Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Merci pour ces réponses et surtout à toi Husky, mais en fait, j'ai dû très mal m'exprimer.

En fait je rebondissais effectivement sur :

- les différents messages concernant les amateurs qui proposaient de la magie sans payer de charges,... (y en a plein des sujets de ce genre)

- sur le post de William Eston dans ce thread

En aucune façon, je ne demandais des comptes à Otto ou autres.

Ma position est la suivante :

- je trouve, effectivement, qu'une salle de spectacle qui disparait (et surtout quand elle apportait la culture à portée des bourses les plus petites) est vraiment une atteinte à nos valeurs

- je trouve également la forme utilisée (telle que présentée dans ce thread) inadmissible pour le Pays des Droits de l'Homme.

Mais je lis l'intervention de William Eston

Citation:

Et dire que d'autre théâtre paient leurs impôts, charges....

Il y a des lois même dans la culture je crois

et là, effectivement, je me pose des questions, me demande dans quelle mesure effectivement, cela est transposable au débat Amateur / Pro, Débinage/Vente de tours, ...

Qu'est ce qui fait la différence ?

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 21
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Bonjour à tous

Vous débattez d'une mauvaise nouvelle, je viens en apporter une bonne (surtout pour OTTO) car j'ai reçu hier une lettre qui annonçait la RESURECTION du RADO!!!!!

Alléluia !!

Moi qui me tape une dizaine de spectacle par mois, je n'ai jamais retrouvé ni l'ambiance, ni la qualité, ni ...... du radeau.

Bref, je suis très impatient !!!

Publié le

Je pense que ce débat provoque des incompréhensions car outre le débt sur la culture il concerne le "mouvement des squats". c'est un sujt extrèmement complexe et divers, trops souvent relégué à la catégorie : anarchistes, hors-la-loi et autre parasites.

Trés grossièrement ont peut dire que le gros boum du squat se situe dans les années 80. Cela correspond à la période la plus sauvage de la spéculation immobilliére : beaucoup de batiment étaient rachetés par des organisme financier sans être utilisés, c'était des placements. Divers groupes ce sont alors réapropriés ces lieux pour diférents usages : culture mais aussi lieux comunautaires expérimentaux, logements de sans abris...

Beaucoup de ces projets sont trés éphémères mais certain ont sut prouver leur intéret et ont ainsi put survivre grace au soutient des habitants voire d'une reconnaissance oficielle.

Aujourdhui il semble que le squat s'orriente plus vers des friches industrielles ou des usines à l'abandon (voir les tanneries de lyon par exp)

Ainsi c'est parfois dans l'illégalité qu'émergent des idées nouvelles qui n'ont pas encore leur place dans l'institution.

Publié le

Bonsoir,

Pardon Bruno, je sais bien que tu ne demandais pas des comptes à Otto ou Bebel et je pense que tout le monde l’aura vu. J’aurais du mettre une phrase plus claire comme quoi je ne considérais pas ça et que si j’expliquais comment s’est déroulée leur venue, c’était pour anticiper certaines réactions éventuelles, ou du moins un cheminement de pensée qui aurait pu, logiquement, être amené par certains des anciens sujets du forum. Sorry donc quand même Bruno.

Otto, le propriétaire des lieux n’est pas un particulier ou une petite vieille, mais un promoteur qui veut raser le TDF, et ce type est un gros EN..LE à plus d’un titre..

Déjà il agit dans l’illégalité du fait du nom aval du ministère de la Culture.

Il n’a jamais eu aucune volonté de discussion, de tractation, ni même de rencontre.

Il savait que la mairie, des élus, des associations s’intéressaient au projet, qu’un rachat a souvent été mentionné….mais le mec n’a jamais jamais été là.

Sauf pour des menaces…

Et des actes : Il fait parti de ces gars qui envoient des gros bras, qui frappent et font des menaces de viol sur les femmes.

Ca s’est passé.

Et dans d’autres endroits qu’il a vidé.

Une journaliste de Zurban a enquêté et l’a descendu lui et ce genre de pratiques dans un numéro dudit journal, surtout après l’avoir eu au tel. Faudrait que je ressorte l’article, ça vaut son pesant de cacahuètes quand à ce qu’il disait.

Comme dit Corneille, tout ça « c'est un sujet extrêmement complexe et divers, trop souvent relégué à la catégorie : anarchistes, hors-la-loi et autre parasites. «

Cette bonne pensée qui fait tant agir la police de nos jours pour la sécurité de ses concitoyens.

