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Idem !!!

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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Publié le (modifié)

Bravo pour le livre il a l'air vraiment original.

Hâte de voir ça au congrès !

Modifié par LuDo

Is that what your little note says? It must be hard living your life off a couple of scraps of paper. You mix your laundry list with your grocery list you'll end up eating your underwear for breakfast.

  • 5 months plus tard...
Publié le

Hello David :D

Tu écris une remarque très intéressante en page 98 de Magicabrac, relative à ce qu’un forçage PATEO permet de forcer la position (une coquille fait qu’il est écrit « positon » dans le livre mdr ) d’une carte par exemple (et pas seulement la carte elle-même), tu ajoutes « Un exemple va tout de suite vous faire comprendre cette propriété à ma connaissance inexploitée, du forçage PATEO ».

Juste pour info, j’avais utilisée cette propriété mais d’une façon différente de la tienne, lors d’une conférence à Paris en mai 2001, organisée par Joker Deluxe. Brièvement :

1/ Le magicien présente un élastique et lui fait prendre entre ses doigts différentes formes : triangle, carré, rectangle et losange. Pour le cercle, à l’évidence plus difficile à réaliser en mains, le magicien use d’un habile subterfuge : il entoure l’élastique autour du ballon d’un verre à pied, lui donnant ainsi la forme d’un cercle. Fin de la phase 1.

2/ Il s’agit de la version « élaborée » de ce tour (voir mes notes de conférence Faux-Semblants vol. 1 page 9 où est décrite succinctement la méthode expliquée plus en détail lors de la conférence). Cinq cartes blanches des deux côtés sont exposées, puis les cinq formes données précédemment à l’élastique sont dessinées au marqueur indélébile, une sur chaque carte. Les cartes sont retournées faces en bas et elles sont « brassées » sur la table. (Nota : le magicien doit juste connaître la carte où se trouve l’étoile, ce qui est assez facile puisqu’il « mélange » lui-même les cartes ;) .)

3/ Il me fallait alors forcer la carte étoile, pour ce faire j’utilisais mon Forçage au pentacle virtuel conçu précédemment et qui figure dans ces mêmes notes et dans l’un des bulletins de Mindon Mania. Dans mes notes, j’écrivais « […] le seul impératif étant d’associer le chiffre 1 au dos de la carte étoile ». C’était là le « petit soucis ». En réalité, il est très facile de numéroter le dos des cinq cartes sans se poser de question puisque la suite (Le Pentacle virtuel) est en soi assez convaincante pour se suffire à elle-même, mais je voulais aller « plus loin » et donner l’impression de ne RIEN contrôler, pas même la numérotation.

4/ C’est alors que je procédais à un PATEO. Les cartes, au fur et à mesure de leur élimination, étaient alignées et, au final (car c’était le magicien qui pouvait choisir parmi les deux dernières cartes pointées par le spectateur ;) ) il ne restait qu’une carte (l’étoile) qui était donc mise à l’extrême bout de la rangée. Les cartes alignées « aléatoirement » (c’est en partie vrai !) étaient ensuite numérotées de 1 à 5 dans le sens de la lecture pour le public, le 1 étant la carte étoile évidemment, seul impératif du forçage au Pentacle virtuel puisque le 1 en est « la cible ». Pour être clair, le PATEO permettait de définir une position (le début de la rangée dans cet exemple) qui était ensuite déterminante pour le second forçage.

5/ L’effet : suite à un protocole d’élimination propre au Pentacle virtuel, une seule carte reste face en bas parmi les cinq, il s’agit de l’étoile. Le magicien pose alors ses doigts sur l’élastique (ou fait exécuter ceci par un spectateur) et le fait descendre d’autour du ballon au pied du verre où instantanément il prend à vue la forme « choisie » par le spectateur, une étoile ! (Remarquez qu’à cette époque, presque personne ne connaissait les élastiques à mémoire ce qui rendait l’effet encore plus fort -8 ).

