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Finalement si nos explications n'arrivent pas à convaincre c'est qu'elles sont toujours trop compliquées. Si nous étions plus simples nos messages passeraient sans doute mieux. Voici un modèle du genre donné par un professeur américain, David R. Kamerschen, Ph.D.Professeur d'économie à l’Université de Georgia aux USA qui essaya un jour d'expliquer à ses élèves le système des impôts :

« Les rentrées relatives aux impôts s’expliquent par une logique simple. Pourtant beaucoup ne la saisissent pas toujours. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer avec un exemple que tout le monde peut comprendre.

Dans une petite ville des Etats-Unis, dix anciens camarades de classe se retrouvaient tous les matins pour prendre une bière ensemble. Pour arrondir les choses disons que l’addition se montait à 90 $ ce qui faisait 9 $ pour chacun.

Mais comme leurs revenus étaient bien différents les uns des autres et par désir de justice ils décidèrent de répartir équitablement leur participation en s’inspirant du système des impôts. A la suite de cette décision :

Les 4 pauvres, ne payèrent rien.

Le cinquième paya 1 $

Le sixième paya 6 $

Le septième paya 8 $

Le huitième paya 15 $

Le neuvième paya 25 $

Le dernier qui était le plus riche, paya 35 $.

Ce qui faisait bien 90$ !

Tout allait pour le mieux et au bout d’un an le patron du bar fut si heureux de ces clients réguliers qu’il leur accorda 20% de réduction. Ils n’eurent donc désormais à payer que 72$ au lieu de 90$ .

Une proposition fut faite de répartir cette réduction au prorata des versements de chacun.

Elle devait entrainer que :

Les 4 premiers continueraient à boire gratuitement.

Le 5° ne paierait rien non plus.

Le 6° paierait 3 $ au lieu de 6 précédemment (soit 50% de réduction)

Le 7° paierait 6 $ au lieu de 8 précédemment (soit 25% de réduction)

Le 8° paierait 12 $ au lieu de 15 précédemment (soit 20% de réduction)

Le 9° paierait 21 $ au lieu de 25 précédemment (soit 16% de réduction)

Et le 10° paierait 30 $ au lieu de 35 précédemment (soit 14% de réduction)

Mais au lieu d’une approbation unanime ce fut au contraire le tollé parmi nos dix amis car dans cette répartition les pauvres trouvèrent que, en dépit de toute justice, c’est le riche qui allait bénéficier de la plus forte réduction soit 5$ et quant à eux ils n’allaient en tirer aucun avantage.

Le riche fut montré du doigt, ostracisé, accusé de se sucrer sur le dos des pauvres et vilipendé tant et si bien qu’il s’en alla.

Revenus à 9 participants ils demandèrent quand même la réduction de 20% au patron qui n’en fut guère enchanté. Mais cela leur faisait toutefois une somme de 65 $ à payer.

Or avec la répartition de la seconde convention ils n’arrivaient à eux neuf qu’à la somme globale de 42 $. Et avec la répartition de la première ils atteignaient 55 $. Alors pour arriver aux 65 $ nécessaires il leur fallut augmenter le versement de ceux qui payaient déjà et mettre à contribution ceux qui en avaient été exemptés.

Le professeur d’économie de l’Université de Georgia de conclure « Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible »

Signé David R. Kamerschen, Ph.D.

Prof d'économie

University of Georgia, USA

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Merci Bill

Effectivement, si l'on accepte les prémisses de l'histoire et son déroulement "logique", on en arriverait presque à être convaincu que ce sont les riches qui paient pour les pauvres. Hélas, cette histoire est au service d'une idéologie et il n'est pas difficile d'en écrire d'autres qui amènent à des conclusions très différentes, par exemple (je grossis volontairement le trait ! ;) ) :

« Dans une petite ville des Etats-Unis, dix anciens camarades de classe se retrouvaient tous les matins pour prendre une bière ensemble. Mais leurs revenus étaient bien différents les uns des autres et, par désir de justice, ils envisagèrent de répartir équitablement leur participation à l’addition, en s’inspirant du système des impôts. C’est alors que le plus riche d’entre eux, qui était extrêmement riche mais aussi fortuné que généreux, décida plutôt de faire preuve d’altruisme et il paya chaque jour la totalité de la note. Son train de vie et ses finances n’en souffrirent pas le moins du monde car, je le répète, il était véritablement très très riche. L’amitié du groupe en fut renforcée. L’homme riche ne chercha pas à tirer bénéfice de sa situation ni à rendre redevables ses camarades de son action. Ainsi reçut-il en retour toute l’amitié qu’un homme est en droit de recevoir et les autres, soulagés par cette absence de dépense et enrichis de leur amicale rencontre quotidienne, ne se privèrent pas d’être eux aussi plus généreux envers autrui à l’exemple de leur camarade. Il n’y a de vraie richesse que la richesse du cœur. »

