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Publié le
Parmi les grands, peu étaient pro. Ascanio, Aronson, Vernon, Marlo avaient tous un job, et ultra prenant (coach, avocat, prof...)

Yep... Je pense foncièrement que c'est pour ca qu'ils avaient le temps de développer des effets, des techniques, un vrai travail de recherche... car ils n'avaient pas à chercher des contrats pour vivre, vu qu'ils avaient un boulot alimentaire...

Et... après avoir dit ca, je m'auto-contre-argumente :

oui mais Julien, il y a toute une liste de "grands" qui eux en vivaient...

Bref, tout ca pour dire quoi?... ben euh...rien...que tout se fait au cas par cas après tout... :)

amic'

Ju'

(ouaip ce post ne sert à rien, je vous le concède... ;)mdr )

Choose your battles wisely.

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Publié le

L'expérience des autres est presque aussi utile qu'un peigne à un chauve ;)

Quelques questions ?

- as-tu la possibilité ou le courage ou l'envie de patienter jusque l'obtention de ton BTS ?

- dans la branche professionnelle que tu as choisie, est-il facile de changer où si tu lâches tout, c'est perdu ?

- ta famille peut-elle te soutenir (y compris financièrement) les premiers mois ?

- as-tu des goûts de luxe où pues-tu vivre simplement quelques temps ?

- en magie, es-tu dors et déjà au point pour faire la bascule ?

Du loin où je suis je pense que si tu as sous la main une formation négociable sur le marché du travail, il est plus facile de tout lâcher pour tenter l'expérience.

Tu sais que tu pourras revenir à une situation plus confortable si ça ne fonctionne pas. Sachant cela, tu peux être plus patient pour laisser démarrer ta carrière de magicien. Tu peux supporter plus longtemps la période de démarrage qui risque de te faire douter tant que ça ne rentre pas.

Donc j'aurai tendance à dire, sois patient pour passer ton BTS et ensuite plaque tout pour tenter ta chance dans le spectacle !

Ou pas...

Publié le

Ensuite il y a la possibilité (peut être) de trouver un travail qui nous permettent de pratiquer la magie, de nous entrainer, de lire etc., donc de vivre la magie à fond mais sans courir le cachet.

Ed-Marlo-232x300.jpg

Marlo à ses débuts travaillait en usine. Il était affecté à une machine 8h/jour. Comme il était inconcevable pour lui de rester 8h sans son jeu de cartes, il imagina un système pour automatiser son travail, qui ne lui demandait plus qu'une heure par jour. Le reste du temps il s'entraînait, il écrivait, il lisait. Bien sûr il n'en n'informa jamais son responsable.

J'ai un ami magicien qui fait du gardiennage sur des sites industriels. Il a tout loisir de lire, s'entraîner toute la nuit (à part les rondes, qu'il effectue toutes les 2h... un jeu en main). Son chef est d'accord. Pour un passionné, c'est le bonheur. Il a un salaire stable, il fait vivre sa famille, et il a du temps (beaucoup) pour sa passion. Après c'est un choix de vie.

Personnellement je ne vis pas de la magie (pas encore), mais je vis la magie. J'aménage mon temps de sommeil, mon temps de travail, les trajets, la famille, les enfants pour me permettre de pratiquer, lire etc. Et je chope toutes les occasions, tout le temps, de présenter un tour (collègues, voisins, passants, magasins, pompe à essence etc.). Donc toujours avec mes Bicycles et un ou deux livres.

Publié le

Thierry,

Bonjour !

1) Oui j'ai le courage d'attendre l'obtention de mon BTS, même plus, vu que je compte faire une licence professionnelle ensuite en Marketing ou en Management, car tout le monde à le BTS maintenant, donc ça permet de se distinguer un peu des autres.

De plus, je la ferai en alternance en étant adjoint chefs des ventes.

2) La branche dans laquelle je suis, je pense que ce n'est pas difficile de changer quand je vois le turn over qu'il y a chaque année, toujours 2,3 vendeurs qui changent.

Puis il n'y à pas que dans la branche de l'électroménager que s'appliquent mes diplômes, je peux changer d'enseigne et de branche. Le commerce s'appliquent à bien des activités.

3) Ma famille me soutiendra, plus particulièrement mes parents, ce serait une fierté pour eux que je perce dans le domaine de la magie. Ils m'ont toujours encouragé à en faire.

4) Les goûts de luxe, non, à part en Magie, où j'aime la qualité ! Sinon, je m'en fou d'avoir une belle voiture ou une belle montre. Mais quand même une belle femme ! Ce que j'aime c'est avoir un bon ordinateur, mais j'ai déjà investir dans l'Imac, c'est tout.

5) En Magie, si je n'avais pas mes diplomes à faire, mais il faut bien en avoir au cas où, je me serais déjà lancé, car depuis tout petit je dis que je veux être Magicien, et j'aimerais réaliser mon rêve quoi.

Et puis, j'ai envie de faire mon expérience, de tenter après avoir eu mes diplômes. Je pense que si je ne le fais pas, je vais me questionner toute ma vie, et qui sait, peut être le regretter dans l'avenir... !

Publié le

Et bien vas-y et tu verras bien....mieux vaut faire le pas quand on est jeune et puis après tu n'auras aucun regret...tu as le reste de ta vie devant toi.....Mais attention....si tu désires une belle femme....là,il peut y avoir problème...lol...ça coute souvent très cher et ça peut filer ailleurs pendant que tu "magiques" ......lol...donc prudence...

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

  • 1 année plus tard...
Publié le

Bonjour à tous,

Comme on en parle sur un autre fil, j'ouvre un nouveau sujet :)

j'ai 18 ans et j'aimerais connaitre les formalités administratives pour pouvoir commencer à exercer du close up. Je parle pour l'instant de l'administratif, tout ce qui est "set", "construction des routines" etc, c'est bon pour moi.

Autre question : où se lancer ? Comment se faire connaitr ? Un costume particulier (veste et chemise) ?

Voilà quelques questions jetées en vrac, merci d'avance !

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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