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"CONFERENCE PRO JEAN PHILIPPE LOUPI

Quand on a la chance de se produire en théâtre, il faut connaître un minimum de notions afin de savoir et d’obtenir ce dont on a besoin.

A travers cette conférence ludique, je souhaite vous donner, ou vous rappeler, les bases d’une bonne représentation en conditions théâtrales, de la création du numéro au spectacle en passant par les répétitions.

Elle s’adresse principalement à tous les débutants mais aussi à tous ceux qui ont besoin d’une piqure de rappel sur un des plus beaux lieux qui soit pour un magicien : un théâtre."

Source : www.dunkerque2011.com

Pas tout à fait une conférence sur ce sujet...

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Moi je l'avais vu à Vannes ou je présentais aussi ma conf , il m'avait réellement impressionné sur les connaissances dans ce domaine , en particulier sur l'éclairage en donnant des notions SIMPLES et ACCESSIBLES à tous !!! ce qu'il fera j'en suis sur à Dunkerque !!!

Petite anecdote , depuis ce jour je ne confonds plus cour et Jardin ( n'est ce pas Jean Philippe !!!!) vous comprendrez en venant voir sa super conf

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[font:Comic Sans MS]"Le théâtre n'est pas le pays du réel : il y a des arbres en carton, des palais en toile, un ciel de haillon, des diamants de verre, de l'or de clinquant du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui sort de dessous de la terre. C'est le pays du vrai : il y a des cœurs humains sur la scène, des cœurs humains dans les Coulisses, des cœurs humains dans la salle".

Victor Hugo (Tas de pierres III, 1830-1833)[/font]

Cours de scénographie et technologies du théâtre à l'usage des magiciens aspirants à devenir des Artistes, des vrais:

************Chapitre I - Les traditions théâtrales (partie 1):************

******Histoire de commencer, il faut savoir que depuis que le théâtre existe sous forme de salle fixe (relativement récemment dans l'histoire de l'Art dramatique si on ne compte pas), des hommes étaient spécialement engagés pour leur savoir faire, des marins! Le théâtre est donc grandement issus de la tradition maritime (nœuds, travail en hauteur...) qui y apporta ses termes mais aussi ses superstitions, tout comme la machinerie qui elle même vient des recherches poussées des hommes dans la confection des machines de guerre (un paradoxe propre au théâtre de se servir de machines de mort pour créer la vie sur un plateau apportant le concept de Deux ex machina).

******Ces marins, premiers techniciens du spectacles, le cœur même des théâtres par leur savoir faire et dont les machinistes seuls semblent êtres leurs héritiers de nos jours, profitaient de leurs parfois longs jours à terres pour nourrir femmes et enfants (au moins un dans chaque ports). Les théâtres traditionnels, même de nos jours se pilotent et se commandent comme un navire, et quel Navire! Tout en cordage et en voile.

******Nous verrons que les comédiens aussi apportent leur lot de superstitions, tout comme les spectateurs.

******Pour bien se situer, il faut savoir que la cage de scène est composée du plateau (à différencier de la scène, qui est l'air de jeu seule) et éventuellement des coulisses (les côtés, les cintres, les dessous). Ces coulisses, qui peuvent être visibles (dans le cas d'utilisation de la distanciation d'une mise en scène brechtienne) ou invisibles (plus traditionnel) composent l'essence même de l'illusion théâtrale, du vol en passant par les trappes tapons, les apothéoses à la simple mais portant cruciale entrée sur scène. Elles suggèrent aussi ce qui se passent en dehors, le monde extérieur, etc. C'est en coulisse que la bienséance veut que l'on assassine, copule, tous les vrais (mais rares) interdits du théâtre.

******Les coulisses les plus communes sont celles qui sont sur les côtés, elles permettent l'entrée des comédiens, de stoker des faux-châssis sur chariots "coulissant" dans les costières et autres décors mobiles, bref, de gérer les découvertes...

Là où on retrouve le côté marin, c'est dans la dénomination de ces coulisses ; sur un bateau, face à la proue, bâbordest à gauche et tribordà droite. C'est un repère essentiel qui évite de dire:

[font:Courier]"A gauche toute!" / "Mais quelle gauche Capitaine?" / "A gauche en regardant FLOUSHHHHRR [bruit d'une grosse vague] du navire"[/font]. Pensez à BA/TRI (batterie) pour s'en souvenir.

Idem sur scène:

[font:Courier]"'l'est où l'plan d'feux mon Fifi?" / "Fuck! [burp!] à gauche du c0n! sur le fly! [burp]" / "Laquelle de gauche?" / "Put4in de stagiaire!"[/font]. Rendez-vous compte qu'entre temps, 3 ou 4 projecteurs seraient déjà placés sur la perche. C'est la raison qui fait qu'on appel, en faisant face à scène ou au lointain la gauche: côté du Roi, et la droite: côté de la Reine. Pourquoi? Parce qu’il fallait trouver un nom! Et qu'à la base, un théâtre c'est construit pour un Roi et sa cour, cette dénomination est en son honneur et en fonction de la position des loges (celle de la reine, à droite face au lointain et inversement pour le roi).

