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Publié le (modifié)

Oui, c’est le but.

Les gens trouvent cela marrant, souvent.

Il y a trois étapes :

1 : On fait choisir

2 : On perd dans le jeu

3 : On retrouve

Donc, pendant qu’ils s’amusent de l’idiotie entre 2 et 3, ils oublient l’incohérence précédente, consistant à leur faire choisir une carte dans le jeu, avant de l’y remettre, donc entre 1 et 2.

C’est une misdirection.

Je travaille souvent sur le fait de donner une chose à penser au public, pour lui éviter de penser à des choses que je préfère lui voir oublier.

Procédé hyper classique…

Le but, c’est qu’ils profitent de l’effet, pas qu’ils passent leur temps à chercher de la cohérence…

Gilbus.

Parenthèse d'oublie (si je ne me trompe pas moi non plus).

Modifié par Clémence
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Publié le

Parenthèse d'oubli, je dirais aussi.

Mais on pourrait ouvrir un débat comme quoi la parenthèse d'oubli détourne l'attention du moment précédent. Mais on a une notion de temps pour la parenthèse, et d'espace pour la misdirection, généralement (corrigez-moi si je me trompe, bien évidemment)

Publié le

Oui c'est une parenthèse d'oublie, enfin je le vois comme ça aussi.

Je mettais fais cette réflexion aussi, et du coup maintenant je joue avec aussi en live. Lors d'un tour je l'annonce tout naturellement que ce que l'on va faire est pas forcément la chose la plus logique. Et sa fais rire. Après d'un côté si il veulent voir quelque chose de magique faut sortir d'une certaine logique. Puis pour eux sa semble tellement banal de choisir une carte pour que le magicien la retrouve..

Mais cependant il est vrai que c'est plus "logique" de faire regarder une carte, que de la donner (si on la fait pas signer), là on enlève le soucis émis, non ?

Publié le

Moi j'essai d'éviter avec une petite blague. J'aim bien dire:

"Regardez la carte et remémorez-la. Ne l'oubliez pas sinon l'effet est vraiment poche..."

Ça détent bien et le spectateur ne fait que regarder sa carte se faire perdre sans se poser de question. Tu peux essayer d'autre phrase ça le fera autant.

Publié le

Quand on fait choisir une carte, puis qu'on la perd dans le jeu.

Normalement il y a un défi : retrouver la carte.

Cela sous-entend que le spectateur est convaincu qu'elle est bien perdue dans le jeu.

D'où le fait d'éliminer le plus possible les coupes et les mélanges du magicien une fois que la carte a été perdue au milieu du jeu. Malheureusement, le plus souvent, le magicien coupe et mélange les cartes pour démontrer que la carte est bien perdue ce qui est à mon avis pas très convaincant.

Publié le
Parenthèse d'oubli, je dirais aussi.

Mais on pourrait ouvrir un débat comme quoi la parenthèse d'oubli détourne l'attention du moment précédent. Mais on a une notion de temps pour la parenthèse, et d'espace pour la misdirection, généralement (corrigez-moi si je me trompe, bien évidemment)

Tiens, c’est amusant, je ne le voyais pas cela comme ça :)

Pour moi, une parenthèse d’oubli servirais à cacher le fait que le spectateur à choisi la carte dans le jeu.

Je ne pense pas que ma pauvre vanne aille jusque-là :

Les gens se rappelleront qu’ils ont choisi la carte dans le jeu, et perdu dedans.

Au contraire, on attire l’attention du spectateur sur la globalité du processus, en parlant de perdre et de retrouver.

Simplement, on zappe un peu l’illogisme consistant à choisir une carte :

Pourquoi ne pas « penser une carte », ce sont des éléments que tout le monde connais…

C’est pourquoi je pense plus en terme de « misdirection temporelle », qui détourne d’un détail qui a lieu juste avant, sans le faire disparaitre, mais en empêchant de se poser des questions, que de parenthèse de l’oubli, qui consiste implique de laisser un temps concret pour faire perdre une information.

-Une misdirection :

Détourner l’attention d’une chose ou procédure, pour que le spectateur ne la regarde pas ou ne réfléchisse pas dessus : cela implique de le faire regarder ailleurs, ou réfléchir ailleurs, ou rigoler d’autre chose.

Dans ce cas, la chose n’a pas disparue de l’esprit, mais le spectateur va être incité à penser à autre chose.

