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j'ai eu du mal à comprendre ton jeu de mot christian ...

mais au final j'ai bien ri ^^

Je pense que les étapes dites par rom1 sont à peu près juste, même si elles différent pour chacun et que l'ordre aussi peut changer, enfin bref, toute façon il n'y a pas de sciences exactes. Je pense être en transition entre 3 et 4 en tout cas ^^.

Publié le

J'avais cru comprendre que le magicien qui devenait mentaliste, c'était avant tout une grosse feignasse qui avait compris que la définition de "mentaliste" pour un ancien magicien signifiait:

-Pas de matos à transporter.

-pas besoin d'être efficace à 100%

-moins de boulot que pour un puriste des cartes ou des pièces.

-matos moins cher (les bonnes idées sont souvent en PDF).

Le summum de l'art serait-il de s'apercevoir que vu le public et les artistes que l'ont peut trouver en majorité sont ce qu'ils sont, rien ne sert de s'embêter?

J'espere que vous me démontrerez que cela n'est pas un bon raisonnement (oh ben oui alors...).

Zappy (oups, je n'ai peut-être pas mis assez de sucre sur cette intervention...)

PAS DE PANIQUE!

Publié le
J'avais cru comprendre que le magicien qui devenait mentaliste, c'était avant tout une grosse feignasse qui avait compris que la définition de "mentaliste" pour un ancien magicien signifiait:

....

Quelqu’un demandait quoi faire, sur un autre forum :

Son patron, ayant appris qu’il bricolait de la magie, l’avait désigné d’office pour faire un numéro de 10 minutes, sur scène, lors d’un banquet d’entreprise.

Visiblement, le patron n’entendais pas être déçus, ni accepter un refus.

Bref, coincé.

Le magicien ne faisais pas de scène, que du close up, et avait quelques mois pour se préparer.

Bref, assurément trop court pour monter un vrai numéro de magie de scène.

Alors que tout le monde cherchais un moyen pour lui d’éviter le désastre, en refusant, j’ai proposé la solution !

Du mentalisme !

Ou de la magie mentale, si on préfère.

Mais en disant mentalisme au public, ca se vend mieux.

De toute façon, à part les mentalistes, personne ne fait la différence entre mentalisme et magie mentale, alors… ;)

Pourquoi ?

Car il n’y a pas besoin de gros matos, on peut trouver du matériel facilement, ou le bricoler sans trop se casser la tête.

Ben oui, contrairement à la magie bizarre, le mentaliste peut travailler avec du matériel d’aspect moderne et quelconque.

Il peut utiliser un jeu de carte, il suffit de le justifier par l’appel à un système aléatoire courant que tout le monde connais. (P. de Clermont ou Max Maven le font très bien…)

Il peut aussi se suffire d’un calepin et d’un crayon… un tableau de papier blanc (que l’entreprise peut bien fournir !) et hop, on a le plus gros du matos…

Bref, le matériel, si on veut bien échapper aux muses de la consommation qui veulent nous vendre des tables bourrées d’électronique, est léger.

Ensuite, la ou le magicien va devoir faire plusieurs tours, donc travailler plusieurs tours, avec un tas d’effets, un mentaliste va seulement travailler un effet, mais qui durera des plombes :

Ben oui, le mentaliste justifie, explique, parle, parle… et ca gagne du temps sur le contrat.

O, bien sur, il faut que le discours soit intéressant :

Mais un discours intéressant se prépare, si on a un peu de verve, en bien moins de temps qu’il ne faut pour monter un numéro de manipulation de scène de durée équivalent, avec 50 effets !

Il faut une certaine aptitude à s’exprimer devant un large public, évidemment.

Pour la gestion du temps, il faut voir aussi qu’on va faire venir sur scène du monde, la plupart du temps :

C’est facile une minute de gagnée sans se fatiguer, avec les déplacements des gens.

Quand je dis sans se fatiguer, je ne dit pas qu’il ne faut rien faire : le texte doit être la pour faire venir les gens sur scène.

Mais en une minute, certains magiciens de manip de scène t’aurons déjà produit 50 éventails et 10 foulards…. Ce que toi tu ne feras pas.

Enfin, la plupart des tours automatiques, portant sur la divination ou autre, que l’on trouve en close up, peuvent facilement se reconvertir en « mentalisme de scène » :

Il n’y a donc vraiment aucune manip spéciale à apprendre.

Il faut bien sur préparer son texte, gérer le public, gérer sa façon d’occuper la scène etc.

Mais ca, il faudrait le faire de toute façon.

Et la partie « magique » peut faire appel à des choses ne demandant aucune technique.

Par exemple, une triple prédiction de Colombini (avec un jeu jumbo).

Ou un jeu miracle, et 6 cartes retrouvées.

Un OFTW en jumbo, sur des supports verticaux.

Ou une prédiction avec un kolossal killer géant dans de grosses enveloppes…

Bref, des tours entièrement automatique, si on compare à de la manipulation de scène ou de close up !

Et cela libère donc l’esprit pour utiliser le (faible) temps disponible pour la présentation.

Oui, le mentalisme, c’est cool :)

;)

Bref, pour en revenir aux étapes du magicien, qui ont amenées cette (longue) digression, mais cela peut en être la justification (de la disgression…) :

On peut ajouter l’étape :

-Le moment où on décide d’oublier le moyen, pour se concentrer sur le résultat.

Les moyens, en magie, seront de toute façon inconnus du public.

Seul le résultat pour le public compte.

Prendre conscience de cela, et le mettre en œuvre, constitue une étape importante.

