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Cet article part d'un postulat. C'est l'homme le responsable et pas le soleil, or c'est bien là qu'est le débat.

C'est aussi un très bon plaidoyer contre les énergies carbones. On pourrait même croire que c'est un lobbyiste du nucléaire.

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Forum de magie oblige, parlons de quelques disparitions :( (parmi tant d'autres) :

10. Syrian wild ass

9. Western black rhino

8. Golden toad

7.Pyrenean ibex

6. Carribean monk seal

5. quagga

4. thylacaine

3. angel shark

2.baiji river dolphin

1. Caspian tiger

[video:youtube]

LE TIGRE DE LA CASPIENNE

Le tigre de la Caspienne (Panthera tigris virgata), appelé aussi tigre touranien, tigre persan ou encore tigre d'Hyrcanie, était un mammifère carnivore appartenant à la famille des félins. C'est l'une des sous-espèces de tigre disparue à ce jour et à avoir été intégralement détruite par l'homme. [...] Les autorités russes ont décidé son extinction par l'armée.

Sources : http://www.manimalworld.net/pages/felins/tigre-de-la-caspienne.html

LE DAUPHIN DE CHINE

Le dauphin de Chine ou Baiji (Lipotes vexillifer) était un dauphin d'eau douce qui vivait jusqu'à fin 2006 uniquement dans le fleuve Yangzi Jiang en Chine. C'était le seul membre de son genre. D'autres noms lui sont connus, dauphin du Chang Jiang, dauphin du Yangzi, la déesse du Yangzi et en chinois baiji. [...]

Mais en décembre 2006, l'espèce a été déclarée éteinte suite à l'incapacité d'une expédition de trouver le moindre individu. Il s'agit du premier cétacé déclaré éteint à cause de l'activité humaine. En outre, cela faisait une cinquantaine d'années qu'aucune espèce de grand vertébré n'avait été déclarée éteinte

[...]

Un spécimen captif, un mâle nommé Qi, vécut à l'Institut d'hydrobiologie de Wuhan de 1980 au 14 juillet 2002. Qi fut capturé par un pêcheur dans le fleuve Chang Jiang. Il y eut un autre dauphin capturé, qui mourut après un séjour d'un an (1996 à 1997) dans le sanctuaire semi-naturel du dauphin de Chine à Shishou qui était vide depuis 1980. Une femelle fut également trouvée près de Shanghai en 1998, mais celle-ci ne se nourrit pas suffisamment et mourut un mois plus tard.

Pour un des membres de l’expédition de 2006, le biologiste Sam Turvey de la société de zoologie de Londres, cette perte est une tragédie : « elle représente la disparition d’une branche complète dans l’évolution de l’arbre de vie. Cela met bien en avant que nous n’avons pas encore pris nos complètes responsabilités en tant que gardiens de la planète ».

Les causes de l'extinction

La pollution importante des rivières chinoises et notamment du Yangzi Jiang.

Le nombre croissant de cargos parcourant le Chang Jiang, empêchant le sonar du dauphin de fonctionner ou les blessant avec leurs hélices.

Les filets de pêcheurs capturant les dauphins.

Les chamboulements environnementaux dus au barrage des Trois-Gorges.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dauphin_de_Chine

L'ANGE DE MER

L’ange de mer commun (Squatina squatina), est un poisson plat apparenté aux requins. C'est une espèce en danger critique d'extinction

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ange_de_mer

LE THYLACINE

Le thylacine, appelé également loup marsupial, loup de Tasmanie ou encore tigre de Tasmanie, est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Depuis 1936, l’espèce est considérée comme éteinte.

On attribue sa disparition de Tasmanie à sa chasse intensive encouragée par des primes d’abattage, mais elle est due aussi à l’introduction des chiens et à l’enracinement des colons dans son milieu naturel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thylacine

LE QUAGGA

Le quagga ou couagga (selon les classifications: Equus quagga quagga ou Equus (burchellii) quagga ou parfois encore Equus quagga) était une sous-espèce de zèbre d'Afrique du Sud, beige, rayé seulement sur l'encolure et l'avant du corps. Mis en concurrence avec le bétail domestique des paysans, il fut exterminé au xixe siècle par les Boers, ces colons hollandais implantés en Afrique australe. La viande des quaggas était largement consommée et leur peau tannée pour la confection de sacs. Les dernières photos d'un quagga vivant sont celles d'une femelle photographiée en 1870 au zoo de Londres. Le dernier quagga sauvage fut abattu en 1878 et la sous-espèce s'éteignit définitivement le 12 août 1883, au zoo d'Amsterdam. Il n'en reste aujourd'hui que quelques peaux, des crânes, 23 spécimens empaillés et de rares photographies conservées dans des collections.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Equus_quagga_quagga

