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Je suis d'accord ce genre d'effet est carrément impossible et inexplicable... mais je ne sais pas si le spectateur prendra en compte ces facteurs quand il aura son billet dégueulasse en main (quand on en a pas arraché un coin) qu'il devra ranger dans son portefeuil avec les autres (ah on me fait signe que non, il n'y en a pas d'autre, this is la crise).

Là en revanche je suis d'accord. C'est la raison pour laquelle j'insiste sur ce point : Sortir un billet d'un œuf frais n'est "dégueulasse" que si on n'a pas réfléchi ,au préalable, à la façon de la faire le plus proprement possible. (L'utilisation d'une pince dans le cas de Jeff Lee me semble approprié)

Évidemment il est indispensable de faire preuve d'un minimum de savoir vivre au moment de la restitution du billet à son propriétaire. Lui proposer de le changer contre un "neuf" (!) me semble ici la moindre des politesses. Traiter avec respect le spectateur qui "prend sur lui" pour nous assister peut sembler évident, mais j'ai vu de nombreux magiciens prendre un malin plaisir à faire le contraire... Je vous recommande à ce sujet la lecture d'un article de Carlos Vaquera : 'La maltraitance du rire", que vous pouvez re(découvrir) sur le site "Artefake".

Pour ce qui est du DVD de Jeff LEE, je ne l'ai pas vu...mais d'après les quelques infos que j'ai pu récoltés,vous n'y trouverez pas la moindre routine... "Simplement" une méthode très efficace (Encore une fois, d'après ceux qui possèdent le produit) pour charger l’œuf et le rendre examinable. Et il me faut bien l'avouer, rien que ça me donne l'eau à la bouche...

Pour finir Jimmy, cet effet existe effectivement avec une bague (Voir, entre -beaucoup- d'autres, Max Malini ou plus proche,Jay Sankey...)

Modifié par Ernest Sitril

J'aime ceux qui cherchent, je me méfie de ceux qui trouvent... (François Mitterrand)

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Publié le

Bonjour,

Encore plus dégelasse que le billet dans le citron, maintenant le billet dans l'oeuf.

D'ailleurs l'idée est loin d'être nouvelle...

Retrouver un billet une carte dans un œuf est un classique du XVIIIe siècle. Le tour est décrit par exemple en 1723 par Grandin/Ozanam, en 1759 par Carlo Antonio et en 1769 par Guyot.

Grandin suggère de faire choisir une carte, de la laisser tomber dans la gibecière en mélangeant le jeu, d'y jeter un œil et de transmettre l'information à un complice en montrant une autre carte du jeu (par un système de correspondance, le complice en déduit la carte choisie). Le complice met alors tranquillement (sans que l'on sache comment) une carte duplicata dans un œuf avant de l'apporter à la vue de tous. ([Jacques Ozanam et Grandin], "XLVII. Faire trouver dans un oeuf la carte qu'on a tirée", Récréations mathématiques et physiques, vol. 4, Paris, 1723, p. 444-445)

Carlo Antonio montre un jeu de cartes normal puis, par une parenthèse d'oubli, l'échange contre un jeu à forcer ne contenant que des rois de cœur. Il fait choisir et remettre dans le jeu une carte, puis fait apporter une demi-douzaine d’œufs, contenant tous une carte duplicata (les œufs ont été percés à un bout, une carte très mince y est roulée, l’œuf est refermé avec de la cire) ! Le spectateur choisit un œuf... que le magicien casse sur une assiette avec son bâton de Jacob. Et le spectateur n'a pas le droit de toucher aux autres œufs... (Carlo Antonio, "V. Pour faire trouver une carte dans un oeuf", Trésor des Jeux, Genève, 1759, p. 30-32)

Guyot a introduit une carte bien serrée dans un œuf rebouché avec de la cire. Il force une carte longue duplicata au spectateur... et donne l’œuf à casser au spectateur (au cas où ça gicle). Pendant ce temps-là, le magicien escamote la carte longue. Il propose aussi de mettre des cartes duplicata dans plusieurs œufs ou de faire choisir l’œuf parmi d'autres par un complice... afin de pouvoir casser ensuite les autres œufs vides. (Guyot, "LXXVIIe Récréation - Faire trouver une carte dans un oeuf", Nouvelles récréations physiques et mathématiques, vol. 2, Paris, 1769, p. 257-258)

retrouvé dans l'étron que le chien du spectateur fais en direct après disparition du billet.

