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Les Collections du Surnatéum viennent de s'enrichir d'un fragment de poterie grecque du -VIIe siècle BC présentant le très beau dessin d'une sirène. Il s'agit d'une des toutes premières représentations de sirène avec corps d'oiseau et tête de femme. Ce n'est que vers le -IIIe siècle BC que l'image évoluera vers une moitié supérieure de femme (buste compris) pour progressivement prendre l'image d'une femme entière. La sirène mi-poisson mi-femme dérive de l'imagerie nordique.

Ce n'est pas la seule sirène de nos Collections puisque nous possédons un très belle Feejee Mermaid, une Jenny Haniver, une Mami Wata (sirène vaudou -Afrique de l'Ouest), ainsi que quelques autres objets peu fréquents.

Pour rappel, la Sirène était une créature mythique accompagnant le défunt dans les Enfers.

La première mention d'une sirène dans la littérature se trouve dans l'Odyssée: Circé met Ulysse en garde contre elles, et lui offre de la cire d'abeille pour boucher les oreilles des marins.

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Trés jolie également cette Mami Wata.

Concernant les Sirènes Grecques:

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Les scoliastes et les lexicographes décrivent les Sirènes : elles ont, disent-ils, un corps d'oiseau et une tête de femme. Ce renseignement de date récente, car ni Homère, ni les écrivains classiques ne nous parlent de l'aspect des Sirènes, est confirmé d'une facon formelle et précise par les documents archéologiques dont quelques-uns remontent très haut. Un des plus anciens et le plus important est une hydrie de style attico-corinthien, trouvée à Caeré, actuellement au Louvre. L'épaule du vase est ornée entre autres de deux oiseaux à tête de femme, dont l'un est, expliqué par cette inscription : siren eimi, «je suis la Sirène». Comme ce vase n'est pas, sans doute, de beaucoup postérieur à l'Odyssée, nous pouvons croire que c'est bien ainsi qu'on se figurait les Sirènes à l'époque de la dernière rédaction du poème. C'est ainsi en tout cas qu'on a continué à se les figurer en Grèce.

Source:

http://www.mediterranees.net/mythes/ulysse/epreuves/sirenes/daremberg.html

J'aime également beaucoup ce vase:

[img:center]http://i60.tinypic.com/1608p39.jpg[/img]

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Ce qui est étonnant sur ce vase, c'est la présence de trois sirènes, lorsqu'il semble que Homère en décrit deux dans l'Odyssée.

Je ne connaissais pas ce détail. Il faut dire que ça fait des années depuis que j'ai lu l'Iliade et l'Odyssée.

Les Sirènes

Selon la tradition homérique, les sirènes sont des divinités de la mer qui séjournent à l'entrée du détroit de Messine en Sicile.

Musiciennes dotées d’un talent exceptionnel, elles séduisaient les navigateurs qui, attirés par les accents magiques, de leurs lyres et flûtes perdaient le sens de l’orientation, fracassant leurs bateaux sur les récifs où ils étaient dévorés par ces enchanteresses.

Elles sont décrites au chant XII de l'Odyssée comme couchées dans l'herbe au bord du rivage entourées par les «amas d'ossements et les chairs désséchées des hommes qu'elles ont fait périr».

Les sirènes étaient représentées, chez les grecs, avec «un corps d'oiseau et une tête de femme, et jamais avec un corps de poisson comme dans les mythes nordiques». Cependant, il faut noter qu'Homère ne fait aucune allusion à des femmes-oiseaux. Le texte semble même suggérer qu'il pense à des femmes normales se tenant au bord de la mer. La nature hybride de la sirène, mi-femme, mi-oiseau est expliquée par la mythologie comme une punition qui les relie au monde infernal.

Une autre explication de leur métamorphose en attribue la cause à la colère d'Aphrodite. La déesse de l'Amour, les affubla de pattes et de plume tout en conservant leur visage de jeunes filles parce qu’elles avaient refusé de donner leur virginité à un Dieu ou à un mortel.

Voici un autre lien trés complet avec de nombreuses représentations (dessins et peintures) de sirènes:

Succomber au chant des sirènes

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Pour comparer, un petit Bâ égyptien dans les collections du Surnatéum. La créature (une des âmes de l'individu) qui est à l'origine de la sirène.

Il me semble également qu'il pourrait être à l'origine de la peur des chouettes: l'oiseau qui ressemble le plus au Bâ - Sirène - Stryge est la chouette effraie. Or dans les traditions égyptiennes antiques, le Bâ est l'âme (parmi les 7) qui quitte le cadavre, sort de sa tombe, et va se promener parmi les vivants. Le Bâ doit toutefois rejoindre son tombeau.