-Parenthèse de l’oubli :

Laisser un temps suffisant pour qu’une chose ou procédure soit sortie naturellement de l’esprit du spectateur.

Mais bon, vous avez raison, ce sont des définitions très proches, à ce stade ;)

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

...Cela sous-entend que le spectateur est convaincu qu'elle est bien perdue dans le jeu.

D'où le fait d'éliminer le plus possible les coupes et les mélanges du magicien une fois que la carte a été perdue au milieu du jeu. Malheureusement, le plus souvent, le magicien coupe et mélange les cartes pour démontrer que la carte est bien perdue ce qui est à mon avis pas très convaincant.

100% d’accord :

Plus on touche le jeu, plus on donne lieu à de la suspicion.

Quand, après que le spectateur ait mis sa carte dans le jeu, on le coupe une, deux ou trois fois, on FAIT quelque chose.

Une partie de l’énergie du magicien va donc se déployer pour gommer ces manipulations, les rendre naturelles, les rendre logiques et justifiées…

Pas facile.

Il vaudrait bien mieux ne toucher à rien, une fois que le spectateur a remis sa carte dans le jeu au hasard :

Un seul hasard suffit, non ?

Nous sommes sur le forum public, on ne peut donc guère donner d’exemples, mais il y a des méthodes que vous connaissez tous, qui permettent de s’affranchir de ces tripotages de jeu.

Sinon, si on veut avoir le jeu en mains quand le spectateur remet la carte, n’étant pas grand manipulateur, je me contente en général de mélanger à la française jusqu’au stop, le spectateur dépose la carte à cet endroit, et je continue le mélange par-dessus :

Ensuite, je m’arrange si besoin pour montrer qu’elle n’est ni dessous, ni dessus, tout est dans le jeu d’acteur ;)

Méthode hyper classique, mais que je trouve plus convaincante qu’une triple coupe qui vient après que le spectateur ait glissé sa carte dans le jeu.

L’intérêt du mélange pour remettre la carte, c’est qu’il commence AVANT que le spectateur pose sa carte, donc il est justifié de continuer à mélanger ensuite.

Et que c’est un mélange naturel pour la majorité des spectateurs qui le pratiquent eux même, ou l’ont vu pratiqué.

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Bonjour à tous ! J'ai réservé mes places pour le Conclave ! D'autres membres VM comptent-ils s'y rendre ?
    • Clairement pas non plus notre délire mais super content d'y être allé puisque nous avons pu voir le show de Sylla.  C'est un égyptien d'origine ivoirienne avec une belle énergie avec une très belle connexion avec le public.  Mentalisrme, contact juggling... et magie classique.  Je vous publierai un extrait sur Instagram.  J'ai même pu faire faire un numéro pour les spectateurs. 😋 
    • Oui... Il me semble que l'expression "empirisme radical" vient plutôt de William James. William James oppose l'empirisme au rationalisme. (Empiricism is known as the opposite of rationalism.) Il dit aussi : un empirisme radical ne doit ni introduire dans sa construction quelque chose qui n'est pas expérimenté, ni exclure quelque chose qui est effectivement expérimenté. (To be radical, an empiricism must neither admit into its constructions any element that is not directly experienced, nor exclude from them any element that is directly experienced.) (source)   Quant à Whitehead, il va encore plus loin il me semble. Il ne dit pas seulement "Nous devons partir de notre expérience pour connaître le monde", il dit quelque chose comme : "L'expérience elle-même est constitutive de la réalité". (Corrige moi si je me trompe) Je répondais donc à @Christian GIRARD qu'il y avait une ambiguïté dans son utilisation du mot "empirisme" car, déjà, il y a plusieurs sortes d'empirisme. Quand Christian dit  "C’est le seul cadre (principalement empirique) qui nous permet de penser, de vivre, d’exister", je pense qu'il veut dire : le cadre qui considère la réalité comme un monde objectif extérieur d'un côté et un sujet intérieur qui le représente de l'autre (là encore, Christian me corrigera si je me trompe). Or ce cadre me semble plutôt être une forme de "réalisme" voire simplement du sens commun plutôt qu'une forme d'empirisme. Un empiriste radical pourrait avoir tendance même à considérer la distinction entre "sujet" et "monde" comme une abstraction produite à partir d'une simple réalité expérientielle. 🙂
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