Au début, on se concentre sur les tours, sur les trucs, on accumule les effets avec boulimie, et c’est bien naturel.

Ensuite, seulement, bien souvent, on pense au public.

Et on fait ce qu’il faut pour que le public apprécie ce qu’on fait.

Faire une manipulation compliquée est très satisfaisant pour le magicien.

Si on peut la remplacer par un forçage en croix, et augmenter l’effet pour le spectateur, il faut le faire.

C’est frustrant, pour le magicien.

Mais il faut savoir pour qui on travail : nous, ou le public ?

Si prendre un compère peut rendre magique un effet qui sans cela aurait juste été surprenant :

Pourquoi s’en priver ?

Si notre procédure comprend 20 étapes qui s’enchaines magnifiquement, du grand art, mais rendent incompréhensible le tour, car trop dur a suivre :

On supprime les 15 étapes de trop.

C’est ce que ma prof, dans une autre discipline, appelle :

« Tuer ses petits chéris. »

Vous savez, la réplique qu’on adore, car elle est rigolote, et en plus, on l’a trouvé tout seul.

Bon elle n’apporte rien au spectacle, mais on l’aime.

Il faut s’en débarrasser.

Car elle n’apporte rien au spectacle.

La manip, certes délicate, mais qu’on a passé des mois à bosser ?

Elle est totalement invisible ?

Elle est mieux que celle qu’on faisait avant, vu du public ?

Non ?

Alors on reste sur le simple, le sur, car le public ne verra rien, et on aura moins de risque de se planter.

Ma prof à coutume de dire aussi :

« L’important n’est pas que tout y soit, c’est que tout ce qui y est soit bon. »

Ce n’est pas parce qu’on a bossé un tour qu’il faut le placer n’importe quand, n’importe comment.

Il faut voir le résultat global, du point de vue du public.

Et tant pis si on ne place pas le tour qu’on adore : s’il n’est pas a sa place dans ce numéro, on le mettra ailleurs (ou on découvrira que ce tour qu’on adore est implaçable, et qu’on l’a bossé juste pour se faire plaisir…)

-Cette étape peut en engendrer une autre :

La réflexion sur l’interdisciplinarité.

Et on n’arrête de ne travailler que de la magie, pour étudier aussi :

La mise en scène.

Le théâtre.

Le conte.

Le mime.

La diction.

Etc.

Bon, pas forcément tout ca à la fois, on n’a qu’une vie, mais autre chose que la technique magique :

On se penche sur la technique du spectacle.

On prend conscience que savoir faire son tour de carte ne garantit pas de savoir faire un bon spectacle.

Et qu’il faut bosser aussi les techniques du spectacle, pour avancer encore.

Et la, il y a du boulot ;)

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • J’ai acheté le livre Mémoire(s) de @Benoit CAMPANA en 2023. Après l’avoir lu, j’avais trouvé que c’était très compliqué à mettre en place pour deviner près de 1 000 célébrités en 15 jours. Quand j’ai vu la sortie de cette conférence, je me suis laissé tenter par l’idée de ressortir le bouquin de mes étagères. Voir Benoit expliquer pas à pas, en vidéo, les méthodes décrites dans son livre, ça a été une véritable révélation. Je me suis fixé beaucoup plus de temps pour apprendre les dates de naissance des célébrités, mais aujourd’hui, tout est dans la tête. Pas de gimmick. Rien à voir, tout est dans la tête ! C’est fabuleux... Du pur mentalisme.
    • Une nouvelle capsule : « La Marque », une routine de book test un peu spéciale avec un livre classique. Je voulais conjuguer le mentalisme et la magie traditionnelle dans une ambiance romanesque. L'idée directrice était de créer un effet de book test plus magique que mentaliste. Le passionné d'histoire et le pratiquant d'escrime de spectacle que je suis ne pouvait choisir un autre thème que le célèbre roman d'Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires ! J'ai toujours été fasciné par la relation entre Athos, le comte de La Fère, et la belle Milady. C'est elle qui a donné l'ambiance de la routine. Ici, le spectateur commence par choisir un marque-page « personnage du roman » parmi plusieurs, puis l’insère dans une édition ancienne de l'ouvrage. Il regarde la page qu'il a marquée. Le magicien lui demande quel personnage y est mis en valeur, et il répond : la comtesse de Winter. Il retourne alors le marque-page et, à son grand étonnement, c'est le portrait de Milady... Tout en racontant l'histoire de Milady, le magicien approche le dos du portrait de la flamme d'une bougie : au dos apparaît alors la marque d'infamie, la fleur de lys. Le coin est déchiré et remis au spectateur. Ce dernier déchire ensuite le portrait et le place dans une boîte ancienne. Le portrait est alors reconstitué, sauf le coin avec la fleur de lys, qui correspond pourtant parfaitement à la déchirure d'origine... Côté matériel : recherche d'une édition ancienne en petit format (un livre normal et tout à fait examinable) du roman, recherche d'une boîte en bois « particulière » qui fasse d'époque avec sa customisation, puis création et vieillissement des portraits. « Il est des femmes que l’on condamne au fer rouge… et d’autres que l’on porte à jamais dans le cœur. Sous les ombres et le silence du château de la Fère sommeille encore un souvenir qu’aucun temps n’a pu détruire : celui d’Athos et de Milady de Winter. Entre amour, trahison et damnation, un portrait sera déchiré, une marque oubliée réapparaîtra des flammes… et ce que l’on croyait effacé reviendra pourtant du passé. Car certaines blessures ne guérissent jamais. Et l’on n’efface pas impunément ce que l’on a aimé. »
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