Il ne serait pas étonnant que ce Bâ soit donc à l'origine d'une des premières formes données au vampire. (La chauve souris buveuse de sang n'arrivera qu'en 1760..)

Ci-dessous, une monnaie satirique française: Napoléon III, vampire de la France. Le Vampire est une chouette.

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Petit à petit, en passant du Bâ égyptien à la Sirène grecque, on en arrive à ce que la sirène est l'ancêtre du vampire.

Le corps momifié doit être conservé intact pour que le Bâ y revienne. Le vampire est un cadavre qui ne se décompose pas. Il doit retourner dans sa tombe à moments réguliers. Le fait qu'un corps se décompose est la preuve qu'il ne peut être un vampire...

  • 2 weeks plus tard...
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Bon, la photo n'est pas top.

Le petit (enfin, petit...) Pteropus Vampyrus vient de rejoindre le Surnatéum. Il s'agit de la première chauve-souris nommée Vampyrus (Vampire) par Carl von Linné en 1758. Toutefois comme il ne s'agit pas d'une chauve-souris buveuse de sang, mais plutôt d'une Roussette ou Renard Volant de Malaisie, Buffon renommera Vampire, une autre chauve-souris hématophage d'Amérique du Sud, l'année suivante.

Il s'agit d'une des plus grandes chauve-souris au monde et, de par son nom, le plus grand des vampires. Nous l'avons surnommé Hans (Otto était déjà pris). :)

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    • J’ai acheté le livre Mémoire(s) de @Benoit CAMPANA en 2023. Après l’avoir lu, j’avais trouvé que c’était très compliqué à mettre en place pour deviner près de 1 000 célébrités en 15 jours. Quand j’ai vu la sortie de cette conférence, je me suis laissé tenter par l’idée de ressortir le bouquin de mes étagères. Voir Benoit expliquer pas à pas, en vidéo, les méthodes décrites dans son livre, ça a été une véritable révélation. Je me suis fixé beaucoup plus de temps pour apprendre les dates de naissance des célébrités, mais aujourd’hui, tout est dans la tête. Pas de gimmick. Rien à voir, tout est dans la tête ! C’est fabuleux... Du pur mentalisme.
    • Une nouvelle capsule : « La Marque », une routine de book test un peu spéciale avec un livre classique. Je voulais conjuguer le mentalisme et la magie traditionnelle dans une ambiance romanesque. L'idée directrice était de créer un effet de book test plus magique que mentaliste. Le passionné d'histoire et le pratiquant d'escrime de spectacle que je suis ne pouvait choisir un autre thème que le célèbre roman d'Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires ! J'ai toujours été fasciné par la relation entre Athos, le comte de La Fère, et la belle Milady. C'est elle qui a donné l'ambiance de la routine. Ici, le spectateur commence par choisir un marque-page « personnage du roman » parmi plusieurs, puis l’insère dans une édition ancienne de l'ouvrage. Il regarde la page qu'il a marquée. Le magicien lui demande quel personnage y est mis en valeur, et il répond : la comtesse de Winter. Il retourne alors le marque-page et, à son grand étonnement, c'est le portrait de Milady... Tout en racontant l'histoire de Milady, le magicien approche le dos du portrait de la flamme d'une bougie : au dos apparaît alors la marque d'infamie, la fleur de lys. Le coin est déchiré et remis au spectateur. Ce dernier déchire ensuite le portrait et le place dans une boîte ancienne. Le portrait est alors reconstitué, sauf le coin avec la fleur de lys, qui correspond pourtant parfaitement à la déchirure d'origine... Côté matériel : recherche d'une édition ancienne en petit format (un livre normal et tout à fait examinable) du roman, recherche d'une boîte en bois « particulière » qui fasse d'époque avec sa customisation, puis création et vieillissement des portraits. « Il est des femmes que l’on condamne au fer rouge… et d’autres que l’on porte à jamais dans le cœur. Sous les ombres et le silence du château de la Fère sommeille encore un souvenir qu’aucun temps n’a pu détruire : celui d’Athos et de Milady de Winter. Entre amour, trahison et damnation, un portrait sera déchiré, une marque oubliée réapparaîtra des flammes… et ce que l’on croyait effacé reviendra pourtant du passé. Car certaines blessures ne guérissent jamais. Et l’on n’efface pas impunément ce que l’on a aimé. »
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