Si les squats artistiques sont considérés comme hors-la-loi, moi je trouve qu’ils sont assez Robin des Bois.

Bruno, again, je partage à fond, tes deux points de position.

Quant à ta question « dans quelle mesure effectivement, cela est transposable au débat Amateur / Pro, Débinage/Vente de tours. » , je ne sais que te répondre, je ne comprends pas le rapport avec débinage vente de tours et quant à Amateur / Pro, je pense que ces lieux peuvent accueillir ces deux catégories en parfaite osmose. Et comme tu cites William « Et dire que d'autre théâtre paient leurs impôts, charges....

Il y a des lois même dans la culture je crois », je ne pourrais que re citer tous les théâtres et personnalités qui ont apporté leur soutien.

Ariane Mnouchkine du théâtre du Soleil (pas le même qu’à Végas !) a fait, si je ne dis pas de bêtise, de l’occupation de lieux dans les années 70 à la Cartoucherie qui allait ensuite devenir ce grand lieu de théâtre, pour revendiquer des droits à la Culture justement.

Les gens de théâtre, les pros, apprécient ces lieux, peut-être aussi parce que ce sont des viviers ( pour reprendre Corneille), mais surtout car ils savent je pense que si « ces pièces de la culture » disparaissent ont fait une chute vers le bas.

Je crois qu’ils aiment les lieux et les artistes et savent l’importance d’offrir des spectacles et des échanges avec un public, que c’est en quelque sorte « vital » pour une société.

Mais on est là encore dans des cas de figure difficilement comparables avec les relations et le débat amateur/ pro qu’il y a dans la magie, même si on peut trouver des points d’analogie bien évidemment. Voilà, je ne suis pas sûr de t’avoir vraiment répondu et d’avoir bien compris ta question initiale.

Mais tout ça de toute façon c’est pas simple !! Ca non ! [Clin d'oeil]

Bon week-end général,

Husky

Ps: A priori une source que j'ai fais suivre était une mauvaise information: la trève hivernale pour les expulsions était achevée. (?) Mais il n'en reste pas moins que le jugement tribunal n'avait pas été rendu.

Qui plus est je n'ai pas une connaissance approfondie, loin de là, de l'univers des squats en général...et/mais c'est vraiment un sacré univers, oui !

[ 14 Mars 2003, 21:39: Message édité par : Husky ]

Publié le

Le hasard fait bien les choses: je viens d'entendre sur France Info ce soir que la trêve hivernale empêchant les expulsions s'achevait...demain.

L'expulsion du Théâtre de Fortune et de d'autres lieux par la police s'est donc bien fait au mépris de cette trêve.

Ah et dire qu'on parle d'Illégalité.... où commence- t-elle , où s'arrête- t-elle ?

Husky

Publié le

Non non, il voulait le départ fissa de tout le monde ! Il n'a jamais voulu discuter sauf une fois pour je ne sais plus quelle sale entourloupe. Enfin ça c'était du temps où j'y étais, ça a peut-être changé après, mais ça ça m'étonnerait vraiment très fort !

Moi un gars qui fait donner des menaces de viol et de la bonne grosse violence pour des tunes, j'ai du mal.

Son projet immobilier, une partie du quartier sous forme d'association (des petits pavillons dignes d'un village de campagne) n'en voulait pas !! Ca faisait tâche !

Après ça s'est compliqué cette assos s'est un peu, à cause de quelques uns chez elle et de certaines nuisances sonores malheureuses, retournée contre le lieu quitte à faire accord avec le promoteur mais ça c'était de la cuisine interne et un bien autre débat. Ca a toujours été compliqué et il y a eu beaucoup de fronts que certains de mes amis ont du affronter avec beaucoup de courage, de travail et toujours peu de moyens....pour ne jamais rien toucher d'autre que des s...ou si, avoir justement la récompense de voir les artistes et le public réunis. Je rends hommage à leur pugnacité.

Et depuis un an, j'imagine que des fronts il y en a eu d'autres relevés par d'autres comme ils ont pu.

Mais ce qui est à retenir, c'est que tout le monde l'aimait bien ce lieu. Vraiment !

Et l'ambiance à l'intérieur était bonne et chaude...comme tu as pu le voir.

Voilou...

Husky

[ 15 Mars 2003, 07:35: Message édité par : Husky ]

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...