Tout va bien alors, me direz-vous, et bien non! Car la révolution est passé par là. On s'obstinait couper la tête des monarques à cette époque, alors un terme aussi royaliste était de mauvais goût! Quel nom choisir alors?

Heureusement, quelques années plus tôt, en 1770, la sacro-sainte Comédie Française s’installe au palais des Tuileries, dans la salle des "Machines" dans l'attente de la construction d'un lieu plus propice et dédié. Là où cette salle intervient, c'est que, pendant la Terreur, afin de ne plus utiliser roi ou reine, les machinistes se rendirent compte qu'en ouvrant les portes d'un côté, on tombe sur la cour et de l'autre sur le parc et le jardin. Les noms étaient trouvés. Imaginez que la troupe du Français eut été transférée ailleurs, ont aurait pu avoir le coté "écurie" et le coté "impasse mal famée" par exemple...

******La symbolique est très présente dans le théâtre traditionnel, elle s'étend des dimensions du plateau, des décors, avec des rapports de chiffres, de symbolisme religieux et de désignations. Par exemple, depuis le temps des Mystères, les gentils, les héros entrent du côté Jardin/Roi, les menaces et autres perfides arrivent traditionnellement du côté Cour/Reine (la femme, ennemie de l'homme?).

Le coté Jardin se retrouve aussi dans ses origines maritimes, en effet, sur un bateau, le côté du commandement, la chambre des officiers, etc, se trouvent à bâbord, idem dans un théâtre traditionnel ou les fils de commandes, cheminées de contrepoids, bureau du régisseur général, machiniste en chef, ... se trouve à jardin.

Encore une dernière: il existait une tradition qui faisait que les courriers restaient à cour et les jardiniers à jardin. En effet, les machinistes préposés à un poste d'un coté ou de l'autre (d'où les noms) refusaient de traverser la scène par routine syndicale. Ce clivage revendiqué semble lié à des croyances qui trouvent une transposition immédiate dans l'espace : au Moyen Âge, l'enfer est situé à gauche de l'acteur ; c'est de la cour que surgissent les diables et les personnages malfaisants.

Mais qu'y a t'il donc pile au milieu? Une ligne imaginaire appelée le mitard, et le centre du plateau un point qui porte bien son nom car c'est le point théâtre.

******Les procédés mnémotechniques pour s'en rappeler sont les suivants quand on fait face à la scène: J-C (Jésus Christ, Jaques Chirac, Jean-Christophe, Jean-Charles, etc.). Et quand on fait face à la salle: "coté cour, coté cœur" (le coté cour se trouve du coté de cet organe si on ne souffre pas de situs inversus).

n.b. En anglais Jardin = Stage right / opposit prompt side /// Cour = Stage left / prompt side (coté du souffleur).

Tous ces termes s'appliques aussi à la salle (coté spectateur) ou en anglais le Front Of House (F.O.H.).

(P.2: à suivre. Nous verrons les opposés perpendiculaires à J et C, les termes verticaux, les points particuliers coté salle, les interdis au théâtre et les usages aux entrées comme "la boite à sel",...)

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Conférence virtuelle gratuite pour ceux qui ne vont pas à Dunkerque!

Si vous êtes sage, il y aura un super cours sur l'éclairage de scène mais adapté aux magiciens! (avec 2 chandelles, ça suffit! Moins on voit le magicien, mieux c'est! )

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J'ai pas le temps de tout lire en détail, mais le survol que je viens de faire, me met grandement en appétit, vivement que j'ai le temps et que la suite soit en ligne...

Que d'effervescence sur VM en ce plein mois d'Août (entre le chronique de rodolphe, et ici, nous sommes gâté) ... et dire qu'il y en a qui prenne des vacances sous la pluie...

Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

  • 1 month plus tard...
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Sujet méga intéressant que ces nouvelles techno LED !

Cela fait quelques années je m'amuse autour du sujet.

Il y a à boire et à manger (comprenez du bon et du très mauvais) suivant votre besoin.

Pour y répondre définitivement (jusqu'à la prochaine génération LED), je vous propose un comparatif des différentes techno LED actuelles (oui, oui, en visu !) en deuxième partie de la conf pro de Dunkerque.

On met tout sur scène, on allume et on compare...

J'ai mon avis sur la question, mais vous vous ferez le votre !

Je vous prépare tout ça depuis quelques semaines avec un pro (un vrai) histoire de répondre à toutes vos questions (y compris les plus ...)

@++

Jean-Philippe

La Magie est Emotion.

Jean-Philippe Loupi

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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