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Au début, j'ai pas lu le texte, seulement le titre et le prix.... j'ai eu une mini crise cardiaque !

Modifié par Thomas THIÉBAUT
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Au début, j'ai pas lu le texte, seulement le titre et le prix.... j'ai eu une mini crise cardiaque !

mdr mdr mdr

Une bonne et franche rigolade !!! mdr mdr mdr

Modifié par Thomas THIÉBAUT
Publié le

Et puis il faut bien qu'il y ait au moins un type comme ça sur VM, depuis que les gars comme Zappy, par exemple (qui lui, en revanche, est bien l'un mes camarades), n'interviennent plus; ce serait pas rigolo, sinon ... mdr

Mais je crois que s'il n'intervient plus, c'est parce qu'il s'est fait discrètement bannir...

Arthur Dent.

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Eh bien, Woody, j'en ai encore discuté ce soir avec lui, il s'est bien fait discrètement bannir...

Je crois que c'est un modérateur qui, à l'époque des faits (Ahahahah) voulait clôturer son compte... Mais il est toujours là, lui... Il en a la possibilité...

Arthur Dent

Modifié par Arthur Dent
  • 2 months plus tard...
  • 6 months plus tard...
Publié le

Allez! Vu que pas mal de lecteurs partaient sur le sujet des « jerry's nugget » sur l'article "Bee vs Bicycle", je voulais partager l’article vraiment intéressant que j’ai pu trouver sur le blog de Mr.Duvivier : Je pense que beaucoup aimeront la petite l'histoire ;)

Source:http://dominiqueduvivier.typepad.com/dominique_duvivier/2011/04/magiphageuh-n14-les-jerrys-nugget.html

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Comme la plupart d’entre vous le savent déjà, j’utilise uniquement des cartes dites ''Jerry’s Nugget'' pour travailler. Il se trouve que ces cartes sont extrêmement rares à trouver sur le marché et qu’elles excitent beaucoup le monde magique... Depuis de longues années, on me demande donc sans cesse combien j’en possède, depuis combien de temps, quel deal ai-je fait pour les avoir et avec qui, pourquoi ai-je tant de cartes, pourquoi j’ai choisi celles-ci spécifiquement, pourquoi je ne veux pas les vendre, pourquoi, pourquoi, pourquoi, hein ??! Alors, sans vraiment répondre (car je fais comme je veux après tout !), j’ai décidé de vous parler aujourd’hui de ces cartes mythiques, sachant que cela ne sera qu’ici que j’en parlerai une bonne fois pour toute, histoire d’éviter d’avoir à le faire ultérieurement partout ailleurs et à toute occasion. Désormais, je renverrai à ce blog ceux qui me poseront les questions susnommées (environ deux ou trois fois par jour, 7/7, depuis plus de dix ans donc… vous imaginez certainement à quel point ce sujet peut me gonfler !). Hop, c’est parti !

Tout d’abord, j’aimerais préciser, pour ceux qui l’ignorent, la raison pour laquelle, dès les années 70, nous avons tous été attirés dans le milieu magique par ces cartes à l’allure anodine. Il se trouve qu’elles ont été fabriquées avec le carton d’origine utilisé à l’usine U.S. Playing Cards pour fabriquer les cartes Bicycle, un carton d’une exceptionnelle qualité au niveau de l’élasticité et de la tenue. Or un incendie a malheureusement ravagé tout le stock de ce fameux carton, ce qui a contraint la Compagnie U.S. Playing Cards à en choisir un différent, de bien moindre qualité pour fabriquer ses cartes à l’avenir...

Sachez que je vous raconte l’anecdote, telle qu’elle m’a été transmise, mais il me semble avoir compris qu’elle n’est peut-être pas tout à fait exacte. A vérifier donc pour les plus curieux ! Si le sujet vous intéresse, je me souviens avoir vu, dans un magazine de magie américain, un dossier complet écrit par Jason England et qui traitait de l’historique de chaque carte à jouer, notamment les Jerry’s Nugget bien entendu.

