas d'éloges sur leurs balles mousse. Elles sont à la fois bien bien souples et ont du "pop". Je les préfère aux Goshman (par lesquelles tout le monde jurait, mais qui ne se font plus).
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