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En fait nous sommes dieu comme tout ce qui nous environne.

Dis, est-ce que moi aussi, je suis Dieu ?

J'aimerais bien.

Si je crois à ça, je peux être Dieu ?

Je déconne, hein, Jack.

Parce que, jusqu'à maintenant...

mavieestunenferweb_mogador.jpg

J'ai vu ce film hier, pas jeune, de 1991, un ami me l'avait conseillé, j'ai bien aimé ! Avec Daniel Auteuil en démon, Michael Lonsdale en archange Gabriel, et Josiane Balasko en créature de rêve... Tout le fonctionnement des pactes avec le diable, enfin révélé...

et des vrais bouts de magie dedans : une belle apparition de bague, un bonneteau, une tête transpercée de sabres...

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Merci JacK,

Je sais que ce n’est jamais évident de donner son point de vue sur un sujet aussi délicat (et aussi intime). D'une certaine façon c'est un peu se mettre à nu.

Je me reconnais bien dans ce "monisme radical, universel, non-dualiste, immatérialiste et acosmique" :) ... Pardon je ne sais pas trop comment l'exprimer. De toute façon les mots n’ont plus beaucoup d’importance arrivé à ce stade.

Merci, néanmoins, d’avoir mis tes mots. ;)

Connais tu la vision intégrale de Ken Wilber ?

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Bon… Il est peut être temps de parler de… Plotin ! ;)

Plotin (205 - 270 après J.-C.), philosophe grec de l'Antiquité tardive, est le représentant principal du courant philosophique appelé « néoplatonisme ».

Plotin est connu avant tout pour sa compréhension du monde qui fait intervenir trois « hypostases » :

• L'Un

• L'Intelligence

• L'Âme

L'Un, l'Intelligence et l'Âme sont les trois principes d'où découle le monde sensible, et fonctionnent comme trois niveaux de réalité distincts.

L'Un est le principe suprême pour Plotin : il est sa propre cause et la cause de l'existence de toutes les autres choses de l'univers. Il n'a besoin d'aucun autre principe d'ordre supérieur pour « exister ».

En plus d'être constitué par trois principes fondamentaux, comme trois couches géologiques superposées, le monde, l'ensemble de ce qui existe, selon Plotin, obéit à une logique très spécifique. Le monde, dans son entièreté, émane de l'Un dans un mouvement qu'on appelle la « procession ». (...), il ne faut pas entendre par là ni un processus temporel ni la division d'une unité potentiellement complexe, l'émanation est comprise plutôt « en termes de dépendance ontologique atemporelle ».

la théorie de l'émanation montre que la procession est un processus logique qui ne dépend pas de la volonté d'un Créateur. Cette attitude vis-à-vis de l'origine du monde constitue une différence capitale entre le néoplatonisme païen (de Plotin) et le néoplatonisme chrétien d'un saint Augustin. En effet, ici contrairement aux penseurs juifs et aux premiers chrétiens, il n'y a aucun « acte » créateur à l'origine du monde, il n'y a aucune volonté divine à l'œuvre dans la création. L'Un donne naissance à tout, sans qu'il faille voir là l'action de sa volonté, à proprement parler.

L'Un est absolument transcendant, mais il est aussi immanent en tout. Il n'est nulle part, mais il est partout. Tout a rapport, à des degrés divers, à l'Un, qui est la mesure de toutes choses. Puisque tout est issu de lui, directement (dans le cas de l'Intelligence) ou indirectement, puisqu'il n'y a pas de séparation entre l'Un et le monde comme entre Dieu et sa création, tout est également lié à lui. Il est donc possible de retrouver en chaque être la trace de ses principes supérieurs. Ce mouvement de retour vers ses propres principes est appelé la « conversion », et jouera un rôle primordial dans la mystique de Plotin.

Merci à JacK pour son intervention, sans celle-ci je n'aurais certainement pas parlé de Plotin, ici, aussi vite.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Bon à moi (de donner mon avis sur Dieu et l’univers ;) ).

Pour moi la question la plus importante et la plus essentielle que ce soit en philosophie, en science ou en métaphysique est : « Qu’est ce que la réalité ? » (j’en parlais encore, hier, avec un philosophe).

Cette question semble évidente au sens commun mais elle est en fait extrêmement complexe dés qu’on la creuse.

La philosophie, la science et la métaphysique convergent pour dire qu’au niveau relatif la réalité nous apparait comme multiple mais qu’à son niveau le plus essentiel, il n’y a qu’Une réalité.

Or, pour moi, s’il n’y a qu’une réalité, il y a fort à parier que cette unique réalité essentielle est liée à la conscience et que la conscience y joue un rôle prépondérant.

Je ne crois pas que la conscience soit un épiphénomène de la matière comme cela est posé dans les systèmes philosophiques les plus matérialistes.

La conscience est l’espace infini dans lequel se déploient tous les phénomènes (pensées, sensations, perceptions). La conscience n’est pas un phénomène, elle accueille tous les phénomènes. Elle n'est pas non plus un objet ou un produit. La conscience est hors du temps et de l’espace. Ce qui veut dire qu’elle n’est jamais née et ne mourra jamais. Ce qui veut dire, aussi, que nous tous (les êtres humains comme les animaux) nous partageons cette Conscience à des degrés divers. Elle est la même pour nous tous.

Dans un sens c’est cette Conscience que nous partageons tous qui est "Dieu" (je met ce mot entre guillemets car je ne suis pas théiste mais je ne me considère pas, non plus, comme athée).

Il est possible de faire ce que les mystiques appellent "l’expérience de Dieu" en portant l’attention sur l’Être et "l’Êtreté" c’est à dire en tournant son regard à 180° vers soi pour regarder qui regarde le monde. Cette expérience est à la fois la plus simple et la plus vertigineuse.

