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Nous aurions adoré que Christian Fechner soit notre invité. Hélas...

Nous n'avons certainement pas LA solution unique à l'évolution de l'illusionnisme comme art au XXIème siècle, loin de là, mais nous en avons UNE. Elle n'a nécéssité que 35 ans de travail et de préparation.

Et aujourd'hui, elle sort au grand jour.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Salut à tous,

J'ai eu l'occasion, après avoir contacté Ced, de passer un moment au Surnateum de Bruoxéliande. Je ne connaissais ce monde que via les livres du Conservateur, raison pour laquelle j'ai voulu bouger mes fesses jusque chez cet honorable belge.

Et je dois avouer que je ne m'attendais pas cela...

Vous arrivez devant une maison à l'allure parfaitement normale, 3 façades, dans un square qui, assez étrangement, rappelle un certain Privet Drive. Tout semble parfaitement "normal", à l'exception près de cet oiseau qui me regarde depuis le toît... J'arrive à la porte qui, comme Gambit (que j'ai eu l'occasion de rencontrer chez Thierry, mais ne le sait pas encore) l'a justement affirmé, est gardée par un système de sécurité haute technologie : Big Brother is watching you.

La porte s'ouvre alors seule sur cette cage d'escalier grimpant vers des mondes parallèles. Je ne prends pas le temps de regarder autour de moi, et gravis les marches deux à deux histoire d'enfin rencontrer ce fameux Conservateur.

J'avais beau déjà l'avoir vu en photo, le choc de la réalité est toujours impressionnant : sympathique, souriant, passionné, avenant, hospitalier... Un bruxellois comme on les aime.

Mais j'oublie le plus important : l'environnement. Une progression, un glissement à peine perceptible qui vous fait tomber sans le savoir dans ce terrier magique. Le voyage, idée suggérée à la perfection, est omniprésent sans exagération : des sièges aux murs, en passant par les objets exposés, l'ambiance est à l'escapade, à la liberté. L'ambiance est chaleureuse et agréable, pour ne pas dire envoutante. Mais rien de percutant jusqu'alors. Ce n'est que lorsque le regard se pose sur le triptyque central, le Cabinet de Curiosités à proprement parlé, que l'on bascule totalement dans le monde typiquement belge du fantastique : se cotoient, dans un chaos parfaitement structuré et réfléchi, Mary Ann, Ana Eva Fay, Harry Potter, Dracula, le dieu Pan, son descendant Peter et Clochette, les Fées de Cottingley, Richard Hanze et quantité d'autres personnages mystérieusement attirant. Les références littéraires et cinématographiques sont nombreuses, de Meliès à Cocteau, en passant par Sir Arthur Conan Doyle et Victor Hugo. Les univers, bien que parfaitement quadrillés, entrent en interaction, en alchimie les uns avec les autres grâce aux éclairages soigneusement étudiés par la famille du Surnateum pour donner à cet ensemble hétérogène toute son homogénéité. L'écoute du concepteur du Cabinet est passionnante, enivrante même. Mes sens se sont presque envoutés et trompés eux-même : il m'a semblé entendre quelqu'un rire, là, dans le Cabinet même. Peut-être Fay, peut-être fées...

Christian Chelman et son équipe ont accompli en ce lieu commun le miracle de la passation au fil du rasoir. Mais ce n'est pas tout. Il n'aurait pas un sourire malicieux au visage pour rien...

Il m'invite donc à monter à l'étage le plus élevé de sa demeure. C'est en arrivant sous les tuiles du toit que je percutais où j'allais arriver : la Chambre des Oracles. Ce lieu, magnifiquement aménagé, contient des trésors inavouables et parfois même inavoués... Entres les costumes chamaniques, les tables oraculaires, l'autel vaudou, les restes du voyage à Katmandou à la recherche du Yéti, une véritable corde hindoue, l'esprit se confond et les yeux se perdent tant cet espace est riche et admirablement éclairé. Pour ceux souhaitant en savoir un peu plus, un espace discussion est organisé au centre même de la case, le Conservateur révélant l'histoire de chacun des objets de la pièce. Et pour les plus curieux, un compendium est tenu à la disposition de tout visiteur souhaitant acquérir de plus amples informations.

Mais la nuit était tombée depuis longtemps et le chemin du retour s'annonçait fastidieux.

Malheureusement, la Grande Bibliothèque était fermée pour cause de ré-aménagement... Dommage, les secrets du Conservateur me resteront encore inconnus pour un moment.

Les salutations sont longues et amicales, je reviendrai, j'en suis certain, ne serait-ce que pour cette cage d'escalier qui, soudainement, prend un tout autre aspect.

Tiens, bizarre, je n'avais pas vu que Mary était dans la maison : son manteau, son grand sac et son chapeau sont au porte-manteau...

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Le Surnatéum lance une première série de séminaires privés (max 6 pers) sur des sujets divers.

Chaque séminaire, de deux heures environ, traitera d'une routine unique et originale. Les participants auront l'exclusivité de présenter cet effet. qui sera réellement disséqué dans les moindres détails.

Ceux d'entre vous qui désirent participer à ces séminaires peuvent me le faire savoir en MP.

Le premier séminaire traitera d'une routine unique (et assez longue de Oil & Water), bien entendu inédite. L'approche de cette routine est très différente des formes classiques.

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Comme si c'était écrit par Christian lui-même :D

Je prends ça pour un compliment en tout cas, merci.

Pour ceux qui en doutent, me voici devant l'un des multiples objets du Surnateum :

[img:center]http://img822.imageshack.us/img822/2066/photo0586m.jpg[/img]

Et vous ne voyez là qu'une infime partie de la chose... Je vous encourage à demander votre visite : le tarif est largement en-deçà de la peine que s'est donnée ce grand monsieur.

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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