Quant à utiliser un étron en magie, c'est une excellente idée qui remonte au Moyen-âge : la célèbre transformation instantanée dans la bouche d'une datte ou d'un fruit quelconque en étron. Y faire réapparaître un billet ne peut qu'ajouter au charme de l'expérience.

p.

Publié le (modifié)
Et dans un œuf dur :)

Si vous aimez les tours avec des œufs durs... et que vous voulez par exemple retrouver un œuf de caille au milieu d'un œuf dur de poule, ou produire un œuf dur exclusivement jaune, ou encore servir "l’œuf paradoxal à un quelconque philosophe" où jaune et blanc sont inversés... je vous conseille vivement le formidable petit livre d'Abdul Alafrez intitulé Deuxième volume de la Grande Encyclopédie "Miam-Miam" qui traite, pour cette fois, de la CUISINE MAGIQUE, Paris, 1984. Il est assez facile à se procurer sur le marché de l'occasion à vil prix.

p.

Modifié par Plick
Publié le

Voici deux autres références (par les P & P) :

1722 – Henry DEAN. The Whole Art of Legerdemain. Ce libraire, et marchand d’appareils de prestidigitation propose parmi ceux-ci, la baguette à ressort destinée à charger un œuf avec une carte enroulée sur elle-même. Référence : Page 14 de la Sorcellerie aux tours de cartes. Une petite histoire de la magie de table en Occident. (1584 – 1897). Par Stephen Minch. Traduction de Richard Vollmer. Éd. Magix Unlimited.

2004 - Alfredo MARCHESE. Carte dans l’œuf, pages 3 à 5 de ses notes de conférence Professional Cartomagia. Ce tour nécessite une assiette, un coquetier, une pince, des œufs, deux jeux de cartes, une baguette magique normale et une baguette préparée qui permet de charger l’oeuf, un classeur de 52 cartes, un élastique, des serviettes en papier et un raton laveur (en option). En somme, l’attirail du parfait magicien. Une carte à jouer choisie disparaît du jeu où elle avait été replacée et apparaît dans un œuf. Mais chacun sait que seul l’effet compte et pas la méthode.

Publié le

Bonjour P&P,

1722 – Henry DEAN. The Whole Art of Legerdemain. Ce libraire, et marchand d’appareils de prestidigitation propose parmi ceux-ci, la baguette à ressort destinée à charger un œuf avec une carte enroulée sur elle-même. Référence : Page 14 de la Sorcellerie aux tours de cartes. Une petite histoire de la magie de table en Occident. (1584 – 1897). Par Stephen Minch. Traduction de Richard Vollmer. Éd. Magix Unlimited.

Je n'ai jamais vu ce tour dans l'édition de 1722 d'Henry Dean... donc ça m'intéresse furieusement. C'est à quelle page ?

La première occurrence que j'avais chez Dean se trouve dans la deuxième édition de 1727 : Henry Dean, "How to make a card jump out of an egg", The Whole Art of Legerdemain : or Hocus Pocus in Perfection, Londres, 1727, p. 122-123. Il est vrai que la méthode est savoureuse.

Tant qu'on parle d'Henry Dean, vous datez la première description du "ruban ou étalement sur table" (P&P 2011, p. 63) de 1785... je trouve qu'il y en a pourtant une mention assez claire chez Dean en 1722 : "Then spread the pack of cards open on the table" (p. 51) dans un tour par ailleurs assez moderne (qui mériterait à mon avis, bien que le jeu ne se coupe pas de lui-même, d'être inclus dans votre chapitre "Vous saurez tout sur le FI", p. 203). Quel est votre critère pour déterminer l'apparition de l'étalement sur table ? Des détails esthétiques ? Des précisions techniques ?

Merci P&P et à très bientôt,

Signé : P.

Publié le (modifié)

Pour la carte dans l'œuf. C'est tout le problème des différentes éditions d'un même livre comme cela se faisait beaucoup au XVIIIe siècle. Nous avons celle de 1795. Et nous n'avons pas la première édition de 1722. Alors nous avons fait confiance à Stephen Minch que nous considérons connaisseur en histoire de la magie.