Bon, revenons aux années 70, puisque tout est parti de là en fait ! A cette époque, les cartes à jouer américaines étaient toutes rares plus ou moins, pour nous autres Français s’entend ! Le fameux commandant Reyno, grand amateur de magie et qui, de par son métier, effectuait de nombreux allers-retours vers les States, rapportait régulièrement des jeux de là-bas et en faisait bénéficier un petit cercle de magiciens français triés sur le volet. A chacune de ses livraisons, nous étions comme des fous ! Là, rien que les jeux Bicycle ou Tally-ho, étaient déjà considérés presque comme le Graal, alors vous imaginez les Jerry’s Nugget… c’était comme le Diamant du Nil ou la Couronne d’Angleterre ! Bien sûr, je n’échappais pas à la règle : moi aussi je voulais des cartes comme la Reine (c’est une image) ! Je réussis à l’époque à en avoir deux ou trois jeux, comme tous mes confrères à peu près.

Un magicien étranger par ci, un européen par là, donnaient de temps à autre des jeux grââlisés contre autre chose... (Oui, le magicien aime le troc en général, comme nos anciens qui n’utilisaient pas encore de monnaie et qui donc troquaient de la bouffe contre un vase étrusque ou approchant !). Je me souviens qu’en 1998 (je saute un peu le temps pour aller plus vite à l’essentiel, du moins à ce qui vous intéresse le plus), je possédais en tout et pour tout, trois cartouches de Jerry’s Nugget. C’était déjà pas mal, car trois cartouches, cela donnait l’impression d’être un nanti de la Jerry’s ! J’avais grandi et j’avais rencontré des amis magiciens plus performants qui m’en avaient procuré, mais bien entendu, cela restait toujours extrêmement difficile.

En 1999, ma fille Alexandra et moi étions engagés pour nous produire une semaine entière au Magic Castle à Los Angeles puis, pour quelques contrats, à Las Vegas. Vous pensez bien que je n’ai alors eu qu’une seule idée en tête : faire un tour au casino d’origine de mes cartes fétiches, le Jerry’s Nugget ! Donc, dès notre arrivée à Las Vegas, j’ai demandé immédiatement à notre chauffeur (un passionné de magie, qui nous attendait dans une limousine blanche de 1000 mètres de long, eh oui, ils sont comme ça aux States, c’est tout ou rien !) de nous emmener au fameux casino Jerry’s.

Il faut dire qu’il était plutôt étonné car nous n’avions même pas posé nos valises à l’hôtel (oui, je suis un fou) et le vieux casino Jerry’s n’était pas vraiment réputé pour être un lieu incontournable ! Je lui dis alors que je voulais m’y rendre pour acheter des cartes Jerry’s Nugget. Là, il fut catégorique : selon lui, il était totalement impossible de s’en procurer pour la bonne et simple raison qu’il n’y en avait plus depuis très longtemps. Il insistait d’ailleurs tellement que cela m’en paraissait presque louche ! Mais j’insistais moi aussi tellement qu’il finit par obtempérer (hé, hé, hé !). Arrivé sur place, nous nous sommes dirigés vers le gift shop du casino et je me suis renseigné auprès du vendeur pour savoir s’il vendait de leurs jeux.

- Oui, me dit-il, j’en ai quelques-uns.

Il me montre un petit pan de mur dans le fond du magasin où étaient exposés une centaine de jeux. Je me renseigne sur le prix. Même pas cher !

- Bon, je les prends, dis-je (rire).

Et je demande bien sûr s’il en a davantage en réserve ! Eh oui, il en restait une centaine de cartons (chaque carton contenant une grosse de cartes, soit 144 jeux !). Après une petite négociation, le prix unitaire a même été diminué. Voilà, ça s’est passé comme ça et c’est tout. En fait, dans toute cette histoire, le plus difficile a été de faire rapatrier le stock vers la France.

Depuis, je vois, petit à petit, les enchères monter sur ces cartes d’une façon assez hallucinante alors que, bien entendu, ce n’était pas du tout ma motivation de départ. A partir du moment où j’ai acheté le stock restant, tout le monde a voulu en posséder, mais je n’ai jamais souhaité faire de commerce avec ces cartes ! Je n’en ai jamais vendu à qui que ce soit. Je n’en ai jamais donné, à part deux ou trois jeux, à différents amis, mais c’est tout. J’ai assez de Jerry’s Nugget pour moi et ma descendance, je suis ravi. Point.