LE PHOQUE MOINE des Caraïbes

Monachus est un genre de mammifères phocidés qui comprend trois espèces de phoques moines :

Monachus monachus (Hermann, 1779) — Phoque moine de Méditerranée, en danger critique d'extinction.

Monachus schauinslandi Matschie, 1905 - Phoque moine hawaïen en danger d'extinction.

Monachus tropicalis (Gray, 1850) — Phoque tropical ou phoque moine des Caraïbes, éteint vers 1950.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Phoque_moine

LE BOUQUETIN DES PYRÉNÉES

Le bouquetin ibérique ou bouquetin d'Espagne (Capra pyrenaica), regroupe quatre sous-espèces dont le bouquetin des Pyrénées.

Parmi les quatre sous-espèces, deux ont disparu. Capra pyrenaica ssp. lusitanica a disparu au cours du xixe siècle et Capra pyrenaica ssp. pyrenaica a disparu des Pyrénées à la fin du xxe siècle peut-être à cause de la surexploitation cynégétique (La cynégétique est l'art de la chasse)., de la compétition avec d’autres ongulés sauvages ou domestiques ou aussi du fait de conditions adverses liées au climat ou aux parasites. Le dernier bouquetin des Pyrénées connu, une femelle, a été retrouvé mort le 6 janvier 2000, le crâne fracassé par la chute d'un arbre. Un nombre restreint de bouquetins de cette sous-espèce a en effet survécu dans le parc national d'Ordesa y Monte Perdido (versant espagnol des Pyrénées), dont la création en 1918 devait justement les sauvegarder. Des projets d'introduction à partir d'autres populations de bouquetin ibérique sont actuellement à l'étude sur les versants français et espagnol.

LE CRAPAUD DORÉ

Le crapaud doré ou crapaud de Monteverde (Incilius periglenes) est une espèce éteinte de petit crapaud de la famille des Bufonidae.

Elle est classifiée par l'UICN comme espèce éteinte depuis 2001. Pas un seul spécimen de crapaud doré n'a été aperçu depuis 1989. L'extinction du crapaud doré est citée comme partie du déclin des populations d'amphibiens, dont il est devenu l'emblème.

LE RHINOCÉROS NOIR

Le rhinocéros noir (Diceros bicornis), qui vit en Afrique, est la seule espèce du genre Diceros, l'un des quatre genres de rhinocéros. Le rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, sous-espèce Diceros bicornis longipes, est déclarée éteinte le 11 novembre 2011 par l'UICN.

La chasse

La chasse moderne a fait du rhinocéros noir, au cours des trois dernières décennies du xxe siècle, une espèce très rare. Le braconnage est devenu une activité à hauts risques en Afrique du fait des lourdes peines encourues, mais perdure, parce qu'il continue à alimenter un commerce profitable. La corne du rhinocéros, en effet, est extrêmement convoitée par des acheteurs d'Extrême-Orient ou yéménites, disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons principales :

La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales, notamment pour accroître la puissance sexuelle ou faire baisser la fièvre.

Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l'élite sociale se doit de posséder, même s'il doit l'importer en toute illégalité.

Pour dissuader le braconnage, des garde-chasses en sont même venus dans certaines régions à endormir les rhinocéros pour leur couper les cornes, pratique indolore puisque les cornes, comme les ongles, ne se composent pas de cellules vivantes. Mais cette méthode n'a pas eu le succès escompté : les braconniers n'hésitaient pas à abattre un animal privé de cornes pour ne pas perdre de temps à suivre à nouveau sa trace. C'est ainsi qu'on a été amené à faire garder certains rhinocéros noirs vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des garde-chasses armés.

L'ÂNE SAUVAGE DE SYRIE

L' âne sauvage de Syrie, onagre de Syrie ou encore Hémippe vivait au Palestine et en Iraq dans quelques montagnes.

