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Invité lancelot
Publié le

... c'est pas facile. Voici quelques précisions et excellents conseils que Paul Magie a déjà posté ( ici ) et qui ont aussi leur place là...

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Logo, Logotype, Emblème

Je précise, que ce que je vais expliquer, est donné à titre indicatif, et sans méchanceté ; mais au contraire avec expertise, et une volonté de partage, et de progression.

Tout d'abord je voudrais refaire (ou faire) un point sur la différence entre un logo, un logotype, et un emblème ou insigne, termes usités par les graphistes, j'ai découvert dernièrement que la législation utilise des termes différents pour définir l'aspect visuel d'une identité graphique notamment pour le dépôt d'un nom au registre des marques, je vais préciser:

Le Logo -terme mal utilisé- c'est l'expression du nom de la marque et/ou du produit dans une forme typographique particulière.

Le Logotype c'est l'association de cette forme typographique avec un emblème (ou insigne),

L'Emblème est une forme géométrique, pictographique, photographique, figurative ou non.

Le mieux pour comprendre... quelques exemples:

(pour pas charger mon message, et par gain de temps, je ne met pas les images, si vraiment quelqu'un ne comprends pas je les rajouterai).

La "virgule" de Nike (sans le nom de NIKE) c'est un emblème.

La "virgule" de Nike + le nom "NIKE" en dessous, c'est une Logotype

Le nom de "Nike" seul, c'est un logo (uniquement s'il est écrit dans la typo officielle de la marque).

Petit jeu, à vous de trouver:

Le losange Renault c'est

un Emblème

"Bicycle" sur tous nos paquets de carte c'est

un Logo

Dans le cas qui nous occupe, l'image proposée par Erik Electrik (voir sa proposition de logo ici - note de Lancelot) est donc ...

un Logotype

Cela dit, changer la façon d'appeler les choses n'a jamais changer la nature du problème. Je vais y revenir.

Pour identifier une marque, l'INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) différencie les marques figuratives, semi-figuratives, et non figurative. Pour reprendre la technique de l'exemple, une marque figurative c'est la "virgule" NIKE, une semi figurative, c'est le l'utilisation d'effets typographiques dans le logo qui le rende unique, par exemple SNCF, ou YSL, qui sont écrits dans une Typographie particulière qui rend identifiable le logo (sans lui adjoindre un emblème) ; tandis qu'une marque non figurative, c'est l'absence et de logo et d'emblème, le nom de la marque est écrit dans une typo "standard" sans effet graphique (c'est à mon sens le cas le plus litigieux de la législation, car une typo n'est jamais NEUTRE... quand à dire quelle est "standard"... vaste débat, mais qui n'est pas notre sujet).

Pour ceux qui sont encore là, et que çà intéresse toujours:

J'en profite pour faire un petit rappel, les mentions ® et ©, n'ont pas cours en France © voulant dire Copyright, et ® Registred (l'un pour les Etazunis, l'autre pour l'Angleterre), il existe aussi TM... idem, n'existe pas en France. La seule mention "légale" en France, c'est d'écrire en toute les lettres : "Marque Déposée" -comme sur les bouteilles de Coca par exemple.

Tiens et Coca-cola comme sur les bouteilles c'est un....

un Logo

Revenons maintenant à la construction de l'image qui nous est proposée.

Elle n'est pas clairement identifiable de prime abord. Un logotype fonctionne parce qu'il ne nécessite pas un décodage complexe.

Comme le soulignait par ailleurs jcecn (dans le cas de la proposition d'Erik Electric - Note de Lancelot) , la définition de l'image nécessite un agrandissement pour être lisible.

Plusieurs idées en vrac à ce propos:

- Vu le rendu de ton image, je pense qu'il s'agit -sauf erreur de ma part- d'un format BMP, ou JPEG (je n'ai pas vérifié, tu va vite être confronté à un problème de définition à l'impression. Un logo se travaille en vectoriel (.AI par ex) pour ne pas perdre en définition.