L’essentiel de la pratique spirituelle et religieuse consiste, selon moi, en une sorte de contemplation-émerveillement et célébration de Ce qui Est.

Cette contemplation et célébration de Ce qui Est n’exclue pas d’agir sur le monde pour le rendre meilleur (même si le monde est une illusion, nous subissons cette illusion, alors autant tout faire pour faire de cette vie un paradis ici et maintenant même si ce n’est qu’au plan relatif).

Tout comme dans le système proposé par Jack ma vision est donc une sorte de "holisme-monisme radical, universel, non-dualiste, immatérialiste et acosmique" :) Il se rapproche, néanmoins, fortement de formes connues de spiritualité : l’Advaïta Vedanta, le Tantrisme, le Shivaïsme (!) du Cachemire, l’école Dzogchen du bouddhisme tibétain.

Bon ben voilà… C’est assez simple à formuler, finalement, tout ça !

A vous ! :);)

Notre univers pourrait bien être une masse organique régie par les liens unissant chaque proton, chaque cellule, chaque neurone…

En quelque sorte un gigantesque cerveau, un gigantesque être ! dans une échelle exponentielle.

Ceci me fait penser à Max Tegmark un astrophysicien que, j’ai déjà cité plein de fois ici, et qui fait remarquer que chaque fois que l’homme est parvenu à prendre de la distance, il a découvert que tout ce qu’il savait n’était aune partie d’un ensemble plus vaste.

Peut être un jour, quand l'homme aura pris assez de recul, découvrira-t-il l'immense cerveau de l'image de JacK ou bien quelque chose de plus incroyable encore ! ;)

Bon dimanche !

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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En quelque sorte un gigantesque cerveau, un gigantesque être ! dans une échelle exponentielle.

baon-cosmic-ride-20131225.jpg

Howard Bloom, tout en se disant athée, parle d’un « cerveau global » à l’oeuvre depuis l’origine du monde, une sorte d’esprit gigantesque qui partage et diffuse l’information et dont nous faisons tous partie.

Tout ce qui vit, tout ce qui a vécu fait partie d’un cerveau collectif (…) une sorte d’esprit inter-espèces, en évolution. (Howard Bloom)

Plus d'infos sur Howard Bloom ICI

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Howard Bloom, tout en se disant athée, parle d’un « cerveau global » à l’oeuvre depuis l’origine du monde, une sorte d’esprit gigantesque qui partage et diffuse l’information et dont nous faisons tous partie.

Tout ce qui vit, tout ce qui a vécu fait partie d’un cerveau collectif (…) une sorte d’esprit inter-espèces, en évolution. (Howard Bloom)

Plus d'infos sur Howard Bloom ICI

Howard Bloom et son Principe de Lucifer ont été évoqués dans VM :) , message #471646 du 22/06/14, c'est ici :

http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/ubb/showflat/Number/471646/Searchpage/1/Main/38507/Words/howard/Search/true/[R%C3%A9flexion]_LUCIFER_est_en_Ari#Post471646

Extrait :

Bloom est l'un des principaux fondateurs de deux nouveaux champs d'exploration scientifique, le comportement de masse et l'étude des psychologies d’autrefois : la paleopsychologie. Bloom travaille actuellement a l'établissement d'une troisième discipline appelée omnologie, l'étude du Tout.

LUCIFER est en Arizona est encore un autre sujet de VM plus sérieux qu'il n'y paraît de part son titre... ;)

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omnologie, l'étude du Tout

Balaise, ce Bloom : un spécialiste en tout.

Un peu comme notre Bloom à nous. :)

Or, pour moi, s’il n’y a qu’une réalité, il y a fort à parier que cette unique réalité essentielle est liée à la conscience et que la conscience y joue un rôle prépondérant.

Je ne crois pas que la conscience soit un épiphénomène de la matière comme cela est posé dans les systèmes philosophiques les plus matérialistes.

La conscience est l’espace infini dans lequel se déploient tous les phénomènes (pensées, sensations, perceptions). La conscience n’est pas un phénomène, elle accueille tous les phénomènes. Elle n'est pas non plus un objet ou un produit. La conscience est hors du temps et de l’espace. Ce qui veut dire qu’elle n’est jamais née et ne mourra jamais. Ce qui veut dire, aussi, que nous tous (les êtres humains comme les animaux) nous partageons cette Conscience à des degrés divers. Elle est la même pour nous tous.

Shiva, il faudra que tu nous dises un jour ce que tu prends comme substances pour te mettre dans des états pareils. -8

La réalité du monde est une chose, la conscience en est une autre... c'est une activité cérébrale, pas un "espace infini".

Qu'un cerveau (ou une machine intelligente, lorsqu'elle existera) ait une activité ou pas, permet à un organisme d'avoir connaissance du monde qui l'entoure, d'en avoir conscience, mais ce n'est pas le monde qui l'entoure. Si le cerveau crashe, le monde continue.

Dans un sens c’est cette Conscience que nous partageons tous qui est "Dieu" (je met ce mot entre guillemets car je ne suis pas théiste mais je ne me considère pas, non plus, comme athée).

Je te rejoins (quand même) là dessus, dans la mesure où ça rejoint ce qu'on disait : Dieu est une idée.

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omnologie, l'étude du Tout

Balaise, ce Bloom : un spécialiste en tout.

Non non, du tout.

Dans un sens c’est cette Conscience que nous partageons tous qui est "Dieu" (je met ce mot entre guillemets car je ne suis pas théiste mais je ne me considère pas, non plus, comme athée).

Je te rejoins (quand même) là dessus, dans la mesure où ça rejoint ce qu'on disait : Dieu est une idée.

-8 Kristo, tu files un mauvais coton. mdr

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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