Voilà, il existe beaucoup d’histoires à raconter car les points de vue sont multiples, celles ci-dessus relèvent d’une « morale » (ou d’une vision sociétale) un peu différente. Dans l’exemple de David R. Kamerschen, les « pauvres » sont présentés comme des débiles incapables de comprendre les règles d’une répartition proportionnée ou la notion de pourcentage, ils génèrent un conflit par vénalité, jalousie et mesquinerie d’esprit. Le riche, lui, serait évidemment au-delà de ces querelles de pauvres. Par ailleurs, détenant le pouvoir financier, il exerce au final une action punitive sur l’ensemble de la communauté, une action qui me déplait. En gros, l’allégorie du texte de Kamerschen se résume à : « Si tu es pauvre, ferme-la !, car ça pourrait être pire. »

Décidément, je n’aime pas la leçon de ce professeur d’économie.

C.G.

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Je l'avais déjà lu, mais n'arrivai plus à mettre la main dessus. Merci !

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le
Merci Bill

« Dans une petite ville des Etats-Unis, dix anciens camarades de classe se retrouvaient tous les matins pour prendre une bière ensemble. Mais leurs revenus étaient bien différents les uns des autres et, par désir de justice, ils envisagèrent de répartir équitablement leur participation à l’addition, en s’inspirant du système des impôts. C’est alors que le plus riche d’entre eux, qui était extrêmement riche mais aussi fortuné que généreux, décida plutôt de faire preuve d’altruisme et il paya chaque jour la totalité de la note. Son train de vie et ses finances n’en souffrirent pas le moins du monde car, je le répète, il était véritablement très très riche. L’amitié du groupe en fut renforcée. L’homme riche ne chercha pas à tirer bénéfice de sa situation ni à rendre redevables ses camarades de son action. Ainsi reçut-il en retour toute l’amitié qu’un homme est en droit de recevoir et les autres, soulagés par cette absence de dépense et enrichis de leur amicale rencontre quotidienne, ne se privèrent pas d’être eux aussi plus généreux envers autrui à l’exemple de leur camarade. Il n’y a de vraie richesse que la richesse du cœur. »

Cher Christian avec tout le respect que je te dois, ce sont bien les riches qui paient pour les pauvres (ce que l'on appelle l’évergétisme ;) ).

La preuve, depuis, les pauvres ont fait un procès à leur ami et une classaction à l’encontre des brasseurs suite à la contraction d'une cirrhose du foie due à l’absorption quotidienne de bière. Il a été prouvé que sans cet ami providentiel, ils n'auraient pas eu les moyen de s'offrir une cirrhose.

CQFD

Frédéric

Frédéric

Publié le

l’absorption quotidienne de bière

ne provoque pas d'évergétisme mais des vergetures...

Je m'inscris en faux !

Il ne peux y avoir de verges dures après des bières quotidiennes, plutôt des verges molles !

Là, pauvres et riches sont a la même enseigne.

Frédéric

Publié le (modifié)

Mots d’Edgar Morin, très utiles dans ce gouffre d’une domination ou soumission volontaire à l’argent :

«Notre pensée doit investir l’impensé qui la commande et la contrôle.

Nous nous servons de notre structure de pensée pour penser.

Il nous faudra aussi nous servir de notre pensée pour repenser notre structure de pensée.»

( vous apprécierez l'impératif de "Il nous faudra" ...qui n'est pas un .."il nous faudrait"... conditionnel hypothétique .)

J’y rajouterais ..

Qu’est-ce que l’humain ?

Se pourrait-il une pensée pour repenser tout simplement l’humanité,

pour esquisser juste une nouvelle démarche de l’homme par l’homme, pour l’homme ?

A l’heure d’aujourd’hui où nous voyons sa Terre , son si petit habitat, de la folle dépense d’énergie humaine… en rien de perfectible… de ses habitants, est-il si utopique et dénué de sens de se dire que ce monde là ne vaut ....rien, et qu’il faille en construire un autre .. pour juste remettre l’humain au centre de la préoccupation d'une nouvelle civilisation. Car avec tout le pouvoir d’achat du monde, on ne saurait réussir une seule valeur humaine.

Cette pensée est là, sous-jacente, encore informe, elle se diffuse, et tout les jours augmente d’intensité et de clarté partout de par le monde. Elle est un cri, un appel, une solution qui ne doivent pas être raisonnés comme une utopie irréalisable, mais bien comme une réelle bataille de façon de penser à mener contre ceux qui, par cupidité, aveuglement ou égarement, voient des intérêts à préserver des bénéfices .... d'anti-valeurs humaines.

JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Modifié par JacK Barlett
Publié le
Mot d’Edgar Morin, très utile dans ce gouffre d’une domination ou soumission volontaire à l’argent : «Notre pensée doit investir l’impensé qui la commande et la contrôle. Nous nous servons de notre structure de pensée pour penser. Il nous faudra aussi nous servir de notre pensée pour repenser notre structure de pensée.»

J’y rajouterais ..

Qu’est-ce que l’humain ?

Ce pourrait-il une pensée pour repenser tout simplement l’humanité,

pour esquisser juste une nouvelle démarche de l’homme par l’homme, pour l’homme ?

A l’heure d’aujourd’hui où nous voyons sa terre, son si petit habitat, de la folle dépense d’énergie de ses habitants… en rien … est-il si utopique et dénué de sens de se dire que ce monde là ne vaut ....rien et qu’il faille en construire un autre .. pour juste remettre l’humain au centre de sa préoccupation, car avec tout le pouvoir d’achat du monde, on ne saurait réussir une seule valeur humaine.

C'est aussi mon rêve, mon espoir... Le Monde semble actuellement guidé dirigé par des prédateurs de tous ordres.

Publié le (modifié)

Le professeur d’économie de l’Université de Georgia de conclure « Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible »

C'est bien là le problème...

La seule économie a remplacé le simple et élémentaire bon sens ...

Le monde se retrouve dirigé par des économistes,

l'être humain est relégué en variable d'ajustement.

Dans ce principe et derrière des écrans alignant des chiffres

la valeur de la vie n'existe plus ...

JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

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    • Je n'avais pas vu passer la question. Thierry, tu as la réponse pour un set différent 😉   Pour ce set, cela serait possible car j'avais mis au point une variante jusqu'à 12 enveloppes. La fabrication est un peu plus longue. 🎩,
    • Une dernière (ou pas) capsule pour ce premier trimestre. On est ici sur une maxi capsule pour une routine de Salon, mais on peut la miniaturiser. Depuis longtemps je voulais faire une seconde capsule sur l'univers des échecs et la mêler avec l'ambiance des romans de Sherlock Holmes que j'adore. Dans un film, Holmes joue une partie contre Moriarty, et j'avais cette idée pour une routine. J'avais laissé l'idée de côté et l'inspiration m'est venue en regardant le bande annonce du tour "Time" produit par Magic Dream, j'ai trouvé l'idée excellente. J'ai trouvé  la révélation au sablier très sympa mais les super héros sont bien éloignés de mes univers. Alors j'ai eu l'idée de créer cette nouvelle capsule. Ici l'effet est le suivant : un spectateur choisi une pièce d'échec au hasard parmi un jeu complet de pièces noires et blanches. Il tourne également en aveugle la molette d'une montre à gousset pour choisir au hasard une heure. On retourne le sablier, le sable forme la pièce choisie par le spectateur, un cavalier. Le spectateur souffle sur le sablier et sur le verre l'heure choisie sur la montre apparaît également comme dans un rêve. La pièce comme l'heure se trouvait depuis le début sur un petit parchemin dans un cadre. Mais tout ceci n'était qu'un rêve car la montre à gousset n'a pas d'aiguilles, et le parchemin a disparu du cadre... ce n'était qu'un rêve comme le projet de roman.  « Le temps n’est qu’une illusion que la raison s’efforce de discipliner. Imaginez, au cœur d'une nuit de soufre et de brume, une table d'ébène où s'affrontent deux géants. D'un côté, le génie du crime ; de l'autre, l'homme qui ne dormait jamais. Une partie d'échecs dont l'enjeu n'était pas un trône, mais la course même des secondes. Plongez la main dans l'ombre du passé. Réglez une montre dont le tic-tac s'est tu depuis un siècle. Laissez votre souffle réveiller la mémoire d'un vieux sablier de tournoi... Venez découvrir "La Partie du Temps Figé". Un récit que Conan Doyle n'a jamais osé publier. Une expérience où la logique de Sherlock Holmes rencontre le vertige du rêve. Car dans ce duel de l'esprit, la seule certitude est l'impossible... et ce qu'il en reste une fois que la vérité s'est évaporée. Ici un sablier a remplir soit même, un sable rouge pour un côté visuel  (mais je vais tester du blanc et du noir) la customisation d'une pièce d'échec avec le même sable, boite en bois style victorienne, petit sac avec pièce d'échec, cadre avec parchemin et montre à gousset avec aiguilles à enlever. Démo et explication à venir en apéro magique...
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