J’ai entendu les pires choses sur moi depuis que je suis né (un atavisme inconnu qui sait ?), mais sur le sujet des cartes qui nous occupe, je crois que c’est encore pire ! Je me sers de ces cartes parce qu’elles sont top pour moi et je me suis battu tout seul comme un grand pour en posséder suffisamment (je précise donc que je n’ai jamais eu d’intermédiaire, ni d’associé pour l’achat de ces cartes). C’est tout !

Il paraît que je suis la personne qui en possède le plus au monde, mais je dois dire que cela m’importe peu. Je sais qu’il y a aussi Chris Kenner qui a prévu le coup, il en possède pas mal également. Et il y a ensuite quelques amoindris du bulbe qui tentent d’en faire commerce (n’ayant pas de créations en vue, ils préfèrent sûrement vendre des cartes à jouer !?). Pourquoi pas, après tout. On m’a proposé des ponts d’or pour vendre quelques paquets, voire mon stock complet. Des propositions incroyables m’ont été faites depuis toutes ces années. Je ne suis qu’un fanatique de cartes et de Jerry’s en particulier !

J’ai mis ces cartes dans plusieurs coffres dans quelques banques, connues de moi seul et je ne dirai rien sur l’endroit et sur mes vues dans les années qui viennent avec ces cartes. Je suis toujours étonné de voir que lorsque quelque chose me plaît, il y a souvent des personnes qui se mettent à vouloir absolument ce que je possède ! Je n’ai pas eu l’idée de créer de buzz avec ces cartes : je les utilise pour ma consommation personnelle un point c’est tout. Alors, une bonne fois pour toutes, j’espère que vous avez compris que je ne fais pas commerce de ces cartes et que je ne les donne pas non plus, même les jeux usagés. Je garde tout. Je thésaurise comme un vieux grippe-sou ! Je suis immonde si vous le voulez, mais ce sont mes cartes et je les conserve. Na !!!

Dominique DUVIVIER

PS : tiens, une petite mise au point pendant que j’y suis il faut savoir que TOUS les magiciens qui avaient une quinzaine d’années et plus dans les années 70, voulaient déjà posséder des cartes JERRY’S NUGGET. Alors, pour revenir au présent, soyons clairs : ceux qui n’ont pas réussi à s’en procurer depuis cette époque, ont une curieuse tendance à trouver que les mêmes cartes ne sont finalement « pas si… » et sont « trop ça… »… Donc je répète : au début, tout le monde en voulait. Voilà c’est dit !

Publié le (modifié)

Je remets ma réflexion à moi, alors:

Il est vrai que les Jerry's Nugget, elles sont magnifiques: bleu criard ou rouge pétard, avec un magnifique motif représentant deux Derricks en vis à vis.

Ce qui est tout à fait à la mode:

-Horst Tapper est mort depuis maintenant 3 ans. Ses ultimes fans ont de toute façon la cataracte, ce qui les empêche d'apprécier la cartomagie.

-Le pétrole est l'énergie du futur. La preuve? Ecolo et pétrole ont 3 lettres en commun!

-Les derricks, ça parle à tout le monde, c'est l'objet moderne de haute technologie par excellence.

-Les nuggets de poulet, ça fait penser à Mc Donald, la vrai nourriture, la seule, l'unique, la vraie.

Ce jeu est donc pour moi le plus pertinent de l'histoire et le plus apte à créer aujourd'hui une véritable atmosphère magique.

Alors "tout le monde en voulait". D'une part, c'est facile à dire, beaucoup plus à vérifier. Ensuite, si tout le monde en voulait et qu'elles n'étaient qu'à 50cents, pourquoi tout le monde n'en a-t-il pas pris?

Enfin, dans les années 70, tout le monde voulait avoir les cheveux longs et crades avec une chemise à fleur et une guitare entre les mains pour jouer jeux interdits. Tout le monde, on vous dit!Et je vous parle pas des années 80 où tout le monde rêvait de posséder son walkman auto-reverse et où tous les magiciens voulaient leur boîte à apparition glossy et leurs anneaux chinois.

Certains aiment créer du bruit sur du vent.

Modifié par Clément_dup1
Publié le

Justement pour se faire une idée faut pouvoir les tenir dans la main au moins une foi non ? Je pense que ca viens de là cet espèce de mythe… Tout le monde parle mais personne ne sait vraiment…

Et pour ceux qui en achèteraient un paquet au prix d’un bras, je doute qu’ils aillent dire que les cartes ne sont pas de bonne qualité :)

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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