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Rapidement avant de partir ...

Quand même, "occuper", "emasculer", "negros"... Moi je trouve qu'on peut vraiment faire une différence entre ca et le langage d'SoS Racisme, du MRAP et de la LICRA.

En fait, pas vraiment, quand on connait bien le fonctionnement et l'attitude de chacun. Encore que la LICRA est peut être un poil plus raffinée, si l'on peut dire. Pour les autres... y'a qu'à voir l'actu à ce sujet, et ca donne le ton.

3 remarques:

- jeter de l'huile sur le feu, c'est justement le thème du sujet. Y'aurait des cas ou c'est bon, et d'autres moins alors?

- quand tu parles de s'intégrer au modèle français, tu considères que ce modèle est immuable, et que le modèle français n'a pas à évoluer, ne serait-ce par exemple, que pour s'adapter au monde dans lequel il s'inclut? Pour moi, l'intégration, c'est à double sens.

- j'aimerais savoir ce que tu veux dire par un modèle français ayant fait ses preuves et permettant de vivre tous ensemble en paix. Ne serait-ce que sur les 50 ans de Veme république, il y en a eu des remous....

Je vais te donner un exemple simple au niveau du modèle français :

- je m'entends très bien avec deux aumôniers musulmans. Il s'avère que l'un d'entre eux est arrivé en France il y a longtemps, qu'il est aussi français que moi, et qu'il est impliqué depuis bien longtemps dans la vie associative pour aider à l'intégration.

- de l'autre côté, j'ai quelqu'un de ma famille qui est un intellectuel musulman ayant dû fuir son pays il y a vingt ans.

- je connais l'un de ceux qui a le plus travaillé au niveau associatif pour l'intégration des jeunes des cités du Havre, musulman lui aussi.

Dans les trois cas, ces personnes considèrent que le modèle politique actuel d'intégration ne permet justement pas l'intégration, et est en train de sabrer, avec la complicité d'imams auto-proclamés extrémistes, tout le travail d'intégration effectué par les parents et grand-parents parfois difficilement, pour au final être victimes d'une communautarisation ne permettant pas de vivre ensemble mais de vivre côte-à-côte au mieux dans une indifférence, au pire dans des confrontations régulières.

Or la laïcité telle qu'elle est définie dans la constitution, ne laisse pas de passe-droits mais permet à chacun de vivre sa religion ou sa non-religion librement SANS INTERVENTION DE L'ETAT LAIC ou des services publics pour accepter telle ou telle revendication. Non pas une laïcité brandie comme une religion, mais comme lien essentiel de vivre-ensemble.

Le modèle français tel que défini par la constitution n'est sans doute pas parfait, mais il permet avec de la bonne volonté, de vivre ensemble sous la trilogie de Liberté, Egalité, Fraternité, triade dont beaucoup se torchent le derrière désormais. La fraternité ne peut exister si chacun réclame son petit droit, sans accepter les devoirs correspondants.

Maintenant, ce que j'en dis, c'est aussi le ressenti de personnes du terrain, et non celui de bobos bien-pensants. On peut l'accepter... ou pas...

Modifié par tanhouarn
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D'un autre côté, le modèle français d'intégration n'est pas forcément le meilleur, pour le vivre-ensemble. Mettons-nous à la place d'un immigrant qui ne veut pas abandonner sa culture, tout comme un français partant à l'étranger voudrait continuer à pratiquer sa culture, sa langue, sa façon de s'habiller, de manger etc (avez-vous déjà vu comment certains français se comportent à l'étranger? C'est souvent choquant pour les cultures locales). Si on cherche à le contraindre à abandonner sa culture pour l'homogénéiser à tout prix avec celle du pays accueillant, on peut comprendre que ça ne se passe pas forcément bien. Il faut donc trouver un juste équilibre.

D'autres pays, comme la Grande Bretagne il me semble, pratiquent une politique du vivre-ensemble qui n'est pas axée sur "l'intégration", mais plus sur la tolérance de l'autre.

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Note que suivant les pays, ce ne sont pas les mêmes classes sociales qui émigrent.

Par exemple, pour le Cambodge, ce sont les intellectuels qui ont émigré, car ils étaient persécutés en tant que tels.

Idem pour d'autres pays asiatiques, ce sont des classes éduquées qui ont quitté le pays pour des raisons politiques.

Alors que depuis l'Afrique, par exemple, les émigrants sont venus surtout pour des raisons économiques (et parce que la France avait besoin d'eux pour les sales boulots, ce qui était plus économique que des investissements en technologie), et ils ne sont donc pas forcément très qualifiés au départ.

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Or la laïcité telle qu'elle est définie dans la constitution, ne laisse pas de passe-droits mais permet à chacun de vivre sa religion ou sa non-religion librement SANS INTERVENTION DE L'ETAT LAIC ou des services publics pour accepter telle ou telle revendication. Non pas une laïcité brandie comme une religion, mais comme lien essentiel de vivre-ensemble.

Vue de l'esprit.

Si c'était le cas, l'histoire des principales religions serait étudiée à l'école. C'est pas le cas en France, ca l'est dans d'autres pays, laiques ou non.

D'ailleurs, l'état ne peut pas ne pas intervenir. Rien qu'avec les repas scolaires, il est bien obligé de prendre, au moins, position.