Voilà David. Tes trois idées relatives à ce que le forçage PATEO permet de forcer une position sont très chouettes :D , je renvoie les lecteurs à ton ouvrage. Dans ton cas, la position va concerner une prédiction (ce qui participe à l’effet), dans le mien c’était une étape permettant de rebondir sur un second forçage (ce qui participe de la méthode) mais le but était bien de forcer la position en plus de la valeur (une forme). Ta très bonne idée d'une double prédiction doit avoir des tas d'autres applications. :D

Comme quoi il y a toujours des potentiels à explorer, je ne doute pas que le PATEO cache encore bien des surprises…

Christian

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  • Messages

    • Contrepèterie du jour, directement tirée de l’une de Jacques Antel dans Le Tout de mon cru :  Le Traducteur magique n’est pas un recueil de vers à l’envi. 
    • L'idée de cette petite capsule m’est venue en regardant et en étudiant des tours de cartes classiques (si, si, cela m'arrive !). J’y ai vu plusieurs routines utilisant des cartes dites « jumelles », comme les deux valets noirs. Mais en tant que spectateur, je n'ai jamais trouvé cela très magique, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. En poussant ma réflexion, je me suis dit que c'était parce qu'il n'y avait aucun lien assez fort entre deux cartes jumelles pour susciter mon intérêt ou ma curiosité, en dehors de la simple « coïncidence ». J'ai donc immédiatement exclu le support des cartes à jouer pour chercher ce qui s'assemblait naturellement par paire tout en créant de l'émotion. Rapidement, une idée s'est imposée : les amoureux, les amants... et plus particulièrement ceux des amours impossibles, issus des romans et des tragédies théâtrales. Mon ambiance était posée. Concrètement, le matériel se présente sous la forme d'un petit livret contenant de nombreux portraits d'amoureux maudits célèbres. Le magicien en pose quatre sur la table, face cachée. Il demande alors au spectateur d'utiliser son intuition et le temps qui passe pour rassembler ces amants séparés. Le magicien égrène le temps à rebours, de 10 à 1, en posant les portraits. Le spectateur l'arrête quand il le souhaite, avec la possibilité de changer d'avis et de « remonter le temps ». Le magicien distribue alors le nombre de cartes choisi et positionne un portrait face visible à côté de celui posé au départ. L'opération est répétée quatre fois. On retourne ensuite les quatre portraits cachés du début : tous les couples mythiques ont été parfaitement reformés (Roméo et Juliette, Rodrigue et Chimène, Roxane et Cyrano...). Mais ce n'est pas fini ! Sur les quatre paquets formés devant les couples, on retourne la première carte : elle correspond exactement à la pièce de théâtre dont est issu chaque couple. L'intuition du spectateur était totale. Enfin, pour le climax : on révèle que tous les autres portraits du livret sont devenus... totalement blancs ! Côté fabrication, c'est un petit support façon livre d'opéra en velours rouge avec un lacet en cuir et ses portraits de personnages. Une mini-capsule narrative, que je trouve élégante et percutante, qui tient facilement dans la poche. Je vous présentera la démonstration lors de l'Apéro Magique #296 ce lundi soir (et les explications en After). « Au théâtre, l’amour a souvent pour compagnon le temps... et la tragédie. Certains êtres sont faits pour s'aimer, mais tout dans l'univers semble s'évertuer à les séparer. On croit leurs histoires gravées dans les livres, figées par les mots d'un auteur. Pourtant, il existe une empreinte invisible, une forme d'attraction magnétique entre ces âmes maudites. Aujourd'hui, nous ne allons pas jouer avec le hasard, mais avec votre propre sensibilité. Sans le savoir, vous allez réunir ce que le temps et le destin ont déchiré. »
    • Retour aux sources est un livre d’une grande qualité pour les passionnés et amateurs de beaux ouvrages. La densité et la qualité des références bibliographiques y sont impressionnantes. C’est un livre qui prend toute sa valeur quand on possède déjà un petit fond d’ouvrages magiques. Personnellement, cette lecture m’a permis d’avoir un vrai déclic et de enfin comprendre toute l’importance et la portée du classique de Paul LePaul — qu’un grand magicien belge me vantait pourtant depuis des années ! Une lecture extrêmement enrichissante.
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