- Il y a beaucoup (trop) de couleurs: c'est joli, mais par exemple si tu comptes utiliser ce logo sérigraphié sur des articles (t-shirt, cups, valisette) il faut compter que chaque couleur à un COUT (en €, ou $CAN dans ton cas), et donc... plus il y a de couleur... plus c'est cher CQFD, et accessoirement plus c'est complexe en calage pour que les couleurs ne se mélangent pas, soient alignées... bref.

- qu'il y a des détails trop fins, qui vont disparaitre en fonction des supports... un papier qui boit, un typon qui bave, une machine à faible définition.

- un logo doit fonctionner en N&B... j'insiste particulièrement sur ce point, un logo en couleur c'est joli, c'est pétillant, çà fonctionne... bien. Maintenant, vous envoyez un mail à un prospect, qui l'imprime, 95% des cas ce mail sera imprimé en N&B. Si la valeur des couleurs de votre logo (logotype, emblème...) n'a pas été pensée, c'est à dire d'utiliser des hauteurs de ton qui conserve un écart de contraste suffisamment important pour être lisible, après passage en N&B, il va résidué une tache grisâtre illisible...

Attention, la communication visuelle ne se fait pas qu'avec des choses que l'on voit, mais aussi avec des choses que l'on ressent (ou que l'on fait ressentir).

Petit point légal, la couleur d'un logo (& co.) n'est pas protégable. Il serait trop facile à la concurrence de l'utiliser en prenant un ton que vous n'auriez pas protégé, sans compter qu'il est quasi impossible d'évaluer l'entièreté des tons existants.

J'ai conscience que je n'ai pas apporté de "solution" à la question posée.

J'ai donné mon avis de graphiste sur ce qui à été proposé, qui à malgré tout de grande qualité, la première étant d'exister. j'aime assez le coté bitmap/pixel, qui apporte de la modernité. Je pense que çà ne parle pas à des enfants -malgré ce qui à été avancé par d'autres.

Je voulais juste mettre un passage de WIKIPEDIA sur le logo qui reprend pas mal des points que j'ai développés précédemment ; article qui parle des "points forts" pour le rendre "efficace":

Citation :

-doit être unique, et non sujet à confusion avec d'autres logos ;

-doit être fonctionnel et peut être utilisé dans différents contextes tout en conservant son intégrité ;

-doit rester efficace reproduit en grand ou en petit ;

-doit fonctionner en couleurs, mais aussi en bichromie (noir et blanc), ton direct, ou en trames de demi-teintes ;

-doit être capable de maintenir son intégrité quand il est imprimé sur divers matériaux et objets (la forme du produit peut déformer le logo) ;

-utiliser les principes de base du design (espace, couleur, forme, consistance, et clarté) ;

-représenter la marque ou l'entreprise de manière appropriée.

Ces points évidemment ne sont pas une science, il n'y a pas de parole d'évangile en la matière, la communication visuelle est un domaine vivant qui évolue avec le temps, les mentalités, la société, les mœurs, les coutumes... et surtout ces points sont réversibles, comme des chaussettes, pour prendre justement le contre-pied, jouer la rupture, l'anti-conformisme (qui est un conformisme...^^)...

Tout ceci pour parler d'un petit élément de l'ensemble que l'on nomme "CHARTE GRAPHIQUE", mais çà c'est pour une autre fois.

Amusez-vous, et surtout cherchez, testez, faites plusieurs propositions, et l'une d'entre elles sera la bonne.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout, si vous êtes arrivés jusque là c'est que j'ai su capter votre attention, c'est un sujet que je trouve absolument passionnant, notre art à pour lui d'être, à mon sens, celui qui est au carrefour des savoirs, et des compétences. La communication visuelle, verbale, olfactive, interactive en fait partie.

Je veux juste rappeler que ce message n'a pour but que de faire évoluer le travail de chacun, et accessoirement de rappeler que les graphisme, c'est le travail des graphistes...