Le modèle français tel que défini par la constitution n'est sans doute pas parfait, mais il permet avec de la bonne volonté, de vivre ensemble

La bonne volonté, c'est l'huile dans les engrenages mdr

Servir des desserts au porc à des représentants de la deuxième religion mondiale, seconde de France, ca n'est pas vraiment faire preuve de bonne volonté. (bon, les jeter, ca, c'est de la connerie).

Et j'ai souvenir de tristes vendredi "poisson pour tous"... parce que moi, j'aime pas ca le poisson (sauf si il est pané mdr).

Maintenant, ce que j'en dis, c'est aussi le ressenti de personnes du terrain, et non celui de bobos bien-pensants. On peut l'accepter... ou pas..
Je suis pas parisien, pas bobo, mais je pense que pour ce qui est de ressentir l'immigration, on est tous des personnes de terrain.
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Je pense surtout que ça pose le problème de la malbouffe. J'ai vu il y a quelques temps un documentaire sur la fabrication de la gélatine de porc, qui est largement utilisée dans l'alimentation industrielle. Pas chère : on utilise les peaux de porcs, qui auraient été jetées. C'est assez immonde.

pourquoi la peau des porcs devraient-elles être jetées? on fabrique de la gélatine depuis la nuit des temps, c'est simplement de la peau bouillie. c'est immonde, aussi, de fabriquer du savon avec de la graisse de porc et des cendres? du boudin avec du sang? de la colle avec les os? ou alors c'est parce que c'est fait dans une usine par des vilains monsieur qui tuent des animals?

Et c'est de toute façon insuffisant, je suis pour 100% de bio pour que nos enfants mangent sainement. Le surcout est minime (de l'ordre de quelques dizaines de centimes par repas), mais il y a peu de traiteurs bio pour l'instant, ce n'est pas évident à organiser.

en gros, les revendications des arabes yen a marre, qu'ils se débrouillent pour vivre comme nous. par contre les revendications des écolos, c'est pas pareil, c'est pour le bien de votre enfant, madame, vous ne voulez pas l'empoisonner quand même?

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Christophe, si tu pouvais te retenir de partir en vrille constamment, ça reposerait... tu fais des procès d'intention !

Je pense surtout que ça pose le problème de la malbouffe. J'ai vu il y a quelques temps un documentaire sur la fabrication de la gélatine de porc, qui est largement utilisée dans l'alimentation industrielle. Pas chère : on utilise les peaux de porcs, qui auraient été jetées. C'est assez immonde.

pourquoi la peau des porcs devraient-elles être jetées? on fabrique de la gélatine depuis la nuit des temps, c'est simplement de la peau bouillie. c'est immonde, aussi, de fabriquer du savon avec de la graisse de porc et des cendres? du boudin avec du sang? de la colle avec les os? ou alors c'est parce que c'est fait dans une usine par des vilains monsieur qui tuent des animals?

Je n'ai pas dit qu'il fallait jeter la peau des porcs. J'ai dit qu'il faut prévenir de la composition des produits. Je me suis informé sur le sujet de la gélatine de porc, et je ne tiens pas à en manger. Il y a d'autres moyens de faire de la gélatine, et j'aimerais savoir quelle gélatine je vais manger lorsque j'achète des bonbons, par exemple. Or on cherche à me le cacher, car évidemment, marquer "gélatine de porc" sur une boîte de fromage, de sucreries, ou un yaourt, c'est moins sexy que simplement "gélatine". Si j'étais végétarien, juif ou musulman, ça m'énerverait encore plus.

[video:dailymotion]

Et c'est de toute façon insuffisant, je suis pour 100% de bio pour que nos enfants mangent sainement. Le surcout est minime (de l'ordre de quelques dizaines de centimes par repas), mais il y a peu de traiteurs bio pour l'instant, ce n'est pas évident à organiser.

en gros, les revendications des arabes yen a marre, qu'ils se débrouillent pour vivre comme nous. par contre les revendications des écolos, c'est pas pareil, c'est pour le bien de votre enfant, madame, vous ne voulez pas l'empoisonner quand même?

Je n'ai jamais dit ça. Chacun a le droit d'avoir des revendications, et il n'y en a pas une supérieure aux autres. Ensuite, c'est une question de rapport de force, de vision à long terme, et de bon sens.

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Je me suis informé sur le sujet de la gélatine de porc, et je ne tiens pas à en manger.

ce n'est pas juste ça, tu as dit que c'était assez immonde, c'est différent.

et je ne te fais pas de procès d'intention, je fais simplement écho aux propos assez immondes que tu tenais il y a peu sur les employés d'abattoirs.

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Je me suis informé sur le sujet de la gélatine de porc, et je ne tiens pas à en manger.

ce n'est pas juste ça, tu as dit que c'était assez immonde, c'est différent.

et je ne te fais pas de procès d'intention, je fais simplement écho aux propos assez immondes que tu tenais il y a peu sur les employés d'abattoirs.

_________________________

Défenseur anonyme officiel de Luka Rocco Magnotta.

Chacun son rôle. Je te laisse le plaisir de défendre les employés d'abattoir et Luka Rocco Magnotta.

Ceci dit, on peut aussi revenir au sujet de ce fil...

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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