Pour vous montrer la différence entre l'édition de 1927 et celle de 1795 :

- Vous citez, page 51, la phrase: "Then spread the pack of cards open on the table"

- Or dans l'édition de 1795, nous n'avons pas cette phrase car les deux tours proposés sont:

-“To make a room seem to be all on fire, mighty dreadful to behold “

-“How to eat fire, and to blow it up in your mouth with a pair of bellows”.

Notre critère pour la description d'un étalement correspond à la définition donnée par Henri Decremps page 176, qui est très claire : "Arrangez d'un coup de main les cartes sur la table" associée à la figure 49 qui montre un jeu étalé en largeur.

Merci pour vos remarques justifiées qui montrent bien qu'il est difficile d’être exhaustif lorsqu'on n'a pas TOUS les livres et TOUTES les éditions.

Les P & P

Modifié par GP21

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    • Bonsoir  Je cherche à savoir s'il existe un original dans un musée de cette théière. J'avais lu que le british Museum pouvait l'avoir mais je n'ai rien trouvé. Si quelqu'un peut éclairer ma l'entrée merci d'avance    Philippe 
    • Le Pape adore conduire, hélas, une fois élu, son emploi du temps ainsi que sa sécurité ne lui en laissent guère le temps. Pourtant un jour, en voyage officiel aux Etats-Unis, il s'aperçoit que la voiture qui doit le mener de l'aéroport à son hôtel, à New-York, est le modèle d'une berline incroyable qu'il a toujours rêvé de conduire. Il négocie donc âprement en loucedé avec le chauffeur pour que ce dernier le laisse conduire. Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà le Pape au volant du bolide. Cependant aimer conduire est une chose mais conduire avec prudence et retenue en est une autre et c'est ainsi que le Pape joue les Fangio avant de se faire arrêter par un policier. Lorsque celui ci se rend compte de l'identité du chauffard, il est bien embêté et fait part du problème à son supérieur, occupé à effectuer un contrôle de routine à quelques mètres de là : - Chef, c'est quand même quelqu'un d'important. - Important  comment ? Comme le maire ? - Heu plus important. - Comme le gouverneur ? - Plus... - Pas comme le président, si ?!? - Ben c'est à dire... - Mais enfin ! Plus important que le président ! C'est pas possible ! - Ben je sais pas trop, Chef, car il a quand même le Pape comme chauffeur. (Fun Fact : C'était une des blagues préférées du Pape François, qui considérait que la joie était un don de Dieu et que les Chrétiens ne devaient pas offrir, je cite, "une face de piment au vinaigre" 🙂).
    • Je viens de terminer "Le manuscrit de Birkenau". Dire que je n'y ai rien appris de nouveau serait un mensonge éhonté. Au contraire, j'y ai appris quantité de choses et approfondi des connaissances que je croyais pourtant assez complètes. La postface notamment est des plus intéressantes car l'auteur y explique la genèse de ce livre et les recherches qu'il a du mener pour l'écrire. Il précise également quels sont les faits qui relèvent de la fiction versus ceux issus de ses recherches historiques. Je ne trahis aucun secret ni ne dévoile aucune information compromettant la lecture de cet ouvrage : Francisco, Tanusha et leur histoire relèvent de la fiction, le parcours de Herbert Levin et de sa famille relève en partie également du romanesque (en partie seulement), le reste est entièrement vrai (contexte, personnages et fonctionnement d'Auschwitz-Birkenau). Pour conclure, ce n'est pas un simple roman, il s'agit d'un réel travail d'historien, d'une grande valeur qui plus est (les sources sont citées en fin de volume, notamment les plus "récentes", ce qui rend ce livre si important). Un grand merci à @Philippe SACCOMANO donc, pour nous avoir fait découvrir cet ouvrage (en tous cas en ce qui me concerne). Note : Certains passages sont effectivement difficiles à lire, au sens émotionnel du terme, précisément parce que, encore une fois, tout cela s'est vraiment produit et cela ne faiblit pas en cours de lecture. Lorsque vous renfermerez le livre après l'avoir terminé, vous n'en aurez pas tout à fait fini avec Auschwitz-Birkenau. A titre personnel, il m'a fallu quelques temps pour passer à une lecture plus légère et nécessaire.
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