Les voyageurs européens au Moyen-Orient au cours des 15e et 16e siècles ont signalé avoir vu de grands troupeaux. Toutefois, ses effectifs ont commencé à chuter abruptement au cours des 18e et 19e siècles en raison de la chasse excessive, et son existence a été en outre mis en péril par le bouleversement régional du monde Première Guerre. Le dernier spécimen connu sauvage a été abattu en 1927 à près de Al Ghams l'oasis d'Azraq, en Jordanie, et le dernier spécimen en captivité mourut la même année au Tiergarten Schönbrunn, à Vienne.

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Syrian_wild_ass

*******************************

Espèces quasi menacées, espèces vulnérables, espèces en danger, espèces en danger critique d'extinction, espèces disparues survivant uniquement en élevage, espèces disparues...

Liste rouge de l'UICN, c'est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_rouge_de_l%27UICN

Le but essentiel de la Liste rouge est de rassembler les informations sur les espèces menacées d'extinction, d'évaluer régulièrement l'évolution des risques que courent ces espèces, puis d'assurer une diffusion large de ces données auprès de nombreux publics.

grâce aux données récoltées pour la constitution de la Liste, l'UICN estime qu'en 2006 une espèce de mammifères sur quatre, une espèce d'oiseaux sur huit, et un tiers des amphibiens étaient menacés de disparition, situation qui semble s'être encore dégradée en 2007.

Publié le

Cette nuit, on a dépassé les 300.000 visites pour ce sujet...

Certains se sont réveillés en pensant au dodo ?

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"Le dodo, éteint vers 1680 ; symbole des espèces exterminées par l'Homme."

Lien : Espèces disparues

Le Dronte de Maurice (Raphus cucullatus), plus connu sous le nom de dodo même si ce n'est pas la seule espèce dont le nom vernaculaire soit dodo, est une espèce de grand oiseau endémique de l'île Maurice. Apparenté aux pigeons et appartenant à la famille des raphidés, ce dronte vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes. Découvert en 1598, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l'homme, gros et presque cubique. Son plumage bleu gris était pourvu d'ailes atrophiées jaunes et blanches, ainsi que d'un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l'avant et un à l'arrière) ornés de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache rouge caractéristique à son extrémité. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Le dodo s'est éteint moins d'un siècle après sa découverte, à la fin du xviie siècle avec l'arrivée des Européens. Il est aujourd'hui souvent cité comme un archétype de l'espèce éteinte car sa disparition, survenue à l'époque moderne, est directement imputable à l'activité humaine.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dodo_(oiseau)

Les Anglais ont d'ailleurs tiré deux expression de son extinction :

dead as a dodo (« aussi mort qu'un dodo »), c'est-à-dire « tout à fait mort », qui a été par la suite adaptée en néerlandais : zo dood als en dodo ;

to go the way of the dodo (« suivre le chemin du dodo »), c'est-à-dire « disparaître, s'éteindre ».

pour les nombreux marins de la région, le dodo avait l'avantage d'être comestible et d'être proche des routes commerciales. De plus, lorsque les premiers hommes sont arrivés sur l'île Maurice, ils ont aussi apporté avec eux d'autres animaux qui n'étaient pas sur l'île auparavant, dont des chiens, des porcs, des chats, des rats et des macaques crabiers, qui pillèrent les nids de dodos, alors que l'homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers ; en fait, l'impact de ces animaux — en particulier celui des porcs et des macaques — sur la population des dodos est considéré comme plus important que celui de la chasse. Les fragments trouvés lors de l'expédition de 2005 sont apparemment ceux d'animaux tués par une crue soudaine ; une telle mortalité aurait menacé d'extinction les espèces déjà vulnérables.
Publié le (modifié)
Quelle chose triviale? Le traitement idyllique des vaches en France? Mais je t'ai compris, bien compris, dès le début, et tu l'as assez répété. On t'a tous bien compris. bla bla bla... allègre mammouth bla bla bla

bon allé, stop, c'est idiot comme débat. c'est moi qui suis pas fin, je n'aurais jamais dû répondre à tes outrances..

samedi j'ai fendu du bois dans la forêt, les chasseurs faisaient une battue pas loin, la meute est passée à côté de nous.

du coup je me demandais, les chiens qui adorent chasser le gibier à plusieurs et le mettre en pièce si possible, ce sont des gros cons sanguinaires, aussi?

Modifié par christophe22

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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