PaulMagie, le 16/01/10

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Invité lancelot
Publié le (modifié)

La suite (tiré de ) :

Un logo, tout dépends de l'usage que l'on veut en faire, mais pour être un peu plus concret:

1) utiliser des formes plus évocatrice de la magie pour les enfants (chapeau haut de forme, lapin, colombe, carte -même si c'est pas l'avis de tous-), ne pas hésiter à tomber dans de l'archétype pour la création d'un logotype, c'est justement comme çà (ou pour çà)que çà fonctionne;

2) d'utiliser des formes simplifiées, type "cliparts", çà "galvaude" un peu le travail de graphisme, mais çà à le mérite d'être -souvent- gratuit, libre, et efficace.

3) de réduire le nombre de couleur

4) et enfin d'utiliser le moins de texte possible

pour nuancer le point 4, éluder le texte du logo type, permet de créer un emblème comme je l'ai expliqué, je le conseille pour 2 raisons:

1- pour avoir une stratégie de communication à plus long terme, je rappel à cet effet que les plus grande marque finisse par n'utiliser -ou n'être reconnue- QUE par leur emblème... cf toutes les marques de sports, ou d'automobile, l'emblème vous suffit à les reconnaitre.

2- parce que çà n'empêche pas d'avoir du texte... je m'explique, le texte du logotype n'est pas forcément "INCLUS" dans l'emblème (comme il l'est pour le moment, ou pour donner un autre exemple, comme il peut l'être pour la marque Orange: le logo "Orange" est inclus dans le carré de couleur Orange...).

Dans le cas présent rien n'empêche d'écrire à L'EXTERIEUR de l'emblème (en dessous, ou au dessus), le texte que l'on veut, dans une typo spécifiquement choisie en fonction du message (ce qui peut faire l'objet d'une étude également très approfondie...).

L'intérêt d'avoir le texte à l'extérieur, permet de le conserver dans son format de typo, et de joindre ce fichier (true type, fonts, ou autre) au fichier à imprimer pour ne pas perdre en qualité, et de pouvoir utiliser cette typo dans le reste de la charte graphique, notamment pour tout ce qui sera correspondance, site internet, flyer...

C'est une réponse qui je l'accorde n'est pas encore des plus précise, mais qui devrait déjà éclairer un peu ceux qui comme Erick cherchent à se créer une image.

Si cette analyse vous intéresse, je pense que vous aurez compris que çà me passionne -voire un peu plus- je suis ouvert à la poursuivre à votre demande.

PaulMagie 16/01/10

Modifié par lancelot
Invité lancelot
Publié le (modifié)

merci Lancelot PAULMAGIE !

J'ai juste fait un copié-collé dans cette partie du forum, je n'ai absolument rien fait d'autre... C'est à PaulMagie qu'il faut dire merci !

Modifié par lancelot
  • 2 années plus tard...
Publié le

Très bon article en effet.

Cependant je croit qu'il y a un toute petite erreur dans ton article. Etant graphiste/infographiste, et quand je dit graphiste je parle pas d'un jeunot qui sait faire 3 tuto photoshop et qui ce croit l'être, ce qui font ce métier me comprendront j'en suis sur. J'ai donc fait pas mal d'études la dedans et je pense que ton appellation Logo, logotype et emblème et une petite erreur.

Je suis tout à fait d'accord sur le logotype et l'emblème mais pas sur le Logo, le logo ou logotype c'est exactement la même chose. Ce n'est qu'une "faute" que de parlé de logo. C'est un déformation qui est venu petit à petit mais le mot exact et logotype.

Il s'agit de la même chose quand on dit que l'on veut prendre un verre de coca, normalement on devrait dire que l'on veut prendre un verre de coca cola. (Bien que l'on peut avoir différent coca) l'idée en gros et la. Il ne s'agit que d'une déformation, les gens ont arrêter de dire logotype et on emprunter le mot logo car c'était plus simple moin technique, plus cool enfin bref vous avez comprit. Cependant cela ne change pas grand chose, tout cela pour dire que le mot logo ou logotype n'est en fait qu'un seul mot qui ne représente qu'une seul idée.

Tout ceci n'étant qu'une petite broutille dans un excellent article mais je me tenait de le souligné.

Pour ceux qui souhaiterai avoir des sources, elle vienne de 2ans de CAP infographiste et de 3 ans de bac pro communication graphique.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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